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Une légère odeur d'amande amère

 

Une légère odeur d'amande amère

Roy & Jason Todd




Dring Dring Dring

"- Rooh putain c’est qui encore !?"

Roy se leva difficilement du canapé pour aller voir sur l’écran de l’interphone qui osait le déranger pendant sa sieste. Après avoir passé une nuit entière à patrouiller, il était crevé et celui qui osait le dérangeait avait intérêt à avoir une bonne excuse ! Lorsqu’il reconnut le visage de celui qui osait l’importuner son visage se fendit d’un grand sourire : Jason Todd.

Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer.



Tout avait commencé il y a 6 mois, c’était un jour pluvieux, le ciel était sombre. Comme si quelqu’un là-haut essayait de nous dire que cette journée n’allait pas être de tout repos. Ce jour-là donc, Lian était rentrée silencieuse de l’école. Elle qui d’habitude était toujours très bavarde et prenait plaisir à parler de sa journée, de ses cours et à quel point elle s’y ennuyait, s’était enfermée sans raison dans sa chambre. Heureusement elle n’avait pas fermé la porte à clé. Roy la trouva sur son lit, allongée sur le dos, le regard dans le vide. Son visage ne renvoyait aucun sentiment, aucune expression.

- Lian, qu’est-ce qu’il se passe ? Tu as eu des problèmes à l’école ?

Elle ne bougea pas d’un millimètre, comme si elle n’avait pas entendu la question. Roy connaissait bien ce mutisme caractéristique, c’était l’un de leurs traits communs après tout, et savait qu’il en connaîtrait la raison tôt ou tard. Supérieurement intelligente, elle n’en restait pas moins une enfant de 6 ans. Son mal-être s’exprimerait donc d’une manière détournée. Or Roy savait que sa fille avait pris l’habitude de dessiner pendant les cours qui l’ennuyait. Combien de fois n’avait-il pas retrouvé un croquis à la place de la leçon du jour ? Il n’aurait su le dire. Trouvant enfin une utilité au 3e art, il se dirigea vers le sac de Lian afin de chercher trousse et cahiers. Il n’eut à peine le temps de faire un pas qu’il fut interrompu par la sonnerie du téléphone.

« - Excuse-moi Lian, il faut que j’y aille. On ne sait jamais, si on a gagné 1 an de pizza gratuite faut pas rater cette occasion ! » S’était-il exclamé pour se dédouaner avec humour.

« - Oui ? C’est pourquoi ? »

« - Bonsoir Monsieur Harper, c’est Madame Cindea, la professeure principale de votre fille. Je voulais savoir si elle était chez vous et si elle allait bien. »

« - Bonsoir Madame, vous tombez bien, ma fille est avec moi mais elle s’est murée dans le silence depuis qu’elle est rentrée. Vous savez s’il lui est arrivé quelque-chose ? »


Roy détestait les conversations téléphoniques, c’était fade et il n’y avait que très rarement de l’action (et dépourvu d’action). Il préférait qu’elles se terminent vite.

«- Eh bien, comment vous dire monsieur Harper… »

« -Oui ?» Roy commençait à imaginer les pires scénarios possibles.


" - J’ai demandé à Lian d’aller chercher des craies, mais ne la voyant pas revenir, après quelques minutes, j’ai envoyé un autre élève voir où elle était passé."
L’institutrice marqua un temps de pause puis reprit d’un ton plus grave. "Votre fille a découvert le corps sans vie du concierge de l’école, Monsieur Launay. Et quand j’ai voulu m’approcher d’elle pour la prendre et l’éloigner, elle s’est enfuie en courant voilà pourquoi elle n’est jamais revenue en cours."

Roy fulminait : Pourquoi ne prenait-elle que maintenant des nouvelles de Lian ? Surtout après ce qu’elle avait subi ! Pourquoi ne pas avoir cherché à la retenir, ne pas avoir tenté de la rattrapé ? En plus, d’après ce qu’il avait compris, elle était resté un certain temps à côté du corps…Tant de questions se bousculait dans sa tête

« - Et quand cela s’est-il passé ?»

« - Lors de la dernière heure de cours, Monsieur Harper » Répondit-elle.


La vie n’avait pas toujours été facile pour Lian, avec un père justicier et ancien junkie, mais il avait toujours essayé de la protéger du mieux qu’il pouvait. Et malgré tous ses efforts, la chair de sa chair venait de vivre ce qu’il redoutait le plus pour elle : voir la mort en face. Il savait mieux que personne à quel point voir quelqu’un de mort alors que l’on est jeune est traumatisant.
Devait-il tenter de garder son calme, pour éviter à Lian de se faire virer par sa faute, ou bien laisser exploser sa rage et donner une bonne leçon a cette femme ?
La décision fut vite prise…

« -Pauvre incapable ! » Hurla-t-il, « Je paye bien assez cher pour l’éducation de ma fille et vous n’êtes même pas capable de vous en occuper comme il faut ! Elle voit quelqu’un mourir devant elle, et vous la laisser partir comme si de rien n’était ! Elle est complètement détruite ! Croyez-moi, vous allez finir comme elle ! Je vais vous détruire aussi !»

« - Nous sommes vraiment désolés Monsieur Har… »

Il ne la laissa pas finir et se remis à hurler de plus belle.

« Moi aussi je suis désolé pour vous d’être aussi conne ! Vous n’êtes pas près de revoir ma fille dans votre établissement espèce de vieille peau ! » De rage, il mit fin à la conversation en jetant le téléphone par la fenêtre. Une seconde plus tard, il l’entendit se fracasser sur une voiture garée en contrebas, déclenchant l’alarme anti-vol. C’était puéril, mais ça faisait un bien fou.

Plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis cette journée sombre pour la famille Harper. Roy avait bien évidemment enquêté de son côté : En examinant les dossiers de la police, il découvrit que le concierge avait été empoisonné au cyanure.
Une telle méthode était hautement inhabituelle, pour ne pas dire rarissime. Aussi, quelle ne fut pas la surprise de Roy de constater que la police avait déjà sur les bras deux affaires similaires d’empoisonnement. L’arme du crime tendait à lier ces 3 cas, et Roy en était conscient, c’était bien leur seul dénominateur commun. Quel pouvait être le lien entre une experte-comptable blanche, un concierge noir et un journaliste latino ? Classe sociale différente, de même que l’éducation, origines ethniques différentes, aucune relation connue entre les victimes… Le seul lien était la cause de la mort, une dose de cyanure injectée en intraveineuse, savamment calculée pour excéder à peine le seuil létal.

Roy était perdu et ne voyait pas comment sortir de ce sac de nœuds. La police n’avait pas eu plus de succès : elle avait mené des interrogatoires à tour de bras sans parvenir à inculper qui ce soit. Cela le tourmentait tant qu’il avait évoqué le sujet au cours d’une de ses « nombreuses » conversations avec Jason, Roy avait évoqué cette affaire qui le tracassait tant. Cela s’avéra être une bonne stratégie, si on peut appelait ça une stratégie, puisque quelques temps plus tard, Red Hood le contacta en lui expliquant que plusieurs meurtres avec le même mode opératoire avait eu lieu à Gotham.

Ils avaient donc décidé de se retrouver aujourd’hui à Starling City, ville où tout avait commencé, afin d’enquêter ensemble. Enfin… plus précisément, Jaybird devait retrouver Roy chez lui. Cela expliquait pourquoi le premier martyrisait en ce moment même la sonnette du second. Au bout de la 5e fois, une voix grésillante s’éleva enfin de l’interphone.

« - C’est bon, c’est bon je ne suis pas sourd ! » S’exclama Roy « Monte, j’ai ouvert. Il faut absolument que je te montre mes derniers bijoux ».





(c)LOKIA
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Roy Harper
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Dim 31 Mar - 23:59
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Une légère odeur d'amande amère.
« Le crime égorge l'innocence pour mieux régner et l'innocence se débat de toute force dans les mains du crime. » — Maximilien Robespierre.


Jason Todd ne s'est jamais vu comme le héros de l'histoire, pas même du temps où il arborait une tenue aux couleurs flamboyantes avec un R sur son biceps gauche. Il n'appartient pas au même monde que les autres oisillons de la sorte, son monde à lui est bien plus terne – parsemé de désastres à tous les coins de rue. Son âme aussi, est entachée. Du moins c'est ce dont il a fini par se convaincre au fil des années. Tout ce qu'il touche finit un jour ou l'autre par brûler.

Jason Todd n'est pas un justicier : il y en a de toute manière bien trop qui défilent joyeusement en collants tous plus brillants les uns que les autres, et quand bien même ce fut le cas à une période de sa vie, le garçon ne croit plus trop en leurs méthodes. Suivre les règles du jeu ne fait que ralentir la propagation de la gangrène au sein de la communauté, histoire de se réjouir d'une sensation illusoire de paix. C'est une justice éphémère dans laquelle on ne retrouve aucun vainqueur.

Jason Todd est un hors-la-loi, un Outlaw. Briser les interdits ne lui fait pas peur, du moment qu'il atteint ses objectifs. Et il les atteint toujours.

Voilà pourquoi généralement le Red Hood ne porte pas grand intérêt aux affaires de la criminelle. C'est triste à dire, mais ce n'est pas son job. Pour l'instant le rebelle de Gotham tend à limiter les ravages causés par le marché de la drogue dans les rues, tout en démantelant le trafique d'armes de l'intérieur. En somme, déjà bien assez de travail pour remplir son emploi du temps ; et puis ce n'est pas comme s'il laissait la ville sans protection. C'est assez connu, il y a toujours un rat volant pour jouer les jolis cœurs généreux dans le coin, ce qui n'est définitivement pas son style.

Pourtant il y a eu cette affaire de meurtre, quelques jours auparavant. Un homme, la trentaine, retrouvé à côté d'une benne à ordures sur le territoire du Masque Rouge. Non pas que cela ait une grande importance pour ce dernier. D'après sa veste de costard hors de prix jurant avec la crasse des dalles sombres, nul doute que l'individu n'avait rien à foutre ici. Probablement un homme d'affaire, en fait un employé de la banque comme le conclurait plus tard son enquête. Parce que oui, Jason a pris le dossier.

Si dans un premier temps il voulait effectivement laisser la police enquêter sur cet homicide, un détail a cependant attisé sa curiosité : la couleur anormalement rosée de la peau du macchabée. Il n'en a pas fallu davantage à Jason pour suivre son instinct et s'approcher davantage de la dépouille pour l'inspecter malgré la présence abondante de policiers en uniforme dans les environs. L'homme avait toujours ses papiers, sa montre et une cinquantaine de dollars sur lui, ce qui écarte la thèse du braquage. Mais ce n'est pas ce qui a réellement intéressé notre ancien justicier. S'ajoutant à la teinte étrange de la peau, le banquier marquait tous les signes d'un arrêt cardiaque, en plus d'un reste de mousse autour de sa bouche –  signe de convulsions. En bref, pour les personnes informées, toutes les pistes indiquaient un empoisonnement au cyanure, ce que confirmerait plus tard le rapport du médecin légiste – illégalement emprunté par Jason.

Ce n'était pas le seul cas : Todd a rapidement découvert que deux autres cas d'intoxication se sont présentés au cours du dernier mois à Gotham City, même mode opératoire et même manque d'indices concrets sur les lieux du crime. Il se trouve que Roy l'avait contacté plusieurs mois auparavant, pour lui parler de la grosse affaire sur laquelle il bossait. Cette affaire d'empoisonnements au cyanure.

Red Hood ne croit pas aux coïncidences, son instinct ne le trompe jamais. Il est persuadé que les deux affaires sont liées, après tout ce n'est pas tous les jours que des hommes tombent raides morts par ingestion de ce poison. Voilà pourquoi il s'est intéressé au banquer en premier lieu.

Le jeune homme a alors rapidement pris contacte avec son meilleur (et probablement seul) ami, sachant que les nouvelles informations l'intéresseraient. Et comme Jason n'aime pas rester sur le banc de touche, il a bien fait comprendre à Harper qu'il serait sur le dossier. Après tout, deux paires d'yeux valent mieux qu'une – et Dieu sait à quel point ces deux là travaillent bien côtes à côtes.

xxx

Jason soupire de lassitude en appuyant une énième fois sur l'interrupteur du second étage, cette fois-ci restant appuyé sur le pauvre engin – ayant pour effet de faire résonner un bruit strident en continu. Pour une fois que le brun a la décence d'utiliser une sonnette ET une porte, le Titan réformé peut au moins faire l'effort d'amener ses fesses jusqu'à l'entrée pour lui ouvrir. Même Murphy, à ses côtés, commence à trépigner.

« Harper j'te promet que si tu t'es encore endormi, je rentre à Gotham sans voir ta jolie petite bouille ! », il ronchonne à bout de patience sachant pertinemment que ce ne sont que paroles en l'air.

Vient ensuite la voix du rouquin, assez agacé par le boucan de la sonnette. D'accord, il est de mauvais poil. Ça tombe bien, Jason également. Mais pour ce dernier, c'est plutôt une humeur quotidienne dont on ne fait plus réellement attention à force de le côtoyer.

« Je comprends toujours pas pourquoi t'as insisté pour se retrouver ici, on devrait être à Gotham. Les données les plus fraîches sont là bas. », pour ne pas dire les meurtres. « Et puis, c'est moi le détective. ».

C'est tout ce qu'il offre en guise de salutations, parce que c'est comme ça que ça a toujours fonctionné entre les deux acolytes au chômage. Jason prend néanmoins la peine de lui donner une tape amicale sur l'épaule en pénétrant l'appartement, c'est tout ce qu'il peut se permettre pour prouver son affection de manière anodine. Les mots, ce n'est pas son truc. Tout comme le contacte physique ne l'est pas spécialement davantage.

« Comment va Lian ? », Jason questionne, l'inquiétude assombrissant ses traits d'une manière inhabituelle.

Parce que cette petite compte beaucoup à ses yeux. Il faut dire, Lian illumine la journée de quiconque pourrait la croiser dans la rue, de son rire joyeux à son incapacité à se taire plus de trente secondes – sans oublier la gaieté toujours présente dans ses yeux. Si l'innocence avait un visage, ce serait celui de Lian. Du moins c'était le cas avant qu'elle ne découvre un cadavre dans les couloirs de son école. Jason aurait pu faire brûler ladite école en apprenant la nouvelle. Même s'il n'est pas le plus doué pour montrer ses sentiments, la petite Harper est comme une nièce à ses yeux, et ceux qui lui font du mal devront payer.


__________


So f*cking lost


ω Every day is a fresh horror. Every memory a nightmare. There's always a pasty-faced clown sitting in the corner of the room, just laughing. At us.


Jason Todd
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Ven 26 Avr - 0:04
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