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 Consequences of a meeting | feat Alice L. Andersen

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MessageSujet: Consequences of a meeting | feat Alice L. Andersen   Ven 8 Juin - 0:03



Il ne pouvait plus bouger. Il avait beau se débattre intérieurement, se maudire d'être aussi lâche, son corps ne répondait pas. Il restait là, à contempler ce spectacle sordide ponctué du chaos des explosions venant éclater les vitres du foyer. Luttant contre cette irréversible envie de chialer à chaque hurlements que ses oreilles de gamins entendaient. Et il avait beau hurler, hurler à s'en déchirer la voix, sa bouche n'émettait rien. Trou pourtant béant sur son visage, le silence qui en ressortait était à l'image de sa terreur : à son paroxysme.



Consequences of a meeting



Sa maison trônait devant ses yeux ébahis, bâtisse imposante envahit par les flammes. Un véritable monstre fait de bois et parasitant le ciel de Crime Alley de sa fumée épaisse et noire. Mugissant d'incroyables rafales chaotiques, assourdissant le brun qui tomba à genou, dépité. Affolé. Et complètement paumé. Et enfin il pu hurler sa peine et sa douleur. Hurler sa haine à son encontre et sa haine envers Jeff. Il hurla Noah, ignorant avec soin  les ombres difformes apparaissant parfois à l'arrière des fenêtres. Fermant les yeux tout en se bouchant les oreilles.

Il les rouvrit pourtant, le brun, se redressant sur son lit tel un fauve, les mains solidement enserrés sur ses draps froissés. Le souffle court, haletant, et la sueur trempant ses vêtements sur sa peau devenue moite. Le rugissement de l'incendie grondant encore inlassablement à l'intérieur de son crâne, lui arrachant une grimace de douleur face aux pics lancées par sa migraine. « Putain... » souffla-t-il, se haïssant de se retrouver dans cet état à cause d'un foutu rêve. Le brun se leva précipitamment, envoyant valser sa couette au-dessus de ses jambes pour aller se réfugier dans la salle de bain. Se retenant de ses mains au lavabo, la tête basse. « Putain... » répéta-t-il, le poids de la culpabilité affaissant ses épaules et sa peur qu'il avait ressenti, coincé au fond de ce cauchemar, faisant trembler ses membres. Et dans un cri de douleur et d'amertume, il jura tout en écrasant son poing dans le miroir, les morceaux brisés venant s'écraser au sol dans un cliquetis mélodieux. « PUTAIN ! » maugréa-t-il alors pour dernière supplique, ignorant avec sang-froid le mal qu'il ressentait à sa main. Il inspira doucement…reprenant peu à peu son calme tout en s'agrippant aux recoins de son lavabo. Relevant la tête pour admirer son visage fragmenté qui le regardait, déterminé. « C'est l'heure de la chasse... » lui murmurait-il et son regard coula vers sa lame et son flingue attendant déjà près de la veste du mercenaire.

.  .  .

Il se tenait droit sur sa chaise, les bras tranquillement posés sur le comptoir du bar, un verre à la main. Le regard fixé sur un individu en particulier qui jouissait pleinement de sa soirée. Profite bien, connard, t'auras plus jamais l'occasion de rire comme tu le fais, pensa Noah dont les dents commençaient doucement à se serrer. Il finit d'une simple gorgée le contenu de son verre avant de se retourner complètement face à l'individu qu'il n'avait pas eu grand mal à trouver. Kaï Gardner. Ex trafiquant d'armes devenu un simple dealer de drogue. Pas le plus bon. Pas le plus apprécié. Il avait été facile pour le brun de retrouver sa trace… Avec de bons moyens, il pouvait faire parler n'importe qui. Personne ne voulant risquer sa vie pour une merde tel que Kaï. Et le voilà là, dans ce bar tout aussi merdique, scellant son regard sur sa personne en espérant qu'il le capte. L'obligeant ainsi à fuir tel le couard qu'il avait toujours été. C'était le plan. Et ça ne manqua pas de fonctionner. A peine les yeux noirs ébènes du mercenaire rencontrèrent ceux complètement assommés par l'alcool du dealer, que celui-ci – prit d'une soudaine peur viscérale – s'enfuit en bousculant la moitié de la clientèle avant de sortir précipitamment du bâtiment. Faisant hurler le barman à l'encontre de cet imbécile qui était parti sans payer. Noah quant à lui, profita de la cohue pour se faufiler par la porte arrière, retrouvant rapidement la trace de sa prochaine victime.

Le pauvre courrait à en perdre haleine, comme un dératé, se retournant toutes les cinq secondes et constatant avec infortune qu'il était toujours suivi. Après tout, Noah avait l'habitude de courser ses cibles quand elles étaient assez lâches pour éviter l'affrontement. Il ne le lâcherait pas aussi facilement. Ils parcouraient ainsi les ruelles de la ville, la nuit profonde agissant sur le décor et plongeant le tout dans une ambiance sombre et peu recommandée pour les civils innocents. Se dirigeant vers le quartier de Crime Alley que Noah reconnu immédiatement. Quelle enflure… maugréa-t-il avant d'accélérer l'allure.

Il finit dès lors par le coincer au niveau d'une impasse, dépourvue de la moindre issue pour le pauvre bougre qu'il était. Et Noah jubilait d'impatience. « Tu m'auras bien fait courir, tocard... » siffla-t-il entre ses dents, dégainant par la même occasion l'arme à feu qu'il avait sur lui. Il avançait doucement, tel un fauve jouant avec sa proie, la faisant reculer jusqu'au mur derrière lui. Pris au piège. Finissant par pointer son flingue sur le front de sa victime. « ...mais maintenant tu vas payer. ».

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MessageSujet: Re: Consequences of a meeting | feat Alice L. Andersen   Sam 9 Juin - 3:27

J’étais bien enjouée, mes séances avec Maggie se déroulaient bien et étaient appréciables. Et puis, j’avais pu enfin avoir ce weekend photos que j’attendais depuis si longtemps. Cela faisait déjà une journée que j’étais en mode photographe semi-professionnelle à Gotham City. J’avais enfin pu avoir un congé de toutes ces péripéties. C’est que ça devenait lourd à la longue.

J’avais déambulé dans le centre-ville toute la journée et je m’étais achetée un nouvel objectif spécialement fait pour prendre des photos à l’aube. J’étais si excitée d’enfin pouvoir l’essayer sur le terrain. C’était mon nouveau bébé. Quoi qu’à bien y penser, cet objectif resterait toujours plus abordable qu’un enfant… surtout aux États-Unis. Il n’était même pas encore né qu’ils te faisaient payer des sommes astronomiques à l’hôpital! Disons que mon bébé m’avait coûté moins cher qu’un accouchement, donc c’était tout simplement G.É.N.I.A.L. Surtout considérant qu’il ne pleurait pas, ne faisait pas de cauchemar, ne se salissait pas à toutes les deux minutes et n’était pas un amant à germes. C’était pour vous dire à quel point j’étais satisfaite de mon achat.

Cet aube que j’avais tant attendu pointait enfin le bout de son nez. Outre la caméra d’une certaine valeur, je m’étais arrangée pour ne pas trop attirer l’attention. J’avais un jean d’une teinte foncée avec un t-shirt gris pâle avec je-ne-savais-plus-trop quel schéma dessus et un manteau léger de style karpa dont j’avais retroussé les manches. Mon vieux sac à dos que j’utilisais dans ma dernière année au secondaire était ce qui contenait ma caméra lorsqu’elle n’était pas dans mes mains. Vieux sac à dos tout de même équipé d’un filet métallique intérieur et d’une petite serrure. Pour ce qui était de mes cartes et de mon argent, mes souliers et mon soutien-gorge s’avéraient plus utiles qu’à l’habitude aujourd’hui. Bon… je n’étais pas en danger, mais ce n’était pas Los Angeles ou San Francisco ici, et encore moins Ottawa!

Comme tout bon artiste, je laissai ma caméra me guider dans les rues de Gotham. J’étais dans un quartier encore fréquentable, mais dans lequel je ne serais pas restée des masses à cette heure de la soirée lorsque je décidai de ranger dans mon sac ma caméra et mon nouvel objectif. Mes prises avaient été superbes! L’investissement en valait la peine. Je n’avais pas vu le temps passé et la nuit était déjà bien avancée.

Les lampadaires tamisaient l’ambiance nocturne qui régnait.

Je marchais nonchalamment sur les trottoirs de cette partie de la ville qui s’avérait presque fantôme à cette heure de la nuit. Je regardai l’heure et fut surprise, il était déjà passé minuit.

C’est alors qu’un homme me bouscula en envoyant un sms à la sortie d’un bar. En se mettant à courir, il échappa un couteau suisse. Puis les portes du bar s’ouvrirent et un videur mécontent était maintenant sur le trottoir et guettait.

Sans trop penser, je me mis à la poursuite du premier homme pour lui rendre son couteau suisse que je mis dans ma poche au passage. Pourquoi courait-il aussi rapidement? Le videur du bar n’avait même pas pris la peine de le suivre… Et puis, il avait visiblement besoin de travailler sur ses compétences cardiovasculaires, j’entendais sa respiration de là où j’étais et oulà! Pauvres bronches. On aurait dit que la course lui faisait faire une crise de panique, pauvre bougre!

Le décor changeait peu à peu et je me retrouvai rapidement dans des ruelles qui avaient tout à envier des rues que j’avais l’habitude de fouler. Je m’arrêtai quelques instants en me retournant pour voir s'il était toujours possible de rebrousser chemin, mais trop tard; j’étais perdue. J’étais déjà loin et ma seule chance de retrouver mon chemin sans devoir retirer mon téléphone de mon sac et alerter tous les voleurs du coin serait de rendre cet objet à son propriétaire et demander mon chemin. Bon, il avait quand même l’air d’avoir bu quelques bières… mais quelque chose me disait qu’il devait bien connaître le quartier, et puis, il ne devait pas être bien loin, non?

Je retrouvai tant bien que mal l’homme, mais il n’était pas seul. Mon sujet d’intérêt était accolé au mur et l’autre sujet (pour les besoins de la cause, ce sera sujet numéro deux ou deuxième sujet) me faisait dos. Je m’approchai doucement et c’est alors que je vis l’homme qui descendait subtilement du toit.

Je n’avais aucune idée en quoi consistait l’altercation entre mon sujet d’intérêt et le deuxième sujet, toutefois, l’arme à feu que je voyais sur le troisième sujet, le bout de chiffon qui ressemblait drôlement à l’un de ceux sur lequel il y aurait du chloroforme ainsi que le couteau entre ses dents, ne me firent pas hésiter à avertir sujet 1 et 2. C'est à ce moment que j'avais compris à quel point j'avais été imprudente, mais je ne pouvais pas laisser ces deux hommes se faire attaquer.

-Hey! Attention! Il...

C’est alors que je sentis deux mains m’agripper. Je n’eus pas le temps de dire quoi que ce soit avant qu’un tissu blanc se retrouve contre le bas de mon visage.

Ne respire pas Alice. Retiens ton souffle. Débats-toi.

J’eus tout juste le temps de piler sur le pied et de rentrer un coude le plus fort que je le pouvais dans les bijoux de famille de mon agresseur avant de sentir Morphée m’accueillir aux creux de ses bras.

La dernière chose dont j’eus conscience fut un grognement masculin venant de derrière moi. J’espérais lui avoir bien amoché la table ronde.


Où allais-je me réveiller? Allais-je seulement un jour me réveiller?

Oh father, tell me, do we get what we deserve?
Oh we get what we deserve


La musique résonnait dans ma tête. La musique, celle qui était toujours là pour me border, pour me porter, pour me libérer. Elle était là.

And way down we gooooo
Way down we gooooo
Say way down we go
Way down we go


Je me réveillai tant bien que mal, sans mon sac à dos, ligotée et contre ce qui me semblait être un sol froid et sale. Tous les os de mon corps me faisaient sentir qu’ils avaient très peu apprécié le traitement qu’on leur avait fait subir. Au moins, il fallait voir le bon côté des choses : ils semblaient tous être encore présents et en place.
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MessageSujet: Re: Consequences of a meeting | feat Alice L. Andersen   Dim 10 Juin - 22:38



Son regard était fixe. Froid. Et étrangement pourvu d'un calme olympien qui ne reflétait pourtant en rien les pensées chaotiques qui s'entrechoquaient dans son esprit. Oui... Noah était affreusement neutre, dépourvu de la moindre once d'émotions. Peut-être était-ce d'ailleurs pour cela que Kaï était si horrifié. Terrifié à l'idée de voir ce gamin – il n'avait qu'à peine 21 ans après tout – lui faisant face avec ce sang froid à faire glacer le sang du plus aguerri des hommes. Ou alors l'approche tragique de sa mort était la raison de ce teint si livide ? Noah n'en savait rien, et Noah s'en fichait bien. La seule chose qui traversait son esprit concentré, c'était la jouissance qu'il ressentirait en massacrant cette ordure. Il devait payer… Il allait payer. Pour toute la souffrance qu'il avait dû endurer.



Consequences of a meeting



Pour toute la douleur qui avait résultée de l'accident. Résumant sa vie. Et pour cette descente aux enfers qu'il n'avait pas encore réussit à surmonter. Et ce, malgré ce que lui même en pensait. Il avait beau se voiler la face, le brun, personne ne pourrait complètement se remettre d'un traumatisme pareil. Pour l'heure, en revanche, il n'y pensait pas. Son arme braquée sur le front de son ennemi, le doigt sur la détente, il se préparait simplement à tirer. Creuser un large trou dans ce crâne si inutilement bruyant. « Mec ! MEC ! Fais pas ça ! J'te jure, j'ai du flouze si tu veux, d'la drogue même !! Me tues pas !! ». Le silence, significatif, du mercenaire montrant bien à quel point il n'en avait rien à faire. Aussi se prépara-t-il à enclencher la détente, pour en finir une bonne fois pour toute. Cet imbécile commençant sérieusement à faire réagir son côté violent.

Pour autant, il ne le fit pas – du moins, n'en eu pas l'occasion… Alors qu'il s'apprêtait à faire disparaître de la surface de la Terre cet être abject, il sentit la présence d'une autre personne dans son dos qui le fit se retourner instinctivement. Le canon de son arme pointée cette fois en direction de l'inconnue, son autre bras coinçant le cou de sa cible contre le mur de l'impasse. Devant ses yeux réellement surpris se trouvait une jeune femme brune à l'air complètement paumée. Les regardant avec des yeux de fouines avant de faire couler son regard sur un point au dessus de la tête de Noah, hélant un " attention " hésitant. Alors qu'un gusse s'approchait soudainement d'elle par derrière pour lui recouvrir la bouche d'un chiffon blanc. Le mercenaire ne prit pas la peine de lui venir en aide. Il fit plutôt volte-face pour se retrouver non pas devant un homme, mais bien deux, le dernier ayant atterri en silence derrière son dos par les toits. Putain, pensa-t-il avant de recevoir un puissant coup dans la mâchoire, l'entraînant lourdement au sol. Son arme rebondissant dangereusement sur les pavés de la ruelle, à plusieurs mètres de lui.

Un coup dans le bas de son dos acheva de le faire gémir de douleur, l'écrasant avec un peu trop de force contre la dureté du sol. L'un des gusses installant sournoisement son genou entre les omoplates du mercenaire, y imposant tout son poids, l'empêchant ainsi de se relever. Passant une main dans les cheveux du brun avant de les tirer violemment en arrière, soulevant sa tête de quelques centimètres. « Tu pensais vraiment qu'on allait te laisser nous massacrer sans lever le petit doigt, gamin ? » lui susurra-t-il à l'oreille, n'ayant pour toute réponse qu'un grognement sinistre de la part de son interlocuteur. Noah allait pour autant répliquer, mais un chiffon blanc l'empêcha même d'ouvrir la bouche. Au même titre que la brunette endormie plus loin, le bourreau faisait subir le même traitement à celui qui aurait pu les tuer avec sang froid il y avait plusieurs minutes. Désormais désarmé et impuissant, il ne pouvait que lutter contre son envie même de respirer. Et merde… se maugréa-t-il à lui-même lorsque dans un énième effort, il finit par céder. Inspirant bien malgré-lui dans ce tissu rempli de chloroforme. Rapidement étourdi, le brun perdit connaissance, se sentant s'enfoncer dans les méandres du pays de Morphée. Ses cauchemars réapparaissant plus vite qu'il n'aurait voulu.

.   .   .

Il émergea de son sommeil au moment où le gamin en lui hurlait à plein poumon. S'extirpant avec difficulté de cette torpeur maladive qui l'empêchait toujours d'ouvrir les yeux. Noah était pourtant conscient de ce qui l'entourait, conscient d'être misérablement attaché, pieds et poings liés à ce qui devait être une chaise. Le mal de crâne engendré par ses cauchemars frappant encore et encore contre ses tempes. Et les voix de ses kidnappeurs résonnant étrangement dans la pièce. « Pourquoi tu l'as pas laissé là-bas ? » demandait la première, un soupçon de reproche suintant sans aucune subtilité. « Je...Je sais pas, j'ai paniqué okay ! Il devait y avoir que lui à la base… C'était c'qu'on avait convenu !! » se plaignait l'autre, réellement consterné. Ce qui voulait dire que l'autre nana était également attachée quelque part. Mais ce qui attira l'attention du brun ne fut pas réellement cette nouvelle, mais bien le fait que tout ceci avait été planifié par les trois malfrats. Un piège tendu à son encontre afin de l'empêcher de les tuer comme ils le méritaient tous. Seul point positif à cette malencontreuse situation : il avait maintenant trois pointures au même endroit dont les noms étaient sûrement inscrits sur sa liste… Il ferait d'une pierre trois coups ! « Raah, laisse tomber, au moins on a c'qu'on est venu chercher. » continua la première voix qui semblait se rapprocher de Noah. « Hey gamin, j'sais que t'es réveillé. Tu pourrais faire un effort histoire qu'on commence enfin les choses sérieuses ? » railla-t-il en giflant soudainement le brun, envoyant valser sa tête sur le côté tout en lui arrachant un gémissement de douleur. Le mercenaire ouvrit brusquement les yeux, fusillant du regard celui qui l'avait frappé tout en lui crachant au visage le calot de sang qu'il avait dans la bouche. L'autre râla, essuyant rageusement la salive de sa joue, laissant ainsi le temps à Noah d'étudier son environnement. Ils étaient visiblement dans un vieil entrepôt désaffecté depuis longtemps, complètement vide si ce n'était les quelques étagères habillant le paysage par-ci, par-là. Rien de bien exceptionnel en soit… La brunette affalée à quelques pas d'eux, sur le sol miséreux et qui commençait doucement à ouvrir les yeux. Mais Noah dû abréger son inspection : un violent coup dans les côtes le ramena à la dure réalité alors que le cri rageur de l'individu résonna en écho dans le bâtiment, la toux du mercenaire y répondant dramatiquement. « On va t'faire souffrir gamin, lentement, avant d'te tuer. Et tu seras un boulet en moins dans nos pattes ! » menaça le bourreau.

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MessageSujet: Re: Consequences of a meeting | feat Alice L. Andersen   Mar 12 Juin - 0:09

Le moins bon côté des choses ne tarda pas à se faire entendre. En temps normal, je me serais retournée en leur demandant de cesser tout ce vacarme, mais la situation était bien trop sérieuse pour faire une blague. Je commençais à stresser de façon maladive. Je devais prendre sur moi et me contrôler. Je ne voulais pas me retourner, je ne voulais pas voir ce qui se passait; je savais bien trop ce dont il était question. On allait torturer un homme à côté de moi avant de le tuer.

Qu’adviendrait-il de moi? On me tuerait aussi pour qu’on puisse ensuite retrouver mon corps dans le cours d’eau le plus proche? On me violerait avant de me faire passer le restant de mes jours dans une pièce sombre en tant qu’esclave sexuelle? Je devais chasser toutes ces pensées de ma tête, mais elles étaient là, car j’étais impuissante face à la situation et fâcheusement inconfortablement affaler contre le sol et j’avais toujours ce couteau suisse qui me rentrait dans l’abdomen. Heureusement qu’il était fermé. Et puis, à ce moment-là, je me trouvai d’une stupidité sans nom. Ce couteau allait peut-être s’avérer mon ticket de sortie... et celui du «gamin», comme il se plaisait à l’appeler.

Par chance, mes agresseurs m’avaient déposé contre le sol sans trop faire attention à mes bras qui étaient sous mon corps, étant sur le ventre. C’était nettement la position la plus inconfortable dont ils auraient pu disposer de mon corps endormi, mais c’est aussi celle qui me permettrait de couper mes liens avec la plus grande subtilité possible. Néanmoins, j’avais trop peur de me faire voir, donc je décidai de doucement et prudemment me retourner, les yeux toujours à moitié fermés. J’attendrais le bon moment pour saisir le couteau et couper mes liens… Et ceux du brunet qui était maintenant à ma droite.

Je ne pus m’empêcher de rire en voyant la glace qui trainait un peu plus loin sur une petite table de fortune. Alors, alors, j'avais vraiment réussi à lui aplatir les balles? J’étais grillée, mais j’appréciais le moment. En voyant la raison pour laquelle je riais, l’homme à qui j’avais bien malmené la table ronde grogna.

-Qu’est-ce qui te fait rire, pétasse?

Je lui donnai mon plus beau sourire.

-Oh, je pensais pourtant que le but premier des pétasses était de ne pas malmener les bijoux de famille de leurs clients. ‘Faut croire que certains aiment ça hard. Si je pouvais empêcher des connards comme vous de se reproduire, je le ferais à tous les jours, Monsieur.

Au moins, pendant notre altercation, les deux autres étaient trop occupés à regarder pour frapper mon collègue sur sa chaise. Il fallait vraiment être lâche… trois contre un, qui plus est, un qui était ligoté.

Le visage du principal intéressé devint rouge automatiquement. Je doutais que ce soit de la gêne, je penchai plutôt pour la colère. Ô que c’était amusant. Ce le fut un peu moins lorsqu’il s’avança dangereusement vers moi. Un de ces collègues le rattrapa sur-le-champ en le tirant par le poignet.

-Allez, on va aller faire un tour dehors. Prendre un peu l’air au premier.

Je l’avais échappé belle. Enfin, cela ne m’empêcha pas de bien le faire suer par la suite. Je préférais mourir plutôt que finir comme esclave sexuelle et je préférais qu’ils sachent bien que j’étais indomptable. Oui, ma plus grande crainte était mon égo et mon estime personnelle… et mon intégrité physique, à la limite. Cela comptait plus que ma survie. Étrange, n’est-ce pas? Enfin, c’était ce que je pensais au moment où… oui ma vie était en danger, mais où j’avais encore ma tête pour dicter ma conduite. Je n’étais pas obligée de suivre mon instinct.

-À tout à l’heure, dis-je en faisant un clin d’œil à l’homme alors qu’il se retournait.

L’homme restant afficha un sourire. J’étais presque satisfaite qu’il s’amuse autant de moi, mais les mots qui suivirent furent froids :

-Tais-toi, ou sinon, je serai en mesure de trouver une seconde chaise.

Son sourire était effectivement dû à son amusement; son amusement d’avoir un possible sujet numéro deux à torturer. Je fis tout en mon pouvoir pour ne pas démontrer que l’homme qui avait sauté du toit venait de me glacer le sang. Son léger accent hispanophone me laisserait néanmoins jouer une carte…
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MessageSujet: Re: Consequences of a meeting | feat Alice L. Andersen   Sam 16 Juin - 14:42



Les coups pleuvaient sur le mercenaire alors que le bourreau en colère passait tranquillement ses nerfs sur sa cible attachée. Et Noah ne pouvait empêcher des gémissements de douleur de franchir la commissure de ses lèvres, résonnant misérablement contre les murs de la bâtisse. L'autre ne retenait pas ses coups… Prenant un malin plaisir à mettre plus de violence à chaque attaque qu'il portait. Douce vengeance en réponse à la peur que le brun leur avait infligé en se faisant juge et bourreau de l'affaire de sa famille. Douces représailles contre cette chasse à l'homme que Noah avait instigué. Pour autant, il ne perdait pas cet air déterminé, ce regard



Consequences of a meeting



dont la seule chose qui s'y reflétait était cette jouissance prématurée qu'il ressentait avant même d'espérer se libérer. Il s'imaginait déjà casser des gueules avant de brutalement les achever… Mais lorsqu'il sera libéré – et il était sûr que cet épisode aurait lieu – il changerait ses plans. Une mort trop rapide pour ces trois là serait beaucoup trop clémente… Puis, ne devait-il pas montrer l'exemple pour ses prochaines victimes afin de les dissuader de prendre exemple sur leurs compagnons d'infortune ? « Petit enfoiré ! » railla le tortionnaire avant de plonger une énième fois son poing dans la cage thoracique du brun, interrompant brusquement ses pensées…accentuant maladivement ses envies de riposte. « T'as perdu ta langue gamin ? » continua-t-il, approchant dangereusement son visage de celui de Noah, un sourire dément inscrit sur ses lèvres. Ce dernier le fusilla du regard, attendant qu'il soit assez proche pour lui donner un énorme coup de tête en plein dans le nez, le bruit assourdissant d'un os se brisant faisant ricaner à son tour le prince déchu. S'accentuant au doux son du hurlement de l'homme. « T'as pas vraiment le nez pour la torture, tu l'sais ça, pas vrai ? » lui répondit alors le mercenaire, un sourire provocant s'affichant sur son visage. L'autre, aussi rouge que le sang dégoulinant de ses narines, se préparait déjà à répliquer par un énième coup, lorsqu'un rire interrompit brusquement son geste. Bruit impromptu dans ce genre de situation.

« Qu’est-ce qui te fait rire, pétasse? » demanda alors l'un des gusses, tandis que le regard du brun coulait en direction de la masse amorphe toujours affalée sur le sol poussiéreux de l'entrepôt. Fronçant les sourcils en apercevant sur ses lèvres un sourire dépourvu de la moindre once de peur. Était-elle folle ou bien le fait de se faire kidnapper et attacher dans un endroit visiblement abandonné était source de rigolade ? Noah n'en avait aucune idée – n'en avait même strictement rien à faire. Au moins, les coups avaient momentanément cessés, l'attention des trois crétins portée sur la brune qui semblait bien se marrer. Il put dès lors commencer le bilan de ses blessures tandis que la conversation entre les malfrats et leur victime continuait bon train...

Noah avait au moins une côte cassée et quelques gros hématomes colorant son visage. Le vide qu'il sentait à l'intérieur de sa bouche lui assurant qu'il avait perdu au moins deux dents dans la bataille... Il avait également le visage coloré du carmin caractéristique suite aux nombreux coups de son bourreau. Il dégoulinait doucement, chatouillant désagréablement sa peau pour ne lui laisser qu'une sensation de fourmillement incessant. Des plaies ouvertes décorant ses joues de griffures difformes. Il ne s'en sortait pas trop mal pour quelqu'un qui était littéralement attaché à une chaise tranquillement installé en face de trois gros dur craignant pour leur vie et prêt à tout pour survivre. Non ? « Allez, on va aller faire un tour dehors. Prendre un peu l’air au premier. » fit soudainement l'un des gars en stoppant dans son élan celui duquel se moquait la brunette qui perdait rapidement patience. A cause d'une certaine paire qui aurait été maltraitée durant leur altercation… Noah en revanche, face à cette nouvelle, retint son sourire de fendre ses lèvres. Si ces imbéciles avaient assez confiance en eux pour le laisser sans surveillance tandis qu'ils allaient tranquillement se geler les fesses dehors en espérant que le mercenaire ne tenterait rien de stupide, c'était qu'ils ne le connaissaient pas suffisamment. Il se garda bien pour autant de faire la moindre remarque, levant néanmoins les yeux au ciel à l'entente de la remarque de sa congénère. Qui se tut rapidement face à la menace du bourreau de lui trouver une seconde chaise. Ce maniaque n'attendant qu'un faux pas de sa part pour la torturer elle aussi.

Ils se retrouvèrent finalement seuls dans cet immense entrepôt, le mercenaire persuadé que ces gusses étaient parti chercher d'autres outils de tortures plus adéquats que de simples poings. Il devrait se libérer avant leur retour, sinon il ne donnerait pas cher de sa peau. Sa vengeance n'était pas terminée, il ne pouvait tout simplement pas mourir ici, dans un lieu aussi pourri que les gars qui l'y avaient piégés. Alors il forçait sur ses mains, entaillant sa chair jusqu'à le faire gémir de douleur et pester contre ses liens. Il n'avait plus d'armes, plus de lames salvatrices qui signerait sa libération. Le mercenaire était démunis et abandonna très vite l'idée de se défaire lui même de ces emprises. Alors il tourna son regard vers la brunette, persuadé que ses paroles confiantes et sarcastiques reflétaient une possible solution à ce problème de corde. « Tu parles beaucoup pour une nana en détresse... commença-t-il alors, sans le moindre tact. Sa voix rauque le surprenant quelque peu. T'as un moyen d'te libérer ou c'est juste pour la forme ? »

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MessageSujet: Re: Consequences of a meeting | feat Alice L. Andersen   Sam 23 Juin - 4:52

J’étais trop prise dans mon petit jeu pour porter attention de façon spécifique à la conversation que les deux hommes à ma droite avaient entre eux. Celui attaché sur la chaise avait l’air d’en prendre cher, mais il avait l’air aussi dégourdi que moi.

Je m’amusais beaucoup trop pour prendre conscience de l’ampleur de la situation. Et je me sentais valorisée par ma bonne action : l’homme ne se faisait plus frapper pendant ce temps-là. J’espérais seulement qu’il serait en mesure de marcher par lui-même, je doutais que nous ayons le temps de pratiquer une technique de déplacement ou les premiers soins ici même. Toutefois, la pharmacie de mon Airbnb était bien garnie. J’avais compris que ce jeune homme ne se rendrait jamais à l’hôpital… je doutais même qu’il en ait les moyens par ici, en toute honnêteté.

Ce ne fut que lorsque les hommes furent tous dehors que l’autre otage se tourna vers moi. Son visage… me laissa presque sous le choc. J’avais vu certaines choses dans ma vie, ma mère étant urgentologue. Elle m’avait montré plusieurs techniques aussi en espérant que je suive sa voie plus tard, mais bon, c’était raté. Néanmoins, je refaisais mes cours de premiers soins tous les trois ans et elle m’en montrait un peu plus toutes les fois où je revenais au Canada. Je n’affichai donc aucune grimace, mais je me doutais que la douleur devait être bien plus grande que celle que je ressentais à l’instant.

Toutefois, ses paroles me donnèrent presque envie de me barrer sans l’aider. Sa voix laissait paraître une certaine fatigue, mais ce qu’il disait se suivait et avait du sens à tout le moins.

J’avais déjà le canif entre mes mains et je travaillais doucement mes liens depuis que les trois assaillants avaient quitté les lieux. Je ne dis rien, puis je me retournai en m’assoyant après avoir détaché mes mains pour m’attaquer aux liens qui retenaient mes pieds. Je me retournai finalement en faisant tomber un dernier bout de corde de mes poignets. Si je m’étais écoutée, j’aurais massé longuement mes poignets et mes chevilles, mais nous n’avions pas le temps. Alors, je m’en tins au plus important : la réplique cinglante.

-Alors, c’est qui la nana en détresse?, dis-je en lui montrant le canif.

Je regardai rapidement autour de nous. Mon instinct me disait très clairement de trouver ma caméra et de filer en douce, mais… mes sentiments me disaient, à tout le moins, de détacher le jeune homme et de l’aider par après. Et si seulement j’étais moins humaine…

Je me dirigeai silencieusement vers la chaise et posai une main froide, mais douce sur l’une des mains du jeune homme avant de me mettre à couper les liens qui lui retenait les poignets. Décidément, il avait eu le droit à plus de corde que moi…

Je me chargeai ensuite de ses pieds. Je ne lui donnerais cette arme sous aucun prétexte. S’il était ici… c’est qu’il devait s’être mis dans la merde d’une façon ou d’une autre.

-Tu es réveillé depuis longtemps? Tu sais où ils ont mis nos affaires?, demandai-je dans l’espoir que ma caméra et mes photos soient intactes.

Très logique… effectivement. Surtout lorsque votre vie était en danger. De toute façon, il faudrait penser à un plan pour sortir d’ici si les trois têtes de Cerbère gardaient l’entrée.

Je me dirigeai derrière une toile de plastique. Mes yeux devinrent ronds. Parmi nos choses se trouvaient aussi quelques instruments de torture. J’eus un frisson. Et je fis un pas vers l’arrière avant de sursauter, le jeune homme me suivait donc de près. Je pris mes choses sans dire un mot. Je commençais réellement à avoir peur.

EDIT:
 
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MessageSujet: Re: Consequences of a meeting | feat Alice L. Andersen   Jeu 5 Juil - 22:16



Ses poignets étaient en feu, lui envoyant des pics de douleur de plus en plus puissants dans le corps et répondant au rythme du tambour qui martelait déjà invariablement son crâne. Vrillant ses tempes d'une démangeaison aiguë qui l'empêchait de réfléchir correctement. Les festivités avaient à peine commencée qu'il était déjà salement amoché. Mais il était sur, le mercenaire, que le seuil de violence n'avait pas encore été dépassé. Ces gusses n'avaient pas tout donné contrairement à ce qu'on pourrait en penser. Et malgré le fait que leur cerveau n'était pas assez grand pour planifier un plan digne de ce nom, leurs poings, eux, formaient



Consequences of a meeting



un argument plus parlant. Noah devait bien avouer qu'il n'allait pas s'en tirer s'il avait le malheur de s'attarder. Pour autant – et malgré la réticence qu'il pouvait éprouver – il était incapable de se tirer d'affaire tout seul. Il avait beau tirer, tordre et secouer, rien n'y faisait. Les liens étaient aussi solides que l'acier. Lacérant misérablement sa peau au doux clapotement du sang martelant d'un bruit régulier le sol de l'entrepôt. Alors, c'est en grommelant intérieurement qu'il s'enquit à – le premier – entamer la conversation avec la brunette. Restant cependant fidèle à lui-même : aussi peu riche de tact dans son vocabulaire... Ignorant le regard choqué qu'elle porta à ce qu'il restait de son visage, attendant sans un mot qu'elle daigne affirmer ou infirmer ce qu'il avait déduit de sa conduite. Elle ne prit pas la peine de lui répondre, cependant. Mais le fait de la voir se tortiller sur le sol crasseux du bâtiment lui laissait à penser qu'il avait eu raison. A moins qu'elle n'essayait, comme lui il y avait quelques minutes – de simplement jouer avec ses entraves afin de voir ce qu'elle pouvait en faire... Il en soupira presque de consternation. Et il n'avait pas le temps d'attendre qu'une meuf complètement paumée ne lui trouve une solution. Comme à son habitude, Noah se débrouillerait seul. Comme il savait si bien le faire.

Du moins, c'était son plan avant qu'il ne louche sur l'ancienne prisonnière désormais debout devant lui, le dernier bout de corde tombant mollement à ses pieds désormais libres. Ses yeux le narguant clairement, canif en main. Il avait juste envie de lui intimer de se dépêcher. Lui ordonner de se grouiller à le détacher. Mais avant qu'il ne pense même à ouvrir la bouche, la voix fluette de son homologue lui arracha les tympans, résonnant durement contre les murs de la pièce vide. « Alors, c’est qui la nana en détresse? » osa-t-elle le reprendre en lui montrant sa lame salvatrice. Arrachant au mercenaire un magnifique levage des yeux vers le ciel pour toute réponse. Pour ce qu'il en savait, elle était encore coincée ici avec lui, les trois gorilles gardant sûrement fièrement l'entrée afin de les empêcher de sortir… Sans aucune possibilité d'échappatoire. Toutefois, il ne releva pas. Au vu du caractère de la brunette, elle n'avait pas apprécié ses précédentes paroles. Autant être sûr qu'elle le libère avant de proférer de quelconques menaces ou propos sarcastiques à son encontre... « T'es pas encore tirée d'affaire... » ne put néanmoins s'empêcher de souffler le Prince déchu, grimaçant brusquement face à la douleur..

Attendant – presque patiemment – qu'elle n'esquisse un geste dans sa direction, Noah souffla tout en essayant de reprendre contenance. Salement amoché, et face au pic de douleur que lui envoyait la totalité de son pauvre corps, ses paupières commençaient à devenir lourde. Doucement mais sûrement, elles s'abaissaient, cachant sous un voile noir le décor autour de lui durant d'infimes secondes. Il n'avait qu'une envie : sombrer… Se laisser porter par Morphée et simplement couler dans les abysses de son subconscient. Aussi sursauta-t-il lorsqu'il sentit le contact froid des doigts de la brunette sur sa peau, ne l'ayant pas entendue s'approcher. « Putain... » murmura-t-il, plus pour lui que réellement pour elle, se maudissant de cette faiblesse et de cette pulsion à se laisser aller. Il devait se reprendre s'il voulait ressortir vivant de cette histoire. Et rayer trois noms de sa liste personnelle. Il secoua alors la tête, se remettant les idées en place et se massa les poignets dépourvus de toute entrave. Les plis de ses liens marquaient sa peau de creux ensanglantés, mais il n'y fit pas vraiment attention, cherchant du regard où ces imbéciles avaient bien put cacher ses armes, tandis que la brunette s'attaquait aux cordes à ses pieds. Ils les avaient forcément gardé, ne serait-ce que pour le menacer avec son propre flingue ou le couper avec la lame qu'il leur avait réservé. Un comble pour lui... Dans tous les cas, ils les avaient assurément caché dans cette pièce... Une fois les liens défaits, il se leva – non sans tanguer dangereusement, sa vision se troublant face à son geste trop rapide pour son propre bien. Il ne put que se retenir faiblement à sa chaise, grognant furieusement alors qu'il ne pouvait tout simplement pas se détacher d'elle. Encore trop faible pour pouvoir se déplacer sans soutient. Il attendit donc quelques minutes, reprenant son souffle tout en ignorant les tremblements de ses membres. Fermant les yeux afin de se concentrer. « Tu es réveillé depuis longtemps? Tu sais où ils ont mis nos affaires? » raisonna brusquement la voix de la brunette alors qu'elle explorait les lieux. Noah quant à lui, secoua simplement la tête tout en hochant les épaules : il n'avait pas vraiment la tête à réfléchir pour le moment.

Plusieurs longues secondes se sont écoulées avant que le malaise en lui ne s'affaiblisse enfin, le laissant sans risque se déplacer. Le faisant pour autant tanguer lorsqu'il ne faisait pas assez attention. Le mercenaire suivait la brune alors qu'elle se dirigeait vers une bâche en plastique, faisant la lumière sur une caméra ainsi que les armes du brun. Surprit de la voir soudainement se reculer et se cogner contre lui alors que son regard horrifié lorgnait sur les instruments de torture entreposés sur l'établit. « A quoi tu t'attendais... » souffla-t-il avant de s'avancer afin de reprendre ce qui lui appartenait – non sans ajouter à sa panoplie quelques autres armes que lui avaient réservés les malfrats. C'était toujours ça de prit. « Tu devrais te prendre une arme aussi, fit-t-il à son homologue tout en vérifiant si son flingue était bien chargé. Fixant son regard sur l'appareil qu'elle avait dans ses bras. C'est pas avec ça que tu survivras... ».
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MessageSujet: Re: Consequences of a meeting | feat Alice L. Andersen   Jeu 12 Juil - 3:45

Le jeune homme leva les yeux au ciel. Avait-il vraiment ce luxe? Il était décidément assez peu agréable à côtoyer. Néanmoins, on m’avait bien élevée; j’allais l’aider. Juste avant que je le détache, celui-ci me signala que je n’étais pas sortie de l’auberge. Effectivement, il me restait tout de même quelques petits problèmes à régler, toutefois, être détachée était déjà une bonne chose.

Le jeune homme avait l’air dans un piteux état. Il ne l’avait décidément pas juste chatouillé… l’état de ses poignets me fit lever des yeux à mon tour : ce n’était pas une réaction puérile de jeune finissant sa crise d’adolescence comme dans son cas, mais plutôt un signe du haut le cœur que j’eus. Voir toutes ces traces de violence… ma mère m’en avait longuement parlé, mais jamais je n’aurais cru que ce puisse être aussi cru et vrai.

Il ferma les yeux, visiblement exténué et poussa un juron lorsque mes mains firent contact avec sa peau. J’aurais aimé pouvoir apaiser sa douleur. Je n’y pensai toutefois pas longtemps, un peu nerveuse, puis me mit à lui détacher les chevilles alors que celui-ci se massait doucement les avant-bras. Ils avaient décidément été plus « gentils » avec moi.

Je me déplaçai à la recherche de ma caméra avant que celui-ci ne prenne l’initiative de se lever. Je ne remarquai qu’un peu plus tard qu’il était mal en point au point de ne plus pouvoir marcher normalement. J’étais trop occupée à récupérer ma caméra… encore une fois, tu avais eu les bonnes priorités, Alice. Son silence à la suite de ma question me fit me retourner et je vis le difficile haussement d’épaule que celui-ci avait pu effectuer. Un tiraillement se fit doucement sentir dans mon cœur. Il avait besoin d’aide, d’aide médicale et vite.

Les instruments de tortures sur lesquelles je tombai ne firent que fournir la goutte d’eau qui fit déborder le vase. J’eus la chair de poule le temps d’un instant.

Le jeune homme ne se gêna pas pour prendre plusieurs armes. Étaient-elles sa propriété? Les volait-il? Il vérifia si l’arme à feu était chargée comme quelqu’un qui faisait cela tous les jours. J’espérai le temps d’un instant qu’il s’agissait d’un policier sous couverture, mais cette hypothèse me semblait très peu probable.

À défaut de survivre avec celui-ci, mon appareil valait certainement plus que toutes ces armes : preuve que les trois molosses n’avaient rien à faire de l’argent. Il s’agissait bien d’un cas personnel avec lequel j'étais maintenant aux prises.

J’eus un frisson de plus. Peut-être que mon bourreau était en face de moi.

-Et toi, tu as l’intention de me tuer?, demandai-je en reculant d’un pas.

Je doutais qu'il soit dans l'état de tuer qui que ce soit. Mais, je regardai à nouveau la table. Il n’avait pas tort, mais je ne voulais pas me servir de ce qui était sur cette table. Je ne savais pas comment me servir d’une arme à feu, alors, il aurait s’agit d’un choix très peu judicieux. J’avais bien manipulé quelques armes japonaises, mais je n’avais pas envie de me battre, surtout pas de proche avec ces hommes qui devaient être bien plus forts physiquement que moi. Il n’y avait ni tonka, ni kama, ni nunchaku ou bo sur cette table. J’avais toujours le couteau suisse… mais quelque chose me disait que ça ne serait pas assez. Je pris ce qui semblait être un pistolet à impulsion électrique. Puis, un balai à manche métallique croisa mon regard. J’eus une idée qui me vaudrait sûrement une réaction de la part du jeune homme, mais qu’importe, je me dirigeai vers ma cible et la pris. Le poids était bon, je dévissai doucement la partie à plumeau et me sentis déjà plus confortable. Il restait à tout le moins le problème des balles… peut-être que mon nouvel « allier » accepterait de couvrir cette partie de notre « mission »?

Je le regardai en soupirant quelques instants. Il avait du mal à se tenir debout.

-Je ne sais pas tirer, avouai-je.

Je jetai un autre coup d'oeil autour de nous. Il y avait de quoi faire exploser tout le bâtiment juste sur cet étage. Avaient-ils déjà prévu de couvrir leurs traces? Les pas revenant dans notre direction me rapprochait peu à peu de cette réponse que, finalement, je ne souhaitais pas avoir...
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