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 Et maintenant? ft Dean O'Ryan

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MessageSujet: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Ven 23 Sep - 15:19




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
Je ne sais pas combien de temps je suis restée assise au pied de cet arbre, a me remettre de mes émotions. Habituellement, même si je suis impulsive, je me remets assez vite des émotions fortes mais là…Non là il en fallait définitivement plus pour que je m’en remette. Ce n’est pas tous les jours que vous avez le choc de voir quelqu’un que vous pensiez mort apparaître bien vivant devant vous. Surtout quand vous aimiez cette personne. Attendez, non, pas aimiez, aimez, tout court. Car c’est le cas. J’ai peut-être connu d’autres hommes dans ma vie, mais aucun n’a su me voler mon cœur comme Orion a pu le faire. Ca a beau faire des années mais je l’aime toujours autant, même si j’avais enfoui ces sentiments au fond de moi pour ne plus en souffrir après sa perte supposée. Mais ici et maintenant…Alors non, je ne sais pas combien de temps j’ai passé sous cet arbre alors que lui allait se battre pour aider à sauver New-York, mais je sais ce que je dois faire à présent.

C’est sur cette pensée que je lève et file à travers New-York en direction du Queens. Je sais que ce n’est pas tout près, que je ferais mieux de prendre un taxi pour y arriver plus vite ; mais je n’ai pas envie. Marcher me fera du bien, me permettra de me remettre les idées en place et de réfléchir un peu. Ce n’est pas comme si un peu de marche à travers New-York pouvait vraiment être fatiguant pour moi, en plus. Mais bref. J’avais retrouvé Orion, fait en sorte qu’il se souvienne de moi (d’ailleurs son amnésie…si je tenais Izaya il goûterait de ma lame, Grand Maître ou non de mon peuple), et maintenant… ? Nous avions tous les deux des vies sur Terre, des vies construites l’un sans l’autre, par obligation, parce qu’il n’y avait pas d’autres choix à ce moment. Je sais que le revoir et le savoir en vie m’emplit d’une joie que j’ai du mal à ne pas laisser exploser à la face du monde, pourtant, je ne peux empêcher d’affreux doutes de s’insinuer en moi. Et si, après avoir pris le temps de réfléchir, lui aussi, il pense que nous ferions mieux de continuer nos vies distinctes ? Ou qu’on finisse par se détester, parce qu’on a trop changé, lui et moi ? Ou si…Non ! Il faut que j’arrête cette ligne de pensée qui ne fait que m’angoisser à mesure que j’approche de ma destination. Pourtant, le mal est fait, le doute est là et tant que je ne serais pas rassurée par lui, par sa présence et une discussion sur ce que nos retrouvailles veulent dire, je ne pourrais m’empêcher de douter. De m’interroger moi-même sur ce que je veux.

Nous avions des projets, jadis, sur New Genesis. Tenter de vivre une vie aussi normale que nous le pouvions dans les circonstances que nous avions ; possiblement, un jour, fonder une famille (bien que cela soit déjà bien plus loin dans nos esprits)…Enfin. A moins qu’un destin tragique n’attende Orion durant son combat avec les autres héros, nous aurions le temps d’en discuter à l’avenir. Encore une chose qui s’ajoutait, dilapidant plus rapidement encore l’euphorie que j’avais ressentie il y a quelques instants encore. Finalement, j’atteins l’adresse qu’il m’a donnée et j’entre. Je cherche des yeux une table de libre, avec un emplacement idéal. Je voudrais pouvoir voir la porte, de façon à le voir tout de suite s’il entre, mais aussi et surtout, loin de la télévision. Je ne veux pas savoir comment se passe le combat. Je ne veux pas le voir blesser ou pire encore. Pas comme ça. Je commande un thé au citron et sors le livre que je suis en train de lire. Voilà une activité qui m’occupera l’esprit, m’empêchant alors de réellement m’inquiéter pour lui durant le temps que prendra ma lecture. Il n’y a plus qu’à espérer qu’il arrive avant la fin de mon livre. Sinon je ne sais pas ce que je ferais…
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Lun 26 Sep - 14:35



Pendant mon trajet de Central Park aux environs du Queens, j'entendais la rumeur des combats qui se livraient dans les différents coins de la ville. Ce n'était que les amuses gueules, quelques troupes lancées pour tester le terrain et éventuellement, la chance aidant, me trouver et essayer de ramener ma tête à leur maître.
Mais cela n'avait pas fonctionné comme il l'avait escompté, son escadron avait été décimé par notre alliance temporaire et même ses Ombres n'avaient rien pu faire pour changer le cour des choses. Dans le tumulte, ils avaient sans doute perdu ma trace, s'étant éclipsés dès que le portail avait été fermé. Leur force était dans le secret et la nuit, pas sur le terrain à découvert.

Je retrouvais donc la quiétude et la paix de cet endroit que j'avais choisi pour vivre et travailler, les rues aussi vides que partout ailleurs dans la grande cité, les habitants ayant préféré aller se terrer chez eux que d'essayer d'assister au spectacle. Les hécatombes passées dans les rangs des badauds avaient portés leurs fruits, ils étaient plus nombreux à suivre le déroulement des combats derrière leurs écrans qui les retransmettaient en temps réel que de rester en spectateurs de visu.

En entrant dans le quartier, je sentis sa présence, elle était déjà là alors que je pensais ne la voir qu'au soir, peut être. Mon coeur fit un bond dans ma poitrine et mes deux essences sourirent et connurent la joie à l'unisson, une fébrilité bien compréhensible m'agitant encore alors que je passais dans la ruelle et que je garais mon engin dans la cour fermée derrière le bâtiment où je travaillais et habitais.

C'est par derrière donc que j'entrais, passant par mon appartement en coup de vent le temps de me changer et d'enlever les miasmes encore accrochés sur moi d'un passage éclair sous la douche. Habillé de neuf, à peu près présentable si ce n'est la magnifique contusion qui ornais mon menton là où une de mes victimes m'avait d'abord envoyé son poing garni de métal et de pointes, je descendais quatre à quatre les escaliers et entrais pour finir dans la cuisine par l'issue réservée aux artistes.

J'y trouvais mon patron en contemplation devant une bouilloire en train de chauffer et quand il se tourna vers moi, je vis son regard s'agrandir. J'avais donc une si sale gueule que ça ? Pourtant j'avais connu bien pire ...
Il me demanda qui m'avait fait cela, croyant que j'étais encore bloqué quelque part à cause du remue ménage causé par les combats et les forces de l'ordre qui bouclaient les accès un peu partout. Je le rassurais, lui servant une vague histoire de voleurs de moto avec lesquels j'avais eu maille à départir à ce propos et lui assurant que c'était plus moche que véritablement grave.

Je lui demandais si il y avait du monde, et il me confirma la présence d'une jeune inconnue et de deux habitués qui allaient partir sous peu pour rejoindre leurs foyers. Il escomptait fermer pour ce soir vu le ramdam qui agitait la ville et les imiter en retrouvant ses pénates, ses pantoufles et son téléviseur. Un vrai repos du guerrier ...

En préparant le thé je jetais subrepticement un coup d'oeil pour m'assurer que c'était bien Bekka qui était assise là, au fond de la salle, surveillant la rue et la porte d'entrée un livre ouvert dans les mains. Les rondelles de citron tombèrent dans la théière et je les recouvrais d'eau presque bouillante avant d'y plonger quelques feuilles concassées de Darjeeling puis de refermer le couvercle.

Je proposais alors de faire la fermeture à mon patron qui ne demanda pas mieux et même m'aida encore plus en emportant avec lui les deux derniers consommateurs avec lesquels il commença une discussion houleuse à propos des Héros et des combats dans les rues qu'on voyait fleurir de plus en plus, cela juste après s'être retourné une dernière fois sur le pas de la porte dont il avait placé la pancarte côté "Fermé" pour me crier un "A demain Dean !" auquel je répondais du fond de ma cuisine par un "Si on est encore là" plein de bonne humeur.

Il ne restait donc plus que nous deux dans le restaurant, chance inespérée et je profitais qu'elle ne regarde pas dans ma direction pour apporter son thé, disposer la tasse, le sucrier et la théière devant elle ainsi qu'une petite assiette où étaient disposés joliment des biscuits et des éclats de chocolat noir formant un emblème que seuls des personnes originaires de New-Genesis pouvaient connaître.

Avant qu'elle ne puisse me dévisager, on ne regarde généralement pas les serveurs surtout si on est préoccupé par une autre surveillance ou le nez dans un bouquin, je marchais tranquillement vers la porte, sortais les clefs et la fermais définitivement.
Quand je me retournais, nos regards se croisèrent enfin et je me demandais ce qui la surprenait le plus, ma dégaine de cuisto avec mon tablier et mon calot blanc sur la tête ou que je sois là alors qu'elle m'attendait venant du dehors ?

Je ne t'attendais que ce soir mais c'est d'autant mieux que tu sois déjà là, nous aurons plus de temps ... Dis je en avançant vers elle, enlevant mon couvre chef ridicule et le fourrant dans ma poche ventrale de tablier que je commençais à délier. Ces simples gestes n'étaient pas simplement une manière décontractée de quitter ma tenue de cuisinier dont je n'avais absolument pas honte, mais surtout une façon de dissimuler le tremblement incontrôlable de mes mains alors que j'approchais d'elle et que d'autres souvenirs que tout à l'heure me revenaient en mémoire.

Etait ce la peur ? L'émotion ? Un pointe de hargne envers mes deux pères et les deux mondes qu'ils régissaient ? Toujours est il que la fébrilité ne m'avait pas quitté depuis que j'avais ressenti sa présence. Bekka, mon épouse, celle que j'aimais et qui m'avait aimé. Que restait il chez elle de tout cela, elle qui m'avait cru certainement mort comme avait voulu Izaya.

Je la redécouvrais maintenant et mon coeur était dans le même état aussi déchiré que cette fois où elle m'avait vu sous ma vraie apparence, celle que cachait la MotherBox. Ma main se posa sur le dossier de la chaise qui lui faisait face et je l'interrogeais du regard en souriant :
Je peux ou tu attends quelqu'un d'autre ?

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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Sam 1 Oct - 23:28




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
Les minutes s’égrainent sans que je ne voie apparaître la silhouette d’Orion derrière la vitre, ou passant la porte, rien du tout. J’ai beau tenter de me rassurer, sachant qu’il n’était pas seul, d’une part, et qu’en plus il n’était pas un simple type sans défense, il savait se battre et plus que bien cela soit dit, je ne pouvais empêcher l’inquiétude de tisser sa toile dans mon être, me nouant l’estomac à mesure que le temps passait. Je refusais obstinément de regarder la télé, qui à mon soulagement n’avait pas de son, pourtant, la tentation de regarder, de vérifier qu’il allait bien (ou non, me susurra une petite voix insidieuse dans ma tête) me tiraillait. Malgré tout, je tins bon, gardant les yeux alternants entre le livre que je lisais et quelques regards furtifs vers la porte, voir relevant complètement la tête quand je l’entendais s’ouvrir. Plus je voyais de gens sortir et non pas rentrer, plus mon espoir s’amenuisait. Je préférais encore me plonger complètement dans mon livre et ne plus regarder cette fichue porte ! De toute façon, je ne partirais que quand le patron me mettrait à la porte, pas avant, donc je pouvais attendre jusque-là.

Ma tactique s’avéra efficace puisque je ne fis plus du tout attention à mon environnement, absorbée que j’étais par le roman que j’avais dans les mains. C’est d’ailleurs quelque chose qui m’a toujours impressionnée chez les humains : leur capacité à inventer d’innombrables histoires. J’en avais lu des centaines, de ces romans, des passionnants comme des ennuyeux à mourir, des drôles, des tristes, des effrayants et des joyeux. Je ne cessais d’en trouver de nouveaux à lire et c’était une source de calme et de sérénité à chaque fois. Heureusement qu’on ne m’avait pas encore apporté mon thé, il serait froid à l’heure qu’il est. Ce fut d’ailleurs le dit thé qui me tira de ma lecture, puisqu’un serveur me l’apportait. Je refermai le livre, allant me saisir de la théière pour me servir quand je vis les petits gâteaux et le chocolat. Si ma première réaction était de dire que je n’avais pas commandé les biscuits, puis dans la demi-seconde qui suivit cette pensée, je reconnu l’emblème de New Genesis et je le relevai subitement la tête vers l’autre personne présente dans la pièce.

Je ne sais pas si le petit moment de stress en pensant que quelqu’un d’autre qu’Orion savait que je me trouvais sur cette planète (hormis Arès, mais lui c’est encore une autre histoire) avait une réelle incidence sur mes battements de cœur, mais le fait est qu’il était en vitesse de course, surtout maintenant que je voyais qui était mon serveur. Orion, celui que j’ai attendu un moment dans cette brasserie…Habillé en cuisinier. Je clignais des yeux, restant bouche bée pendant une bonne minute. Minute dont il fit usage en plaçant deux petites phrase qui, en temps normal, m’auraient fait sourire voire rire un peu. Mais là, j’étais encore sous le choc de le voir vraiment là, devant moi, pour la seconde fois de la journée pourtant et surtout…Avec un sacré bleu au visage. Sa seconde question me passa totalement au-dessus bien que je l’entendis. Je me levais et vint près de lui inspectant ce bleu. Oui, je pouvais me montrer un peu trop mère poule par moment…

"Par la Source…Tu n’as pas trop mal ? Il faudrait peut-être mettre de la glace dessus…"


Thé et biscuits étaient présentement oubliés, alors que j’inspectais rapidement le reste de son visage et de son crâne, cherchant d’autres blessures, mes mains se faisant douce mais fermes dans leur inspection, évitant avec sin la partie de son visage commençant déjà à se colorer. Pas la peine d’en rajouter non plus. Malgré mon inquiétude ponctuelle, je ne pouvais pas nier ce bonheur de le voir là, devant moi. Alors, avec un sourire, je croisais à nouveau son regard.

"Je suis heureuse que tu ai pu venir…"


Il est vrai que c’était lui qui avait donné le rendez-vous, mais si la Justice League voulait lui parler, il aurait été plus que probable qu’il ne puisse pas se libérer tout de suite de leurs griffes et de leurs questions.
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Mer 5 Oct - 15:38


Jamais je ne m'étais senti fondre comme ça ! Du moins avec le peu de souvenirs de ce type encore présents dans mon esprit. D'abord ce furent ses yeux, cette expression, tant de chose inédites et pourtant avec une espèce de déjà vu, de déjà vécu ...

Elle se lève alors et vient à moi, une anxiété palpable calquée sur son visage. Sa voix est comme autant de musiques qui font vibrer toutes les fibres de mon être. Que m'arrive t il ? Pourquoi cette certitude de connaître cette situation une nouvelle fois ?

Bon, je me contracte un peu quand elle me palpe et m'ausculte, mais ce n'est pas de douleur ni ses doigts agiles emplis de douceur, juste cette évocation de la Source qui me révulse intérieurement alors que ce n'est qu'une expression commune pour ceux de notre race.
De la glace ? Pour quoi faire, dans pas longtemps ça aura disparu, ce n'est pas grand chose ... Commentais je pendant qu'elle continuait à m'inspecter, m'environnant de son parfum aux saveurs boisées et fleuries, faisant remonter une série d'images de New-Genesis du jour où elle était venue me retrouver dans cette clairière alors que le monstre qui était en moi avait le dessus ...

Quand enfin plus ou moins satisfaite elle replante ses yeux dans les miens, j'ai l'impression de me noyer mais sans doute par pure fierté, et par pudeur aussi, mais ça je tue le premier qui lui en touche un mot, je ne laisse rien paraître, ébauchant un sourire quand elle m'avoue être heureuse que je sois venu ce soir ...

Tu sais, je n'ai pas vraiment le choix, je bosse ici moi ! Plaisantais je en échappant à ses mains et en la contournant pour lui avancer sa chaise. En plus, avec ce qu'il se passe encore en ville, les clients boudent et mon patron m'a laissé les clefs pour aller se réfugier chez lui ... Non seulement j'avais prévu de te faire la cuisine, mais en plus nous avons l'établissement pour nous seul ... Une chance non ?

Je piquais un des biscuit à peine assis en face d'elle et en grignotais un coin en l'observant attentivement.
Je ne comprends pas comment la Source a pu me faire t'oublier ... Ni comment cela peut me revenir aussi aisément rien qu'en t'ayant retrouvé ... Et je me demande ce qui est pire, ne pas savoir ou avoir conscience du mal qui nous a été fait ... J'étais malheureux mais aussi foncièrement furieux et ces dernier mots étaient presque sortis de ma bouche comme un grondement.

Je me levais brusquement et me rendais vers le bar où je me versais un verre de Gin coupé d'eau pétillante et d'un zeste de citron. Presser le fruit apaisa ma morgue, comme si cela avait été Izaya que je venais d'écraser dans ma main pour lui faire cracher son jus. C'est donc en apparence beaucoup plus calme que je n'étais que je revins vers elle et me réinstallais en face, la table nous séparant alors comme une frontière entre un passé dont je ne savais quoi attendre et un présent où j'espérais plus qu'une rencontre fortuite.

Je te demande pardon pour ce que nous a fait subir mon père, Izaya je veux dire, il aurait dû me supprimer avant notre union, cela t'aurait sans doute été moins ... Douloureux ... Oh oui ! J'en voulais encore plus à mon souverain de père adoptif pour cela. Qu'il me traite plus bas que terre, qu'il me fasse mal ou m'humilie, je n'en avais cure, mais pour Bekka et d'autres, là c'était impardonnable ...
Qu'est ce qui t'a fait échouer sur cette petite boule bleue toi ? Reprenais je d'un ton désinvolte après avoir bu une gorgée de mon mélange, quittant le ton grave que je venais de prendre ... Qu'est ce que tu es devenue ? J'espère que tu as songé à refaire ta vie ?

Là, je faisais le fanfaron, mais je n'en menais pas large. Effectivement, dans tous les possibles il était normal qu'elle se soit consolé depuis le temps et qu'elle ait eu un autre compagnon, j'étais mort après tout ... Mais quelque chose se brisait malgré tout en moi en évoquant cette possibilité sur un ton léger d'ancien camarades qui se retrouvent après des années sans se voir ...

Apparence et fondement sont deux choses différentes rarement en accord, et là, s'en était un bon exemple ...
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Jeu 6 Oct - 22:54




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
Il marque un point, avec son histoire de blessure. Avec notre métabolisme guérissant plus rapidement que les humains, nous n’avons pas besoin de tout cela. Tout ceci n’étaient que des habitudes humaines prisent au fil des années pour paraître humaine, pour pouvoir aider ceux qui s’étaient frayés un chemin dans ma vie, dans mon cœur, et que je voulais aider et protéger autant que possible. Mon côté maman poule qui ressortait, parfois. Des habitudes qui ont la vie dures et qui sortent alors même qu’Orion a tout sauf besoin de remèdes humains qui brûleraient de toute façon trop vite à travers son métabolisme pour avoir un quelconque effet. Il ne me repousse pas cependant et je continue mon inspection jusqu’à être satisfaite, profitant de la proximité que l’on retrouve, doucement mais sûrement. Je voudrais pouvoir m’assurer qu’il est vraiment en un seul morceau et sans grosses égratignures, mais je ne peux pas, alors je me contente d’être certaine que sa tête va bien. C’est, après tout, une proximité toute relative et je le sens bien quand il s’échappe de mes mains pour apparaître comme un parfait gentleman.

Je ne le dirais pas, je ne le montrerais même pas, mais cette façon que l’on a de se tourner autour sans jamais vraiment oser faire un premier pas…C’est douloureux. Je ne sais pas pourquoi, mais après son baiser dans le parc, j’espérais que…Pas que l’on puisse redevenir aussi soudé qu’avant, ça prenait plus qu’un baiser un claquement de doigt pour faire fonctionner une relation ; mais au moins qu’il n’y aurait pas cette espèce de malaise entre nous. A peine sensible, mais bel et bien là. Pourtant je ne savais pas comment exprimer ma joie de le revoir, de pouvoir passer du temps avec lui. Je déborde de joie, mais je ne sais simplement plus où sont les limites entre nous à présent, alors qu’il n’y en avait presque plus entre nous à l’époque. Un retour en arrière plutôt brutal, voilà ce que j’avais l’impression de vivre. Mais je laisse cette amertume de côté pour simplement sourire et même rire un peu à sa remarque.

"Tu sais comment me faire tomber dans tes bras ! Et on ne sait jamais, avec la Justice League, des fois qu’ils aient décidé de te garder pour discuter un peu."


Une de mes inquiétudes et en même temps une petite boutade. J’espérais rester dans le ton badin du soir, essayer de retrouver des pentes moins glissantes, mais ce ne serait visiblement pas pour ce soir, puisque qu’il repart à parler de la Source et de sa perte de mémoire. Chose qui est tout autant un puzzle pour moi que ça ne l’est pour lui. J’aurais aimé avoir des réponses, mais tout chef scientifique qu’était mon père, la Source restait quelque chose de bien mystérieux pour lui et encore plus pour moi. Tout ce que je savais, c’est que voir Orion dans cet état me déchirait.

"Orion…"


Je tendis une main vers lui, pensant lui prendre la main et tenter de le rassurer, mais il se leva brusquement et je me rattrapai, rangeant ma main sur mes genoux une seconde avant de me servir une tasse de thé. Je fis taire les paroles anxiogènes que me fournissait fort généreusement mon esprit et pris la parole.

"Je ne sais pas Orion, je ne connais que mal le fonctionnement de la Source et les limites de ses pouvoirs. Tout ce que je sais, c’est que je préfère que tu te souviennes de moi, plutôt que de rester une inconnue à tes yeux."

C’était la plus parfaite vérité. Cela pouvait paraître égoïste de ma part, de préférer qu’il souffre de ces souvenirs traumatiques, plutôt que de le laisser dans la tranquillité de l’ignorance, là où il aurait probablement pu continuer de vivre si pas heureux, quelque chose d’approchant. Il se ré-installe en face de moi et s’excuse, au nom d’Izaya, je serre les poings, une de mes mains serrant presque trop fort la tasse de thé et je me force à me calmer, il ne faudrait pas que je brise des tasses ici. Chez moi ça serait déjà moi grave, j’en ai déjà brisées tellement à cause de ma force surhumaine…Mon ton est plus virulent qu’auparavant, et pour cause, l’option qu’il énonce m’enrage.

"Tu n’as pas à t’excuser ; c’est la faute d’Izaya et sa seule erreur, crois-moi si je le croise ce fourbe, il va tâter de mon épée. Et ne crois pas que parce qu’il l’aurait fait plus tôt ça aurait plu simple pour moi. Je…Au final, je suis très vite tombée amoureuse de toi, c’est un de mes gros défaut, je suis beaucoup trop émotive."
Je détourne un instant le regard, rougissant un peu devant cette affirmation.

Que voulez-vous, j’étais un cœur d’artichaut. Ce qui pouvait peut-être expliquer, en partie, l’origine de mon pouvoir. Mais passons. La conversation repartit sur des sujets plus communs, ou du moins plus attendues pour des retrouvailles comme les nôtres. Je lui aurais répondu sans aucun soucis, après tout, il n’y avait pas grand-chose à raconter, mais sa dernière question me donna un moment de pause. Qu’est-ce qu’il voulait savoir au juste ? Si j’avais fini par l’oublier ? Si j’avais accepté avec autant d’ardeur de le revoir et accepter son baiser simplement à cause de la surprise de le revoir vivant ? Ou bien une tentative de sa part de se déculpabiliser parce qu’il y avait quelqu’un d’autre dans sa vie à présent ? Qu’est-ce qu’il s’attendait à entendre au juste ? Je n’en savais rien et finalement, j’en eu assez. Assez d’essayer de deviner, assez de douter, assez de garder cette distance entre nous qui n’avait pas lieu d’être à moins qu’il ne le veuille plus. Alors je me levai, le regard déterminé, et prit son visage entre mes mains avant de l’embrasser, tendrement, mais essayant de lui transmettre tout ce que j’avais envie de lui dire sans vraiment savoir comment l’exprimer. Après avoir relâché ses lèvres, je repris la parole.

"Tu sais quoi ? Peu importe ce qu’il s’est passé jusque-là. Je ne veux savoir qu’une seule chose, si tu veux de nous. Que l’on mette des années à reconstruire ce que nous avions, je m’en fiche, car ce serait avec toi à mes côtés. Mais si ce n’est pas le cas, dis-le clairement, s’il te plaît."

Je pouvais l’accepter. Ce serait douloureux et probablement que j’aurais du mal à le revoir sans repenser à tout ce que nous avions perdu, mais au moins je serais fixée et je saurais où se trouverait la limite.
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Ven 7 Oct - 12:18


Connaissez vous ces friandises composées d'une coque dure contenant une poudre qui une fois en bouche vous explose sur la langue en créant des picotement acidulés merveilleux ? Oui ? Et bien c'était ça qui se produisait dans mon cerveau alors que Bekka, ma Bekka, me prenait le visage entre ses mains et m'embrassait.

Non seulement c'était agréable à subir, mais en plus c'était agréable à se souvenir ... En un baiser plein de tendresse elle en avait réveillé milles autres de nature, de saveur et d'intensité différentes faisant monter en moi des émotions oubliées ou enfouies profondément dans mon subconscient, là où même la Source n'avait pu les dénicher et les exterminer ...

Je bois ses paroles, surtout la mélodie de sa voix, avant d'en comprendre le sens même. Et lorsqu'elle s'arrête de parler, me tenant toujours entre ses mains chaudes et douces, une seule réponse remonte des tréfonds de mon être, une multitude de mots réunis en une seul élément comme les eaux du ciel en une source unique et précieuse.

Du coin de mon oeil naît une perle, un diamant unique et incongru pour celui qu'on nommait le Chien de guerre, celui qu'on targuait d'implacable et de sanguinaire, une grosse larme tiède chargée de tant d'années malheureuse et solitaire qui coula lentement le long de ma joue, suivant le contours de ses doigts en les inondant.
Bekka ... C'est un souffle à la limite du râle qui arrive à peine à sortir de ma gorge nouée. Autant la rage pouvait galvaniser mes forces et me donner la puissance pour dévaster le monde et écraser mes ennemis, autant cette émotion dont j'avais oublié jusqu'à l'existence me laissait aussi démuni qu'un nourrisson, aussi faible qu'un enfant ...

Même si je t'avais oublié, même si la plus puissante force de l'univers avait effacé jusqu'à ton souvenir, il y avait encore une once de toi, de nous deux en moi que je n'ai jamais trahi ... Mes propres mains montent jusqu'à son visage pour l'encadrer alors que je me lève, le prenant avec une douceur infinie, incroyable pour de si grandes paluches.

Je me courbe et me penche, et, lentement, comme si ça devait être le dernier, comme si cela était le premier, comme si je voulais faire durer cet instant aussi longtemps que l'existence du monde autours de nous, en dépit d'Ysaya et de Darkseid, en dépit de la Source qui m'avait fait revenir d'entre les ombres, en dépit de ces années à errer sur cette terre à attendre le moment propice, l'instant fatidique qui donnerait à l'univers la paix sans la menace du maître d'Apokolips, je l'embrassais à mon tour en m'abandonnant.

Après un long moment, je m'écartais et plongeais mes yeux dans les siens pleins de tendresse autant que de certitudes.
J'ai fait un serment chez nous avant de "disparaître" et de par lui je me liais à toi, là-bas autant que partout ailleurs, à la vie et à la mort même si pour nous cela ne voulait rien dire alors ... Et je suis revenu, pour toujours lié à toi quoi qu'il se passe, quoi que tu sois devenue, quoi qu'il advienne ... Quoi que tu décides de ton côté, Je suis à toi ... Et mes mains libérèrent son visage et vinrent l'enlacer et la serrer contre moi, m'emplissant d'un bonheur divin qui me faisait oublier le reste.

Mais une petite étincelle vint piller ce trésor en me rappelant cette vision qui avait succédé mon retour des limbes et une culpabilité commença à me tarauder un instant. Avais je le droit de la plonger avec moi dans cette fange ? Avais je le droit de la mêler à ce combat entre un père et son fils, entre deux pères et seigneurs et leurs fils ? Avais je le droit de lui faire revivre encore une fois la même douleur ?

Je ne savais pas, je ne voulais pas savoir à cet instant là, je voulais vivre, à ses côtés, sous sa tutelle, intensément et éternellement ...
Ici, sur cette petite planète bleue, habitée par les enfants des dieux, je renouvelle mes voeux envers toi, pour aujourd'hui et à jamais ... Bekka fille de Himon ...
Et pendant que je restais plongé à me noyer dans son regard, le temps passa autours de nous comme une rivière de boue autours d'une île sereine et fertile protégée par des digues indestructibles.

Au bout d'un certain temps et d'un temps certain, l'honneur m'interdit de vous révéler ce qui ce passa pendant, je m'écartais d'elle un peu et lui souriais :
Je crois que je t'avais invitée à souper ... Je manque à tous mes devoirs ... Si tu me laisses aller quelques instants, je pourrais te chercher la carte afin que tu fasses ton choix de menu ... Oui ?
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Dim 9 Oct - 10:39




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
Sentant plus, que voyant, cette larme sur mes doigts, je l'essuyais d'un mouvelent de pouce. J'espérais que ce soit la joie qui lui tire cette réaction et pas de la tristesse due à une raison quelconque, que je préférais ne pas connaître si tel était le cas. Quant à moi, je gardais mon sourire emplie de tendresse fermement en place sur mes lèvres, mon coeur battant au rythme des ailes d'un colibri et ma respiration ayant du mal à s'effectuer tandis que j'attendais sa réponse. Ne pouvant m'empêcher de prier pour que sa réponse soit positive, bien que n'ayant aucune certitude à cet instant. Il c'était, après tout, passé deux décennies, durant lesquelles il n'avait plus eu aucun de souvenir de moi. Evidemment que j'étais une véritable boule de nerfs en cet instant. Puis, après seulement quelques secondes qui me semblèrent durer une éternité, une réponse, et seul le fair qu'il se lève en imitant ma posture précédente me retient de sauter de joie à ce qu'il me dit. C'est comme si, d'un coup, toute la tension installée en moi s'effaçait, ma respiration se fit soudain plus facile. S'il ne m'avait retenue, je serais probablement assise sur une chaise en ce moment même, tant son baiser finit de rendre mes jambes aussi traîtres que si elles étaient réalisées en coton.

Je me serrais contre lui, entourant son torse de mes bras, profitant purement et simplement de notre proximité retrouvée. J'aurais du lui répondre tout de suite, lui dire que oui, je voulais retrouver ce que nous avions. Ce ne serait pas pareil parce nous n'avions pas les mêmes vies ici, pas la même technologie, mais nous serions ensemble,le reste n'était que des détails que nous pourrions définir au fur et à mesure qu'ils se présentaient à nous. Quand je croisais à nouveau ses yeux, ce furent les miens qui s'embuèrent de larmes. Je trouvais pourtant ma voix. Sûre, aimante, confiante que nous pouvions avoir ce petit bout de bonheur pour nous seuls.

"Ici et aujourd'hui, je renouvelle mes voeux envers toi, pour toujours, Orion, fils de Darseid."

Ca pouvait sembler maladroit d'utiliser le nom de son vrai père, celui qui terrorisait une bonne partie de l'univers et arrivant doucement mais sûrement vers la Terre, pourtant c'était bien plus pour moi d'énoncer ce nom. Ce n'était pas pour lui rappeler son parentage, il n'en n'avait pas besoin; non, c'était beaucoup plus que cela: mon acceptation complète et entière de qui il était. Jamais je ne me suis leurrée à penser que son arrivée sur New-Genesis allait effacer qui était son père. Mais nous ne sommes pas obligés de devenir comme nos parents. Pour certains, c'était plus difficile d'arriver à devenir ce qu'ils souhaitaient, mais on le pouvait. Orion en était la preuve vivante. Alors certes, son père faisait partie de ces tyrans que l'on voudrait voir morts, mais lui était quelqu'un de totalement différent et même, je l'avais déjà vu sous sa forme la plus proche de son père et malgré cela j'étais allée vers lui. Il était le fils de Darkseid, le Chien de Guerre, mais il était aussi Orion, l'homme que j'aimais et qui cachait une personnalité bien plus complexe que le simple guerrier assoiffé de sang.

Je suivis cette déclaration par un baiser, puis un autre. Rien de plus que simplement profiter de la présence de l'autre, se remémorer ce que nous étions avant d'être séparés. Il s'éloigna un peu et je haussai un sourcil, intriguée, mais quand il s'expliqua, je fis un "oh" de compréhension et mon estomac se rappela joyeusement à moi. Malgré le dicton, je ne pouvais pas vivre que d'amour et d'eau fraîche. Je le relâchai donc, le laissant partir chercher la dite carte. Je me rassis à ma place, l'attendant sagement, un sourire immense aux lèvres. Il revint et, prenant la carte qu'il me tendait, je pris la parole.

"Pour répondre à tes précédentes questions, que j'ai un peu occulter dans cette histoire, je suis arrivée un peu par hasard sur Terre. Mon père m'a poussée à quitter New Genesis et j'ai utilisé un Boom Tube pour fuir, arrivant ici. Quant à ce que je suis devenue, je suis aujourd'hui Responsable du Courrier des Lecteurs pour le Daily Planet."

Voilà. Ça semblait in peu clinique comme explication, mais je ne voyais pas trop quoi lui dire exactement. On verra bien au fil de la conversation après. Je pris enfin le temps d'observer la carte, finissant par me décider.

"Je vais prendre une omelette, à moins que tu n'ais quelque chose à me conseiller?"

Je n'étais pas quelqu'un de difficile en ce qui concernait la nourriture, j'avais mes préférences, comme tout le monde, mais principalement, je ne me prenais pas latête.
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Mer 12 Oct - 12:22


Sentir son coeur se gonfler par la haine, c'est une chose stimulante, par le chagrin déprimante, mais par cette entité universelle qu'est un amour sincère et absolu c'est comme avoir une étoile naine en pleine explosion dans le corps et dans l'âme ...
Cette expérience me sembla nouvelle de prime abord, ce corps serré contre moi, l'odeur de ses cheveux et de sa peau, sa chaleur qu'elle partageait avec moi, puis cela réveilla d'autres réminiscences de situation identiques avec elle qui incendièrent mon corps de la tête aux pieds, mon démon intérieur pour une fois à l'unisson dans cette exultation ce qui était totalement nouveau bien qu'ancien et déjà vu.

Et elle aussi renouvela ses voeux déjà prononcés dans une autre vie, et l'explosion fut un bonheur à l'image de ce monde qu'étais New-Genesis prospérant sur les ruines d'une guerre antédiluvienne et en effaçant les traces inexorablement.

En cet instant, j'étais à la fois l'un et l'autre en un tout cohérent et harmonieux, comme deux parties d'un objet s'emboîtant à nouveau l'une contre l'autre après des siècles de séparation. Et un rêve que j'avais ébauché la veille de notre mariage revint présent à mon esprit, réunir les deux mondes des dieux en un seul et unique, enlacés comme ce signe en usage chez les asiatiques de ce monde, le Yin et le Yang enchâssés à jamais, se contrebalançant toujours pour le bien de la multitude ...

Lorsque je revenais vers elle lui apporter la carte, mes pieds semblaient fouler des nuées baignées de l'or pur d'un soleil radieux. Etrange sensation mais d'un tel délice ...
Journaliste donc, et responsable d'une équipe dans un journal célèbre ! Belle situation dis donc ... Enfin quand on regarde ce que je suis bien sur ... Dis je plein d'admiration pendant qu'elle lisait la carte.

Une omelette !?! UNE OMELETTE !!! J'étais presque scandalisé par ce qu'elle me proposait de lui servir ... Je t'ai invitée à un repas, un vrai, pas un truc cuisiné sur un réchaud que diable ! Tu as quand même devant toi quelqu'un qui a bourlingué sur tous les continents et qui honore la profession de cuisinier autant qu'il peut ! Une omelette ! ... Pfff ! Dis je en lui reprenant des mains le menu et en ramassant sa tasse et les biscuits.

Si tu me donnes 10 minutes, je vais te concocter un plat venu d'ailleurs que j'ai commencé à réaliser hier déjà ... Tu vas me servir de cobaye ... J'espère que tu aimes la viande et le vin au moins ! Et que tu n'es pas au régime surtout ! Continuais je avant de disparaître dans la cuisine.

Je réapparus quelques secondes plus tard, les mains chargées de verres, d'une bouteille de vin débouchée, de deux sets de table, d'une corbeille de pain frais et de couverts alors qu'à l'intérieur de mon temple chauffait déjà la graisse pour les frites que je venais de tirer de pommes de terre fraîchement épluchées et découpées et la salade était égouttée déjà placée dans les assiettes. Ma super vitesse avait du bon dans ce métier.

C'est un plat que j'ai connu en France et ce vin est français aussi, l'idéal pour une réunion telle que la nôtre ... J'ai commencé la préparation hier soir et la marmite mijote doucement depuis quelques heures déjà, j'étais sorti faire un tour en attendant quand ... Je suis tombé presque sur toi... Il est juste à point ... La table fut mise en un clin d'oeil et nos verres remplis d'un bourgogne d'une année on ne peut plus correcte aux reflets d'ocre et aux arômes de cuir ou de gibier.

Je lui donnais son verre et faisait tinter le mien en le choquant doucement. A toi, A nous ! Murmurais je avant de le mirer et d'en boire une gorgée. Il était exactement à température et son goût à la hauteur de sa robe. Un grésillement, totalement inaudible pour une oreille humaine, m'obligea à poser mon verre et à filer en cuisine.

Moins d'une minute et demi plus tard, je ressortais de là tenant dans chaque main une grande assiette creuse au centre où se livrait ce que j'espérais être un chef d'oeuvre.

Placé savamment par dessus une large feuille de laitue, des morceaux de viande de petite taille accompagnés de carottes découpées, de fines lamelles d'oignons confites et d'émincé de champignon, le tout dans un soupçon de sauce avec un filet de crème liquide par dessus.

Sur un côté, il y avait aussi des frites dont les tailles et les formes indiquaient l'origine manuelle et non pas industrielle et un petit fagot de haricots lié par une fine lanière de lard. J'avais testé en cuisine, tout fondait en bouche comme j'avais prévu et on ne sentait plus du vin qu'une senteur du terroir peu prononcée mais indispensable.

Voilà, cet assemblage de viande de boeuf sélectionnée, marinée puis mitonnée plusieurs heures dans un Passetougrains additionnée par la suite de carottes, lardons, oignons et quelques autres ingrédients, ça s'appelle un Boeuf Bourguignon. Les champignons viennent du grand marché couvert de Métropolis et la crème fraîche que tu vois au dessus des fermes du Tennessee ...

Je me penchais vers elle avec des airs de conspirateur ... Je vais m'y approvisionner deux fois par semaine par vol spécial Lui soufflais je en faisant un clin d'oeil complice.
vas y, Goûtes, on ne sent presque plus le vin, juste un arôme derrière les carottes et le reste, régales toi ... Et dépliant ma serviette que je posais sur ma cuisse, je piquais un morceau de viande et après l'avoir légèrement saucé le mettais dans ma bouche ou il fondit comme un Chamallow.
Mmmm ... Je crois que j'ai réussi cette fois ... En parlant de réussite, en quoi consiste ton travail au fait ? Où habites tu ? Est ce que tu crois que ton travail et le mien sont incompatibles ? Si il faut que je change, pas de problème ... J'espère que tes amis ne me verront pas débarquer dans ta vie d'un mauvais oeil ... Faudra penser à ce qu'on va dire ...

Tout cela était sorti d'un coup, comme le cheminement de ma pensée en fait où pour moi il était tout naturel que nous nous retrouvions effectivement ensemble dans cette vie ... Un regard vers elle me mit le doute tout à coup, et je me replongeais dans mon assiette pour masquer cet instant de flottement. Le voulait elle en fait ? Etait ce seulement possible ?

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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Ven 21 Oct - 11:58




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
"Je n’irais pas jusqu’à dire journaliste…"

Car ce n’était pas ce que j’étais après tout. Je n’écrivais pas d’articles, bien que je rédige des pages entières pour répondre aux lecteurs m’envoyant toujours plus de questions. J’avais tendance à pousser Perry à publier les lettres qui avaient un plus fort rapport à l’actualité que d’autres pour garder une osmose entre toutes les parties du journal, mais sans plus. Je n’avais pas les droits et le poids qu’un journaliste pouvait avoir. Je n’étais certainement pas Lois Lane. Mais j’avais mes petites responsabilités, bien que n’ayant personne sous mes ordres à part peut-être une secrétaire qui m’aidait à l’envoi de toute ces lettres et qui était assez gentille pour relire les réponses que j’écrivais afin d’être sûre qu’il n’y ait pas de coquilles ou de phrases bizarrement formulées (quand je rédigeais lettre sur lettre, au bout d’un moment mon cerveau rendait les armes). J’aimais ce que je faisais, mais je n’étais pas une journaliste, je ne sortais pas de mon bureau en général.

Sa réaction face à ma commande me donna l’impression d’être une enfant que l’on aurait pris la main dans le pot de confiture. J’ouvris de grands yeux, cachant mon visage derrière la carte, ne laissant que mes yeux et le haut de mon crâne visibles. Je n’aurais pas pensé qu’il prendrait autant à cœur ce que je commanderais. J’avais faim, c’était un fait, mais je ne voulais pas qu’il ait à se décarcasser pour moi alors qu’il sortait à peine d’une bataille contre des paradémons. J’eu un frisson en y repensant et je fis en sorte d’oublier très vite ce détails. Le fait était, je ne pensais pas dire un blasphème en demandant ma petite omelette. Visiblement, si, à croire que j’avais insulté son statut de cuisinier. Ou pas loin. J’aurais pu me sentir vexée, mais sa réaction et surtout, ses manières (et la joie omniprésente de le retrouver) me tirèrent un rire alors qu’il me reprenait la carte des mains. Après tout, ce n’était pas méchant. Il voulait simplement me faire plaisir. Je ris de plus belle quand il me demanda si j’étais au régime, je lui répondis pas un non de la tête. Un régime…Non, ça ira très bien comme ça.

Je le regardais partir, en deuil de mon thé au citron que je n’avais pas terminé, mais avec un soupir heureux s’échappant de mon corps. Un grand sourire illumina mon visage en le voyant revenir avec du vin rouge. Ca, c’était définitivement une bonne idée. Je ne buvais pas souvent, mais quand je le faisais, je faisais les choses bien. Or, un bon vin rouge pour un repas en tête à tête avec mon mari était tout bonnement parfait.

"Je ne peux qu’être d’accord avec le chef, u bon vin rouge pour des retrouvailles, il n’y a rien de mieux." Je pris le verre qu’il me tendit, et le fis tinter avec le sien "A nous. A notre futur"

C’était dangereux de ma part d’espérer qu’il y ait un futur quelconque pour nous. Car si Darkseid apprenait la location d’Orion, il ne lui faudrait pas longtemps pour arriver et tenter de se débarrasser de son fils et de tous ceux se mettant dans son passage par la même occasion. Mais ce soir, je refusais de penser à ces possibilités funestes, je refusais de penser à celui par qui tout ce que nous avions vécus dernièrement étaient arrivé. Ce soir, c’était une soirée pour nous et nous seuls. Des retrouvailles, une joie, des mises au point aussi, un peu, car il faudrait bien si nous voulions avoir une vie ensemble ici, mais nous, et le reste du monde pouvais bien nous oublier quelques heures, non ?

Bientôt, il repartit dans la cuisine, pour revenir presque aussi sec avec nos assiettes et rien que l’odeur me donnait déjà l’eau à la bouche. Il posa le tout devant moi et je l’écoutais attentivement, les yeux brillant d’admiration pour l’homme devant moi. Eh bien. En vingt ans sur terre, j’arrivais à peine à me faire à manger correctement, alors que lui pouvait créer de vraies merveilles. Je me penchais quand il le fit et lui rendit un sourire conspirateur, lui faisant signe que je garderais son secret pour moi. Je ne me fis pas prier pour goûter le plat et ne pus m’empêcher d’ouvrir les yeux en grand, tant c’était bon. J’admets que si j’étais déjà allée en France (pendant mes recherches), je n’avais pas exactement pris le temps de goûter les spécialités locales. Grosse erreur de ma part visiblement ! Je mangeais tout en l’écoutant, pourtant, je fis une pause et l’observai alors qu’il parlait déjà de nos travails et de ce que cela pouvait signifier pour notre relation et…J’eus un moment de flottement. Me rendant compte que ce silence pourrait être mal interprété, je posais ma fourchette et posa une main sur celle d’Orion qui ne tenait pas sa fourchette.

"Orion, respires. On a le temps." J’eus un sourire doux vers lui, cherchant ses yeux "Pour expliquer rapidement ce que je fais, je reçois les lettres que les lecteurs envoient au journal avec diverses questions et j’y réponds, certaines sont publiées, mais la plupart sont simplement envoyées par la poste. Par soucis de praticité et surtout pour ne pas faire trop louche, j’habite à Metropolis." Je fis une pause et me déplaçai de ma chaise pour prendre une place juste à côté de mon mari "Pourquoi nos travails ne seraient pas compatibles ? Quant à changer, c’est toi qui vois. La plus grande question à ce propos c’est surtout…" j’eu une hésitation puis pris mon courage à deux mains et posa finalement ma question "Si tu veux que nous vivions ensemble ou pas ? Je veux dire, il n’y a rien qui presse, je peux toujours utiliser les Boom Tubes pour venir te voir quand je veux, mais si tu le veux, il va falloir que je déménage, parce que c’est pas dans mon petit studio qu’on pourra vivre confortablement." Me rendant compte que j’essayais de noyer mon stress sous un flot de paroles, je me tus, prenant une grande respiration avant de me souvenir de la fin de sa phrase "Quant à mes amis, pourquoi te verraient-ils d’un mauvais œil ? Il n’y a pas de raison. D’autant plus que même s’il y en a que ça dérange, eh bien je les envoie se faire voir. Ils n’ont pas à me dire qui je peux ou ne peux pas voir, même mon père a bien compris que je ne te laisserais pas tomber alors des terriens ? Ils peuvent toujours rêver ! Et puis notre histoire, on verra ça plus tard."

Je finis par un léger baiser sur sa tempe, piquant ensuite une frite dans son assiette, un grand sourire amusé sur le visage.
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Ven 21 Oct - 16:27



Si elle pouvait lire dans mes pensées, du moins dans mes yeux, elle saurait que je buvais ses paroles comme une coupe de vin divin. J'essayais de répondre à ses interrogations mais refermais la bouche prestement, ne voulant pas interrompre le flot de ses pensées à elle qui s'égrenaient par sa bouche en des mots qui m'allaient droit au coeur, autant que cette main qu'elle avait posé sur la mienne et que je serrais tendrement, bien décidé cette fois à ne laisser personne nous séparer.

Son baiser, fut il sur ma tempe plutôt que sur mes lèvres, m'électrisa entièrement, autant qu'il avait pu le faire la première fois où elle avait fait ce simple geste sur New-Genesis il y a si longtemps maintenant et pourtant pour moi à peine la veille depuis que mes souvenirs emprisonnés par mon père m'avaient été rendus à sa simple vue dans les rues de New-York.

New-Genesis, New-York, les villes neuves nous portaient chance et nous aidaient à nous retrouver et à nous réunir ... Un signe ?

C'est à moi de te conseiller de respirer un peu ... La taquinais je dès qu'elle prit cet instant de répits en grignotant une de mes frites.
Ton appartement sera toujours plus grand que la chambre que j'occupe au-dessus, mis à part le balcon qui je pense est un des plus grand de ce quartier et de la cité même ... Plaisantais je en repoussant mon assiette presque vide, l'envie de la saucer m'étant passée face à une autre aussi délicieuse à imaginer faire en observant ses lèvres charnues bouger alors qu'elle grignotait sa frite presque sensuellement de mon point de vue et me sentant tout chose maintenant qu'elle s'était rapprochée de moi.

Je me penchais soudain et les embrassais, goûtant cette peau de velours aux allures de fraises et  aux senteurs de vin, de pain et de volupté non dissimulée.
Je doute par contre qu'ouvrir un Boom-Tube à chaque fois que nous nous rejoindrons ou voulons nous voir soit une bonne façon de masquer notre présence ici ... Une simple clef et un chez-nous serait effectivement préférable, où qu'il soit, je n'ai aucune préférence du moment que nous soyons ensemble ... Même un canapé dans la pièce à côté de ta chambre me suffirait ... L'argent, ne sera pas un problème, j'en ai plus qu'il n'en faut ...

Mentalement, j'évaluais la petite fortune amoncelée depuis ces cinq dernières années, amputée ces derniers temps de quelques liasses, mais assez pour nous faire vivre confortablement pendant un moment, le temps d'aller rechercher au fond des mers quelques tonnes d'or et de cailloux précieux oubliés et de les revendre ...

Oui, nous pouvions nous offrir la moitié de Manhattan sans problème et sans gruger quiconque ...
Je m'aperçu tout à coup que je serrais toujours sa main, lui interdisant de finir son assiette et je la lâchais :
En attendant, fini ton assiette nous irons prendre le dessert là-haut, sur la terrasse je veux dire ... Tu vas voir mon petit coin de détente ... Par contre, c'est sans ascenseurs, désolé ...

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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Dim 30 Oct - 1:07




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
J'affichai une moue semblable à celle d'un enfant pris en faute à ses premiers mots, parce qu’il avait raison. Maintenant, c'était moi qui parlais sans même prendre le temps de respirer…vous me direz, si on s'entend si bien, c'est qu’il y a une raison, n'est-ce pas ? Et pas seulement son charisme naturel qui m'a tout de suite plu. Non, nous étions plus semblables que l'on voulait bien le croire, et c'est aussi ce qui faisait notre force. Nous étions comme deux parties d'une même âme qui n’était complète qu'avec l'autre. Probablement la principale raison pour laquelle aucune des quelques pauvres relations que j'ai tenté d’engager avec des terriens n'a pu aboutir à quoi que ce soit. Il n'y avait pas cette étincelle qui existait entre Orion et moi, celle qui, malgré ma crainte première à son arrivée sur New Genesis, m'a inéluctablement menée droit dans se bras. Si je comptais répondre à son premier commentaire concernant notre possible lieu de vie, je n'en n'eu pas la temps, car il m'embrassa par surprise et si le temps d'une demi seconde je fus figée de surprise, je ne le restai pas longtemps. Je vous parlais d'une étincelle, avec tout ce qu’il s'est passé depuis, ça s'était plutôt transformé en feu d'artifice à présent.

Puis il reprit la discussion d'avant comme si de rien n’était et mon cerveau eu besoin d'un instant pour se reconnecter correctement et me permettre de vraiment comprendre ce qu'il disait clairement. Puis la reconnection des neurones se fit et j'eus un immense sourire. Ca arrivait vraiment. Nous allions enfin pouvoir vivre la vie qui nous avait tendu les bras, des années auparavant. J'avais du mal à y croire, maintenant que je l'avais à portée de main. Probablement parce que l'ombre de son père traînait encore au dessus de nous, telle une épée de Damoclès. Pourtant, je ne dis rien à ce propos pour le moment, profitant de cet instant de paix.

"Nous verrons le moment venu. Mais tu as raison, le plus simple serait encore de nous installer ensemble…"

Je ne fis aucun commentaire sur l'argent, car moi-même j'avais réussi à mettre de côté pas mal d'argent au fil des années. La grande question cependant : Où allions-nous nous installer ? Il disait qu’il pourrait en changer, et techniquement moi aussi. Pourtant, l'envie de rester du côté de Metropolis se faisait sentir, alors que je ne pouvais pas lui demander de s'installer dans cette ville si ça ne lui plaisait pas…je refusais qu'il y ait une ombre dans notre bonheur pour quelque chose d'aussi trivial que la ville où nous habiterons. Je ne me perdis pas longtemps sur ces histoires, puisque très vite il me ramena au présent et notamment à l’assiette que j'avais négligée quand je me suis rapprochée de lui. Il parla de dessert et je ne me fis pas prier pour terminer mon assiette. J’avais un goût prononcé pour le sucré depuis mon arrivée sur Terre, une chose indéniable, et donc forcément, si on me parlait de dessert, j’étais partante sans une once d’hésitation. Mon assiette prestement terminée, non sans prendre le temps de la déguster comme il se doit, je pris les deux assiettes et faisait déjà route vers la cuisine.

"Et si tu me faisais ton antre culinaire, avant de m’amener dans ton coin de paradis personnel ?"

J’étais curieuse de voir son espace de travail. J'avais vite découvert que l'espace personnel de travail avait tendance à refléter la personne à qui elle appartenait.

"Ne t’en fais pas pour les marches sans ascenseur, je monte régulièrement les escaliers au travail."
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HJ:
 
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Mer 2 Nov - 14:58



Le seul endroit où j'avais été sur de tels nuages était cette clairière au milieu des ruines et des forêts de New-Genesis, ou ce jardin dans la ville suspendue ou ... Ou tout autre endroits quand nous étions ensembles avant ... Cela faisait si longtemps que je ne m'étais senti si entier, si emplis d'une telle vie.

Je trouvais sa requête étrange vis à vis de la cuisine, mon antre de création comme l'appelait mon patron, mais je n'avais aucune crainte. Même les services d'hygiène qui étaient venus l'inspecter plusieurs fois sans rien trouver et même nous féliciter après de la tenue des lieux.





Des jaloux du quartier faisaient courir régulièrement de fausses rumeurs pour que la brasserie ferme un peu et que leurs propres affaires récupèrent même temporairement nos clients.
J'avais comme credo une propreté impeccable, tant au sol que sur mes plans de travail jusqu'au fond des frigos ou du four.

Avoir une super vitesse aidait et être passé par plusieurs pays pour venir ici tout en profitant de l'expérience de chacun m'avaient donné des habitudes dont les fruits avaient payé ici.
A Sydney, c'est la nécessité de garder tout au frais que j'avais acquis, en Chine et au Japon, l'ordre et la discipline dans des espaces très réduits, encore plus du fait de ma corpulence. A Paris, ce fut le travail d'équipe dont je n'avais pas besoin ici et sur les îles Britanniques, le soucis de la sécurité.

Quand vous entriez dans mon laboratoire culinaire, la première chose que vous remarquiez était donc la propreté, tout semblait aussi neuf qu'en sortant de l'emballage, tout était rangé à sa place, rien ne traînait nulle part au point que même aveugle, j'aurais pu cuisiner sans me tromper d'un centimètre. Tout était nickel chrome comme ils disent ...

Tout ? Non pas vraiment, il y avait deux glacières ayant bien vécu dans un coin près de la porte de derrière et une marmite, vieille cantinière provenant des surplus de l'armée américaine, remplies de plats préparés le matin même pour les SDF du coin qui viendraient les chercher d'ici deux heures tout au plus.

Une partie de mon salaire partait là dedans depuis que je les avais repéré du haut de mon nid d'aigle dans leur abris de fortune face à la mer ...

J'invitais Bekka à entrer, la suivant de près tout en lui ôtant les assiettes des mains pour les vider et les enfourner dans le lave vaisselle, lançant le programme par la même occasion et sortant ensuite d'un buffet réfrigérant les îles flottantes que j'y avais mis en attente ...

Voilà, tu vois, pas grand chose d'extraordinaire ... Dis je en mettant le tout sur un plat ainsi qu'une bouilloire et de quoi faire un thé comme il se doit, plus des petits verres et une bouteille de liqueur de champagne, installant le tout dans un monte plat qui commença à gravir les étages avec des couinements provoqués par les rhumatismes de ses rouages dus à son âge.

C'est là que je travaille et que je me sens ... Que je me sentais bien ... Je m'étais repris en la regardant elle, maintenant, ici dans ma cuisine, rêve incroyable et jamais espéré ... Dans un élan qui me surprit moi même je l'attirais à moi et la serrais contre moi, fermant les yeux pour apprécier encore plus sa chaleur, le contact de sa tête contre mon torse, me convainquant ainsi que je ne rêvais pas ...

Si tu savais ... Je t'aime tant ...
Peu habitué à ce genre d'extériorisation, au bout de quelques instants, je me dégageais et la tenant à bout de bras par les épaules je plongeais une fois de plus mes yeux dans les siens sans rien dire.

Finalement, je lui souriais et j'entourais ses épaules de mon bras pour la guider vers une troisième porte donnant sur une volée d'escaliers.
Allons, quittons ce lieux ingrat et montons jusqu'à mon jardin secret rejoindre notre dessert qui se languit de nous ...


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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Mar 15 Nov - 13:37




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
A la vue de sa cuisine, j’ouvris de grands yeux. Je ne cherchais pas la petite bête, bien loin de moi cette idée, la curiosité avait simplement remporté le combat en cet instant. Je voulais voir où il travaillait, par envie de découvrir un peu plus ce Orion que je ne connaissais pas tant que cela, pas celui vivant sur Terre. Tout était rutilant et si certains ustensiles montraient des signes d’avoir eu une vie bien remplie, ils étaient eux aussi des plus propres. Je le laissais me prendre les assiettes des mains, l’observant évoluer dans sa cuisine avec aisance et habileté. Il savait ce qu’il faisait, connaissait son espace par cœur, pour l’avoir utilisé de nombreuses fois. J’avançais doucement dans la cuisine, les mains derrière mon dos. J’avais l’impression que si je touchais à quoi que ce soit, je risquais de rompre l’harmonie qui régnait en ces lieux.

Ses paroles me ramenèrent à la réalité, et je souris amplement, un émerveillement et un amour sincère et profond brillant dans mes yeux. Un vague geste de main plus tard et je lui répondis.

"Je ne cherchais pas l’extraordinaire, je voulais simplement…mieux te découvrir, comment tu es, ce que tu fais sur cette planète…"

Je l’écoutais attentivement, observant cependant son espace de travail, comprenant bien ce qu’il voulait dire. Quand on vient d’autre part, d’autant plus dans un cas comme le nôtre, le truc pour aller mieux, c’est vraiment de se trouver un endroit qui nous attire, où on se sent en paix, chez nous. Personnellement, j’avais eu beaucoup de mal à trouver cet endroit, mais finalement, je l’ai trouvé. Un petit coin dans le parc de Metropolis, un peu caché, mais si calme dans les petites heures du matin. Parfois, je me levais tôt rien que pour pouvoir aller profiter du calme et de ce sentiment de paix qu’il me procurait.

Soudain, je me retrouvais à nouveau dans les bras d’Orion et si j’eux une demi-seconde de surprise, j’entourai vite son torse de mes bras, me laissant aller dans ses bras. Je le serrais un peu plus à ses mots. S’il savait lui aussi…Avant que je n’ai le temps de dire quoi que ce soit, cependant, il me relâchait déjà, gardant ses mains sur mes épaules et m’observant un instant, cherchant…je ne sais trop quoi dans mes yeux. Je les clignai d’ailleurs, encore un peu surprise de ces dernières secondes, mais finalement, il me ramena contre lui et je souris, le suivant, un grand sourire sur les lèvres. Arrivant devant l’escalier, j’eu une idée. Je montais sur la première marche, gagnant quelques centimètres, avant de me tourner vers lui.

"Le premier arrivé en haut ! Et interdiction d’utiliser ta super vitesse…"

Finis-je, un sourire aux lèvres, avant de lui donner un léger baiser. Je me tournais et commençais à monter les escaliers deux par deux, riant déjà comme une gamine.
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Ven 18 Nov - 14:26



Et voilà, laissez vous aller avec une femme et tout de suite elle en profite pour en tirer avantage !

J'étais encore sous le coup du velours de ses lèvres qu'elle tournait les talons et gravissait les marches avec l'agilité et la rapidité d'une panthère. Je la savais capable d'aller bien plus vite, mais elle ne trichais pas tout à fait si ce n'est cette restriction à propos de l'utilisation de la super vitesse qui était notre lot à nous les Néos dieux ...

Hey ! C'est pas du jeu ! ... Protestais je pour la forme en lui laissant encore prendre de l'avance dans son escalade du peu d'étages que comportait l'immeuble. Ne défonce pas la porte en haut ! J'ai la clef ! ... Lui lançais je avant de me ramasser sur moi même, pliant les genoux avant de laisser ma détente faire son oeuvre jusqu'au premier demi pallier qu'elle venait de passer.
J'y atterrissais d'un bond tout en tournant sur moi même afin de préparer dans l'élan le saut suivant alors que je la voyais disparaître en haut.

Non ! Je ne trichais pas ! J'utilisais juste ma force, pas ma vitesse!

Le bond suivant diminua de moitié la distance qui nous séparait, et le suivant encore me fit arriver juste sur ses talons.
Ensuite, nous jouions des coudes, nous dépassant l'un l'autre à tour de rôle en riant comme des gamins, nous bousculant gentiment tout en laissant l'autre passer,enfilant les marches à la vitesse du feu pour finalement nous arrêter ensemble en haut devant la porte métallique qui nous barrait le chemin, même pas essoufflés par ce petit jeu.

J'appuyais ma main sur une plaque contre le mur à côté du bâti et un déclic se fit entendre libérant les fermetures et laissant s'ouvrir doucement le seul accès "normal" à la terrasse extérieure, faisant entrer dans la cage d'escalier un air chargé d'embruns et la rumeur de la ville.
Je poussais un peu plus le battant et m'inclinais devant elle : Si madame veut bien se donner la peine ...  L'invitais je en prenant un ton de majordome anglais.

Alors qu'elle prenait pied sur cet espace incongru au milieu des cieux de la métropole, je retournais en arrière un instant et passais à mon tour, les bras chargés du plateau envoyé tantôt par le monte-charge.
Devant nous le sol était couvert d'un gazon ras et des îlots de fleurs et d'arbustes se dressaient ça et là. Tout cet espace privilégié était clôturé par une rangée de roseaux décoratifs sur trois côtés et totalement dépourvu d'obstacles vers le Nord-Est, vers l'east-River qu'on voyait au loin et surtout vers Metropolis au-delà dont on voyait les lumières dans la nuit qui était tombée ...

Tu vois, sans le savoir, j'avais toujours un oeil sur toi quand j'étais ici Dis je en la dépassant et en posant le plateau sur une table basse avant de rapprocher deux transats d'elle. Je m'installais dans l'un d'eux et tapotais sur l'autre de la main avant de préparer son thé.
Allez, viens t'asseoir ici et profite de la vue qu'on a depuis mon petit paradis ...

Je disposais les îles flottantes et rapprochais le tout entre nos sièges afin qu'il n'y ait pas à en bouger pour les attraper ...
Si on a de la chance, on verra un vol de Superman passer ou une Batmobile ...

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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Dim 15 Jan - 12:46




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
Je ris, une hilarité venant d’un mélange de nerfs et de joie pure. Nerfs, car je ne pouvais m’empêcher de me dire que tout était trop beau pour être vrai et de joie…ai-je vraiment encore besoin d’expliciter ce point ? Réellement ? A sa protestation je tournais rapidement la tête et lui tirais la langue, continuant de gravir les marches rapidement, gardant en moi cette vitesse propre à mon espèce. Ce n’était pas bien difficile de toute façon, cela faisait plus de vingt ans que je ne l’avais pas utilisée ou presque. Alors la retenir encore un peu n’était pas une épreuve.

"Je ne suis pas une barbare, voyons !" m’exclamais-je.

Avait-il vraiment cru que j’allais forcer la porte ? Peut-être, dans ma hâte, j’aurais pu si je ne faisais pas attention, je pourrais laisser une marque dans la dite porte en manquant de m’arrêter quand je le devais Mais cela n’arriverait pas. J’étais attentive à la vitesse et l’élan que j’avais. Un bruit sourd attira mon attention à l’arrière et je tournai la tête pour le voir sauter bien plus haut et loin qu’un humain normal ne pourrait le faire, afin de rattraper son retard. Je levai les yeux au ciel.

"Et tu dis que ce n’est pas du jeu ?"

Mais il n’y avait aucun venin, aucun reproche dans ma voix, juste un peu de provocation, peut-être ? Le reste des étages, une fois qu’il m’eut rejoint, furent une bataille de tous les instants pour savoir qui arriverait le premier. Cependant, il atteignit la porte le premier, d’un quart de seconde, et je m’arrêtais à côté de lui, l’observant alors qu’il ouvrait la porte et je déposai un léger baiser sur sa joue alors qu’il me laissait passer la porte en premier. La vue qui m’accueillit me coupa le souffle et je fus incapable de bouger pendant de longues secondes, sortant de ma trance en l’entendant parler et je souris, détournant mon regard de la vue pour le poser sur lui.

"Je vois ça. Cependant, cela prouve que j’étais suffisamment discrète avec mes Boom Tubes, si tu n’en as jamais repéré le bout d’un auparavant…"
dis-je pas peu fière de moi.

Je vins m’installer quand il me le proposa, observant à la fois la vue des villes au loin et le ciel étoilé. Un rire m’échappa en un souffle et je délaissai pour le moment les desserts pour observer le ciel. C’est de là-bas que nous venions, lui et moi. Un endroit lointain, très lointain, mais qui allait bientôt arriver sur cette petite planète tel un astéroïde se crashant dans ses terres. Un soupir sortit d’entre mes lèvres, suivit de quelques paroles.

"J’aimerais pouvoir prédire quand il arrivera…"

Il n’y avait pas de question sur qui était ce « il » dont je parlais. Darkseid. Après s’être clairement montré à la Justice League et surtout à des paradémons, il ne faisait aucun doute que le seigneur d’Apokolips connaissait la position de son fils et l’attaque serait imminente. Mais pour dans combien de temps ? Quelques heures ? Jours ? Semaines ? Aucun moyen de le savoir avant qu’il ne soit trop tard. J’aurais voulu le savoir à l’avance, pour aider au mieux la Terre, les aider à se protéger, leur fournir des Mother Box si besoin. J’aurais voulu faire tellement plus…Mais ce n’était pas le moment de penser à ce genre de choses et je me secouai la tête, chassant ces pensées.

"Pardon. Ce n’est pas le moment de penser à cela, je suis désolée." La dernière chose que je voulais était gâcher ce moment avec Orion, peut-être que nous n’avions pas beaucoup de temps, et je ne voulais pas le passer à penser au futur qui ne semblait pas bien parti. Avec un nouveau sourire, je pris une des îles flottantes et la goûta. Un son de délectation se fit entendre et je me tournais vers Orion, désignant le dessert de ma cuillère "Elle est délicieuse. C’est décidé, tu feras la cuisine à la maison."

Plutôt rester dans notre petite bulle pour le moment, nous aurons bien le temps de penser à ce qui allait arriver plus tard.
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Lun 23 Jan - 12:20


Combien de fois m'étais je installé seul sur ce toit et avais je rêvassé bien calé dans mon transat sous ce ciel étoilé ?
Combien de fois avais je médité pour renforcer ce mur qui enfermait ma nature brutale en regardant le large et la ville, les villes plutôt, car d'ici, un Néo-Dieux pouvait parfaitement distinguer Métropolis et même parfois, par temps favorable, une silhouette bleue et rouge sillonnant son ciel ?

Jamais, au grand jamais, je n'aurais oser rêver ni imaginer qu'un jour je serais là avec elle, jamais ! Et pourtant, lorsque je tournais la tête, c'est bien elle que je voyais, c'est bien sa voix que j'entendais ...

Inévitablement, ses pensées avaient dérivé vers ce qui nous menaçait le plus, ce que nous redoutions, pour nous et pour tous ceux qui vivent sur ce monde. Je reste silencieux pendant ce bref laps de temps entre cette pensée sortie de sa tête comme si elle avait deviné mon propre cheminement et dit tout haut nos craintes conjointes, se confondant en excuses de l'avoir proféré ...

Pas grave... Dis je en faisant un signe de dérision avec ma cuillère, Je vis avec ça depuis des lustres ... Je lui souris et lui fais un clin d'oeil pour dédramatiser l'instant.

Comment lui expliquer que j'attends simplement que ce jour arrive, ne faisant rien pour qu'il puisse me trouver mais restant vigilant à la moindre de ses activités ... Comment lui faire comprendre que je me suis fait à l'idée d'y rester autant qu'à celle d'éliminer mon propre père, imaginant et cherchant toutes sortes de façons d'en finir et me préparant au pire comme à l'inévitable.

Car pour moi, dans un cas comme dans l'autre, il n'y aurait pas de victoire, juste une chance de donnée aux autres si je venais à vaincre ... Mais dans l'un et l'autre des cas, j'y perdrai assurément quelque chose ...
J'utilisais peu les Boom-Tubes de mon côté pour éviter de l'alerter, un jeu de cache-cache pendant plusieurs années qu'il me tarde de cesser le plus tard possible ... Il y a quand même pas mal d'allez et venues de gens de chez nous sur Terre, et tes Tubes ont changé de signature ... Donc je ne pouvais me douter que derrière l'un d'eux se cachait quelqu'un qui m'était cher...

Comme d'habitude, je trouve un dérivatif pour laisser ça de côté, et c'est de mon dessert que vient l'effet salutaire. En entendant le son goulu qui me vient d'elle je tourne la tête à nouveau la cuillère encore dans la bouche de ma dernière fournée et j'avale précipitamment ma bouchée pour ne pas la laisser fuir alors que je veux m'esclaffer :
ça me dérange pas, c'est mon métier tu sais ... Le seul endroit où je peux battre quelque chose sans risquer une vie et en créer d'autres rien que pour le plaisir de voir les gens s'en réjouir ... Faudra prévoir quand même de la place, j'ai les épaules larges ... Répondis je avec humour avant de me pencher à presque tomber pour combler l'espace qui sépare nos sièges et lui voler un baiser, ôtant du même coup la pointe de crème qui trônait sur sa lèvre supérieure.

Je restais ainsi à quelques centimètres de son visage, mes yeux dans les siens, moment de félicité qu'on ne pourrait nous voler ni effacer, inscrivant au plus profond la moindre paillette brillant dans ses yeux éclairée par le soleil couchant et les lumières de la ville qui s'allumaient l'une après l'autre.

C'est ce genre de moments qui me gardaient en vie ou me donnaient la force. C'est grâce à eux et en les partageant avec mon autre côté si sombre que venait mon équilibre. Et finalement j'arrive à lui dire ces mots qui scellent l'éternité des liens qui nous unissent et que rien ne devrait pouvoir rompre ...
Je t'aime ...

C'est sorti comme un murmure, comme un souffle, mais au même moment mon esprit prend conscience que le temps est passé, que je ne suis plus celui qu'elle connaissait ni elle celle qui avait senti en moi cette étincelle et l'avait fait briller ...

Une stase, un instant, et je me lève, posant ma coupe vide sur la table qui nous séparait comme l'avait fait tout l'univers pendant ces années. Je marche jusqu'au bord du toit et je m'arrête face au vide, regardant en bas puis loin devant, le désespoir au coeur.

Tu vas devoir m'aider, beaucoup, je ... Je ne sais pas comment m'y prendre, par où ni comment commencer, recommencer ... J'ai été trop longtemps seul je crois ...
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Dim 29 Jan - 13:02




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
Il tenta de me rassurer, mais ça ne fut pas très efficace.  Il faisait celui que ça ne touchait pas trop, qui était habitué. C’était probablement vrai dans une certaine mesure ; cela faisait si longtemps qu’on lui parlait du combat fatidique qu’il devrait mener contre son père, il devait s’y attendre, mais en même temps, je ne pouvais pas croire qu’il soit à ce point résigné. Ou peut-être était-il simplement déterminé. Je n’en savais rien à cet instant et ça m’inquiétait. Je voulais être là pour lui, le soutenir et faire en sorte que tout se passe bien. Je voulais surtout m’assurer qu’il en ressorte vivant et ce, pour une raison purement égoïste. J’aurais pu prétendre que s’il en ressortait vivant, cela voulait dire que l’univers était débarrassé d’un tyran et d’un monstre. Que cela voulait dire que nous étions simplement libres et qu’il n’aurait plus à supporter le poids d’une prophétie aussi lourde. Mais non, la seule et unique raison pour laquelle je voulais qu’il en ressorte vivant était parce que cela voulait dire qu’il me reviendrait, sain et sauf, et que nous pourrions enfin vivre comme nous l’entendions.

Je repoussais pourtant ces pensées au fin fond de mon esprit, nous aurions le temps de nous inquiéter de tout ceci le moment venu. C’est vrai que ce ne sont plus les même Boom tubes que j’utilisais à présent, le générateur avait été fourni par mon père lorsqu’il m’a forcée à fuir New Genesis à mon mariage. Ce qui devait jouer. Et vu que son père pouvait le rechercher à tout moment, je comprends qu’il ne soit pas venu vérifier qui se trouvait de l’autre côté du Boom Tubes. Je restais silencieuse, du moins jusqu’à le complimenter sur son dessert et un sourire me revint vite au visage. J’allais lui répondre, mais vu ses gestes, je me doutais de ce qu’il voulait faire et me pencha aussi pour venir à sa rencontre. C’était si simple comme geste, mais cela faisait si longtemps, chacun de ceux que nous échangions aujourd’hui avait une saveur particulière, et je ne pouvais m’en passer. Je n’osai pas parler, de peur de rompre le moment. Pourtant, ce fut lui qui le rompit en se levant, devant mes yeux ébahi. Je clignai des yeux, étonnée puis me tourna vers lui, alors qu’il alla vers le bord du toit. D’abord il me disait « je t’aime » puis il s’éloignait ? Je me levai aussi, le rattrapant alors qu’il parlait et un fin sourire soulagé me vint. Si ce n’était que cela…Non pas qu’il n’y ait pas du travail, mais pour moi aussi, vingt ans sans qu’un autre homme ne prenne sa place, jamais…Ca laissait des traces.

M’approchant encore, je pris sa main dans la mienne et la serra fermement.

"Ne t’en fais pas pour cela. Je pense que l’on va avoir tous les deux besoin d’un temps d’adaptation." Je me collais contre son flanc "Je suis moi-même un peu rouillée en la matière…Mais on va y arriver. Si on y est arrivée une première fois, on y arrivera bien une seconde fois, non ?" je me tourne vers lui et lève une main pour la poser sur sa joue, l’incitant à me regarder lui aussi "Tant que nous sommes tous les deux, on pourra tout vaincre, j’en ai la certitude."

J’y croyais sincèrement.
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Mar 21 Fév - 13:59


Encore un rêve qui se réalise, j'espère ne jamais me réveiller, sa main qui se glisse dans la mienne, si menue, si frêle et pourtant si forte. Ce contact me confirme que ce que je vis en cet instant est la réalité, ou du moins assez réel pour que tous mes sens en soient exaltés. Sa voix me fait frissonner autant que ses paroles que mon âme absorbe comme autant de félicité. Et que dire de son corps alors qu'elle le love contre le mien, enflammant ma peau sous ces vêtements, faisant battre mon coeur dans ma poitrine à en faire mal.

Elle me rassure, elle m'invite vers cet avenir ensemble auquel j'ai tant aspiré. Mes pieds sont en coton quand elle me force à la regarder droit dans les yeux, ces yeux où je ne vois que l'amour sincère qu'elle a pour moi. Heureusement que mes lentilles masquent l'éclat de rubis des miens car peut être aurait elle peur de ce flamboiement qui les anime et dont je ressens la chaleur jusque dans mes tréfonds.

Tant que nous sommes tous les deux ... C'est un murmure qui s'échappe de mes lèvres comme un dernier souffle au moment fatidique.

Pourquoi ai-je donc un tel père et une telle responsabilité, un tel destin à mener à bien, ou à mal ? Et les questions et l'angoisse qui les accompagne me bloquent dans tout élan aussi surement qu'une digue arrête le flot sauvage de la mer. Quel funeste destin de la retrouver justement maintenant alors que le dénouement est proche, si proche, bien plus proche qu'il ne l'a jamais été, lui faisant courir un danger bien plus grand qu'elle ne saurait l'imaginer ...

Je me perds dans ses yeux et mes lèvres viennent se coller aux siennes tout naturellement alors que mes bras comme doués d'une vie propre et indépendante la pressent contre moi et l'entourent comme des remparts invincibles contre toute atteinte de l'extérieur.

Notre baiser est long, langoureux, passionné, et, sans nul doute, si nous avions été dans l'alcôve d'une chambre, nous serions nous retrouvés allongés l'un contre l'autre, j'arracherais sans doute ses vêtements, je caresserais sa peau tout en l'embrassant, en l'embrasant, en la retrouvant encore et encore, assez pour combler ces années perdues si loin l'un de l'autre et pourtant finalement si proches.

Le cris strident d'une mouette qui nous survole dans l'obscurité, le klaxon d'une automobile dans la rue, le claquement et le crissement des roues du métro aérien sur les rails, tous ces bruits de la ville me firent revenir à la réalité du lieu où nous étions et j'écartais ma bouche de la sienne à regrets, enfouissant mon visage dans son cou pour en respirer l'odeur et m'imprégner se sa chaleur.

Je vais te ramener chez toi, je crois que c'est mieux pour l'instant ...

D'un ordre silencieux j'active le lien qui me lie à mon A4, toujours intimement entrelacé au coeur de la moto garée dans la petite cour derrière le restaurant.

Sans un bruit, l'engin s'élève et remonte le long du mur pour venir finalement se poser sur la terrasse avant de démarrer son moteur qui murmure doucement dans l'ombre.
Le carosse de Ma Dame est avancé ... Pas de BoomTube aujourd'hui, juste une balade normale ...

Mon plus cher voeux à cet instant était de faire durer ce moment ensemble, de rouler sur les boulevards avec elle agrippée à moi, cheveux au vent, entourés par cette foule anonyme que nous protégions et pour laquelle nous allions nous battre pour la sauvegarder du triste sort que lui réservait Apokolips et son Maître.

Je me dégage d'elle à moitié et je la mène jusqu'à l'engin en l'embrassant encore et encore sur les lèvres, la joue, le cou et la nuque, avant d'enfourcher mon destrier et de tapoter sur l'assise derrière moi pour l'inviter à me rejoindre ...

Tu viens ?
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Dim 2 Avr - 16:12




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
Je ne pus m’empêcher de fondre à son baiser, mes bras trouvant place dans sa nuque, m’accrochant à lui comme s’il ne nous restait que cela. Ce qui était peut-être vrai, en réalité. La prophétie ne donnait pas le nom du vainqueur, tout se jouerais en un combat, un affrontement solitaire et ultime qui déciderait à la fois du sort de notre bonheur et du sort de l’humanité sur Terre. Ce baiser promet à la fois beaucoup mais ne délivre pas assez à mon goût et je le sais, mais que pouvions-nous y faire ici ? Dans un autre contexte, il est fort probable que l’issue de cet échange se termine bien différemment…Seulement ce n’était pas le cas en cet instant, comme l’indiquait le fait qu’Orion rompe ce baiser, bien que restant dans les bras l’un de l’autre. Je me délecte de le sentir à nouveau contre moi après si longtemps. Dire que j’ai presque cru à un rêve lorsqu’il a littéralement volé dans mon champ de vision quelques heures plus tôt.

Ses paroles que tirent pourtant un soupir attristé, et je resserre ma prise sur lui, ayant du mal à lâcher prise après seulement quelques heures à ses côtés. Bon sang, vivement que Darkseid ne soit plus dans le tableau, nous pourrions enfin être ensembles sans aucun autre obstacle que celui de se réapprendre l’un et l’autre. Je recule à regret mon visage et affiche une moue un peu boudeuse. Je n’y peux rien, mes émotions ont pris le contrôle de mon visage pour le moment.

"Déjà… ?"

Oui, je suis déçue, mais sens bien qu’il a raison. Le combat fatidique est dans peu de temps, on le sait tous les deux, on le sent et ne pas trop se rattacher l’un à l’autre (trop tard) avant ce combat était plus judicieux. Bien que ses actions semblent contredire ces paroles, ne pouvant lâcher ma peau de ses lèvres plus de quelques secondes, pour mon plus grand plaisir et ça me tire même un petit rire alors qu’il va prendre place sur sa moto et je le suis d’un grand sourire, passant mes bras autour de sa taille.

"Tu sais que Metropolis ce n’est tout près ?"

Dis-je, une note taquine dans la voix. Je me doute bien qu’il le sait, et je soupçonne d’avoir proposé ce moyen de locomotion pour cette raison précise. Plus de temps de trajet, plus de temps ensembles malgré tout. Je profite de quelques secondes de vide pour me relever un peu sur la moto et lui embrasser la joue avant de me rasseoir convenablement.

"Merci. Pour tout ça."


Le dîner, le chemin du retour, toutes ces découvertes, être là, simplement…
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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Mer 5 Avr - 16:13


Les rues déroulent leur tapis d'asphalte sous ma roue avant, de chaque côté, les immeubles et maisons nous font une haie d'honneur, éclairant notre route au fur et à mesure, et je suis heureux, au point de ne pas y croire même en sentant la chaleur de son corps pressé contre mon dos, même avec ses bras entourant ma taille et ses mains posées sur mon ventre.

L'air ne m'a jamais semblé si doux, si bon, si vivant que ce soir. Déjà New-York est un souvenir derrière nous et l'entre deux ville aux pavillons dispersés touche à sa fin, Métropolis profilant ses hautes tours devant, comme une citadelle dont on peut voir parfois le gardien sillonner le ciel en quête d'aventure.

J'ai beau ne pas le vouloir, notre destination se rapproche, comme le moment où nous devrons nous séparer, temporairement cette fois, sachant tous deux que nous ne sommes pas loin l'un de l'autre, que nous sommes là l'un pour l'autre.

Même si mes paroles ont pu le démentir, même si mes actes ont pu tromper leur monde, je ne suis pourtant pas prêt à renouer totalement avec elle, à enfin vivre cette vie commune que nous n'avons pas pu engager réellement sur New-Genesis. Jamais nous n'avons vécu ensemble, vraiment ensemble, car le jour où cela devenait une évidence et une réalité, nos vies ont été changées par ma destinée.

J'aperçois son immeuble avec sa multitude d'étages. Auquel d'entre eux a-t-elle dit habiter déjà ? Cette interrogation me mobilisa le cerveau assez longtemps, et je tournais enfin dans sa rue, son avenue devrais je dire, quand je revins à ma conduite.
Qu'avait elle dit tout à l'heure ? Nous avions le temps. Mais j'étais pressé et impatient puis tout à coup ma confiance s'étiola et mon courage la suivit dans sa déconfiture.

Nous n'avions jamais vécu ensemble, nous étions mari et femme mais n'avions pas convolé. Nous avions été séparés et maintenant je me trouvais au pied du mur d'une autre vie avec un gouffre de plusieurs années d'inconnues entre nous et un oeil chargé d'une mortelle sanction qui me cherchait partout et mettait en danger tous ceux qui vivaient avec moi.

Je me gare sur le trottoir et je la laisse descendre avant de le faire moi même, aussi ému qu'un adolescent à son premier rendez-vous, du moins c'est ce que je crois en comparant avec les références terriennes que j'ai glané dans les livres et les films. Je me débarrasse du casque et la soulage du sien, puis, balançant un peu d'un pied sur l'autre, je cherche à prendre une décision qui soit la meilleure possible.

Finalement, j'avance jusqu'à la porte fermée par son système de sécurité et j'attends qu'elle la débloque et lui emboîte le pas alors qu'elle entre.
Mes yeux vont partout, histoire d'éviter les siens au possible, et la porte de l'ascenseur se referme sur notre couple le temps de nous transporter plus haut. Ma main cherche la sienne pendant cette ascension et c'est ainsi que nous arrivons devant sa porte, celle de son appartement, qu'elle déverrouille à son tour.

Et là, je me retrouve paralysé, bien plus que si mon père était apparu sur le palier.
Nous nous regardons et je rapproche mon visage du sien en me pliant un peu à cause de la différence de taille, ma main se posant au creux de ses reins pour la rapprocher un peu plus encore tandis que nos lèvres se joignent, là, debout sur le paillasson.

Je pourrais franchir le pas en l'embarquant dans mes bras ou rien qu'en nous faisant tournoyer d'un quart de tour, mais je n'en fais rien. J'ai peur de précipiter les choses, peur de rater ces retrouvailles par une maladroite excitation et un empressement mal venu.
Quand finalement nous nous séparons, enfin nos bouches avides et brûlantes, j'arrive à placer un mot :
Je ... Je vais te laisser maintenant, comme tu disais tout à l'heure, nous avons le temps ...

Et je me dégageais d'elle puis retournais jusqu'à l'ascenseur qui était encore là et rouvrait ses portes à peine le bouton pressé, ce dont je le maudissais et le bénissais à la fois sur le coup.
Je me retournais une dernière fois et lui envoyais un baiser depuis la paume de ma main :
Bonne nuit, à demain ... Je t'aime ... Et je me renfonçais dans le fond de la cabine alors que les portes commençaient à se fermer avec un chuintement ressemblant à la lame d'une guillotine qui tombait ...

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MessageSujet: Re: Et maintenant? ft Dean O'Ryan   Mar 13 Juin - 8:59




Et maintenant?
Dean O’Ryan • Rebecca Loveless
J’ai beau savoir que ce trajet signifie la fin de nos retrouvailles pour le moment, je me sens sereine. Je ne sais pas dans combien de temps on se reverra, si on pourra se revoir avant que Darkseid ne décide d’arriver et de mettre la Terre sans dessus-dessous. Mais je sais qu’on se reverra, je sais qu’il est là, vivant, qu’il tient encore à moi, même si pour l’instant nous en sommes revenus à avancer à petits pas dans cette relation si étrange qu’est la nôtre. Pour le moment, c’est plus que suffisant. Cet homme à qui j’ai offert mon amour m’est revenu alors qu’il y a quelques mois seulement, il était mort officiellement. Cette pensée me fait resserrer ma prise sur sa taille, comme pour me rassurer que non, je ne rêve pas et il ne va pas disparaître si je ferme les yeux un instant. Bien que sereine, je ne dirais pas que je suis heureuse en cet instant, car comme je le disais, nous approchons de la fin de cette rencontre alors que je n’ai aucune envie de le laisser partir, encore.

Finalement, nous arrivons devant mon immeuble et je le relâche avec un soupir, lui tendant le casque et ébouriffant mes cheveux pour effacer le passage du casque. Il allait falloir que je m’y fasse si ça comptait remplacer les Boom Tubes. Quoi que, il est fortement possible que je m’en serve encore, ayant une destination certaine en tête maintenant. J’entre dans l’immeuble et il me suit, chaque étape nous rapprochant irrémédiablement de cet appartement. Un palier qui marquerait définitivement notre séparation momentanée. Ou peut-être pas, mais je ne pouvais être sûre de rien, et je ne voulais pas élever trop haut mes espoirs s’ils ne se concrétisent pas au final. J’ai été trop malmenée par la vie pour me permettre cela maintenant.

Je n’hésite pas à entrelacer mes doigts aux siens quand je sens sa main chercher la mienne, et je me rapproche même de lui, profitant encore quelques instants de sa chaleur contre moi. Je n’ai pas envie de le laisser partir, de le perdre de vue une nouvelle fois, bien qu’ayant conscience qu’il est vivant et en bonne santé. Cependant je sens cette énergie anxieuse qui le parcours, dans de légers mouvements presque invisibles à l’œil nu, mais je le connais, lui et ses réactions et en cet instant, il est peu sûr de ce qu’il veut, ou peut faire, je ne suis pas aussi certaine que j’aimerais l’être. Alors il vaut mieux lui laisser le temps de se faire à cette nouvelle situation, d’y penser au calme, sans moi à côté pour l’influencer dans une direction ou dans une autre. Pourtant, c’est lui qui me surprend en me volant un nouveau baiser, que je lui rends avec grand plaisir, un immense sourire sur mes lèvres quand il s’éloigne un peu. J’ai presque l’envie de lui proposer de passer la nuit ici, juste pour rester encore un peu avec lui, mais il me devance en annonçant me laisser, et je cherche mes mots.

"Oui. On pourra toujours se voir très vite." Je le regarde s’éloigner vers l’ascenseur et ajoute "Bonne nuit, fais attention sur la route. Je t’aime Orion." Et les portes de l’ascenseur commencent à se refermer quand je me rends compte d’une chose et me précipite vers ces dernières, les empêchant de se refermer et farfouille un instant dans mon sac, lui tendant finalement une carte de visite "Tiens, si tu veux me contacter, tu as tous mes contacts sur cette carte." Je me mords la lèvre inférieure, hésitante à ma dernière demande "Préviens-moi quand tu es arrivé chez toi… ? Je sais bien que ce n’est pas un accident de la route qui pourrait te faire grand mal, et que je devrais probablement m’inquiéter pour les autres personnes en cause le cas échéant mais…" je croise son regard "Enfin…Juste préviens-moi…"

Je dépose un rapide baiser sur sa joue et m’éloigne de quelques pas, laissant les portes d’ascenseur se refermer et emmener avec elles cet homme qui compte tant pour moi.
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Et maintenant? ft Dean O'Ryan
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