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 Un travail dans mes Kord [PV Oliver Queen]

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ADMIN ♔ NAUGHTY CAT
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MessageSujet: Un travail dans mes Kord [PV Oliver Queen]   Jeu 2 Juin - 17:28



Je pleurais toujours un peu intérieurement, quand il me fallait débourser mes précieux deniers pour assurer la faisabilité d'un cambriolage. La base même de mon mode de vie, c'était d'assurer ma subsistance par le vol et la revente ; si mes larcins me coûtaient plus cher à mettre en place que ce que j'en tirais sur le marché noir, autant brûler mes billets tout de suite (je gagnerais du temps, qui était lui-même de l'argent).
Les hackers freelance facturaient la moindre de leurs interventions à un tarif odieusement élevé (qui me faisait invariablement siffler de douleur), chose qui à elle seule expliquait pourquoi je me dispensais autant que possible de leur entremise. Mais parfois, une occasion en or se présentait, qui exigeait d'en passer par là. Comme ce soir, par-exemple, où j'attendais, tapie devant un dépôt d'allure banale, un SMS. Si j'avais été à Gotham, l'attente se serait certainement faite sous une fine pluie froide, entre deux pentes de toits crasseux et sous un ciel nuageux couleur de rouille. Par chance, ma combinaison intégrale et moi nous trouvions dans Brainerd, la mini Silicon Valley de Starling City, où tout ce que la ville concentrait d'entreprises tournées vers l'informatique et les nouvelles technologies se défiaient, tour à tour, du regard.

Starling City m'évoquait une Gotham moins ancrée dans le passé, et plus tournée vers l'architecture contemporaine. Très appréciable, puisqu'on y trouvait sans mal un joli toit tout plat d'où lorgner confortablement sur sa future cible, le tout drapée dans un réconfortant drap d'obscurité.
J'ignorais d'où précisément avait fuité l'information, mais K.O.R.D. Industries prévoyait de transférer un prototype de nanopuce vers son antenne à Chicago. Pour cette nuit exclusivement, la précieuse création avait été sortie de son laboratoire de naissance ultra-sécurisé, et placée secrètement dans un petit entrepôt de stockage, comme on en trouvait des dizaines par ville américaine. Sauf que je m'étais débrouillée pour apprendre quel entrepôt avait été retenu (le sang avait d'ailleurs été tenace à nettoyer de mes griffes). Sans surprise, la firme internationale s'était permise de veiller à l'impensable, en garnissant le dépôt de dispositifs de surveillance (avantage non-négligeable des petits zones : on pouvait sans mal en surveiller tous les angles), lesquels ne devaient plus tarder à se faire neutraliser. Discrètement, bien sûr : K.O.R.D. Industries pesait aussi lourd que S.T.A.R. Labs, dans le monde des finances. Le S.C.P.D. ne ménagerait pas les efforts déboursés pour empêcher une tentative de vol du bijoux de technologie qu'était la nanopuce. Du reste, difficile d'ignorer que Starling comptait un Archer Vert en faction sur ses toits, après la petite allocution télévisuelle dont l'intéressé s'était fendu.

Une vibration dans ma main gauche m'annonça le top départ.


Vous avez 25 minutes.

Joli cadeau, chéri ! Saluais-je d'une voix feutrée.

Le pronostic initial du hacker avait été de pouvoir me donner 15 minutes de liberté pour intervenir, maximum 20 (et le tarif de son intervention avait été calculé en conséquence). Il m'offrait du rab' en toute gentillesse, ce qu'il fallait signaler, car ces charités se faisaient rares...
Nouveau SMS.


Il y aura un surcoût.

Je retire ce que je viens de dire : manifestement, travailler pro bono ne se faisait plus du tout, à notre siècle.

Ni une ni deux cependant, je bondis vers ma destination. Mes vingt-cinq minutes s'égrainent, après tout. Mon fouet claque, lorsque je l'envoie s'enrouler fermement autour d'une rambarde et, assurée par le restant de la lanière accrochée à ma ceinture, je descends en semi-rappel, lunettes sur les yeux. Inutile que je m'agace d'un homme qui devait avoir les doigts encroûtés de corne, une vie sociale inexistante et des yeux rougis par les écrans, alors que je m'apprêtais à mettre la main sur un objet dont les enchères crèveraient le plafond. Dès la nanopuce en ma possession, sa vente me rembourserait dix fois ce que j'avais investi pour l'acquérir.
Sans leurs systèmes informatiques pour sécuriser la pièce, K.O.R.D. Industries avait laissé relativement vulnérable cette prunelle de leurs yeux. La serrure ouvrant l'accès au dépôt me céda plus rapidement qu'un fonctionnaire recevant l'un de mes célèbres regard de chat, et j'aurais crié à la plaisanterie devant la piètre disposition des faisceaux laser. Ceci dit, j'enjambais le dernier d'un mouvement coulé lorsque mon portable vrombit une troisième fois.

Tiens donc ?


Vous n'êtes pas la seule sur le coup.
Et la concurrence n'a pas votre délicatesse.
Ils ont déclenché une alarme en tentant d'infiltrer le réseau après moi.
Préparez-vous à recevoir de la visite.

Fait chier ! Putain...

Je pouvais jurer tout mon soûl à voix haute, maintenant : il ne me restait plus assez de temps pour récupérer ce que j'étais venue chercher. Si ce n'était pas mes concurrents qui débarquaient bientôt, ce seraient la police, ou un justicier voulant leur faciliter la tâche.

Alors pourquoi étais-je malgré tout en train de crocheter la serrure du coffre dans lequel se trouvait la nanopuce ?


Allez allez, ma jolie... Dis-moi un mot gentil... Murmurais-je d'un timbre chaud pour tenter de faire fondre la serrure, dans l'hypothèse où elle serait plus intéressée par les femmes que par les hommes.

Oui, j'avais opté pour la décision téméraire, celle qui me valait actuellement d'avoir les pupilles dilatées, et le cœur battant la chamade. Mes mains s'activaient fébrilement à exécuter un travail d'une infinie précision exigeant calme et patience. Tout ça le dos tourné  à l'entrée du dépôt, d'où pouvait à tout moment débarquer trois variétés différentes d'individus armés.

Gardez-le bien pour vous, mais... Rien n'égalait pour mon cerveau ces moments de haute tension, où je me sentais vivante à 200% !

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MessageSujet: Re: Un travail dans mes Kord [PV Oliver Queen]   Mar 16 Aoû - 0:12

un travail dans mes KORD

Selina & Oliver


« Oliver il y’a un braquage en cours à K.O.R.D. Industries. » « Bien reçu Felicity, je suis en chemin. » Oliver le savait lors des braquages, il fallait redoubler d’efforts au risque de voir les braqueurs vous filez entre les doigts. Actionnant de nouveau la poignée de sa moto, l’archer vert accéléra. Les rues n’étaient jamais vide dans Starling City mais fort heureusement, il était agile et pouvait zigzaguer entre les véhicules. Bien sûr il savait que la police ne tarderait pas à arriver mais depuis qu’il avait endossé son costume, Oliver avait réalisé que bien trop souvent les forces de polices n’étaient pas suffisantes pour combattre le crime dans sa ville. C’était aussi une des raisons qui l’avait fait choisir cette voie si particulière. Au fur et à mesure de son avancée dans les rues de la ville, Oliver écoutait les informations que lui diffusait Felicity. D’après la jeune femme, il n’y avait qu’une seule personne présente dans le bâtiment et grâce aux caméras de sécurité, elle était parvenue à découvrir l’identité de la braqueuse, puisqu’il s’agissait bel et bien d’une femme qui n’était autre que la célèbre Catwoman. Le justicier en avait déjà entendu parler, il la savait redoutable et une adversaire de taille, après tout, ce n’était pas sans raison qu’elle posait problème même au Batman. Il la savait également très attiré par l’appât du gain chose qui menait bien entendu sa carrière de criminelle. La réputation de la femme n’était pas à faire, elle était connue pour être incroyablement difficile à attraper ainsi, Oliver devrait redoubler de vigilance face à cette adversaire qui à n’en pas douter allait elle aussi lui donner du fil à retordre.

Arrivé aux abords du dépôt dans laquelle le braquage se déroulait, Oliver gara sa moto avant de s’approcher à pied. Il ne pouvait bien entendu pas entré par l’entrée principale, il devait faire preuve de discrétion au risque de voir la criminelle lui filer entre les doigts. Grimpant comme il le pouvait sur le toit du bâtiment, Oliver tenta d’observer la scène à travers les vitres présentes sur le toit. Malheureusement pour lui la pénombre ambiante dans le dépôt compliquait sa tâche. Avec discrétion, il s’engagea donc dans le batiment, à la recherche de la célèbre braqueuse. Passant de rangée en rangée, Oliver observait partout pour retrouver la jeune femme. Son arc bandé commençait à faire naître dans les bras du justicier une certaine douleur, ayant déjà utilisé son arme une grande partie de la soirée. Finalement après plusieurs minutes de recherches, il tomba sur celle qu’il recherchait. Bandant un peu plus son arc, il pointa son arme en direction de la cambrioleuse. « Au risque de te décevoir, nous ne sommes pas à Gotham. Laisse tomber ce braquage et je te laisserai partir. » Oliver se doutait bien que si Batman lui-même ne l’arrêtait pas, elle ne devait pas être une menace aussi importante que pouvait l’être le Joker. Ainsi était il disposé à se montrer clément et à la laisser partir à conditions qu’elle parte les mains vides bien entendu.




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MessageSujet: Re: Un travail dans mes Kord [PV Oliver Queen]   Dim 21 Aoû - 22:39



Les félins ont l'oreille fine, mais contrairement à eux, je n'entendis pas venir mon visiteur dans mon dos. Pas glorieux, pour une Catwoman...

À ma décharge, la serrure du coffre m'avait donné plus de mal que prévu, et l'adrénaline - si stimulante ! - dans mes veines n'avait pas eu que des bienfaits sur mon attention générale. Certes, j'adorais en sentir l'impact sur ma précision musculaire et mes réflexes ; toutefois, je négligeais un peu trop souvent ces derniers temps l'influence négative du stress sur mon audition. Je devenais pour ainsi dire sourde, coupée de l'extérieur, dès lors que mes neurones s'unissaient pour déjouer la complexité d'un mécanisme. Ce n'est qu'en percevant la trille électronique d'un gadget activé que je fis volte-face, en tentant de contenir ma surprise.

J'étais accroupie, les mains restées derrière mon dos et les lunettes relevées, face à un solide archer encapuchonné qui me tenait en joue. Comme si Batman avait lancé une mode, lui aussi s'adressa à moi avec une voix trafiquée (sans doute la sonnerie qui m'avait annoncée sa présence appartenait-elle à l'appareil qui masquait son véritable timbre), m'offrant un marché plus que sympa. Dans des circonstances similaires, Bruce m'aurait grondée, j'aurais fait le dos rond, puis on se serait jetés l'un sur l'autre sans que l'un ne parvienne à prendre un avantage clair, et je m'en serais tirée en l'obligeant à choisir entre m'arrêter ou sauver un bus d'orphelins pris dans les flammes.


J'admets que là... On m'avait vendu qu'à Starling, c'était un type volant en armure cybernétique qui se chargeait de l'accueil. Soupirais-je d'un air déçu, tout en manipulant à l'aveugle ce qui se trouvait dans mon dos. J'imagine qu'il était déjà occupé ailleurs. Ou alors, sa voix n'était pas assez grave pour que je puisse le prendre au sérieux. Alors qu'un justicier qui bande plus vite que son ombre... Mon regard devint complice, et je fis glisser un léger sourire sur mes lèvres. Le genre qui, en société, salue une plaisanterie qu'on ose trouver amusante, mais pas au point de la revendiquer assez pour en rire ouvertement.

Green Arrow semblait moins pincé que ma chauve-souris habituelle, et j'avais un peu la tête ailleurs (mes mains s'efforçaient de récupérer ni vu, ni connu, la nanopuce du coffre), aussi tentai-je une allusion bien grivoise, digne d'une lycéenne à la manque, pour détourner un brin son attention. Et, comme souvent, quand j'essayais de distraire un combattant du crime venu me passer les menottes, ma langue devint un moulin tourbillonnant dans ma bouche, telle une
bobine enroulant à une vitesse surnaturelle un fil autour de son essieu.

Quoi que... Sauf erreur de ma part, tu fais partie de ceux qui n'ont pas encore leur place dans la Ligue, non ? Fis-je d'un ton détaché, en considérant, tête inclinée sur le côté, mon interlocuteur (dont le vert me rappelait trop Ivy pour que ce n'en soit pas désagréable). À peu de choses près, tu es comme ces types qu'on voit constamment sur le banc de touche, dans les matchs de foot. Assez bons pour être sélectionnés, mais pas assez pour qu'on les laisse entrer sur le terrain. Normal que ce soit toi qu'on m'envoie.

Là, je tapais vraiment au hasard, sans savoir si ma remarque porterait... Green Arrow était-il dans la Ligue ? En pourparlers pour y entrer ? Ou refusait-il la place qu'on lui y offrait ? Soit mon commentaire sur sa non-présence dans l'équipe principale blesserait son égo meurtri, soit elle passerait loin au-dessus de son crâne. De toute façon, il s'agissait d'une pique superflue, sur laquelle je ne prévoyais pas de m'appuyer à l'origine. Sans attendre de voir s'il allait s'écrouler pour pleurer sur l'injustice de sa condition, je fis mine de me rendre comme un gentil chaton tout mignon, en levant lentement les mains pour les croiser derrière mon lobe occipital (hé oui ; je suis une cambrioleuse qui n'est jamais allée au lycée, mais qui connait l'emplacement du lobe occipital). Graduellement, je me mis debout, en poussant sans brusquerie sur mes jambes, les yeux plantés dans ceux du protecteur de Starling city. La nanopuce fut tout doucement glissée par mes pouces entre la lanière de mes lunettes et mon cuir chevelu (le faire discrètement ne fut pas sans douleur, mais je réussis à ne pas tiquer).

Je ne suis pas payée assez cher pour jouer les cibles vivantes : je me rends ! J'accepte tes conditions. Déclarais-je, mains toujours en l'air, les bras formant quasiment un angle droit à la jonction du coude. Histoire de flouter la frontière du vrai et du faux, j'ajoutai à mi-voix, comme si je m'adressais uniquement à moi-même : Ils le testeront sans moi, leur nouveau système de sécurité...

Dans cette position, le haut de ma combinaison était tiré au maximum, et il aurait fallut avoir un cruel manque d'imagination pour ne pas deviner mes formes sous-jacentes. Ceci dit, je ne faisais qu'adopter une posture non-menaçante ; je n'étais pas en train de lui faire du charme (enfin... Disons que c'était un effet secondaire presque pas prévu de mon intention première) ; d'ailleurs, mes bras retombèrent le long de mon flanc.
Avec l'aplomb d'une femme innocente, je laissais derrière moi le coffre fermé, décochant à Green Arrow un regard intéressé tandis que mes pas me rapprochaient de lui.



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