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Au-delà du cuir et des vapeurs… [PV Calypso Makhaira]
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"Le monde est en marche ! Partout sur Terre les gens se soulèvent face à la puissance écrasante de notre grand Empereur de l'Ombre. Que les hérétiques crient aux cieux ce qu'ils veulent, les Dieux ne répondent qu'à notre Grand Dirigeant. Pour celles et ceux qui croient encore aux anciens régimes, les centres de correction de l'intellect général offrent des séances gratuites ! N'oubliez pas que celles et ceux qui, pour le bien-être de notre Grand Ordonnateur, dévoilent les noms des impies, ont une récompense non négligeable. Oui, car comme va vous l'expliquer le fils prodigue, le Prince des Ombres…"

La télévision s'éteint. Conneries sur conneries ce soir. Comme tous les soirs en fait. Il est tard, très. Trop apparemment d'après les sentinelles de l'Ombre. Ces saloperies de bestioles volantes qui surveillent le moindre de nos faits et gestes. Je tourne la molette de ma lampe à pétrole, me retrouvant dans les ténèbres. Appuyée sur le secrétaire de bois qui meuble, avec mon lit, ma pièce de vie, je regarde dehors. Partout ce ne sont que les ombres d'un monde qui se meurt. Parfois je me demande si je ne suis pas née à la mauvaise époque, à la mauvaise période. Mais à quoi bon se poser de telles questions ? D'après les archives interdites, rien ne prouve que l'existence du "Grand Ordonnateur" soit réel, pas plus que ce ne serait qu'une image placardée contre les murs afin de calmer les foules. Malheureusement pour lui, je sais qu'il existe. Pourquoi ? Car je l'ai servit il y a bien des années. Bien avant qu'il ne se lasse de combattre le crime… Comment a-t-il décidé cela ? Peut importe. Il tua l'autre psychopathe à visage de fou, ce devait être ainsi. Une sorte de "destin" inéluctable comme le disait mon père lorsque j'étais enfant. Mon fauteuil tourne, je fais face aux fenêtres embuées. Dehors ce n'est que fumées opaques, bruits de métal qui crissent et zeppelins. D'ailleurs, ces derniers ne font que cela, voler nuit et jour, dardant leurs projecteurs sur les zones d'ombres de notre belle ville. Ou plutôt. De ce qu'il en reste. Par le passé, se trouvait ici la capitale de mon pays natal. Mais, comme tout le monde le sait, le monde ne porte plus son nom, les pays se sont tous retrouvés sous le joug de l'Homme de l'Ombre. Adieu les anciens noms, bonjour… Monde des Ombres. Sinistre à souhait, je l'avoue.

Une sonnerie retentie. Mon téléphone. Accroché au mur, le bric-à-brac de métal et de bois fonctionne grâce à cette nouvelle technologie, l'électricité, ou un nom dans le genre. Une sonnerie, deux, trois… Je fini par décrocher. Le souci est de taille. Paradoxe à celle de mon appartement, je ne peux pas me mouvoir aussi aisément que n'importe qui. Mes jambes furent brisées dans un excès de rage de l'Empereur. Il voulait que je me donne à lui. J'ai refusé. Il m'a brisé les jambes, et s'est servit. Je n'ai pas le temps ni l'envie de m'attarder sur cette scène, pas plus que sur la souffrance que je ressens à chaque instant de ma vie. Un revolver se trouvait bien sous mon lit, dans une valise fermée à clef. Avais-je déjà eu envie de l'utiliser pour mettre fin à mes jours ? Oui. Plus d'une fois. Mais la seule et unique balle qui se trouvait dans le barillet, je la lui réservais. Pas à l'Empereur. Mais au prince. Car c'était lui, et seulement lui qui m'avait offert en pâture à ses sbires, ses… Frères. Rampant dans la boue, sous les rires gras et les insultes, je tentais de me relever… Merde ! Nuit après nuit ce souvenir revenait me hanter. Ma voix résonna finalement dans le combiné du téléphone.

An fond, le bruit des sabots des chevaux tirants les fiacres sur les rues pavées, puis sa voix. Lourde, violente, tremblante. Elle me parle. L'ancienne Impératrice déchue. Une femme forte aux cheveux blonds qui dirigeait le pays avant "l'avènement" de son remplaçant. Grâce à elle, je sais où il se trouve. Ma mission sera claire, brève, et surtout, violente. Avant que je n'ai le temps de raccrocher… Un tir. Un hurlement. Puis vint le calme qui suit une nuit de tempête. Ce calme je le connais que trop bien. Un homme. Une nouvelle voix que je connais que trop bien. Le "Prince" me parle. Il m'insulte sans savoir qui je suis. Comment le pourrait-il ? Combien de femmes ont-elles souffert sous ses mains ? Entre celles de ses frères… Je raccroche. Fin de l'échange. L'Impératrice était une femme particulière. Certains étaient plus que des humains. Des "Modifiés". Chassés, persécutés et traités comme des animaux ; la plupart choisissaient la fuite à la mort et à la torture. Ils avaient choisi de changer. Tandis qu'un pouvait utiliser le feu comme une allumette ou un briquet à silex, un autre usait de l'eau et de la glace aussi aisément que j'ouvrais une porte. Les "Modifiés", une honte dans le système parfait et totalitaire de "l'Empereur". Seuls quelques uns de ses très proches collaborateurs furent épargnés. Le Sauveur de l'Aube fut le premier à tomber. Il était fort. Très fort. Un homme invincible, dont la bonté n'avait d'égal que sa volonté à aider les peuples. Néanmoins comme tout être, il possédait un point faible. Désormais, sa tête trônait sur les pieux à l'entrée de la citée du "Seigneur des Ombres". Une femme s'était bien offerte à lui, une guerrière… Décapitée elle aussi. Ouverte de bas en haut, sa féminité offerte aux plus vils et bas instincts des hommes. Traînée comme une outre remplie de vin, elle passait de mains en main, sans tête, sans poitrine… Juste une paire de cuisses ouvertes, offertes.

Une clope. C'était la seule chose que je pouvais m'offrir depuis quelques temps. Mon boulot n'était pas du genre rutilant. Pour ainsi dire, je pourchassais et tuais quelques alliés du Dirigeant. Le dernier en date. Ou plutôt la dernière. Une "Modifiée". Sa favorite. Mi-femme, mi-chat. Elle n'avait pas vu venir le coup. Pas plus que la balle qui lui perfora la gorge. Méthodiquement, je l'avais découpée, récupérant ce que je pouvais sur sa carcasse encore chaude. Les peaux des "Modifiés" valaient chères sur le marché noir. Donc autant ne pas se laisser aller à rester les mains vides. Traîner dans les caniveaux, faire la manche pour mendier quelques morceaux de pain, devoir parfois faire pire même. Tout ça se trouvait derrière moi. Mes jambes ne me portaient plus, il avait donc fallu que je m'occupe, que j'apprenne et surtout, que je créé. Elle était terminée depuis quelques mois déjà. Bien plus rapide et esthétique que celle qui la précédait ; je l'enfilais sur mon lit. Procéder par étapes. Retirer mes guenilles et ces morceaux de cuir bouilli que je portais, puis, ceci fait, passer les morceaux de métal sur chaque partie de mon corps. Tout se trouvait relié par un ensemble de liens de cuir, de câbles de fer, d'écrous de tuyaux. Dixit l'utilisation du charbon pour me déplacer. Bonjour la technologie volée au "Seigneur". Ce truc faisait une lumière dorée magnifique, presque magique, et paraissait ne pas avoir de limites dans ses capacités. J'avoue que je me serais assez mal vue avec une chaudière à charbon dans le dos. Quoique… Ce fut le cas pour la première armure. Une dernière vérification de mes armes. Cette nuit serait très certainement ma dernière passée en vie. Me baissant tant bien que mal. Les rouages grinçant au niveau de mes articulations, je récupérais l'arme maudite. Quelques pointes de rouilles perlaient ça et là. Mais rien de bien important. Je percerais les ailes de cette maudite bestiole volante. Tout comme elle a volé les miennes…

L'unique fenêtre de mon appartement parti en éclats. Le bâtiment allait être détruit, avec l'ensemble de ses occupants. Repaire de malfrats et de rebelles. Voilà ce qu'arboraient les affichent collées sur les murs et les portes. Mise en quarantaine de l'ensemble des occupants pour cause de maladie incurable. Ah bon ? La libre-pensée est une maladie désormais ? Hum… Première nouvelle. La ville était encore bien vivante malgré l'heure.

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Fiacres tirés par des chevaux, les tramway, quelques voitures à vapeur – une nouveauté offerte aux plus riches – et toujours, ces zeppelins maudits. Puis, trônant, m'insultant du haut de grandeur, l'horloge qui indiquait à chaque instant à quel point la folie d'un homme pouvait tout changer. Et bien entendu, ce symbole maudit, ignoble. Placardé partout. Sur les murs, les portes, les fenêtres. Puis son visage. Il était là, nous regardant derrière ses lunettes aux verres jaunâtres. Croiser quelques âmes qui, bien trop alcoolisés ne prenaient guère le temps de faire attention à moi, voilà tout ce que je fis avant de m'arrêter. Interdiction d'avancer ? Vraiment. Ils étaient… Amusant. Presque. Armés de bâton électriques. Le torse et le visage floqués de son symbole. D'anciens membres du régime précédent qui, pour ne pas finir dans les geôles offraient leurs fesses pour mieux l'aider. Peuh ! Misérables insectes. Je ne suis pas là pour vous. Je suis plus forte que vous tous, pourriez-vous bien être le triple que vous ne seriez pas de taille. Alors fichez-le camp… Ou mourrez.


- Je suis l'Ocelot. Vos vies me sont insignifiantes. Seule celle de votre Seigneur m'intéresse. Disparaissez de mon chemin.

Pointant mon arme sur l'un d'eux, le coup parti. Sa tête éclata alors, les morceaux de chair se déposant sur les visages de ses comparses. Une flaque de sang s'écoula sur le sol. Habituellement, en tuer un calmait les autres. Ils le servaient, c'était un fait, mais ils n'étaient pas fous. Dire que l'on serait prêt à donner sa vie était une chose, le faire, une autre. Pourtant, cette fois-ci c'était différent. Le cadavre se releva. Pour la première fois de ma vie, je fis face à un "Modifié" capable de revenir d'entre les morts. La nuit risquait d'être plus longue que prévue. Dégainant un second revolver, je le braquais sur deux autres sbires. Si lui était capable de cela, est-ce que pour eux, ce serait la même chose ? La réponse dans quelques secondes…
Lénore Dunkel
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Sam 23 Mar - 20:38
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Au-delà du cuir et des vapeurs…  Lénore Dunkel & Calypso Makhaira


Perchée sur les hauts toits de la ville, cette dernière devait se reposer entre les lumières échappant des lampadaires des rues, et le bruit bien lourd de ces titans de métal qui patrouillaient sans relâche. On pouvait voir leur dôme d’acier, surmonté de cornes pointues dépassés quand elles arpentaient ces mêmes rues. Comment les habitants de cette cité, pouvaient vivre entre ce bruit présent constamment, de la lumière éternelle, et de toutes cette fumée qui s’échappaient, obstruant le ciel jour et nuit, la plongeant constamment dans les ténèbres ? Je n’en savais rien. Soit, ils s’y étaient habitué, soit ils le supportaient à en devenir fou. Au moins, c’était juste les pas lourds des gardes et de leurs montures de fer qu’ils devaient supporter. Rien à voir avec ces hurlements de terreur et les râles d’agonies qui pouvaient hanter votre esprit.

Thémyscira… Cela semblait remonter à loin, le jour où je fus contrainte d’abandonner notre île. Lais, pouvais-je y faire autrement ? Même si je menais ma mission à terme, jamais je ne la reverrais. Tout ce qui faisait mon ancien monde était mort. Tout comme pour le reste de cette planète. Mais… C’était pour cela que je me retrouvais dans cette ville maudite, la raison qui m’animait et qui me donnait une raison de vivre et faire taire ces voix. Ces hurlements de fantômes, ayant survécu au massacre et qui réclamaient vengeance.

Sentant un nouveau regain, je réajustais ma capuche, m’assurant que le tissu recouvrait parfaitement le visage, avant de bondir et sauter de toit en toit. Aussi libre que le vent, les lois de la physique m’étaient inconnus, et donc je gravissais sans mal les surfaces tordues, les toits ardus et bondissais de l’un à l’autre au-dessus d’une large rue sans difficulté. Rapide et silencieuse, les ténèbres qui dominaient les hauteurs furent mes meilleurs alliés. La garde pouvait bien inspecter le ciel, le sol demeurait toujours leur priorité. Mais après avoir atterri sur le rebord d’un balcon pour grimper le long d’une chemine, je m’y posais pour observer.

Ici, j’avais une vue incroyable sur la cité. On pouvait voir jusqu’à quel point, cette dernière s’étendait. On pourrait croire qu’elle recouvrait la terre entière. Tout autour de moi, de nombreuses cheminées, continuaient à crachées leur fumée noire nauséabonde, allant se confondre avec le ciel nocturne. Dans les rues, les seuls signes de vie demeuraient celles des patrouilles qui s’enchaînaient sans arrêt. Si quelqu’un tentait de sortir le soir, il serait vite pris.

Enfin, c’était tout de même un rien exagérer. Car quelques privilégiés pouvaient encore circuler librement, sans s’inquiéter plus que cela des gardiens. On le voyait aux quelques véhicules tirés par les fils de Poséidon. Déambulant dans les rues, ces moyens de locomotion côtoyaient d’autres chariot plus « motorisé. » Quel étrange endroit, qui évoquait à la fois un progrès et en même temps, un cauchemar. Car tout ceci m’évoquait un chaos. Puis, dominant le son des roues passant sur les pavés, et les moteurs crachoteur, un bourdonnement plus violent qu’un essaim d’abeille, me survola.

C’était l’une de ces machine volante, ressemblant à une pastèque faite de toile, transportant toute une machinerie et des gens à son bords. Rien qu’à revoir ces monstres volants, un dégout me remontait le long de la gorge. Et des souvenirs bien trop lourd voulurent refaire surface, mais je préférais les faires taire, car il fallait se concentrer sur le plus important.

Ce qui m’intéressait le plus, fut le bâtiment le plus imposant de tous. Plus loin, surélevé, se dressait un bâtiment ressemblant à une cathédrale de style gothique. Hérissait de pointes et protégés par de hautes murailles, une tour dominait la structure, brillante comme les étoiles qui furent chasser du dessus de la ville. Sa vision me donna un frisson qui parcourut toute mon échine.

"Le palais de l’Empereur de l’Ombre… Justice vous sera rendues mes sœurs." Murmurais-je à la vue de ce monstre de pierre et de métal.

Un lourd souvenir revint le hanter. En plus des cris poussaient qui ne me lâchaient jamais, des images les accompagnèrent. Et… Un sentiment de profonde injustice. Imaginez… Une île où ses habitantes n’aspiraient plus qu’à une seule chose, vivre en paix. Coupée du reste du monde, elles laissaient l’univers suivre son existence sans jamais s’en mêler. Un endroit paradisiaque, bénit, des dieux. Mais, la paix n’était jamais faite pour durer. Alors que je me souvenais du bruit de la première explosion, une détonation bien réelle, résonna entre les vielles pierres pour remonter jusqu’à moi. Un peu plus bas, quelqu’un semblait être en mauvaise posture.

Ne bougeant pas de suite, je guettais ce qu’il se passait, tel le corbeau surveillant une future charogne. Il s’agissait d’une femme. Armée, elle venait de tirer sur l’un des hommes de mon ennemi. Ce dernier se releva sans peine, et me rappela la triste vérité, que tous ceux que l’empereur traquait, étaient soit mort, soit trahissaient leurs semblables. Ceci, refit monter la rage en moi. Alors, voyant que cette patrouille ne décida de faire demi-tour, je pris la décision d’intervenir. L’empereur pouvait attendre, car si je pouvais verser le sang de tous ses fidèles avant, alors mon plaisir sera plus que comblé.

Me laissant tombée, j’atterrissais sur un des premiers collaborateurs de celui qu’on nommait « Modifier ». Pendant la chute, je fis sortir de sous ma manche, une dague antique qui venait perforait le coup du bougre, avant de presque le couper en deux et le laisser à terre. Mon entrer fut bien remarquer. Visage toujours dissimuler sous ma capuche, je défiais les deux derniers encore debout. Le « Modifié » fit signe au survivant de se charger de moi. Ordre suivit de suite, sans hésitation. Alors qu’il fonçait droit sur moi, je n’eus besoin que de l’esquiver pour le laisser s’écraser contre un muret plus loin, après lui avoir planter une lame dans la nuque. Concernant le petit chef, je sortais cette fois-ci une arbalète, dont je me servais pour le viser entre les deux yeux.

"Je suis curieuse de voir ce que tu vaux, face à du venin." En effet, mes carreaux étaient empoisonnés. Et vue qu’une explosion ne pouvait venir à bout de cette chose, quel effet aurait le poison sur lui ? Jetant un rapide coup d’œil à la jeune femme, je lui ordonnais presque :

"Fuyez."

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Calypso Makhaira
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Sam 23 Mar - 22:10
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Ce fut dans les ombres les plus imposantes qu'une ombre les transcenda. Elle n'était ni femme, ni même humaine. Rapide, son corps voleta de corps en corps, déversant des coups tous plus dangereux et mortels les uns que les autres. Ce n'était en rien un espoir, mais bel et bien la représentation de la vengeance. Son corps personnifiait tout ce que je désirais combattre. La mort par la mort. La faucheuse ne pouvait trouver meilleur enfant que cette ombre qui dansait sur les cadavres de ses victimes. Une danse macabre, funeste, un mariage revenu de l'au-delà, allant jusqu'à transcender le monde des morts. Qui était-elle ? Je ne pouvais me poser la question plus longtemps. Réglant les soucis, opérant sans limites. Promptement. Proprement. Des lames qui traversait les corps des "Modifiés" au service du Seigneur des Ombres ? Des lames magiques ? Comment cela pouvait-il être possible ? Non. Elle fut bannie il y a bien longtemps. Trop longtemps. Mon passé revenait-il me hanter une nouvelle fois. Cette odeur. Du souffre, du sang, et des fleurs… La catin du Seigneur, celle dont le fouet servait d'objet sexuel gageait à posséder les mêmes effluves. Une fille de la Chasseresse de la Lumière ? Les contes parlaient d'elles, de leur île merveilleuse baignée par la douce et chaude caresse de l'astre solaire… Je ne pouvais la considérer comme telle. Elle m'invectivais, m'obligeant presque à lui obéir. Fuir ? Sans façon. Un carreau décoché, il fendit l'air, dardant sa pointe brillante dans les ténèbres, reflétant les lueurs de la lune au moindre de ses mouvements. Imitant son geste, je pointais mes armes sur le dernier adversaire encore en vie. Sous la pression de mes pouces, mes balles changèrent. Nitrate d'argent. Simple. Mais efficace.
 
- Les ombres retournent aux ténèbres par la lumière à la croisée des chemins.
 
Les canons des revolvers crachèrent leurs divines flammes. Une balle s'en extirpa. Vrillant le silence de son bruyant courroux. Percutant les deux globes oculaires qui, sous l'impact pénétrèrent dans les orbites, brûlant le "Modifié" jusqu'aux tréfonds de son cerveau. Hurlant, gémissant presque, réclamant un instant que l'on lui permette d'expier ses fautes, je le vis tomber au sol. Posant un pied sur son crâne fumant, le liquide argenté coulant de ses orifices faciaux, il passerait de vie à trépas lorsque je l'aurais décidé. Tous se nourrissaient de ma souffrance, de celle du peuple meurtri. Le viol n'était qu'une commune mesure aux femmes seules, les coups, les démembrements… Passaient pour habituel à leurs yeux. Ma vengeance ne servait qu'assez peu la volonté des habitants de la Terre. Elle n'était là que pour palier à mon envie de sang et de massacres. Les "Princes" m'attendaient. Relevant la tête, je rangeais mes armes à leur place. Puis, d'un coup sec, le crâne éclata entre l'étau puissant qui l'écrasait. Giclant, le sang bleu nuit recouvrit alors le sol pavé. Une nuit douce et chaude, une nuit parfaite pour accomplir ma destiné, ma vengeance. Dans cette position, je restais silencieuse quelques instants. Ma voix modifiée par mon système respiratoire, s'éleva alors dans le calme de la ruelle. Seuls quelques rats courraient encore ça et là, désireux de se repaître des corps.
 
- La fuite n'est permise qu'aux fous et aux suicidaires. Je ne suis ni l'un, ni l'autre. (Puis, lui faisant face.) Personne ici ne serait assez déraisonnable pour user de magie. D'où viens-tu enfant du silence ?
 
D'un mouvement preste et presque violent, je la plaque contre le mur. Balayant les ruelles de leurs lumières néfastes, les zeppelins nous cherchent. Les "Modifiés" portaient, eux aussi, des pisteurs. D'ici quelques minutes, le quartier serait infesté de soldats de l'Ombre. Aussi, profitant des fumées qui s'élevaient des cheminées, nous devions disparaître plus vite que prévu. Me retrouver proche d'une femme aussi rapidement. Voilà une réaction qui ne me ressemblait guère…
Lénore Dunkel
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Jeu 4 Avr - 15:04
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J’ignorais si cette danse de la violence et du sang, abreuvait un quelconque dieu cachait dans les ténèbres. Mais si tel était le cas, qu’il s’abreuvait de ce festin que je lui offrais de bon cœur. C’était le prix à payer pour la juste vengeance de toutes ces âmes torturées par la folie d’un seul homme, et de son armée de damnés. Nulle excuse, nulle pitié ne serait tolérée. Chaque personne du corps armée, ou simple collaborateur, s’était salit en s’associant à ce funeste projet de domination du monde, et à la destruction même de ce dernier, laissant derrière soit que cadavre et désolation. La Terre si verte et si bleu à la fois, domaine de mère Gaïa, n’était plus que mort. Le sol fertile ressemblait à de la cendre ne durcit où plus rien ne poussait. Les eaux jadis si clair de couleur turquoise, furent aussi nauséabonde et sombre que le Styx. Et le ciel, bleu et pure, était remplit de la fumée de la destruction. Le monde que je connaissais n’existait plus. Le dernier bastion de la paix, venait de tomber. Alors, que le sang des responsables coule, j’étais prêt à n’importe quel sacrifice.

Par contre, la jeune femme que je venais de sauver fut bien mystérieuse. Elle semblait déphaser par ce qui se passait, et sa façon de parler, n’avait rien à voir avec les rustres que j’eus rencontrés depuis mon arrivée, dans cet empire de métal et de fumée. Loin d’exprimer la moindre gratitude, cette dernière s’emporta. Je ne demandais aucune reconnaissance, ayant fait, ce qui j’avais à faire. Mais nos comptes devront être réglés bien plus tard, car fuir nous devions. Les monstres volants du seigneur des Ombres nous recherchaient, et nous devions notre salut, que grâce aux mêmes fumées que j’eus condamnées à cause du mal qu’elles faisaient. Nous faufilant donc dans les ténèbres, esquivant les faisceaux de lumière de ces chimères artificielles, nous n’eûmes au final, aucun mal à trouver une cachette.

Un vieux bâtiment abandonné, nous servirait de parfait refuge. Fracassant le verrou l’ayant condamné à être désert, les portes s’ouvrir d’une seule main, le temps de nous cacher en son intérieur. Le sommet des murs fut ouvert vers l’extérieur par des fenêtres vitrées, qui laissaient passés de temps à autre, les projecteurs des machines, faisant danser de manière menaçante, des ombres contre les murs. Ici, je crus reconnaître une ancienne usine qui devait jadis, produire de nombreuses anciennes machines de l’empire. Les monstres cracheurs de fumées et de flammes, dormaient depuis une bonne décennie. Bêtes hideuses et sans forme, elles reposaient çà et là, ignorant totalement notre présence, oublier par leurs anciens maîtres. D’ailleurs, nous ne tarderions pas être à connaître le même sort des autorités, avec un peu de chance. Reprenant mon souffle, je me retournais vers ma compagne d’infortune.

"J’en juge que tu as bien plus qu’un simple différend avec eux. Et ceux, sans utiliser de magie il me semble."

Je connaissais déjà la réputation de la magie dans ce monde. Son usage était mal vu et ceux, pour la raison suivante, c’était une des rares choses que le seigneur de l’ombre ne pouvait contrôler. Et tout ce qui échappait à son contrôle, devait disparaitre. Devrais-je m’en cacher ? Pas vraiment, car je savais que c’était la seule chose qui m’aidait à avoir le dessus sur mon ennemi. Mais, à user avec modération.

À présent, il fallait trouver un moyen pour remonter la piste, se rapprocher à nouveau de la créature amoureuse de la nuit. Et lui planter ma lame dans son cœur bien noir. Enfin, à voir si oui ou non, d’autres personnes ne se retrouverait pas en danger également. Vu la tyrannie qui régnait ici, une pauvre âme devait être menacé à chaque coin de rue. Pourrais-je donc sauver chacune d’entre-elles avant d’accomplir ma mission sacrée ? Cela pourrait durer indéfiniment, telle une punition du Tartare. Et jamais, le seigneur de l’Ombre, ne verra pas la juste vengeance s’abattre sur lui. Alors, devrais-je tous les oublier, pour mettre fin à cette folie et sauver de futures vies ? Tout cela, je me le demandais en ce moment-même. Même si ma propre âme n’était plus la même, changer par la magie et le chaos, une part de moi, de ce que je fus jadis, subsistait encore.

"Je ne peux rester bien longtemps. Il me faut partir, j’ai un travail à terminer au plus vite."

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Lun 8 Avr - 9:43
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La lune exécutait ses charmes sur les ombres fluctuantes de la nuit sans fin. Nous n'étions que deux âmes damnées, juchées sur les toits obscurs, désireuses de vengeance et se nourrissant de colère et de tristesse. Comme étais-je parvenu à ce rôle de meurtrière ? Par la force des choses. Jamais mon monde ne se serait écroulé ainsi. En dehors de cette tristesse, de cette rage, je conservais un vain espoir de survie, de pouvoir un jour regarder le soleil se lever sur un monde en paix où jamais plu le sang ne coulerait. La Terre se trouvait si belle, et si douloureusement craintive. Entre les cheminées je courrais, esquivant ça et là les faisceaux lumineux des sombres et bruyants oiseaux, serviteur des desseins de leur maître. Vénéré bien au-delà de la compréhension, imposant un joug presque divin que je ne pouvais concevoir. Il s'imposait en dieu. En une créature interminable, insondable, et surtout… Immortelle. Peu d'entre nous connaissaient son véritable visage, celui d'un assassin, d'un meurtrier. M'arrêtant quelques instants alors que la femme continuait son chemin, j'observais la tour à bonne distance. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Fuir, encore et encore. Etait-ce la cause ou la raison de ma volonté de le tuer ? Pourtant, devenir lui pour mieux le tuer, la solution, ironique ou non, n'était pas autrement. Ne le pouvait être. Ainsi, sautant une dernière fois, je m'arrêtais enfin, pénétrant par une fenêtre, brisant les vitraux déjà bien abîmés, posant enfin pied à terre. Respirer. L'air ambiant, chargé d'odeur de métaux, de cuivre et d'huile de moteur. Une habitude que, ceux qui, comme moi n'ont connu que ça, s'en souviennent plus que du parfum de leur mère. Pour moi, cette odeur devenait, alors que je grandissais, le parfum de ma mère. Ses mains calleuses, fortes, me berçaient tant et si bien que je m'endormais contre sa poitrine. Les bruissements du tissu qu'elle étendait sur mon corps alors que le sommeil avait eu raison de moi, les caresses de ses doigts, la cornes au bout de ceux-ci, puis la fin, le silence. De cris en souffrance, de ventes en gifles. Ma vie ne m'offrait qu'une douloureuse envie de partir, de quitter ce monde pour toujours. Non, mon rôle n'était pas terminé. Un jour peut-être verrais-je le soleil se lever sur le monde, peut-être même aurais-je le plaisir de constater que, par-delà les montagnes du nord se trouve quelque chose de plus agréable, de vivant.
 
Des bras tendres de ma mère, aux mouvements synchronisés des mécaniques abandonnées, il n'y avait qu'un pas. Cet espoir, tout aussi vain soit-il ne m'offrait qu'un monde de souvenirs et de douleur. Les ombres qui se déplaçaient sur les murs au gré des lumières diffuses explorant les moindres recoins des ruelles, offraient un spectacle que je ne pouvais décemment apprécier. Pas encore. Menaçantes, violentes même, les images qui apparurent m'offrirent une sagesse manquante à de nombreuses personnes. Elle parlait. Compliment ou ironie. Le temps ne pouvait donner de réponses. Magie, mécanique, ombres, lumière… Tout n'était qu'un amas de paroles toutes plus lentes et affirmatives les unes que les autres. Pourquoi donc se poser autant de questions si ce n'était pour en garder les réponses en secret ? De tours en tours, de machines en machines, de vies en vies… Rien n'importait fondamentalement à nos mondes. Pas plus que ses paroles. Levant mes mains en signe de paix, elle constaterait que, pour moi, la magie n'était qu'une fable pour enfants, une chose qui avait disparue il y a bien longtemps, à une époque où rêver semblait encore permis, et que parmi les survivants de la purge magique, seuls une poignée se terrait encore sous terre. Quelque part. Une idée me vint alors. Soulever les masses opprimées, vaincre le Seigneur à son propre jeu. Prendre la reine, pour laisser le roi sans défenses… Lui prendre la vie qu'il m'avait prise. Une vie pour une vie.
 
Allait-elle me quitter si simplement que je ne pouvais la laisser faire. Pointant mon arme sur elle, mon regard ne pouvant être perçu derrière mon masque, je tirais. La balle passa à quelques millimètres de son visage. Jamais encore l'obligation de mon rang, de ma volonté ne fut aussi douloureuse. Quel âge avait-il ? Jeune adulte dans la force de l'âge, dont le corps portait encore les stigmates de son Seigneur. M'approchant du corps, je le repoussais du pied. Un espion, un "Modifié". Nous ne pouvions rester ici plus longtemps. Pointant une nouvelle fois mon arme, je terminais ce que la première balle avait commencé. Mon chargeur se vida. Du crâne s'extirpa une petite araignée robotique que je n'eu aucun mal à exterminer. L'enfant n'en était plus un. Non, il se trouvait être la fin de toute chose, l'avenir improbable d'un monde qui se meurt. Nombreux furent ceux qui se plièrent à ses volontés, acceptant par-là même d'abandonner leur humanité. Qui étais-je devenue ? Une tueuse d'enfant. Prendre une vie pour en protéger des milliers… Questionner la philosophie en de pareils moments, alors que les bras mécaniques se réveillaient. Son nom ne resterait pas dans le silence des mondes. Dans celui qui arborait des bras de couleur vermeil. Baissée, retournant son corps sur le dos, de mes mains je lui fis croiser les bras sur son torse, puis, à la manière des anciens, je lui offrais une fin digne des plus grands. Serrant le point, une cartouche noire sauta de mon armure. Retournant vers la femme magique, je lui parlais, des larmes coulant le long de mes joues derrière mon casque, une fois de plus, la tristesse s'emparait de mon rôle. Une fois de plus, je ne pouvais revenir en arrière.

 
- Le rôle de chacun est de vivre en son âme et conscience. Il nous est impossible d'affronter les plus grands dieux réunis en restant seules. Les tréfonds du monde sont les chemins de fortune qui nous offrirons les mains de la vengeance.
 
Etait-ce vrai ce que l'on m'avait apprit ? Que la magie ne pouvait être bannie à jamais ? Que moi-même, au fond de mon être, je possédais quelque chose qui s'ouvrait telle une fenêtre vers un nouveau monde ? Peu importait. Passant les portes, mon index appuya sur un de nombreux boutons se trouvant dans mes gants. Une explosion retentie. Des flammes s'élevèrent jusqu'aux cieux. L'enfant gagnerait sa place au royaume des songes. Bientôt, il rejoindrait les bras de ses aïeux. Serrant les dents, je soulevais une plaque soudée au sol, menant vers les égouts. Comment avais-je pu devenir ce monstre ? Lui offrir une fin digne de lui, alors que mes mains avaient prit sa vie. Etait-ce ironique, cruel même ? Le monde est ainsi fait. Ce ne fut que lorsque mes pieds touchèrent le sol, et, frôlant les rails de l'ancien système de tramway souterrain que mes idées se perdirent en des souffrances bien plus terriennes. Nous devions trouver un monde, un homme, des combattants. A elle le Seigneur, à moi les Princes. Brisant une nouvelle capsule sur une des torches jetées au sol, j'entrepris de m'enfoncer dans les ténèbres. Des présences se faisaient ressentir tout autour de nous, des regards méprisants, sinistres nous épiaient. Encore un peu de patience. Leur moment ne tardera pas à arriver.
Lénore Dunkel
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Jeu 11 Avr - 11:47
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Au-delà du cuir et des vapeurs… Lénore Dunkel & Calypso Makhaira

Était-ce une bonne chose, si je me laissais aller au doux souvenir de ma terre natale ? Ces images bien heureuses qui me rassuraient. Car, quittant les rivages de mon île, je crus plus d’une fois, devenir cette bête sanguinaire. Ce monstre assoiffé de sang, réclamant toujours plus de têtes. Fort heureusement, mon cœur n’était pas que remplit de haine et de violence. Je n’oubliais pas pourquoi je me retrouvais dans ce royaume des ténèbres, ce pays où la machine dominait l’humain. Mes sœurs… Que je m’en voulais d’avoir survécu à ce drame. La culpabilité du survivant, comme on le nommait. Toutefois, je fus plus que déterminée à remplir ma mission jusqu’au bout, pour toutes… Ceci, ce souvenir, me donnait un immense courage. Oublions donc les bâtiments gris et sombres, la fumée empoisonnée qui recouvrait le ciel, et ses monstres de métal et de chaire qui nous entouraient, tout ceci ne sera bientôt plus que souvenir à leur tour. Mais, un souvenir bien sombre, qui réjouira les cœurs en sachant que plus jamais, ce cauchemar reprendrait vie.

Malheureusement, notre chemin ne se passera pas sur un long fleuve tranquille. Notre Odyssée n’en était qu’à son début, et nous aurions à affronter bien plus que des géants et des sorciers sur notre route. Le seigneur des lieux était une aberration, un mélange entre Héphaïstos et Hadès. Possédant tout un bestiaire des plus infâmes, il pouvait lâcher quand il le désirait, ses horreurs sur nous. Ici, il était comme un dieu. C’était plutôt amusant en y pensant. Car je crus comprendre qu’il ne croyait en aucune divinité. Que pour lui, ce n’était que fable. Et même s’il en croisait une, il rabaisserait le niveau de cette dernière. Et pourtant, cela ne l’empêcha pas de s’en faire passer. Quelle hypocrisie. Il devenait, ce qu’il condamnait depuis le début. Ne devenions-nous pas justement, ce que nous haïssons le plus ? Ou pire, ne devenions-nous pas notre propre peur ? C’était une question, qui pouvait se poser en une heure pareille.

Parlant de bêtes abominables, nous ne tardions pas à en croiser une. Une chose horrible que l’inconnue lui retira la vie. Un enfant ? Un jeune être dont l’âme fut extirpée par cette mécanique qui remplaçaient ceux qui en faisait un humain. Comment pouvait-on en arriver là ? Les enfants représentaient l’innocence d’un peuple. Et là, on osait la corrompre, la détruire. Mon sang se glaça à la vue d’horreur de ce petit corps mécanisé, allonger à nos pieds. Ce qu’elle avait fait, pouvait être horrible oui, mais je trouvais qu’elle avait fait, ce qu’il fallait pour le bien de cet enfant, contrairement au seigneur des ombres. Car lui, avait agi sans remords, alors qu’elle, fut frapper par le chagrin et le remords. Offrant même, les derniers rites en respect à la victime.

Elle proposa une alliance. Idée qui se tenait. J’avais compris en effet, qu’elle cherchait autant que moi à se venger. En fait, je soupçonnais une bonne partie du monde, réclamait le sang et la tête du seigneur des ombres aux dieux de la vengeance. Mais Némésis et les Erinyes ne pouvaient venir s’occuper du misérable. Car elles, poussaient l’être à la culpabilité, au remords et donc, au suicide. Des choses qui ne pouvaient fonctionner pour quelqu’un n’ayant aucun cœur, aucune âme humaine. C’est pour cela, que je fus envoyé à leur place, car j’étais l’arme du dernier espoir. La solution radicale, le jugement sans appel.

"Une armée ne pourrait vaincre un dieu. Mais c’est le cœur et l’esprit qui peuvent le faire tomber de l’Olympe. Je sens en toi, cette volonté qui n’est pas souillé par la cupidité et l’ambition. Alors, que nos deux convictions aient raison du faux dieu de ce monde."

La suivant, laissant dernière nous un beau brasier, nous partîmes vers la suite de notre périple. Oui, l’union faisait la force, et je n’étais pas contre un soutient. Si nous nous retrouvions à la tête d’une armée révolutionnaire, pourquoi pas. Mais je préférais agir dans l’ombre. N’être qu’un fantôme qui pouvait trancher la gorge de sa proie au nez et à la barbe de tout le monde, sans se faire voir.

Mais en parlant de ça, alors que nous nous enfoncions dans ce labyrinthe souterrain, sombre et putride, des yeux nous fixèrent d’un peu partout. Tel Argos, des centaines de prunelles nous fixèrent tout autour. Cet empire, était remplit de ses bas-fonds, jusqu’à son sommet de choses monstrueuses.

"Toi qui est native de ces terres, c’est tu à quoi nous devons nous attendre dans ce dédale ?"


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Calypso Makhaira
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Jeu 18 Avr - 8:22
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