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Le rouge et le noir [Harley Quinn]


Une tension crispante refusait de déserter mes muscles, sans doute parce que je ne m'attendais pas vraiment à ce que notre cambriolage se déroule sans accroc. Autant demander à la pluie de ne pas mouiller. Tôt ou tard, l'instabilité d'Harley ferait dérailler les choses, soit parce qu'elle ne pouvait pas s'en empêcher, soit parce qu'un imprévu la forcera à improviser, et qu'elle improvise de manière explosive. Bien sûr, peu de gens auraient aimé être à ma place, et devoir supporter une partenaire aussi chaotique. Sauf que ce qui me chiffonnait, en vérité, c'était surtout l'état dans lequel me mettait notre collaboration, à l'autre folle et moi. J'étais Catwoman, après tout ! Le danger, le spectre de l'inattendu, cristallisait l'essence même de ce pourquoi je sortais la nuit taquiner les autorités. J'aurais dû frémir d'impatience à la pensée de collaborer avec une femme encore plus déjantée et accro à l'adrénaline que moi. Alors pourquoi avais-je l'impression de porter un costume trop serré au niveau des articulations ? Mes questionnements intérieurs s'interrompirent ; ce n'était ni le lieu, ni le moment, pour se laisser déconcentrer.

Le bâtiment de
SecuriTech n'usurpait pas sa réputation : caméras à spectre large, vigiles entraînés, détecteurs disséminés dans tous les coins... J'avais eu un mal fou à pénétrer à l'intérieur de cet immeuble bâti sur six étages haut de plafond, et même une fois à l'intérieur, j'eus chaud plus d'une fois dans ma progression. Coast city dormait paisiblement sous un éclairage plutôt joli, de ce que j'avais pu en voir pendant que je déstabilisais délicatement le verrouillage d'une fenêtre. Green Lantern faisait bien son boulot, donc, puisque même passé minuit, les rues manquaient d'activité. La nuit plutôt avancée signifiait que ce serait l'équipe des caféïnomanes qui circulerait dans les couloirs de cette grosse banque moderne, où les billets verts avaient été remplacés par des octets. Et qui disait consommation régulière de café, disait possibilité d'assaisonner la sacro-sainte boisson chaude avec un petit supplément de nature à neutraliser le personnel. J'avais estimé préférable de commencer par ça, pour que le temps que tout le personnel s'empoisonne, je puisse m'occuper d'aveugler les caméras. Tandis qu'Ethan et Warren s'étaient échangés leur avis sur le dernier épisode d'une série que je ne regardais pas (heureusement !), une petite main taquine et fugitive avait versé un laxatif dans le liquide noir. Certes, c'était moins glamour qu'un somnifère, et largement moins mortel que du curare, mais ce poison-là était en vente libre, n'était pas neutralisé par la chaleur, et ses effets n'éveillaient pas immédiatement la suspicion lorsqu'ils survenaient. Souriante après son forfait, la féline que j'étais repartie parmi les ombres, enchaînant les acrobaties pour se couler là où aucun œil ne pourrait la voir.

Si j'étais venue seule pour récupérer certains fichiers stockés sur les serveurs de
SecuriTech, il ne m'aurait même pas été nécessaire de faire un détour par la salle de pause des vigiles. Hélas, ma partenaire en affaires - quoique très agile, n'aurait pas su (ou voulu) adopter un pas aussi velouté que le mien. Après avoir veillé à ce que les toilettes deviennent le seul coin du bâtiment régulièrement " sécurisé ", je pris la route du centre de surveillance, aussi discrète et silencieuse qu'une souris (une jolie souris, tout de même), et mes réflexions internes me rattrapèrent. En fait, ce qui m'embêtait avec Harley, c'était qu'elle me volait ma place habituelle. D'ordinaire, c'était moi, la composante imprévisible d'un groupe ; c'était moi qui pimentais les choses, moi qui décidais quand sortir du rail, et ça me plaisait tout à fait. Me retrouver dans le camp de ceux qui subissaient cette imprévisibilité, même pour une nuit, ne m'allait absolument pas. Heureusement pour mon ego, je fus en vue du PC de surveillance avant que mes pensées ne m'obligent à tirer un enseignement de cette inversion des rôles.

Harley comptait braquer les serveurs du leader de la cybersécurité sur la cote Ouest pour une raison que j'ignorais (sans doute une histoire d'identifiants bancaires à récupérer), et avait eu la gentillesse (ou la lucidité) de me proposer un partenariat pour son braquage, afin de ne pas y aller au traditionnel lance-roquette pour accéder à l'objet de sa convoitise. Fallait-il voir un lien avec le fait qu'elle s'attaquait à un bâtiment très bien protégé, dans une ville dont le justicier possédait des pouvoirs autrement plus redoutables que le lancer de batarangs ? Peut-être. En tout cas, j'avais accepté son offre de partage équitable du butin, en échange de mon rôle principalement axé sur le sabotage de la sécurité. À moi le début des opérations, et à Harley de faire le reste (enfin... Sur le papier).

Il me fallut passer sur quatre pattes pour arriver sans être vue jusqu'à l'encadrement du poste de contrôle. Ramassée sur mes appuis, je fis glisser une tête timide dans l’entrebâillement, les oreilles aux aguets. Les deux employés de permanence chargés d'inspecter les retours des caméras se trouvaient être deux employées. Bravo à Greg Garrison pour ce bel effort de parité ! Et à en croire les ficelles dépassant de leurs mugs, l'une comme l'autre tournait plus au thé qu'au café. Coup de chance pour nous : au moins deux des personnes involontairement épargnées par les problèmes de plomberie allaient malgré tout être neutralisées. Par moi. Voilà qui tombait à pic : j'avais justement besoin de libérer de l'énergie.


Dites, j'ai une amie qui attend dehors ; vous pourriez lui ouvrir ? M'annonçais-je d'un ton espiègle, en déboulant dans la salle à grandes enjambées conquérantes, toute impatiente d'en venir aux jeux de vilains.

Mon fouet cingla sur-le-champ la main qui se précipitait par automatisme vers le bouton de l'alarme. Consécutivement, mon talon partit projeter au sol l'autre technicienne, qui eut le souffle coupé en atterrissant à terre. Avertie par ma première mise en garde, la vigile la plus proche du signal d'alarme lança un regard noir à ma lanière, en se tenant le membre qui ne tarderait pas à être orné d'une belle marque rouge. Elle se doutait de ce qui se passerait si elle retentait d'écraser le bouton, et semblait peu pressée de renouveler l'expérience.


Quoi, je n'ai pas dit le mot magique ? Ne pus-je m'empêcher de rajouter, en souriant avec défi.

Voyant que j'ouvrais la bouche, les deux femmes tentèrent d'alerter le bâtiment, chacune à leur manière. D'un côté, une main professionnelle s'essaya à activer une radio ; de l'autre, une furie un peu bourrue chercha à me plaquer sous son poids. Je fis un gracieux saute-mouton par-dessus celle qui me chargeait, pour rejoindre sa collègue qui reçut mon poing. Sa radio vola et explosa en morceaux, tandis qu'elle s'affalait par terre en grognant, assommée. J'eus droit à une méchante insulte venant de celle qui me chargeait, et qui s'était vautrée maladroitement après que je lui sois passée par-dessus.


Tu mériterais de passer cinq minutes en tête-à-tête avec Harley, pour ce que tu viens de dire... Mais je ne suis pas aussi cruelle. Tout en démontrant ma clémence, je revins vers ma première victime.

Un peu agacée par ses mots malgré tout, je la privais de sa capacité à respirer en l'étranglant de mon fouet. Elle perdit connaissance, et il est possible que je me sois arrêtée un peu tardivement de la priver d'oxygène... Son corps, en tout cas, reposait désormais lui aussi à terre.
Mes doigts pianotèrent à toute allure sur le clavier, activant l'ouverture forcée des portes du rez-de-chaussée tout en coupant l'enregistrement des caméras, qui resteraient allumées pour sauvegarder les apparences (inutile de faire savoir trop tôt aux vigiles qu'il y avait un problème). Ma
to do list achevée, il ne me restait plus qu'à attendre que ma partenaire me rejoigne, maintenant qu'elle avait une voie royale ouverte jusqu'au cinquième étage. Par réflexe, je restai devant les écrans, à regarder si ça et là, un petit imprévu vert fluo ne se présentait pas prématurément dans les parages (et aussi un peu dans l'espoir d'assister à une confrontation entre la blonde et des gardes sous laxatif).


__________
Selina Kyle
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Le rouge et le noir [Harley Quinn] V64h

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Mar 12 Fév - 17:35
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Le rouge et le noir.
Harley Quinn & Catwoman

 
« I ride the edge my speed goes in the red. Hot blood these veins my pleasure is their pain. I love to watch the castles burn, these golden ashes turn to dirt. I've always liked to play with fire »
Harley aimait être en solo, la jeune femme s'en sortait souvent très bien toute seule, il faut dire qu'elle a une conception du danger assez particulière... a ceci près qu'elle n'en a pas ! Mais rassurez-vous, il arrive à l'Arlequin d'avoir peur, l'espace d'une microseconde puis son visage change en ce sourire que toute le monde ne connaît que trop bien et qui vous fera frissonner de terreur jusqu'au plus profond de vous-même, car cela voudrait dire qu'elle a une idée et quand la blondinette en a une ça ne se finit jamais vraiment bien pour les autres. Oh oui, il lui arrive d'avoir un instinct se survit ! Mais il y a ce petit quelque chose de folie qui parfois lui fait oublier la plus grande peur de l'être humain : la mort. Même si elle compte bien rester en vie le plus possible et se préservera d'un danger vital, elle pourrait bien d'une minute à l'autre « foncer dans le tas » comme on dit.

Sélina Kyle, AKA Catwoman, qui n'a pas entendus parler de la délicieuse et sexy cambrioleuse ? Elle l'avait observé durant de nombreux mois, elle directement où des yeux de ses laquais qui rêvait d'être aussi fou et libre qu'elle. C'est qu'elle semblait parfaite pour le plan que la jeune femme a. Son plan ? Quel était-il ? Et bien c'est très simple, maman avait besoin de voir un peu de vert comme elle le disait si bien ! Mais l'opération ne se déroulant pas à Gotham et le héros local -apparemment chaque ville à son propre héros, s'en est presque affligeante selon la criminelle- il possède de vrai pouvoir et c'était bien là que ça coinçait. Si elle aurait pu faire appel à des sous-fifres ou même des hommes de main de Mr J. elle préférait recruter elle-même quelqu'un qui avait plus de deux neurones dans le cerveau et serait capable aussi de s'en sortir si les choses tournaient mal. Ce ne fut pas simple de convaincre la voleuse aux oreilles de chats, mais le nombre de zéros sur son compte en banque à dû certainement beaucoup joué pour qu'elle « entre dans l'équiper ».

C'est donc paraît de son costume noir et rouge, affichant son joli symbole tout de losange et de ses célèbres couettes que la jeune femme prit la route avec le chat sans merci pour augmenter un peu son compte en banque et budget shopping. Oh elle avait aussi pris son artillerie, maillet légèrement démesuré, batte de base-ball grimé de mot et tâcher de sang, mais aussi tout bonnement un bon vieux revolver au cas où elle n'aurait d'autres choix... car il fallait dire que la jeune femme préférée de loin le combat de corps à corps, mais attention si vous froussiez ou abîmiez son costume ! Une fois sur place, Harley n'avait qu'à attendre conter le capot de la voiture que sa gentille... amie ne lui ouvrent pas les portes afin qu'elle puisse gentiment venir et activer ses doigts de fées pour faire quelques transferts d'argent. Assez pour que ses derniers semblent perdus dans la nature alors qu'ils seraient beaux et bien dans la poche de la blonde et de la brune. La patience n'étant pas son fort, elle prit sa batte, arme qui serait celle de son choix en plus du revolver accroché à sa hanche et s'amusa en la tenant en équilibre sur sa main, puis son front...oui, elle faisait comme elle pouvait pour tromper l'ennui !

L'arlequin finit son cirque en entendant les portes de l'entrée s'ouvrir automatiquement. Lançant sa batte dans les airs, elle se propulsa hors du capot et rattrapa son arme sans soucis aucun et entra, elle fit un petit clin d’œil et souffla un baiser à la première caméra à destination de sa partenaire, puis elle marcha tranquillement, roulant des hanches jusqu'à la pièce où se trouvait Catwoman. Deux hommes apparurent devant elle, la faisant rouler des yeux.

« Excusez-moi messieurs...mais j'ai perdu mon chat... vous ne sauriez pas par où elle est allée par hasard ? »

Un large sourire carmin sur les lèvres de la blondinette alors que l'un d'entre eux s'approche d'elle, arme dégainé prêt à faire feu sur elle, mais bien vite il sembla attraper une suée, portant une main sur son ventre alors que son collègue déguerpit dans ce qui semble être les toilettes, elle profite de la diversion pour donner un coup sec dans l'arme du vigile avec sa batte, n'oubliant pas quelques doigts au passage. Il sembla la supplier du regard et elle allait s’apprêtait à enchaîner les coups lorsqu'il prit ses jambes à son cou et rejoignit une des toilettes avec son collègue. La blondinette poussa un long soupiré et fit la moue.

« Personne ne veut jouer avec moi, vraiment . Harley est très triste ! »

Puis elle continua sa progression jusqu'à être derrière Selina, lui offrant un sourire.

« Oh, j'ai retrouvé mon chat ! »
(c) DΛNDELION
Harleen Quinzel
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Sam 27 Avr - 15:57
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Un sourire me vint malgré moi, lorsque je vis Harley m'envoyer un baiser par l'entremise des caméras. J'avais mes a priori sur cette demoiselle bariolée, mais un peu de légèreté et de tendresse ne faisait jamais de mal, surtout dans ce monde de brutes trop sérieuses ! Plusieurs étages nous séparaient encore, Quinn et moi ; j'avais un peu de temps à tuer, aussi pris-je soin de m'assurer que les deux employées de la sécurité ne nous poseraient pas de problème, à leur réveil. Les ceintures qu'elles portaient me servirent à les attacher l'une à l'autre, et leurs chaussettes firent office de bâillon. Ces préparatifs furent marqués par le réveil de la vigile dont j'ignorais si elle s'était simplement évanouie, ou si elle avait asphyxiée. Heureuse nouvelle pour ma conscience : je ne l'avais pas tuée. En revanche, elle récupéra de mon garrot un peu trop tôt à mon goût (je finissais de choisir quelle chaussette irait dans quelle bouche). Elle couchée sur le côté, moi debout au-dessus d'elle, je l'entendis grogner lorsqu'elle tenta maladroitement de se remettre debout, et découvrit un peu tard que je l'avait partiellement entravée. Sans paniquer, je pris l'arme improvisée la plus proche (un des mugs), glissant mes doigts dans l'anse pour l'avoir bien en main. L'étiquette du sachet qui y avait séjourné m'arracha un commentaire badin.

Oh ! " Thé vert gingembre citron " ? Lus-je à voix haute, consciente que j'avais une chance sur deux d'avoir récupéré la tasse de l'autre garde. D'une enjambée, je posai un pied de part et d'autre de mon interlocutrice. Une valeur sûre, j'imagine... Moi, je suis plus thé noir ; plus d'arômes, plus de corps. Tout en délivrant cette critique culinaire qui n'intéressait personne, je fis s'écraser le mug contre la tempe de sa propriétaire, en lui bloquant de ma main libre le crâne pour qu'il reste bien en place et que l'impact ait toutes les chances de prolonger sa sieste.

Cette regrettable destruction de mobilier mise à part, les choses restèrent sous contrôle. Madame la vigile qui s'était réveillée trop tôt hérita finalement de la chaussette la plus nauséabonde en guise de bâillon (que cela lui serve de leçon !), et sa collègue se joignit à elle pour pousser des gémissements indignés en gigotant comme une larve impuissante. Certaine de ne plus avoir à gérer les deux employées de
SecuriTech, je me tournais vers les différents écrans, scrutant à la fois l'avancée de ma partenaire et les ravages qu'occasionnaient le café assaisonné dans les rangs des vigiles. Impossible d'avoir des infos fiables sur la venue ou non de Green Lantern (et dans le pire des cas, à savoir son irruption, je me voyais déjà lui expliquer que si si, j'étais une gentille, et que je m'étais juste alliée à une criminelle de Gotham pour la surveiller sur ordre de Batman), donc je fis comme si le risque qu'un justicier débarque soit inexistant. La section des serveurs constituait mon principal point d'intérêt : le centre névralgique de ce bâtiment high-tech, là où se trouvaient stockés les milliers d'octets codants pour une monnaie cent pourcents numérique qui se convertissait si aisément en billets verts.
Rejoins par un imposant barbu, un membre de la sécurité semblait comprendre qu'il se passait quelque-chose d'anormal. Les deux vigiles saisirent leur radio pour commencer à passer des appels sur plusieurs fréquences – dont celle du centre de surveillance. Je résistai à l'envie de leur répondre pour leur flanquer la trouille ; tant qu'ils ignoraient ce qui se tramait précisément, Harley et moi bénéficierions d'un avantage sur eux.

Cette dernière, justement, finissait de disperser les deux hommes qui avaient prétendu la stopper. J'eus le plaisir d'admirer sous plusieurs angles la débandade de deux adultes pressés par les urgences sanitaires – qui, d'ailleurs, durent utiliser les cabinets réservés aux femmes, puisque la section masculine était déjà saturée d'utilisateurs. Debout et dos à la complice du Joker, les mains appuyées sur une table couverte de boutons lumineux, je fis un quart de tour avec mon bassin pour décocher une brève œillade à la souriante blonde, assortie d'un tapotement en direction de la lanière qui se trouvait actuellement autour de ma taille.


Attention, Harley ; je ne suis pas une minette domestique. Mon fouet l'a rappelé à plus d'un. Lui lançais-je en réaction à son surnom un peu trop familier à mon goût, en partageant mon attention entre elle et les écrans. En plus, comme tous les félins, je ne suis jamais " retrouvée " ; je laisse juste les gens venir jusqu'à moi quand ça m'arrange. Repris-je, pas plus agacée que ça d'avoir été traitée comme le matou de madame l'arlequin.

Harley et moi ne nous connaissions pas tant que ça, sans compter que cette familiarité prématurée devait autant être sa marque de fabrique que les fréquents élans de pseudos flirts l'étaient pour moi. Je n'aurais rien gagné à lui lancer une réplique cinglante lui interdisant de m'appeler « mon chat » à nouveau, sinon de lui signaler qu'avec ce surnom, elle était susceptible de me mettre sur les nerfs à plus ou moins brève échéance. Or, rien ne me garantissait que nous resterions en bons termes pour les années à venir. Je ne tenais pas à lui divulguer l'une de mes cordes sensibles si tôt. Après un dernier examen des différents retours des caméras, je rejoignis la demoiselle en rouge et noir, non sans au passage saluer les deux employées saucissonnées.


À plus, les filles ! Si vous êtes mutées à Gotham, dites-le moi ; je passerai cambrioler le bâtiment que vous sécuriserez. Promis-je, en écartant du pied les morceaux du mug que j'avais brisé (elles auraient pu s'en servir pour trancher leurs liens et se libérer, les chipies). J'oubliais ! D'un sursaut, je revins vers la plus méchante des deux, et lui mit une gifle qui la laissa avec quatre griffures sur la joue. Estimes-toi heureuse : les langues de vipère, j'ai plutôt tendance à leur charcuter l'intérieur de la bouche.

Sur ces bons mots, je sortis lentement de la pièce.
La salle des serveurs se trouvait au quatrième - un étage plus bas, mais nous avions convenues de nous retrouver au PC de sécurité parce que je tenais à m'assurer que tous les systèmes protégeant notre butin digitale avaient bien été abaissés (j'aurais pu laisser Harley prendre position au quatrième pendant que je m'occupais de couper les alarmes, mais... Je l'imaginais bien trop craquer et foncer avant d'avoir reçu mon feu vert. Snart et Jack connaissaient la valeur de la synchronisation, mais je voyais mal la complice récurrente d'un taré avoir le même niveau de discipline. En insistant pour que nous allions ensemble aux serveurs, je m'assurais qu'elle ne fasse pas tout capoter dès la deuxième phase du plan).


Je vais être franche : je ne m'attendais pas à te voir laisser deux types croiser ton chemin sans que ça leur coûte la vie. Confiais-je à Quinn sans dissimuler mon étonnement. J'aurais parié toutes mes économies que tu leur fracasserais le crâne à coups de batte, ou que tu les plomberais joyeusement. T'essayes de changer d'approche ? Tentais-je de comprendre, tout en nous menant vers l'ascenseur, qui montait justement à notre étage (ô coïncidence !).

Une des dernières choses que j'avais pu voir depuis le poste de surveille, c'était les deux gaillards près des serveurs se mettre d'accord pour monter au cinquième. Plutôt de de prendre les escaliers, j'avais donc choisi d'attendre le binôme des vigiles qui n'avait apparemment pas bu du café empoisonné, histoire de pouvoir les cueillir dès leur sortie et de neutraliser ces gêneurs d'une traite.  Nous aurions alors le bâtiment pour nous toutes seules, au moins pour les minutes à venir. Comme j'étais plus à l'aise pour me battre dans les grands espaces que dans les lieux confinés, je ne pris pas une posture agressive, laissant à ma voisine l'occasion de s'amuser un peu. En silence, je me contentai de préparer la pose avantageuse que j'aurai au moment de l'ouverture des portes (quitte à venir à Coast city, autant y soigner mon image). Les deux messieurs auraient sans doute peu de temps pour en profiter, mais je voulais qu'ils retiennent de moi un profil flatteur ; lorsque leur voyage se termina, j'avais sur les lèvres mon célèbre sourire mi-énigmatique, mi-charmeur.


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Ven 3 Mai - 12:07
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