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Rafraîchissons le passé


Tout mon corps se secoue en rythme. Chacun de mes muscles s’accordent simultanément. Mes poumons se pressent de faire sortir le gaz usé et se dilate en captant l’oxygène nécessaire à mes efforts.

Malgré l’absorption des diverses sources d’énergies de fortune environnantes, mes ressources faiblissent. Mais je ne peux pas m’arrêter si près du but. La distance qui nous sépare diminue de plus en plus.

Comment fait-il ? La haine est-elle un si grand moteur ?

Je me souviens en ce début d’après-midi, l’alerte était donnée. Et j’ai eu de la chance de me situer « par hasard » entre le bureau des forces de l’ordre et un de leur agent pour y récolter les nombreuses données radio. Éparses certes, mais l’idée était là.

Un homme au casier judiciaire déjà bien complet. Divorcé, a été forcé de se trouver loin de son ex-famille. Violent.
Il a enlevé son plus jeune enfant. Un garçon de 7 ans.


Et me voilà à ses trousses. Les nuages se lèvent, le ciel s’assombrit et l’orage gronde dès que les premières goutes me tombent au visage. Finalement cette pluie pourra peut-être faire partir cette odeur d’alcool de mes narines et vêtements.


J’avais trouvé une preuve dans la poubelle au coin de la rue de son logement. Les restes d’unn reçu financier à propos d’un bateau à moteur à son nom y était jetée. C’étaient de minuscules traces de peinture à sa chaussure droite qui m’y avaient guidés. J’avais remarqué ce détail dans son appartement. Un beau foutoir digne des plus grands artistes. Rectification personnelle, artiste fou.

J’ai suivis la trace jusqu’à un café où lui et son fils semblaient discuter. Enfin, l’enfant avait des coulées de larmes et le père semblait en assez grande forme pour lui rappeler ses bonnes manières.

Enfoiré.

Heureusement que les super sont reconnus, cela m’évite les nombreux commentaires sur ma tenue. Hélas, cela peut être voyant. Car alors que je pensais le surprendre en posant ma main sur son épaule. Le regard de l’enfant l’aura averti. J’aurai dû être plus aux aguets…

Je me protège avec l’avant bras le visage mais sa bouteille d’alcool de basse qualité se brise et me désoriente quelque peu. Ce qu’il lui faut pour m’envoyer sa botte droite avec – je constate fièrement – la peinture.

Ils m’échappèrent ainsi la première fois. Les cris de l’enfant font encore échos dans mon esprit.


Je suis bentôt sur lui. On entre dans les docks. Deux mètres et un rideau de pluie nous sépare.

Je m’élance et m’accroche à ses épaules. Ma masse et la pluie le feront tomber au sol sur le dos. Sur le choc il lachera l’enfant.

Champ llibre pour rappeler au père mes bonnes manières.
Je le laisse se redresser. Ses yeux injectés de haine se posent sur moi. Ma volonté et détermination se renforcent quand je pense que ses enfants faisaient dans leurs pantalons à cause de ce même regard. Ma concentration se déverse en mes muscles. Mon esprit et mon cœur ne font plus qu’un.

Dès qu’il lève son puissant poing, je suis prêt. Je pare le coup et le plie vers son dos. Comme une valse mes pieds fauchent les siennes et il se retrouve une fois au sol mouillé et glissant.

Alors que je m’apprête à le finir. Je ressent un douloureux coup à l’arrière du crane.



  • « Fous nous le camp, le clown. C’est pas tes putains d’affaires ! »

Aie ! Douloureux mais pas insurmontable. Je puise dans mes dernières réserves et je m’élance et pivote dans les airs en lançant mon pied dans la matraque du gars derrière moi. Sur pied, je tournoie rapidement pour envoyer dans son plexus ma botte droite dans une position digne d’un grand maître de karate.

Je ne remarque pas son visage, je ne m’en souviendrai pas. Il tombe au sol en gémissant.

Je fonce sur ma véritable cible. Il a déjà récupérer l’enfant. Les eaux s’agitent, le petit navire se présente et le kidnappeur, en me voyant me diriger vers lui se dépeche d’y lancer le jeune garçon.

Je crie un grand « NON ». Il vise mal, saoul comme un pot, et envoie son enfant contre la proue. Sonné, son petit corps commence sa descente dans les eaux glacials.

J’esquive le coup et lui envoie ma droite le plus puissament que je pouvais. Je crois que des craquements se sont fait percevoir de son nez. Et de mes doigts.

Ceci fait je plonge sans hésiter. Tel un masque d’argile, l’eau salée et terriblement froide recouvre mon visage et le reste du coprs. La pression fait son œuvre rapidement et la masse de mes habits m’aideront à rejoindre l’enfant. Je l’empoigne et l’emmène à la surface. Je suffoque dans l’eau et ENFIN je respire ! Je porte l’enfant sur mes épaules. Je le pose sur le quai. Je reste accroché à l’échelle. Dans l’impossiblité actuelle de monter.

Quelques bruits de pas et de voix m’indiqueront l’arrivée d’agents de sécurité. Je leur crie avec le reste de mes énergies internes.


  • «ICI ! L’enfant a failli se noyer… il a besoin de soin.. »

Puis, plus bas dans un soupir.

  • « …et moi aussi… »


C’est à ce moment là que j’ai perdu connaissance. À bout de souffle, à bout d’énergie et à peu près de tout. Je tremblais, le poids de toute cette pression se libère enfin.

Pour laisser la pression de l’eau opérer.
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Mar 16 Oct - 13:25
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Rafraîchissons le passé.
« Les monstres sont réels, les fantômes le sont aussi. Ils vivent à l'intérieur de nous et parfois ils gagnent. » — Stephen King.

Lentement, aussi doucement que des larmes silencieuses sur un papier de soie, les gouttes tombent du ciel — s’écrasent les unes après les autres sur le bitume froid ; un peu comme si le céleste séjour voulait expier ses plus sombres pêchers. La mélodie de la pluie, un son apaisant pour certains — une symphonie sombre et inquiétante pour les autres, signe avant-coureur qu’un drame va se produire.

Surtout quand on crèche à Gotham City.

L’eau trouve son chemin entre ses cheveux — glisse sur sa joue et s’infiltre même sous son col, mais l’Oiseau Bleu reste immobile, le regard fixe sur l’écran qui orne son poignet. Un enfant a disparu et le jeune homme sait que chaque minute perdue amenuise les chances de le retrouver en vie. Ce n’est peut-être pas très positif, mais c’est également l’une des nombreuses et sombres vérités que l’on apprend en embrassant une carrière telle que la sienne. Ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter d’espérer.

C’est la mère qui a lancé l’alerte, peu avant la fin de son service. Le père, ivrogne reconnu doublé d’un homme violent, l’a enlevé juste sous ses yeux. Bien qu’il n’ait pas eu officiellement l’affaire, c’est Dick qui a pris la déposition de la pauvre femme paniquée, parce que d’après ses collèges il a « un truc » pour rassurer les victimes. C’est peut-être vrai. Néanmoins, tout le monde se sent concerné lorsqu’il s’agit d’un enfant, flics corrompus ou non.

La police a d’abord perquisitionné le domicile du suspect, sans franc succès. Ce fut également le cas pour la triangulation de son téléphone personnel, retrouvé dans la benne à ordure aux abords d’un bar. Grayson l’aurait parié.

C’est à ce moment que les choses se sont corsées : l’administration a fait barrage, refusant de transmettre les relevés bancaires du suspect si tôt après le présumé enlèvement. Dick n’a jamais pu comprendre comment dans de tels cas il faut toujours se battre des heures durant avec des bureaucrates pour obtenir les accords nécessaires à faire avancer les choses — et probablement sauver une vie. Tout comme il n’a jamais compris que, à l’époque, Bruce ait dû se battre pour obtenir sa garde alors qu’il était lui même consentant. C’est à cet instant que le jeune officier a compris qu’il ne serait pas plus utile en faisant des heures supplémentaires.

Pas ce genre d’heures supplémentaires, tout du moins.

C’est le masque qui a ensuite pris le relais, là où l’officier avait complètement les mains liées. A cette époque de l’année, l’obscurité prend encore tôt ses aises ; il ne serait pas choquant de croiser Nightwing en début de soirée. Aussitôt que l’oiseau bleu est apparu sur son torse, Dick a pu télécharger les données bancaires de son homme : un bateau loué à son propre nom seulement deux jours avant l’enlèvement — pas très futé — prouve la préméditation de son acte. Mais ce n’était pas suffisant pour coincer le sale type : il existe encore trop de points d’attache potentiels à Gotham si le bougre ne décide de se tirer par les eaux. Alors le justicier, non sans l’aide de sa fiancée, est parvenu à activer le système GPS de son SUV, en espérant que la piste ne serait pas vaine.

Le rideau de pluie s’accentue, la cacophonie triomphe sur la symphonie. Nightwing se rapproche, il est si près qu’il ne remarque même pas que l’humidité lui ronge désormais les os. La voiture du suspect se trouve devant lui, le moteur est encore chaud. Mais les capteurs de son masque détectent deux autres présences, en plus du père de l’année et de son garçon.

Lorsqu’il arrive au théâtre des festivités, il a manqué l’acte principal. Deux hommes sont à terre, un troisième vient de sauter dans l’eau. Grayson ne sait pas si les trois hommes sont dans le coup et n’ont pas su s’entendre au moment fatidique, ou si tout simplement le suspect et son complice ont été interrompus.

Tout se passe bien trop vite. Non, le troisième homme n’est pas des leurs : il tente de sauver l’enfant. Cet inconnu en tenue fringante réussit in extrémis à déposer le garçon sur les quais, aux bons soins des agents de sécurité des Docks qui affluent autour de la scène. Cet homme est un héros, un héros bientôt englouti par les flots.

Nightwing ne sait pas si les agents sont trop occupés à aider l’enfant et menotter les criminels ou s’ils ne savent simplement pas comment agir, mais il ne prend pas le temps de comprendre : alors que les hommes en uniforme restent sagement sur les quais, l’ancien Boy Wonder se jette à son tour dans les abysses glaciales du port. La morsure abominable du froid lui comprime les poumons, mais il n’y prête aucune attention : l’homme a disparu.

Sous la surface, il fait sombre, bien trop noir. Mais Dick a grandi dans l’obscurité. Dans l’espoir de retrouver ce héros anonyme il active la vision thermique de son masque. Pratiquement trois minutes s’écoulent, toujours aucune trace de l’homme.  L’oxygène se consume lentement dans son organisme, mais il n’a pas l’intention d’abandonner.

Encore deux dizaines de secondes, et il voit enfin le corps dont la température s’estompe lentement. Le brun ne se fait pas prier pour s’enfoncer encore plus en profondeur. Ça y est, sa silhouette devient perceptible. Comme le trapéziste qu’il eusse été, Dick attrape le poignet de l’inconnu curieusement attiré par les profondeurs et hisse son bras sur ses épaules.

C’est une véritable bouffée d’oxygène qui remplit ses poumons une fois remonté à la surface. Grayson tousse, il crache de l’eau sous cette pluie battante ; mais il garde l’homme bien solidement accroché à ses épaules lorsqu’il le ramène sur la berge. Avec un sentiment de déjà vu, les agents de sécurité attrapent le héros étranger pour le conduire à la sécurité de la terre ferme tandis que Nightwing doit se débrouiller seul pour remonter sur le quais, non pas qu’il s’en plaigne.

Dick est rapidement sur l‘homme fraîchement sorti des eaux, vérifiant ses signes vitaux et appliquant sur lui les mouvements de premiers secours conformément à ses multiples formations. Il doit respirer, il doit sortir toute cette eau salée de ses poumons auquel cas il ne s’en sortira pas.

« Allez, buddy. », le justicier Gothamite souffle en regardant par-dessus son épaule le garçon apeuré, mais bel et bien conscient.  « Tu peux pas t’évanouir avant de savoir que l’enfant va bien. »

__________


Circus boy.


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Spoiler:
 


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Mer 21 Nov - 11:07
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