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[Opération Ekdikisi, partie 1] [Norfolk, Virginie] Terreur à Norfolk (Jason Blood et Kyle Rayner)
Second de sa catégorie soit le porte-avion de classe Gerald R. Ford, le USS John F. Kennedy, qui devait être lancé en 2019, fut terminé plus tôt que prévu, reportant son lancement à 2018. 2600 membres d’équipage dont 510 officiers et 2090 militaires de tout genre et pour l’occasion, plusieurs civils, dont le secrétaire à la défense. Rien n’a été laissé au hasard pour en mettre plein la vue. Armement complet et fonctionnel, flotte aérienne de 90 appareils, même des tourelles de classe FEL ont été installées pour montrer ô combien cette classe de porte-avion va révolutionner la façon de faire la guerre. Véritable fleuron de la marine américaine, sa mise en service en grande pompe aurait dû marquer, normalement, une nouvelle page dans la suprématie militaire des États-Unis. Devrait étant ici le bon terme. Ce ne sera clairement pas le cas, en fait.

Certaines personnes aiment rappeler leur existence de façon… Indélébile. Et c’est précisément ce qu’avait décidé de faire Astarte. Personne n’était près d’oublier cette journée. On en était à ouvrir la première bouteille de champagne quand un assaut brutal et expéditif eu lieu sur le pont d’envol, la liesse général laissant place au chaos et à la confusion, les troupes de la Citizenry se retrouvant directement téléportées sur le porte-avion flambant neuf de la marine américaine. Personne de sain d’esprit n’aurait eu la folie ou l’audace de s’en prendre à un tel symbole de la suprématie du pays de la liberté et de la démocratie. Chance pour Astarte dans ce cas : elle était loin d’être saine d’esprit. Les soldats présents auraient, au mieux, pu s’attendre à une menace venue de l’extérieur. Une flotte ennemie, une armada aérienne, un danger qu’on voit venir de loin.

Certainement pas une force armée et surentrainée sortit de nulle part, les humains ne maitrisant pas encore l’art complexe de la téléportation. Pris totalement au dépourvu, ce qui aurait pu être une défense un minimum modeste vira à la boucherie et au carnage total en l’espace d’une fraction de seconde. L’équipe de télévision sur place eu à peine le temps de retransmettre quoi que ce soit avant que l’Impératrice du Serpent d’Argent ne s’approprie les ondes, prête à livrer un ultimatum. On pouvait au moins reconnaitre cette… Qualité chez la souveraine des étoiles. Elle ne faisait jamais rien pour rien et quand elle menaçait, on pouvait être bien certain qu’elle mettrait ce qu’elle disait à exécution et qui si les termes de l’accord étaient honorés, qu’elle en ferait de même. Il était absolument désarçonnant de constater qu’elle puisse avoir une once d’honneur…

Surtout quand on considérait qu’elle n’avait aucun mal à exécuter hommes, femmes et enfants pour faire un exemple. La rapidité du déploiement de ses guerrières indiquait que c’était une opération qu’elle planifiait depuis longtemps et à quelques milles nautiques seulement de la base navale de Norfolk? Il fallait plus que du cran pour tenter pareil coup. À la Maison Blanche, tous les regards étaient rivés sur l’écran de télévision, idem au Pentagone. Près de 3000 personnes sont retenues en otage sur le John F. Kennedy, après tout, sans compter l’imposante force de frappe dont dispose désormais ceux qui viennent d’en prendre le contrôle et ce à portée de tir de cibles américaines. La situation pourrait bien virer au cauchemar, pire encore, à la catastrophe… Pour le moment, attendre est la seule option valable. Et quelle insoutenable attente d’ailleurs…


« Je suis Astarte, Impératrice du Serpent d’Argent. J’ai en ce moment en ma possession un de vos bâtiment de guerre doté de deux réacteurs nucléaires, de 90 aéronefs dont certains avec des torpilles nucléaires et suffisamment de puissance de feu pour repousser toute initiative pour reprendre le contrôle de ce navire. Vous avez très précisément une heure pour m’apporter ce que je demanderai. Pas une minute de plus.

Toute tentative de sauvetage et toute interférence auront des conséquences funestes et draconiennes. J’ai une demande toute simple. Le président des États-Unis va ratifier un acte, effectif immédiatement, rendant tout super héros illégal sur le territoire américain, forçant ceux qui se cachent derrière costumes et masques à se révéler au grand jour ou à être pourchassés et traqués comme de vulgaires criminels. Ce qu’ils sont, au fond.

Il n’y aura pas de négociations. Il n’y aura pas de reddition. Il n’y aura pas de pitié. Ou vous me donnez ce que je désire ou vous aurez une catastrophe sur les bras. Si vous tentez quoi que ce soit pour invalider la loi, je reviendrai m’assurer qu’elle reste en vigueur et je vous promets des représailles qui feront passer Tchernobyl pour un feu de joie. Faites vite. Il vous reste cinquante-sept minutes et treize secondes. »


Autant s’assurer que le message soit on ne peut plus clair. Un hélicoptère de l’armée qui eut le malheur de survoler de trop près le bâtiment tenu en otage fut pris pour cible et détruit en plein ciel par les forces d’Astarte. N’importe qui avec un esprit stratégique se doutait que l’Impératrice n’avait pas amené avec elle près de trois mille guerrières pour faire fonctionner ce navire et quitter les eaux américaines avec. Pourquoi dans ce cas avoir capturé une cible aussi imposante? À part se peindre une cible dans le front, une telle initiative de rimait à rien, en apparence. Cependant, Wonder Woman, Superman, Batman et la Justice League en général savaient que jamais Astarte ne faisait quoi que ce soit sans avoir un plan. Oui, la folie avait depuis longtemps attaqué un esprit autrefois noble comme celui des Amazones mais cela ne l’avait pas rendu stupide.

Pourquoi capturer quelque chose qu’on ne peut emporter avec soi? Pourquoi ce porte-avion et pas, par exemple, un sous-marin nucléaire dont l’équipage complet se réduit à 155 membres d’équipage? Il y avait définitivement anguille sous roche mais c’était monnaie courante quand il s’agissait de l’Impératrice. Le piège, car il était évident que c’était un piège, ne semblait qu’attendre le bon moment pour se refermer. Sur qui, impossible de le dire. Et combien allaient mourir, sacrifiés pour les noirs desseins d’Astarte? Tout aussi difficile à dire. Mais il y aurait des morts. C’était évident. Jamais rien impliquant Astarte ne se terminait sans une tragédie. Les nombreux affrontements passés l’avaient maintes fois prouvé. Pour le moment, elle attendait. Elle avait l’avantage. Et elle comptait bien en profiter pendant qu’elle le pouvait encore. Normal, en un sens.

Dans peu de temps, elle en était certaine, l’inévitable « contre-attaque » des super héros allait se produire. Elle savait très bien que négocier avec les terroristes, ce n’était pas le genre des États-Unis. Qui allait être de la partie, elle l’ignorait. Avec un peu de chance, sa nièce ou un de ses amis proches. Elle savait que ses guerrières n’attendaient qu’un signal pour commencer à exécuter les otages. Elle avait mis en garde tout ce beau monde. Chaque centimètre pour reprendre ce navire se ferait dans le sang. Le sang des innocents, s’il fallait se fier aux précédentes fois où elle avait décidé de donner un ultimatum. Toutes ces vies gaspillées… Et Astarte ne leur accordait aucune valeur. Pire encore, ses guerrières étaient des fanatiques de la pire espèce, préférant mourir que de se rendre. Elle avait avancé ses pièces sur l’échiquier… Au tour de ses adversaires de faire de même…
Astarte
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Mer 10 Oct - 14:49
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Ses cheveux mi-longs flottant autour de son visage, Jason repoussa au maximum le moment où il devrait quitter les flots salés et opaques de la James River, autant pour des raisons pratiques que par goût personnel. Le sortilège de respiration aquatique dont il bénéficiait durerait encore quelques minutes, et le druide prévoyait d'en tirer le maximum, quitte à devoir finir sa traversée en apnée. Son approche furtive de l'USS Kennedy impliquait qu'il profite du couvert de la mer aussi longtemps que possible (Waller avait largement insisté sur ce point), et le britannique possédé n'avait pas émis de plainte à cette consigne. Les circonstances de la mission légitimaient le choix d'une telle tactique. De plus, l'Eau constituait un élément familier, pour lui ; il avait appris à la respecter avant de la domestiquer, au cours de son adolescence. Parmi les forces de la Nature qu'un mage celte apprenait à commander, elle composait un milieu dans lequel Jason se sentait bien, presque plus en sécurité qu'au centre d'une forêt. Déjà avant de devenir l'hôte d'Etrigan, et encore plus depuis, Jason aimait se retrouver en immersion, au calme. Sous la surface, il se coupait momentanément de toutes les tourmentes qui l'y attendaient (et qu'il devrait fatalement retrouver). Il guettait ces instants de coupures fraîches et reposantes, surtout maintenant qu'un être impatient et enflammé gigotait en permanence en son sein. L'Eau s'opposait au Feu, temporisait les élans incendiaires de la chaleur ignée en la refroidissant. Lorsque Jason nageait parmi les courants, le fils de Belial avait tendance à se montrer moins volcanique.

Mortifère que tu es, mage ; pourquoi tant te chagriner ? Je vais faire de cet outrage narquois un joyeux charnier ! Intervint l'intéressé, à la fois ravi et frustré par sa visite des environs de Norfolk.

L'arrogante mortelle à peau d'ébène l'avait chargé de tuer sans se préoccuper des banalités. Une fleur inattendue ! Mais il lui fallait le faire sans sa violence bruyante de prédilection, au moins pour commencer, condition qui avait fait faner l'attrait du cadeau de l'afro-américaine. Le démon avait accepté cette douceur faite à son appétit vorace pour le meurtre avec l'amertume de la retenue imposée. Son véhicule humain, lui, s'était résolu à obéir aux ordres après avoir appris quel genre d'ennemie on l'envoyait arrêter. Une preuve de plus que National city avait laissée sa marque, dans l'histoire personnelle du druide. Jason n'aurait jamais consenti à avoir tant de sang sur ses mains, avant d'avoir été enrôlé par A.R.G.U.S. Les valeurs qu'il était censé incarner se trouvaient toutes contredites par ce qu'il s'apprêtait à laisser son démon intérieur réaliser sur l'USS Kennedy, et à son propre effroi, l'anglais ne s'en révolta pas tant qu'il l'aurait dû. Depuis son embrigadement et l'envers du décor qu'il avait découvert lors de missions officieuses, le britannique avait senti sa réserve diminuer, et sa tolérance aux méthodes extrêmes s'assouplir. Il aurait pu s'agir d'un effet corrupteur de la présence d'Etrigan dans son esprit, mais le trentenaire y voyait surtout l'usure de sa morale, trop souvent confrontée à des situations qui ne pouvaient pas être résolues simplement en stoppant un criminel pour que triomphe le Bien. Waller et l'escadron lui avaient ouverts les portes d'une réalité tout sauf féerique qu'il ne pouvait plus s'autoriser à ignorer, et dans laquelle il était appelé à intervenir.


Espérons qu'au moins, le sortilège d'ancrage remplira sa fonction supposée... Otherwise, this will be one meaningless bloodbath. Pria le druide, tout en se remémorant le sortilège qu'il allait conjurer en puisant dans les ressources magiques de son infernal alter-ego.

La Citizenry frappait toujours vite pour s'évanouir avec la même efficacité ; pour cette seule raison, tout entreprise montée pour la capturer se trouvait réduite à néant. En se fiant à une simple intuition, Jason avait émis l'hypothèse qu'un sort d'ancre dimensionnelle, normalement employé pour interdire aux créatures surnaturelles de quitter le monde physique, pourrait annuler la capacité des amazones du serpent d'argent à s'évaporer dans les airs. La directrice d'A.R.G.U.S. avait haussé bien haut un sourcil sceptique, ce qui avait poussé le druide à suggérer qu'il doublerait son premier sort avec un charme d'aveuglement des machines. Quand bien même sa théorie initiale s'avérerait fausse, et que la Citizenry ne s'appuyait pas sur de la magie pour surgir du néant, le second sort assurerait la destruction des objectifs optiques, sans lesquels toute image enregistrée par une caméra ne pourrait être exploitée. Ce qui arriverait sur le porte-avion, les agissements d'Etrigan, tout échapperait à l’œil des caméras mystérieusement endommagées... Un problème technique certes discret, mais néanmoins partagé par tous les médias sur le porte-avion. Le démon, goguenard, avait mis en doute la crédulité d'Astarte à voir dans cette épidémie soudaine de casses une coïncidence, pour se fendre d'une de ses remarques sibyllines coutumières.


Regrettons que l'Enchanteresse ne puisse point participer. N'en déplaise à cette bougresse, sa présence nous aurait aidée !

Amanda s'était murée dans un silence revêche, lorsque Jason lui avait relayé la remarque, pour ensuite faire peser sur le druide tout le poids des enjeux géopolitiques et militaires que représentaient l'opération actuelle. Le britannique s'en était tenu à considérer toutes les vies qui étaient menacées, et celles qu'il allait devoir sacrifier pour stopper un béhémoth insaisissable. On ne l'envoyait pas être un scalpel, car celle qu'il devait stopper ne pouvait être arrêtée autrement que dans un torrent de violence. Et si le déferlement s'achevait par une explosion nucléaire, ce serait à Etrigan de faire en sorte que les pertes soient "acceptables", au besoin en entraînant tout l'USS Kennedy pour que les eaux l'engloutissent lui et ses matériaux radioactifs.
Trois milles morts venaient de devenir le synonyme du mot "acceptable" dans le vocabulaire de Jason Blood, qui s'immobilisa en silence, juste au-dessous du bâtiment pris en otage par la Citizenry. Les mains tendues vers la surface, il projeta son sortilège, nimbant toute la zone de la prise d'otage dans une toile invisible, qui n'aurait peut-être quasiment aucun effet sur l'issue de la crise. Ensuite, animé par la vigueur de son alter-ego, le druide prit appui sur le plancher maritime pour se propulser droit sur l'imposant navire, fendant les eaux tranquilles pour approcher de son objectif rapidement, tout en se maintenant en-dessous de la célérité d'une torpille. Il était préférable qu'un simple radar ne puisse pas remarquer son arrivée.

Accolé à la coque, Etrigan cracha ses flammes sous l'eau, découpant comme au laser une section suffisante pour pénétrer dans l'édifice nautique (en usant de sa force pour élargir à la main l'ouverture). Dès que possible, l'intrus se glissa à bord de la cale, puis colmata la brèche qu'il venait de créer en chauffant de son souffle le métal de la coque avant de pincer les lèvres de l'avarie pour qu'au refroidissement, la soudure rudimentaire tienne. D'inévitables litres d'eau étaient cependant passées par l'ouverture, mouillant le sol de la salle où l'agent d'A.R.G.U.S. s'était invité. Ne restait pour Jason plus qu'à espérer que l'incident ait été trop bref et localisé pour pouvoir déclencher une alarme dans le cockpit.
Son alter-ego, lui, espérait au contraire qu'on lui enverrait prochainement ses premières victimes. Le souffle ardent et chargé de relents infernaux, le corps du britannique pulsait d'énergie malveillante, ses muscles crispés et tendus grinçant presque sous son épiderme devenu jaunâtre et aussi dur que celui d'un kryptonien. À grande peine, le druide dissuada le démon de pousser un rugissement de défi depuis la cale, ses yeux rouges cherchant n'importe quelle silhouette humanoïde en frétillant.


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[Opération Ekdikisi, partie 1] [Norfolk, Virginie] Terreur à Norfolk (Jason Blood et Kyle Rayner) 528751squadsign
Gone, gone the form of Man !
Arise the Demon, Etrigan !
Jason Blood
ADMIN ♔ HOST OF A DEMON

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Mar 23 Oct - 17:38
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Rien de tout cela ne sentait très bon. Une amazone souveraine dérangée en possession d’un porte-avion surarmé, prête à faire feu si l’on ne rendait pas les super-héros illégaux ? Qui serait assez fou pour accepter cela ? Enfin… En un sens, Astarte n’avait toujours eu qu’une parole à ce niveau là, et ce dans toutes les affaires dans lesquelles elle avait été impliquée. Sanguinaire et sans la moindre compassion, certes, mais honorable en un sens. Enfin… Même si les Etats-Unis rendaient les Super-héros illégaux, techniquement, Kyle n’était pas sous leur juridiction… En soit c’était même plutôt l’inverse, donc son plan tombait quelque peu à l’eau dans le cas du Green Lantern Corps.

Mais tout cela ne changeait rien au fait qu’il était sûrement l’un des premiers sur les lieux. Il fallait dire que le vol à une vitesse plus rapide que la lumière était efficace dans ce genre de cas. Cependant, il resta malgré lui à distance. Le risque que l’amazone ne fasse un remake du jugement dernier de Terminator n’était pas mince et faire une erreur pouvait être fatale pour de nombreux innocents. En un sens, il aurait bien aimé que ses camarades des Titans soient là mais dans ce genre de cas, moins ils étaient, mieux la mission pouvait se dérouler, car moins de chance de se faire découvrir. Ce n’était pas vraiment son point fort, mais ici, il fallait faire place à l’infiltration et agir de façon rapide et précise pour empêcher l’impératrice du Serpent d’argent de lâcher les enfers sur Norfolk. Echouer pouvait s’avérer désastreux sur bien des points, mais les pertes civiles était ce qui tracassait le plus le jeune homme qui balaya malgré tout ces pensées de son esprit. S’il ne devait pas échouer, alors il n’échouerait pas. Il sauverait tout le monde, il essaierait avec toute la volonté qu’il avait en lui, car c’était son devoir, car il était là pour ça. Serrant le poing, sentant son anneau à son doigt, il se mit à sourire avant de lancer un simple « C’est parti ! ».

Plongeant dans l’eau entouré de sa sphère protectrice, le jeune homme se dirigea vers la cale  du bateau. Son plan était assez simple et il espérait simplement que son anneau ne le lâche pas au mauvais moment. Enfin… Ce genre de chose n’était jamais arrivé mais son entraînement en tant que Green Lantern n’avait pas été des plus classique et quelques doutes subsistaient en lui quant à sa capacité à utiliser l’anneau au mieux de sa puissance. Cela n’impactait pas vraiment la puissance de ce dernier puisqu’il marchait à la volonté, chose dont Kyle ne manquait pas, mais disons que c’était plus dans la mise en place de ses stratégies basées sur une intuition que cela pouvait devenir compliqué. Cependant, il savait que son intangibilité pouvait lui permettre de rentrer dans le bateau sans faire sonner quelque alerte que ce soit. Ce qu’il savait aussi, c’était que le camouflage offert par l’anneau allait lui être utile pour agir efficacement et dévoiler sa présence le plus tardivement possible. Cependant, une fois passé au travers de la coque du navire, ce n’est pas vraiment face à des amazones au service d’Astarte qu’il se retrouva mais contre une toute autre personne qu’il ne s’attendait pas vraiment à voir ici. Les yeux rouges, une allure plutôt inhumaine… Comme dirait un certain marine face à autre chose dans un film, il n’avait pas une gueule de porte-bonheur.

« Etrigan… Et dire que je comptais faire dans la finesse… » Enfin, qu’il comptait essayer était plus correct. Lui-même ne savait pas s’il allait réussir, mais avec le démon en prime sur le navire, ça n’allait pas être beau à voir. Malgré tout, en son for intérieur, le jeune homme fut rassuré, ce qui pouvait se lire sur son visage par un léger sourire. Après tout, Kyle avait déjà entendu de bonnes choses sur le démon, à propos de ses quelques alliances avec Batman surtout. Savoir qu’il allait faire une équipe de fortune avec une personne de confiance renforçait son sentiment quant au succès de sa mission de sauvetage. Il espérait aussi que le démon ne comptait pas sacrifier des vies car, en ce qui le concernait, ce n’était pas son but. Le plan du jeune homme était plutôt de trouver rapidement Astarte et l’empêcher de nuire. Le moyen le plus simple pour cela était sûrement de détruire le tableau de commande dans la salle de commandement, chose que l’un comme l’autre pouvaient faire de façons diverses et variées. En cas de pépin, Kyle pourrait tenter d’empêcher les aéronefs de décoller avec leurs missiles nucléaires. Ce n’était pas les idées qui lui manquaient, mais le tout était de savoir si elles seraient réalisables, si l’Impératrice amazone n’avait pas prévu le cas potentiel où un démon et un protecteur de la galaxie viendraient squatter son petit yacht surarmé pour lui mettre des bâtons dans les roues.

« Autant se mettre d’accord sur un plan, non ? Des vies sont en jeu, et si on pouvait en perdre le moins possible, ce serait bien. »

Le moins possibles. Pour lui, cette phrase avait un goût amer. Il voudrait sauver tout le monde, qu’il n’y ai aucune perte, mais c’était du domaine du miracle si cela arrivait. L’ennemie qu’ils affrontaient n’en était pas à son premier coup d’essai et n’était jamais repartie complètement bredouille. Pour lui, par contre, ne serait-ce qu’avoir à déplorer une seule victime lui donnait un étrange sentiment de défaite qui pouvait quelques fois l’empêcher de se réjouir pleinement de la réussite d’une mission, et cette dernière n’allait sûrement pas être l’exception à la règle. Malheureusement, la demande d’Astarte était invraisemblable, tout simplement parce que des monstres assoiffés de mort et de sang comme elle existaient, il fallait des personnes pouvant les affronter.  Et les Etats-Unis, aussi bien armés fussent-elles, ne pourraient rien contre des Astarte et autres Doomsday venaient répandre le chaos et la désolation partout où ils passaient.
William Batson
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Mar 30 Oct - 18:43
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Ah… L’ennemi avait avancé ses premières pièces sur l’échiquier. Qui, elle l’ignorait. Combien également. Mais définitivement, quelque chose venait de se produire car les caméras de surveillance du navire cessèrent brutalement de fonctionner. Certains super criminels, dans leur arrogance, se disent que c’est un inconvénient mineur et que dans leur supériorité, ils triompheront de toute menace. Bien que consumée par une folie née de siècles d’abus physiques et psychologiques, Astarte avait gardé un intellect froid et plus aiguisé que la plus coupante des lames. Son ou ses adversaires avaient cherché à la rendre sourde et aveugle et elle ne pouvait qu’apprécier avoir à affronter quelqu’un avec un sens stratégique digne de ce nom. Soit les otages étaient l’objectif principal, soit c’était elle ou un amalgame de sous-objectifs entre les deux.
 
Les caméras étaient peut-être hors service mais le résultat restait le même. Les conditions qu’elle avait imposées n’avaient pas été respectées et n’ayant qu’une parole, les conséquences d’un tel acte de défi n’allaient pas tarder à se faire sentir. Ordonnant qu’on contacte la maison blanche avec le système de communication du navire, elle fit savoir que le non-respect de ses consignes allait coûter la vie à cent personnes. Malgré les protestations au bout du fil comme quoi le gouvernement n’a envoyé aucun super héros, que toute initiative n’a pas été mandatée par le président et de ne pas tirer de conclusions hâtive, Astarte annonce calmement que cent cinquante autres otages seront exécutés pour apprendre à ces couards à se faire pousser une colonne vertébrale et assumer le poids de leurs actes. Comptez-vous chanceux que je ne les torture pas, ajoute-t-elle.
 
Juste avant de couper la communication, les cris de ses victimes sont parfaitement audibles pour les huiles lourdes de la maison blanche. Elle ne perd pas de temps. D’une brutale efficacité, la Citizenry est excessivement efficace quand vient le temps de répandre la mort autour d’elle. Ordonnant de modifier toutes les patrouilles planifiées, de deux guerrières elles passent à trois. Moins d’équipes pour arpenter le gigantesque navire, certes mais plus de soldates pour se défendre en cas d’attaque. Une guerrière de la Citizenry est comme une amazone de l’espace. Alors trois? C’est bien assez pour donner du fil à retordre à la plupart des super héros. Armement futuriste et culture guerrière du berceau à la tombe, on ne plaisante pas avec ces choses-là. Maintenant… Puisque des trouble-fêtes se sont invités à bord… Il serait impoli de ne pas les accueillir.

 
 « À l’attention des forces ennemies actuellement à bord. Deux cent cinquante personnes ont déjà été exécutées pour votre transgression et le manque de courage du gouvernement de ce pays. Quittez le navire immédiatement ou chaque guerrière qui tombera au combat se verra vengée par la mort d’otages supplémentaires. Et s’il n’y a plus d’otage… Nous trouverons d’autres victimes à faire. »
 
Cette mise en garde faite, depuis le pont de commandement, Astarte supervise le déroulement des opérations. Trois de ses lieutenants lui font un rapport. Phase un terminée. Excellent. Un champ de force entoure maintenant la salle des machines, le poste de commandement et l’endroit où sont retenus les otages. Trois champs distincts et indépendants. Trois problèmes à régler. Sans tomber dans l’arrogance, Astarte ne se sent pas trop inquiétée par l’arsenal ennemi. Quand la technologie devient si avancée qu’elle devient de la magie pour certains, c’est qu’il y a de quoi faire obstacle à ce que vos ennemis, aussi puissants soient-ils. Il est probable qu’au final, la Citizenry quitte le théâtre des opérations sans avoir obtenu ce qu’elle désirait. Mais c’était prévu. Elle ne peut pas gagner aujourd’hui. La loi ne sera jamais signée.
 
N’importe quel adversaire intelligent ne pourra faire autrement que de le remarquer et l’on n’envoie pas des imbéciles pour se frotter à une puissance intergalactique qui inquiétait même les Oa. Plus encore, avec les enjeux sur la table, assurément que l’opposition serait composée de grands guerriers ou de grands stratèges. Même sans système de surveillance, elle pourrait continuer à mener son plan à bien. La téléportation étant encore fonctionnelle et ayant préparé quelques surprises justement pour ce genre d’éventualité, la « victoire » ennemie serait assurément aigre-douce, plus amer que douce. Le porte-avion mit le cap sur la base navale. Pourquoi priver le peuple américain du combat épique qui se préparait sans doute à bord? Avides de sensations comme ils sont, les humains de ce pays voudraient tout voir et tout savoir au détriment de leurs vies.
 
Et c’est justement sur ce comportement irrationnel qu’Astarte comptait. Certains super héros avaient dit à la blague qu’il serait bon que le monde reste tranquille cinq minutes. Plusieurs psychologues s’étaient penchés sur l’effet de groupe, pourquoi est-ce que des civils sans défense s’attroupent pour regarder quelque chose de potentiellement mortel. Tout ceci, Astarte l’avait étudié. Elle savait comment utiliser la chose à son avantage. Et pour s’assurer de ne donner aucune information à l’ennemi, les troupes embarquées dans cette mission ne parlaient aucune langue terrienne et ne transportaient aucun appareil de traduction. Même la capture serait au désavantage de l’adversaire : personne n’avait vraiment eu la chance d’étudier la langue ou les dialectes présents au sein de la Citizenry pour une bonne raison : personne n’avait vécu assez longtemps pour le faire.
 
Mais ces ennemis ou cet ennemi à bord… Voilà qui l’intriguait. Assurément, la cause de cette interférence n’était pas technologique car même les caméras des armures de ses troupes connaissaient des problèmes de fonctionnement. De la magie, alors? Elle avait été jadis élevée parmi les amazones. Elle en connaissait l’existence à défaut d’en connaitre les arcanes. Curieux. En général les pratiquants des arcanes étaient plus du genre à neutraliser les menaces magiques. Pas les menaces technologiques. Qu’importe, ce ne serait que plus stimulant que de découvrir les raisons ayant mené à cette intervention. En plus, vraisemblablement, il ne s’agissait pas de ses adversaires habituels. Batman, Superman, sa nièce, Wonder Woman… La guerrière en elle ne pouvait qu’apprécier la chance d’affronter de nouveaux adversaires. Plus encore, elle avait hâte de le faire.
 
Regardant l’horloge, il restait un peu moins de trois quart d’heure avant qu’elle ne déchaine le feu nucléaire sur les États-Unis. Ou une catastrophe assimilable. Astarte n’avait qu’une parole, toute super criminelle qu’elle fut. Un point que certains de ses ennemis avaient souvent tenté d’utiliser. Arriver à un compromis. Voyons comment cette nouvelle opposition allait s’y prendre. De toute façon ce n’était pas très difficile de deviner où elle était : derrière un des trois champs de force. Le choix logique serait le poste de commandement mais face à un ennemi disposant d’une technologie de téléportation considérablement plus compliquée à neutraliser… Ce serait comme le bonneteau. Jamais où vous vous attendez à la trouver, assurément. Il restait à voir si ses adversaires étaient aussi enthousiastes à l’idée d’en découdre qu’elle.
Astarte
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Mer 31 Oct - 13:49
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Une plaisante et épouvantable odeur de mort régnait dans la carcasse métallique du porte-avion. Ramassé au sol tel un limier en chasse, Etrigan huma et capta les ravissantes effluves, les arômes subtils et les nuances âcres qui planaient dans son environnement. Autant de détails olfactifs morbides qui révulsèrent Jason, pourtant heureux bénéficiaire de cet odorat sur-développé. Le druide ne partageait pas le ravissement de son alter-ego pour le sang, les stigmates d'affrontements et les viscères exposées à l'air libre ; toutefois, puisqu'il se trouvait en zone hostile, le britannique laissa les rênes mentales du contrôle de son corps au général démoniaque qui, accroupi les paumes à plat sur le sol, s'imprégnait des vibrations de l'U.S.S. Kennedy en grondant doucement au-travers de ses crocs.
Une odeur nouvelle et inconnue fit brusquement pivoter la tête du possédé vers les parois du bâtiment, à une vitesse qui aurait arraché des ligaments chez un corps humain lambda.


What the? Ami, ou ennemi ?  Interrogea mentalement l'anglais, sans obtenir de réponse à sa question.

Tel un cyheuraeth, comme les gallois appelaient ces apparitions fantomatiques, un homme en combinaison luisante verte passa au-travers de la coque du porte-avion, s'immobilisant pour dévisager l'agent d'A.R.G.U.S. infiltré. Jason ne le reconnut pas, et il n'évoquait qu'étrangeté pour le fils rimeur de Belial. Pourtant, l'inconnu, lui, sut nommer le démon, et témoigna une certaine tranquillité face au possédé – lequel ne partageait pas cette sérénité. Sur son visage crispé encadré de cheveux châtain humides, Etrigan n'affichait qu'une hostilité sauvage soulignée par la posture ramassée de son corps, et la chaleur surnaturelle qui faisait ondoyer l'air autour de sa gueule.


Waller aurait oublié de nous prévenir qu'elle nous envoyait du renfort ? Cet individu en combinaison colotée nous connaît, au moins de réputation... Peina à décoder le britannique, qui hésitait entre voir chez son interlocuteur un bon samaritain ou un imprévu avec lequel il devrait composer.

Son démon intérieur, lui, ne s’embarrassa pas de la moindre considération de cet ordre. Avec un ton aussi noir que la tenue de l'escadron qu'il portait, il mit son pharynx en action, les griffes au bout de ses doigts raclant distraitement le métal à leur portée.


Tuer est mon but, mortel impudent ! Pour cela, je n'ai pas besoin de plan. Grimaça le corps du druide possédé par une entité malveillante en écarquillant follement les yeux, avant de faire claquer ses mâchoires dans l'air lorsque la volonté du mage britannique s'efforça de le discipliner un peu.

Artificiellement calme, Jason Blood reçut le message diffusé par la commandante des forces ennemies le cœur lourd. Ses muscles continuaient de vouloir agir, mais il n'abdiqua pas, bloquant toute tentative d'Etrigan pour s'élancer vers la preneuse d'otages. Le rejeton des enfers s'impatientait, bouillonnait d'envie de se jeter à la gorge de cette femelle qui se pensait maligne et intouchable, trop rusée pour devoir subir le revers cuisant de la défaite. Dans l'esprit du général infernal arraché à ses profondeurs natales, un assaut frontal serait la solution au problème posé par la Citizenry (comme pour n'importe quelle difficulté auquel on le confrontait). Son hôte humain, lui, vit plus loin qu'au court terme les conséquences de pareille offensive, notamment parce qu'il imaginait l'adversaire d'un œil moins méprisant. Et au vue de la réaction de l'autre intrus, le druide n'était pas le seul qui espérait pouvoir sauver des vies innocentes, lors de cette intervention sur le porte-avion.


She knows someone is here. Mais elle n'a peut-être pas d'idée précise sur qui se trouve dans l'U.S.S. Kennedy... Nous pourrions faire en sorte d'être les seuls intrus apparents, pour laisser à l'homme vert le temps de trouver les otages et de les libérer ? Considéra aussi froidement que possible l'adepte des solutions non-violentes, tandis qu'Etrigan rugissait son refus dans leurs pensées communes. Ce furent pourtant les mots de l'anglais, et non ceux de l'amateur de massacres, qui franchirent les lèvres du corps partagé par les deux individus.

Jouez donc ces simagrée avec moi : prétendons que je suis seul sous ce toit. Articula lentement le possédé au teint cireux, en reprenant transitoirement une posture bipède plus propre à Jason qu'à Etrigan, avant d'inspirer à fond pour pouvoir faire tonner son timbre rocailleux d'un bout à l'autre des trois cents vingt mètres du bâtiment.

Le plan improvisé par l'agent d'A.R.G.U.S. s'appuyait sur beaucoup d'incertitudes, et consistait à faire croire à l'impératrice du serpent d'argent que ce n'était pas un héros qui avait fait son entrée sur le porte-avion, mais un super-vilain désireux de s'emparer du navire, et qui comptait bien s'approprier de force l'objet de sa convoitise. Face à cette concurrence imprévue, Astarte n'aurait plus de raison de sacrifier d'autres otages, étant donné que la mort de ces derniers n'avait aucune chance de dissuader un criminel de s'approcher de sa position. Tardivement, l'intrusion détectée par la Citizenry serait justifiée par la présence d'une force effectivement hostile (et nécessitant une prise en charge), mais sans rapport avec le gouvernement américain ou les super-héros, ce qui retarderait l'exécution punitive d'autres membres d'équipage (et dans le scénario idéal, la supercherie tiendrait jusqu'à ce que les civils aient été mis en sûreté par le second intrus). Mentalement épuisé par ses efforts pour refréner son alter-ego, le britannique fit au plus simple, pour imiter la conduite et le discours d'un individu malveillant : il relâcha l'emprise de sa volonté sur son corps, permettant au fils de Belial d'en profiter pour fanfaronner outrageusement en s'élançant vers les ponts supérieurs.


QUI DONC OSE VOLER SON DÛ À ETRIGAN, GÉNÉRAL DES ENFERS ? SACRIFIEZ À VOTRE GRÉ CENT OU MILLE GENS, VOUS NE ME FEREZ PAS TAIRE ! Tonna le très bestial humanoïde en annonçant littéralement sa position par un brasier surgi des entrailles du porte-avion.

Il devint en quelques mètres le feu, le mal et la destruction. Pire qu'un dragon ulcéré, le démon rimeur expulsa droit vers les escaliers les flammes infernales qui constituaient sa marque de fabrique, avant de se métamorphoser en masse noueuse et puissante s'agitant depuis les cales. Il frappait tout en progressant, ruant et déchirant chaque obstacle comme une explosion impossible à contenir, invitant presque les amazones d'Astarte à venir l'arrêter en l'abattant sur place. Malgré tout, Jason veillait à ce qu'aucun dégât sérieux ne soit occasionné à la structure du porte-avion, afin que les dégradations, bien que visuelles, restent superficielles.

Le premier trio sur lequel il tomba lui permit d'apprécier le niveau de ses adversaires, et ne doucha en rien son enthousiasme sulfureux : ces guerrières d'ailleurs frappaient juste, vite et fort, tout en parant, esquivant et bloquant ses coups, malgré le fait qu'il soit capable de voler. Etrigan se rengorgea de cette première passe d'armes, qui le laissa blessé, avec des marques d'impacts de tir énergétiques sur le torse, et du sang exotique plein les crocs. Dire qu'il restait tant de ses merveilleuses opposantes sur le vaisseau ! D'un geste sec, le damné sépara la tête d'une de ses victimes du reste de son corps, pour la brandir.


PLUS DE BRETTEUSES ! QU'ON M'EN ENVOIE PLUS ! J'EN VEUX, DES GUEUSES BAFOUANT MORPHÉUS Exigea-t-il de toute sa puissance vocale, en jetant le crâne d'amazone dans l'espoir qu'avec le jeu des rebonds, il atterrisse aux pieds de la Citizenry.


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Mar 6 Nov - 14:52
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Autant dire que l’accueil fait au Green Lantern dans la cale du navire ne fut pas des plus courtois. Certes il avait déjà entendu parler d’Ettrigan par la famille des chiroptères de Gotham, mais ce dernier semblait ne pas vraiment avoir entendu parler de lui… Et ne semblait pas non plus le considérer comme un ami. Déjà que devoir se coltiner Astarte seul n’allait pas être une partie de plaisir, mais si en plus il devait calmer un démon incarné, il regretterait presque d’être venu sans prévenir les autres titans. En tout cas, le but du démon semblait simple : tuer des membres de la citizenry.

« En effet, vu comme ça… » Lâcha le jeune homme avec un soupire presque exaspéré. Décidément, il ne pourrait pas éviter d’effusion de sang, cette fois. Un vrai combat de brutes épaisses dans un ring au-dessus de la flotte semblait se préparer et lui allait juste devoir limiter les dommages collatéraux… Tu parles d’un héros. De plus, il n’était pas forcément rassuré de savoir que son seul potentiel allié à bord était un… Démon assoiffé de sang et de combat. Qui lui disait que ce dernier ne se retournerait pas contre lui une fois la mission achevée et les civils en sécurité, après tout ? Enfin, pour le moment, le plus simple était de lui faire confiance. Et bientôt, ce fut la voix d’Astarte qui résonna dans le bâtiment et sûrement dans les radios des bases militaires du coin. Plus de deux cents personnes exécutées, simplement parce qu’il y avait quelqu’un sur le navire. Kyle serra les dents et les poings. Elle avait beau se défendre et justifier son acte en mettant cela sur le compte de leur « transgression », personne ne l’avait obligé de donner l’ordre d’exécuter qui que ce soit, personne ne lui avait donné de droit sur ce porte-avion, elle agissait en reine alors qu’elle n’était qu’une criminelle assez lâche pour prendre des otages et se croire toute puissante. Et lui ? Il avait déjà perdu deux cent cinquante personnes pour rien, pour l’ego d’une despote amazone. Alors qu’il bouillonnait de l’intérieur, contenant sa colère et sa frustration pour garder les idées claires, c’est son acolyte de fortune qui lui proposa d’une voix rauque de se la jouer discret pendant que lui ferait croire qu’il était seul à bord.

Kyle se massa légèrement les temps en fermant les yeux pour réfléchir calmement, reprendre sereinement le cours de la mission. Il y avait encore trop de mondes à sauver pour se permettre de pleurer les morts maintenant ou même se laisser aller. Ettrigan était le mieux placer pour détourner l’attention, il avait les armes pour et… Le caractère aussi, il fallait l’avouer. Kyle, lui avait des pouvoirs qui lui permettaient de se faufiler rapidement entre les murs du navire pour sauver tout le monde sans même que l’amazone ne puisse répliquer à temps. Il hocha alors la tête et, avec un sourire pincé lâcha simplement.

« Evitez juste de faire exploser le navire avant que j’évacue tout le monde. » puis attendit de voir le show qu’allait offrir l’homme démoniaque avant de se recouvrir du pouvoir de son anneau pour se rendre invisible et intangible. Il fallait qu’il trouve où se trouvaient les civils, il fallait qu’il analyse combien de gardes étaient avec eux, s’il pouvait tous les sauver d’un coup ou s’il valait mieux qu’il agisse directement sur Astarte pour l’empêcher de donner ses ordres. Au moins, Ettrigan lui faisait gagner du temps, et c’était là une denrée bien rare dans ce genre de cas.

« Sinon, pourquoi j’ai pas des yeux à rayon X ? C’est là qu’on voit qu’un Kryptonien, c’est quand même super utile… » Ho, il pourrait sûrement créer des lunettes à rayon X avec son anneau mais il valait mieux économiser l’énergie de ce dernier vu ce qu’il faisait déjà avec. Il se sentirait bien malin si son anneau tombait en rade face à une amazone déchainée pensa-t-il, évitant à tout prix de ressasser le nombre de civils déjà tombés ce jour simplement parce qu’il avait voulu aider.


[hrp] Désolé pour ce post assez court qui arrive très tard, j'ai eu pas mal d'obligations qui m'ont pris tout mon temps, même celui que je consacre d'habitude aux RPs. Ca devrait aller mieux pour les prochains tours. ^^[/hrp]
William Batson
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Ven 28 Déc - 0:35
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Manifestement, ces héros, ou plutôt pseudo héros n’avaient pas bien compris le principe. Chaque guerrière tuée augmenterait le nombre d’otages exécutés. Elle avait été on ne peut plus clair sur ce point. Quand les signes vitaux transmis par une armure cessaient d’être, elle exécutait des victimes supplémentaires. Elle donna le nombre de mort parmi ses troupes et le nombreux équivalent d’otages éliminés. Une autre cinquantaine. Trois cent morts et il restait encore une quarantaine de minutes avant d’arriver à l’échéance. Les corps de ses troupes tombées voyaient un savant dispositif se déclencher. S’il était possible de téléporter le cadavre et son équipement, alors le protocole se déclenchait. Sinon… L’équivalent d’un explosif de forte puissance se déclenchait avec l’autodestruction du matériel. Ne rien laisser derrière.
 
La Citizenry était habitué au… Recyclage. La plupart de ses victimes finissait réduites à en des composantes plus pratiques pour nourrir les millions de bouches sur les divers vaisseaux de la gigantesque flotte de la Citizenry. Et si une guerrière tombait au combat… Oui, son nom serait consigné quelque part et sa mémoire honorée si elle avait amené la victoire à son Impératrice mais le reste pouvait être réutilisé d’une façon ou d’une autre. La Citizenry ne faisait pas dans les bains de sang et l’hémoglobine. Étonnamment, elles étaient très… Propres… Dans leur façon d’exécuter leurs otages ou leurs adversaires. Cet être de magie et de feu qui ne pouvait que venir des enfers ne semblait pas vouloir jouer selon les règles qu’elle avait posées. Grand mal lui en fasse. On ne peut pas appeler « réussite » une opération où il n’y a plus personne à sauver.
 
Ceci dit, il y avait fort à parier que tout ceci n’était que diversion. À la place d’un groupe de héros, elle aurait sans doute agit de la même façon. Accepter qu’il y aurait des pertes en vies humaines, provoquer l’ego du super criminel en face en le défiant et pendant qu’il se concentre sur la menace, hop, on libère les otages. Elle se souvenait parfaitement de l’emploi de cette stratégie. Alors qu’elle était engagé dans un duel à la loyal avec sa nièce, cet homme fourbe qu’était Batman en avait profité pour libérer les otages. Oh mais elle avait appris depuis et elle avait ordonné de diviser les otages en petites groupes. Impossible de tous les sauver en même temps, donc. Un inconvénient pour les héros comme pour l’Impératrice du Serpent d’Argent. Plus de petits groupes, plus de troupes pour les surveiller. Moins de patrouilles à envoyer. Une défense plus faible.
 
Mais si l’ennemi voulait faire usage de diversion, deux pouvaient jouer à ce jeu. Le forcer à faire un choix. Dans un groupe, uniquement des femmes. Civiles ou militaires, peu importe. Dans un autre, un mix de civils. Personnes plus âgées, enfants, hommes, femmes… Et dans un dernier groupe, les militaires les plus importants. L’esprit de chevalerie, le devoir de protéger et servir ou défendre la nation. Sacrifier les femmes serait vu comme un geste honteux et sans doute les allégations de misogynie et de machisme allaient se retrouver au cœur de l’outrage. Sacrifier le groupe de civils mixtes montrerait que monsieur et madame tout le monde ne peut plus avoir confiance en ses héros. Sacrifier les militaires créerait d’énormes tensions. Ce sont les héros. Pas des super héros mais des héros quand même. Sans parler du reste des otages.

 
 « Puisque vous semblez avoir du mal à comprendre, pseudo héros, nous allons nous adonner à une expérience. Trois groupes distincts en trois endroits précis de ce navire. Des femmes. Un groupe mixte. Des militaires. Au prochain acte de transgression de votre part ou si vous tentez de sauver un otage, l’un de ces groupes va mourir. Votre reddition inconditionnelle est leur seule chance de survie. »
 
Ils ne se rendront pas. Elle le sait. Ils n’ont plus d’image mais ils ont encore le son. Ce qu’Astarte dit, tout le navire l’entend. La base navale également. Et ces pleutres dans la capitale tout autant. D’ailleurs, plusieurs appels frénétiques sont faits à divers groupes de super héros pour savoir qui a envoyer quelqu’un sur le porte-avion. Astarte sait qu’elle ne peut pas gagner. Mais elle peut transformer une défaite en une défaite pour tout le monde. Ce ne serait pas la première fois. Elle n’a qu’une parole et bien malgré elle, ce ne serait pas non plus la première fois que sa conception particulière de l’honneur la prive d’une victoire. Elle est patiente. Si l’homme de feu et de haine ne répond pas, quelqu’un le fera à sa place. Négocier, n’est-ce pas là une des stratégies préférées des super héros? Cela viendra, tôt ou tard. Il suffit d’attendre.
 
D’attendre et d’aviver les tensions. Elle sait dans quel secteur se trouve le plus agressif et brutal d’entre eux. De ses adversaires, il va de soi. Elle ordonne donc à ses troupes d’évacuer la zone. Les quelques patrouilles restantes ont pour ordre d’utiliser des boucliers humains. Privez une bête sauvage de sang ou de ce qu’elle désire et la rage l’amènera à faire des erreurs. Inévitablement, une qui sera fatale. Et c’est ce moment que va attendre patiemment Astarte. Le point de rupture où le nombre de mort fera voler en éclat toute alliance ou tolérance entre quelqu’un qui veut sauver des vies et quelqu’un qui s’en moque. Quel dommage. Elle aurait tellement voulu que sa nièce soit là. C’est toujours elle qui tente de la raisonner, en général. Sans succès mais elle y croit tellement… L’ex Amazone sourit. Il y a énormément de distance à couvrir.
 
De cibles à considérer. D’options à analyser. D’autres guerrières vont mourir aujourd’hui. Selon ses estimations, elle-même sera blessée. Potentiellement grièvement. Il faut donner un bon spectacle, ce que les masses demandent et évidemment, le drame. Des otages qui sanglotent, qui gémissent de douleur… C’est encore pire quand on ne voit pas ce qui se passe. L’imagination humaine se chargera de leur faire croire les pires supplices, les pires boucheries. Qu’importe. Tant que ce jour reste dans les mémoires… Un autre jour de terreur, un autre jour sombre pour ce pays qui se prétend celui de la démocratie et de la liberté. Le navire continue de se diriger vers la base navale. La situation est loin d’être sous contrôle. Et il ne reste maintenant plus que trente minutes avant la fin de l’ultimatum. Que c’est passionnant. Fascinant. Captivant. On ne saurait demander mieux.
 
Il faut que le gouvernement refuse de céder. Il le faut. Elle veut plus de morts. Faire souffrir davantage ce monde insignifiant, ses habitants et ses « héros ». Si le gouvernement cédait… Elle serait forcée de mettre un terme à son attaque. Ses guerrières seraient excessivement mécontentes. Comment prouver sa valeur si le combat n’a pas lieu? Comment montrer la supériorité de la Citizenry s’il n’y a pas de résistance? C’est d’ailleurs un élément que les héros à bord peuvent entendre : ce n’est pas une information confidentielle alors pourquoi les sentinelles se priveraient-elles d’en parler? Et qui va le répéter sinon? Les otages? À ce train-là, ils seront tous morts avant l’échéance du délai. La Citizenry peut faire face à n’importe quel scénario militaire. Elle est toutefois incapable de faire face efficacement à une option diplomatique…
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Ven 28 Déc - 1:42
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Les forces de la Citizenry ne lui accordèrent qu'un bref répit avant qu'une nouvelle patrouille ne le prenne d'assaut, peu après qu'il ait expédié les restes d'une des leurs dans la direction - supposée - de leur leader. Etrigan ricana d'une joie volubile hachée par le bruit des tirs, le vacarme des esquives brutales du démon, et les cris guerriers des combattantes. Poings et griffes, parades et estoques, feintes et coups de pieds s’alternèrent à un rythme surhumain pendant un court condensé de brutalité. Face à la joie lubrique du fils d'Etrigan, les amazones se comportaient avec un sérieux mortel et discipliné qu'aucune crainte ne teintait. Ce dernier n'en fut que plus ravi, son tempérament grossier et corrompu s'amusant de ces femelles coincées et aussi étriqués d'esprit que dans leurs armures. Trois mortes supplémentaires finirent par s'effondrer dans les cales du porte-avion, emplissant d'odeurs sanguines et métalliques l'air qu'inspira goulûment leur meurtrier aux mains et aux crocs dégoulinants de liquide rouge.

J'en veux encore ! Qui n'est pas mort ? Tonna à pleins poumons la bête humanoïde, en commençant à se déplacer plus sur quatre appuis que sur deux, et aussi bien sur le sol qu'au plafond des couloirs, ou en s'accrochant aux cloisons.

Partout où il rebondissait, le graveleux prédateur imprimait l'empreinte de ses paumes à l'encre carmin, ne faisant qu'accroître le prix de la sanction infligée pour ses victimes. Si son alter-ego n'écouta qu'à moitié l'allocution d'Astarte, Jason, lui, y prête l'oreille, et réagit aussitôt à la nouvelle donne.


This is not working. J'avais tort de penser que nous pourrions tromper l'ennemi ; arrêtons-nous tout de suite, Etrigan, et repensons notre stratégie. Décida le raisonnable druide en son for intérieur, tandis que son corps progressait par bonds et cavalcades dans les étroits couloirs.

Nous arrêter, déjà ? Pourquoi donc ? L'ennemie n'entendra point raison ! Le serpent ne négocie pas avec sa proie ; il la tue par constriction, l'étouffe et la broie. Rechigna mentalement le général infernal, en hurlant des insultes inarticulées à l'adresse des amazones qui se repliaient à sa vue.

Le mage anglais tenta immédiatement de reprendre le contrôle de ses gestes, en vain. Trop avait été concédé à sa bête intérieure pour qu'il puisse lui repasser la bride au cou. Une rage, virale et viscérale, s'était diffusée dans tout le corps du trentenaire, refusant de le quitter malgré les appels au calme du britannique, alimentant l'emprise malveillante sur ses agissements. Bien qu'il soit clairement devenu contre-productif de tuer encore et toujours au nom d'une comédie salvatrice, Etrigan prévoyait d'alourdir le bilan de cette opération, par pur attrait pour la destruction et le saccage. Heureusement qu'A.R.G.U.S veillait, désormais. À la seconde où Amanda Waller déciderait que son agent venait de franchir la limite, elle activerait les contre-mesures permettant de mettre le démon hors-course. Pour l'avoir précédemment expérimenté, Jason appréhendait le moment où les nano-particules de fer se déverseraient dans son organisme, mais se consola en jugeant que son supplice valait bien la sauvegarde de vies humaines. L'homme vert, le vrai héros, interviendrait alors pour négocier avec la dictatrice, quitte à devoir approuver une loi qui le rendrait criminel. Le statut juridique des justiciers n'avait jamais été défini, et en pratique, le peuple s'était souvent permis de tolérer ceux qui sortaient du cadre légal pour combattre les injustices.

Il n'échappa pas au britannique que sa neutralisation tardait à venir. Waller avait sans le moindre doute appris dans quel sens évoluait la situation sur le Kennedy, et pourtant, Etrigan se trouvait toujours parfaitement libre de cavaler dans les couloirs en rugissant de défi. L'intéressé, après une traque sans le moindre heurt et bien trop longue pour lui (plus de trois secondes humaines), se ramassa enfin à la découverte d'une nouvelle patrouille. Une escouade réduite, dont chaque membre tenait tel un pavois protecteur un (ou une) mortel contre son sein. Une détresse sans nom habitait le regard de chaque otage, qui tentait muettement de supplier pour leur vie en gémissant tout bas. Le fils de Bélial émit une longue plainte lugubre et grave, un son qu'aucune gorge humaine n'aurait dû pouvoir produire.


Enough! Nous ne servons à rien. Arrêtons-nous avant d'être mis aux arrêts pour les décennies à venir. I command you to stand down! Tenta Jason, après avoir perçu quelles étaient les intentions de son volcanique alter-ego, tenu à distance par les tirs des amazones.

Hurle et rue et crie derrière tes barreaux ; vois ce que cela fait d'être le maraud. Les rôles sont inversés, pour une fois. À mon tour de te faire subir ma loi. Répliqua intérieurement le démon sans faire la moindre concession, avant de conclure sa démonstration en carbonisant d'un même souffle soldats de la Citizenry et otages.

Sa déflagration, bien que d'une température surréaliste, fut heureusement assez brève pour ne pas infliger de trop sérieux dommages à l'infrastructure ; elle laissa des squelettes carbonisés et fumants, dont certains encore en armure, dans un passage noir de suif. Le druide hurla, de toute ses forces mentales, suite à ce drame. Astarte mettrait sa menace à exécution, tuant encore plus d'innocents sans fléchir d'un pouce, achevant de rendre l'action d'Etrigan complètement inutilité. Rien de positif ne ressortirait de l'action gratuite du général infernal, et il en avait parfaitement conscience, puisque c'était exactement de ce genre d'invraisemblance qu'il se gargarisait. Et le monstre de se vanter à qui pouvait l'entendre :


Nul besoin d'occire qui que ce soit, rombière : je vais tous vous cuire dans les flammes de l'enfer ! J'arracherai ce bâtiment à ton giron en te dévorant, pour ne laisser que le tronc !

D'ordinaire pâle comme l'ivoire, l'épiderme du possédé gagna en teinte pour jaunir, ses veines ne cessant de ressortir toujours plus à mesure que son corps se crispait, encore et encore, sans rompre. La créature imposa à l'organisme qui lui servait de prison de continuer d'avancer, malgré les tentatives répétées de Jason pour freiner ces mouvements. Pour une raison que le trentenaire ne comprenait pas, A.R.G.U.S. ne l'avait pas sanctionné ; il ne comptait pas pour autant rester inactif et passif tandis que des vies se faisaient faucher par sa faute. Bien que ce soit voué à l'échec, le mage gaspilla toutes ses ressources mentales pour s'opposer aux actions d'Etrigan, qui se retrouva grippé et restreint dans ses déplacements. Progresser de quelques mètres devint un exploit : chaque geste pouvait ne pas s'effectuer, ou être réalisé trois secondes trop tard. Dans cet état, n'importe quelle phalange d'amazones pouvait se transformer en adversaire redoutable... Du moins, tant que les maigres forces du mortel tiendraient. Ensuite, l'esprit de Jason s'écroulerait d'épuisement, le laissant incapable d'influer sur quoi que ce soit pour les heures à venir. Le fils de Belial gagnait au change. Il s'agaça, néanmoins, d'être retardé aussi futilement, mais guettait déjà l'instant où toute interdiction se lèverait pour lui. Vaincu d'avance parce Goliath, le guide touristique ne put que prier les dieux que Waller finisse par réussir à l'arrêter à distance.

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Mer 6 Fév - 19:39
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« Tiens, salut Kyle, ça faisait un baille ! Toujours en train de faire du graphisme et de sauver le monde en collants verts ? »

Se déplacer à la vitesse de la lumière avait du bon. Billy n’avait pas pu être vu par les radars, ni par personne d’autre d’ailleurs. Autant dire que sa présence fut une surprise pour le jeune Green Lantern qui eut un léger sursaut de surprise avant reprendre son calme en reconnaissant le costume de Shazam. Le jeune homme porteur de pouvoirs divins demanda un résumé de la situation sur le navire. Pourquoi n’était-il pas arrivé plus tôt ? Encore une discussion qui s’était éternisée avec le directeur de son lycée. Autant dire que de telles obligations le frustrait au plus haut point alors qu’il avait d’autres chats à fouetter comme une ancienne amazone enragée qui prenait en otage des centaines de personnes pour satisfaire son petit ego et une demande ridicule. Rendre les super-héros illégaux ? Mais… ils ne l’étaient pas de base ? Enfin, les justiciers et certains procureurs n’étaient pas vraiment amis et certains voulaient déjà qu’ils arrêtent leurs croisades contre les criminels en laissant faire la police… Pour Billy, ils prenaient le problème dans le sens inverse : si la Police était compétente contre des criminels de tout poil et de toute la galaxie, alors peut-être qu’il n’y aurait pas de super-héros. C’était simplement une réponse à un manque de protection, rien de plus. Donc il y avait sur le navire Astarte, la « tante » de Wonder-Woman et un homme possédé par un démon qui semblait n’en faire qu’à sa tête.

« Une amazone psychopathe et un démon en liberté… Il reste combien de jours avant la fin de la semaine ? Histoire de savoir si ça risque d’empirer… Bon, par contre je pense que tu peux repartir avec les titans. Si jamais le gouvernement s’amuse à accepter ses conditions, un seul gars en costume avec des problèmes sera plus gérable que deux. Et puis comme ça, tu pourras aller communiquer la situation aux autres. Moi… Je vais voir ce que je peux faire. »

A vrai dire, les solutions qui s’offraient à lui n’étaient pas des plus nombreuses, tandis qu'il laissait son ami justicier retourner à la tour des Titans. A chaque petite folie d’Ettrigan, c’était un nombre important de civils qui mourraient sous les ordres d’Astarte, poussant chaque fois un peu plus les pontes du gouvernement dans leurs derniers retranchements tandis que les medias commençaient à vouloir s’emparer de l’information. D’un côté, l’âme du jeune Billy et son sens moral était dégoûté, frustré qu’il y ait eu autant de morts pour les excès d’un démon et d’une femme avec la folie des grandeurs. Ils ne pouvaient pas juste arrêter leurs âneries et se poser. Sérieusement, plutôt que de faire ça, elle aurait pu devenir catcheuse sur une autre planète, ce serait sûrement plus rentable que de tuer des innocents sur un bateau ! Mais d’un autre côté, le raisonnement qui lui venait à l’esprit, amené par la sagesse de Salomon était plus pragmatique. Aux yeux du monde, ce n’était là qu’une bataille entre deux criminels qui avait fait des victimes. En aucun cas les héros n’étaient pour le moment remis en questions et il ne fallait pas qu’il fasse n’importe quoi. Attaquer maintenant condamnerait non seulement les quelques civils encore vivants mais aussi les héros à se faire malmener pour ses actions. Que lui soit la cible de la haine des gens, il était habitué, mais il n’allait pas faire plonger ses camarades au passage !

*Bon… Bah il est temps d’aller proposer une pause café à Tantine Tarée…* Pensa-t-il en s’élevant pour se diriger vers le pont du navire tout en lévitant, les bras croisés, sans aucune intention visible d’attaquer. Après, si on venait l’agresser, il ne se laisserait pas faire, pour sûr, mais il ne devait pas faire trop d’incartades maintenant. Se faire passer un savon pour les autres membres de la Ligue n’était jamais une partie de plaisir, et s’il pouvait éviter ça…

« Astarte ! Je suis venu pour négocier ! Ah oui, et le démon sur le bateau n’est pas avec moi. C’est même pas un héros !» Alors pourquoi t’as tué des innocents en prenant comme excuse que des héros s’en étaient mêlés ? Cette dernière phrase il la garda dans son esprit. Remettre en question le jugement d’une amazone un peu trop soupe au lait n’était pas une bonne idée, comme il avait pu le voir certaines fois avec Diana. Il avait crié assez fort en espérant qu’Astarte puisse l’entendre ou, du moins, le voir en remarquant qu’il ne semblait pas être en position d’agression. Il posa alors les deux pieds à terre sur le pont, fixant devant lui puis balayant du regard la zone devant lui alors que des soldat de la Citizenry arrivaient en le pointant de leurs armes.

« Vous savez, si je voulais je pourrais battre la moitié d'entre vous avant même que vous n’ayez pu cligner des yeux, donc vous pouvez baisser vos armes. » Lança-t-il avec un léger sourire confiant. Ce n’était que des sous-fifres, le vrai danger allait arriver bientôt. Mais bientôt, une autre réflexion vint le percuter de plein fouet. L’avenir de la légalité des héros, de la vision de ces derniers aux yeux du monde juridique et la popularité de chacun de ses alliés allait se jouer sur… Ses talents de négociateur ?

*LE MONDE EST FOUTUUUUUUUUU !!! Sérieusement, il est où Batman quand on a besoin de lui… C’est lui qui doit faire les trucs intelligents, pas moi ! C’est encore plus stressant que mon exposé d’Histoire-géo !*
William Batson
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Lun 8 Avr - 23:08
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Ce qui était amusant dans cette histoire c’est que des conditions simples avaient été dictées, avec des conséquences claires et des impacts tout aussi définis. Et pourtant, malgré tout, l’ennemi refusait de se conformer à ce qui lui était exposé, comme s’il avait la moindre chance de réussir dans sa mission. Sauver les otages? Avec les pertes actuelles, c’était utopique. Récupérer le porte-avion? Il était en voie de s’écraser contre la base navale car les envahisseurs n’avaient clairement pas porté attention à ce détail. Depuis le début ils s’étaient concentrés sur un assaut frontal… Mais ce navire se déplaçait. Pour rappel, le pont, la salle des machines et les otages se trouvaient derrière des boucliers issus d’une technologie qui échappait complètement aux protagonistes en présence. Ce ne serait pas une simple affaire de les forcer.
 
Astarte savait pertinemment qu’elle n’obtiendrait jamais ce qu’elle avait demandé. C’était une ruse de toute façon. Son réel but, son réel prix, les armes atomiques, étaient désormais en sa possession. Et avec ce qu’elle avait prévu comme grande finale, personne ne se rendrait compte de ce larcin à moins d’aller inspecter les avions sur le pont avant la conclusion de cette tragique affaire… Mais pourquoi les envahisseurs se concentreraient-ils sur des véhicules quand des vies sont en jeu ou qu’un prix bien plus juteux est accessible? Capturer la redoutable Astarte… Et qui sait, peut-être mettre un terme à la croisade génocidaire de la Citizenry qui avait rendu stérile des centaines voire des milliers de mondes. Ou dans la cas d’un certain démon, obtenir un trophée de premier choix. Et parlant de ce dernier, par sa faute, un groupe d’otage allait mourir.
 
Il avait déjà été décidé préalablement que ce serait les militaires qui en feraient les frais. Pourquoi? Parce que priver les États-Unis d’officiers compétents serait une bonne chose pour la suite de ses plans. Le reste aurait été pure affaire de terrorisme et elle se gardait la chose comme dessert. Pour la fin, si vous préférez. Et maintenant qu’il y avait en plus un changement de joueur sur le terrain, les choses devenaient encore plus intéressantes. Clairement, bien qu’elle ne soit pas confrontée à ceux qu’elle aurait voulu voir sur ce terrain, elle avait de quoi se tenir occupée. Surtout que le dernier arrivé ne manquait pas d’assurance. Loin de là même. Cependant, ce qu’il affirma la laissa sincèrement perplexe. Mais qu’y avait-il à négocier? Ses termes étaient on ne peut plus clairs, pourtant. On ne saurait se tromper sur le sens de sa demande. À quoi jouait-il? Mystère…

 
 « J’avoue ne pas comprendre. Négocier quoi? J’ai déjà fait savoir ce que je voulais. On me le donne, ou on ne me le donne pas. Il n’y a pas à négocier. Les termes sont déjà sur la table et la Citizenry ne fait pas de compromis. Nous n’en avons jamais fait et nous n’en ferons jamais non plus. Ce serait davantage dans ton intérêt de maitriser le démon : le nombre de mort augmente catastrophiquement par sa faute. »
 
Astarte ne s’attendait nullement à ce que ce héros fasse ce qu’elle dise soit aller neutraliser le démon. Maintenant, au moins, elle savait davantage ce qu’elle affrontait. Merci au nouveau venu pour lui donner des informations tactiques. Peut-être que la stratégie de ce dernier était de faire en sorte qu’Astarte élimine tous les otages, ce qui la priverait alors d’un argument de poids. Une stratégie un brin douteuse mais… Cela pourrait fonctionner. Encore fallait-il que ce genre de détail puisse vraiment inquiéter la principale concernée mais même sans otage, la menace d’une catastrophe de grande envergure restait un argument de poids. Perdre une carte ce n’est pas perdre toutes ses cartes. À moins d’avoir mis tous ses œufs dans le même panier mais ce n’était pas son genre. On ne survit pas pendant des siècles en faisant ce genre d’erreurs, après tout.
 
Quoi qu’il en soit, de nouvelles directives étaient nécessaires. Il fallait renforcer les zones clés quitte à abandonner des secteurs secondaires intéressants. Se préparer aussi à quitter le navire car ce dernier avait encore franchi une distance conséquente et le « quai » d’où était partit le porte-avion était à peine à quelques centaines de mètres. Et un bâtiment de cette tâche, lancé à sa vitesse actuelle, ne s’arrêterait jamais à temps. Garder l’attention de l’ennemi le temps de se donner de nouvelles cartes dans son jeu. Si le nouveau héros était attentif à ce qui se passait autour de lui, les hurlements paniqués des gens à proximité parviendraient à ses oreilles… Et malgré ses capacités, il était trop tard. Le porte-avion défonça une partie des structures présentes avant de finir échoué en grande partie sur la terre ferme. Des incendies. Des explosions. Des pleurs et des cris… tout un chaos.
 
Et pour envenimer les choses, maintenant qu’elles pouvaient intervenir, les forces armées américaines décidèrent de venir se rajouter dans l’équation, ce qui voudrait dire plus de morts car naturellement, elles ne consultèrent en rien les « super » présents sur la marche à suivre. Le démon fut donc pris pour cible par des soldats américains qui ouvrirent le feu sans sommation autre qu’un « light them up » tout ce qu’il y a de cliché. Une des bases navales les plus importantes de ce pays était en train de se transformer en un imposant champ de bataille et ce n’était plus simplement une histoire de rendre les super héros illégaux ou non. C’était de protéger un maximum de vies car une base navale regorge de navires, de carburants et d’armes et la catastrophe, si elle venait à s’étendre, passerait à l’histoire comme une des pires tragédies de cette décennie. Voire du siècle, même.
 
Ainsi donc, le vrai plan d’Astarte, si tant est qu’on peut appeler la chose ainsi, commençait à se dessiner aux yeux de Billy et de Jason. Sachant qu’elle ne pourrait jamais gagner, Astarte avait décidé de faire le plus de dommages possibles avant de tirer sa révérence. Plus de chaos. Plus de carnage. Plus de morts. Pour l’ex Amazone, un moyen d’arriver à une fin. Dès le moment où sa demande n’avait pas été écoutée, l’être brisé qu’elle était avait réagi de la seule façon qu’il savait faire : de façon destructrice. Même si elle avait voulu éviter cette tragédie, elle se savait esclave de sa propre folie et s’en était servi comme système pour s’assurer que toute forme de conscience ne viendrait pas se mettre en travers de ses plans. Car malgré tout, et Diana le savait, Astarte pouvait être ramenée dans le droit chemin. Mais les efforts en valaient-ils la peine?
 
Le démon s’en moquait, lui. Il était là pour tuer. Le super héros sortit de nulle part serait peut-être intéressé par la chose, si tant est qu’il savait que la chose était possible. Parler de sa tante était excessivement douloureux pour Diana et à moins d’en avoir glissé mot aux gens très proches d’elle, personne ne savait pour le fragment de l’ancienne princesse héritière qui était enfermé au milieu de toute cette haine et de toute cette folie. Pour le moment c’était de peu d’importance par contre. Dans l’instant, la situation échappe lentement à tout contrôle, ce qui serait une métaphore très appropriée avec la nature actuelle de l’Impératrice du Serpent d’Argent. Qu’est-ce que la défaite et pour qui sera-t-elle? Quelle valeur a une victoire quand elle se paie au prix de trop nombreuses vies? Ce n’était pas elle qui avait la réponse à cette question en tout cas…
Astarte
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Mar 9 Avr - 17:19
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Cendres et mort et désolation... Je vais brûler cette nation ! Devant le démon les hommes s'effaceront, et c'est mon nom  qu'ils hurleront à l'unisson ! Prophétisa d'un ton guttural l'âme damnée qui reprenait progressivement le contrôle de son hôte.

Le corps tout entier du druide trentenaire semblait s'opposer à la déferlante d'un typhon. Seul, dans un couloir qu'il avait lui-même aseptisé de toute vie, le britannique en tenue noire crachait, rugissait et grondait, luttant pour avancer un bras et poser un pied à terre. La bataille qui se déroulait en son for intérieur, entre les deux volontés coexistants en son sein, tourna hélas court. Chaque seconde voyait se creuser le fossé entre les forces mentales d'Etrigan et de Jason, qui, pourtant, n'abandonnait pas, car à tout instant désormais, Amanda Waller était susceptible de décider que le fiasco avait assez duré. Au prix d'un dernier effort, il s'imaginait avoir retenu le fils de Belial suffisamment longtemps pour qu'A.R.G.U.S. intervienne, limitant ainsi le nombre des victimes. Mais il n'en fut rien.


For crying out loud, Waller! Appuyez sur votre putain de bouton ! Qu'est-ce que vous attendez ? S'impatienta désespérément le mortel, qui sentit les derniers vestiges de ses ressources lâcher prise.

Fuck...

Et sans plus de signes extérieurs, la volonté de Jason s'éparpilla dans le néant de l'inconscience. De très loin, il crut discerner un échange verbal entre la preneuse d'otages et un intervenant à la voix de stentor, mais aurait tout aussi bien pu rêver ces ultimes secondes de conscience. Etrigan, en revanche, ne perdit pas une miette de la discussion. Ni de l'assurance exagérée qui dégoulinait des dires du nouvel arrivant, ni des échos surnaturels qui se réverbéraient depuis sa personne. Quoi qu'il soit, le « négociateur » n'était pas entièrement mortel, et présentait donc un défi à la mesure du général infernal, qui trépignait d'envie de le rappeler à l'ordre. Nul ne pouvait se vanter de sa puissance en se présence sans avoir à la démontrer séance tenante. Gueule béante et crocs saillants, le possédé grogna :

Cligne des yeux autant que tu veux, petit merdeux ; avec moi, tu ne feras pas long feu.

Rien n'importait désormais plus que cette lice à venir, pour le rimeur. En une flexion/extension, Etrigan se propulsa à pleine vitesse vers l'extérieur, filant aveuglément en ligne droite sur sa cible, les bras tendus et prêts à se refermer sur leur proie. Son corps  avili traversa les cloisons et les parois avec fracas, au besoin après les avoir affaiblies d'un souffle de flammes infernales. Les gueuses, la prétendue impératrice, les pitoyables vermisseaux prisonniers, tous pouvaient bien faire ce qu'ils voulaient, à présent ; le fils de Belial ne convoitait que les combats, et pas contre une adversaire qui envoyait ses pucelles le distraire tandis qu'elle parlait dans le vide. Il voulait un opposant disponible, résistant, assez fort puis lui briser les os et lui déboîter les articulations, assez déterminé puis illuminer chaque fibre de son être avec des éclairs de douleur, même lorsque l'hémoglobine coulerait. Une forme dévoyée, pervertie, de rugissement racla le larynx du britannique damné, au moment où il télescopa par en-dessous le champion des dieux pour l'emporter plus loin, plus haut, dans un sauvage corps-à-corps entre surhommes où nul coup bas n'était interdit.

Ne négocie pas, et maîtrise-moi, héros, puisque nous ne sommes pas dans le même bateau ! Sourit à belles dents le sadique rejeton des enfers entre deux directs, poussant le vice jusqu'à faire usage de magie pour garder le costumé rouge dans les cordes.

Toute tentative de Shazam pour repousser son agresseur et retourner s'occuper du porte-avion lui valait d'être saisi au vol par de lourdes chaînes d'obsidienne jaillissant du néant, ou d'être aspiré par un cyclone aussi nauséabond qu'éphémère qui le tractait vers Etrigan. Le démon voulait son combat, exigeait qu'on lui offre de la violence jusqu'à ce que lui ou son opposant s'effondre, terrassé – et dans ce domaine, il ne cédait pas un pouce de terrain sans le défendre avec la dernière des rages. Tandis que sur les flots, le Kennedy se rapprochait dangereusement des côtes, l'agent d'A.R.G.U.S. continuait de s'enorgueillir de chaque coup subi, s'esclaffant de bonheur à mesure que les ripostes lui démolissaient le portrait et défiguraient sa structure osseuse. Gagner ou perdre lui importait presque moins que de se défouler, après tant de mois passés dans l'étroitesse de sa prison de chairs. À force de se trouver à l'épicentre d'impacts si colossaux qu'ils produisaient des grondements dignes du tonnerre, ses sens s'émoussèrent. L'ouïe d'abord, puis la vue se mirent à lui faire défaut. Sa perception se mêla en un kaléidoscope d'impacts et de heurts, qui trouva son terme lorsqu'il s'écrasa au sol, après un énième revers savoureux. Engourdi par le traumatisme, l'anglais possédé se redressa pesamment, arrachant sa silhouette arquée à un profond cratère. Ses vêtements ne tenaient que par un étrange miracle, ou peut-être parce qu'A.R.G.U.S. fabriquait ses tenues en fibres ultra-résistantes. Indifférent à ses blessures, qui le lancinaient de toutes parts, le druide trentenaire habité par une malveillance pure s'épousseta ironiquement, presque déjà prêt à recommencer à se battre. Durant ce bref temps mort, son audition lui revint, lui permettant d'entendre les pas pressés de soldats qui convergeaient dans sa direction. Distraitement, ses yeux, rouges comme le sang qu'il ne cessait de faire couler, notèrent le chaos et les flammes, le hurlement des sirènes d'alerte et l'effervescence qui animait son point du chute. National city elle-même avait paru en meilleur état, après son passage... Avec plus d'incendies et des relents de soufre, il se serait ici presque cru de retour en son domaine impie.

Le porte-avion échoué trônait non loin, son imposante structure prodiguant une ombre funèbre sur le fautif de son naufrage et ses parages. Ce dernier s'intéressa de près à ses nouveaux visiteurs, venus en nombre pour tenter de « l'allumer » comme ils le hurlèrent si bien en le mettant en joue. Les rafales pétaradantes qui suivirent se confondirent avec le rire aigre de la créature humanoïde, qui avait arraché le premier débris à sa taille pour s'abriter derrière, avant de psalmodier dans l'odieux idiome des enfers une formule qui condamnerait à la mort les soldats américains. Afin de varier les plaisir, Etrigan puisa dans ses propres réserves de magie pour alimenter un sortilège qui changea les douilles des balles tirées en insectes grouillants déterminés à dévorer vivants les soldats. Laissant à ses créations le temps d'en finir avec leur repas, le général infernal hurla en direction du porte-avion :


La prochaine sur ma liste ferait bien de se préparer !
Qu'elle ne soit pas triste : je viens personnellement la chercher.
Je récupérerai ce vaisseau, après lui avoir fait gober sa peau !


__________
[Opération Ekdikisi, partie 1] [Norfolk, Virginie] Terreur à Norfolk (Jason Blood et Kyle Rayner) 528751squadsign
Gone, gone the form of Man !
Arise the Demon, Etrigan !
Jason Blood
ADMIN ♔ HOST OF A DEMON

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Mar 16 Avr - 18:40
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Décidément, tous les criminels étaient pareils. Billy avait espéré un court instant pouvoir réussir à ralentir un peu les élans destructeurs d’Astarte… En vain. Il n’avait sûrement pas été le premier à essayer mais maintenant, les faits étaient là. Pour lui, elle était perdue et devait être neutralisé. Il ne lui laisserait pas de seconde chance la prochaine fois qu’il la rencontrera. Elle ne voulait pas faire de compromis ? Elle voulait se noyer dans sa folie et la destruction ? Alors soit, elle en paierait les conséquences. Elle lui rappelait ces gamins pourris-gâtés qu’il croisait à l’école. Parce qu’ils n’avaient pas eu ce qu’ils voulaient une fois dans leur vie, parce qu’ils se pensaient supérieurs aux autres, ils se donnaient des droits qu’ils ne possédaient et pensaient leur violence gratuite légitime. Non, décidément, elle venait juste de devenir détestable aux yeux de l’adolescent, quoique puisse en dire Wonder-Woman, elle était bien plus folle que Black Adam qui avait mal agit mais pour une cause qu’il pensait juste, au moins.

Cependant, lorsqu’il s’envola pour empêcher le porte-avion de s’échouer, le super-héros fut attrapé par quelqu’un, ce qui le surprit. Il remarqua le démon qui faisait auparavant un carnage parmi les membres de la citizenry. Ce dernier semblait vouloir se battre avec tout et n’importe quoi pour étancher sa soif de barbarie et principalement avec lui.

« Lâche-moi, j’ai d’autres choses à faire que de m’occuper de toi, là ! » Se battre n’était pas la priorité. Il faudrait le calmer à un moment ou à un autre, mais sauver des vies était bien plus important à l’instant précis. Pourtant, ce démon ne semblait pas vouloir entendre raison, voulait que Shazam le maîtrise. Billy se demanda si ce dernier avait des tendances masochistes avant de se dire qu’il valait mieux ne pas se poser de questions sur les mœurs infernales. Et autant dire que la bête n’y allait pas de main morte entre les coups et la magie. Autant dire que la situation devenait critique entre celui-là, l’amazone et son armée… Et lui qui était le seul représentant de la ligue présent. Avant de répliquer, il essaya de se sortir de l’étreinte du monstre qui revenait sans cesse à la charge. Il n’y avait alors qu’une seule solution, le mettre hors d’état de nuire assez longtemps pour qu’il puisse limiter les dégâts causés par l’autre menace.

« Tu l’auras voulu ! » Siffla-t-il entre ses dents avant de rendre coup pour coup au démon. La force de ce dernier lui faisait ressentir les coups mais rien qui n’était pas endurable. Dès que le démon essayait de revenir à la charge, le jeune héros lançait des éclairs par ses mains pour le maîtriser, le paralyser quelques instants. Sa vitesse lui permettait de revenir au corps à corps et d’asséner une série de coups de poings malgré les griffures provoquées par le démon qui vinrent attaquer son costume et sa peau. Le courage d’Achille inhibait en lui tout sentiment de peur, toute envie de fuir le combat malgré la douleur et les problèmes que ce dernier pouvait causer, continuant dans cette arène de fortune qu’avait provoqué le démon qui se retrouva au sol. Prenant de la vitesse en descendant vers lui, Shazam lui décrocha un crochet du droit au visage puis une série de coups de poings au ventre avec assez de force pour fissurer le sol sous le démon. Après tout, c’était un être démonique, ça ne le tuerait sûrement pas, non, mais ça le calmerait assez longtemps pour qu’il puisse s’occuper d’autre chose. Bientôt, des soldats arrivèrent. Le jeune Billy à l’intérieur du super-héros se demandait ce qu’ils comptaient faire avec des fusils face à tout ça à part créer un plus gros carnage encore. Tout ça allait trop loin… Mais il pouvait maintenant sauver le plus de monde possible. Profitant du chaos, il réussit à sortir le plus vite possible les otages encore vivants avant de revenir, ne faisant pas dans la dentelle avec les membres de la citizenry qui osaient encore se mettre sur son chemin. Il récupéra au vol les débris qui s’élançaient avec force vers les bâtiments et les vies humaines, tenta tant bien que mal de limiter les pertes humaines et enfin, lui vint une idée. Il y avait un moyen d’éviter qu’Astarte ne fasse plus de chaos, et celui-ci venait de la propension même de l’armée à tout informatiser…

Le jeune homme se posta en-dessus de l’épave du porte-avion et commença à le soulever légèrement pour se tenir en-dessus de ce dernier. Il faisait son poids mais la force d’Hercules lui permettait de supporter tout ça. Pour lui c’était un exercice comme un autre. Et alors, avec un sourire narquois sur le visage, il appela la foudre de Zeus une fois, deux fois, trois fois dans le navire vide d’otages. La foudre ferait ainsi court-circuiter toutes les commandes encore valides du vaisseau qui serait alors complètement neutralisé, inutile, comme lors d’une attaque IEM. Devoir faire ça pour empêcher le carnage causé par la folie destructrice d’une seule personne ne faisait qu’augmenter la colère du jeune homme, autant que la culpabilité de ne pas avoir put faire plus, de ne pas avoir pu sauver tout ce monde qui était mort pour quoi ? Pour un caprice, pour une demande irréalisable, pour une criminelle pensant qu’elle obtiendrait le droit de semer le chaos et la mort sans discernement. Reposant la proue du vaisseau, le jeune homme se leva alors dans les airs, des petits éclairs encore présents autour de lui, cherchant du regard l’amazone qui devait bien avoir reconnu la foudre de Zeus qui venait de s’abattre sur le champ de bataille.

« Tu n’as plus d’otages derrière lesquels te cacher, alors maintenant montre-toi espèce de lâche ! » Cracha-t-il avec hargne. Non, il n’était pas aussi calme qu’un Superman, ni aussi stratège que Batman, mais c’était ce qui le rendait potentiellement tout aussi dangereux, car il n’hésiterait pas à mettre toute sa force dans la bataille face à cette amazone qui était allée trop loin, qui avait énervée le gardien de la pierre d’éternité, le vaisseau du pouvoir des dieux.
William Batson
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Jeu 25 Avr - 23:02
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Cet affrontement entrait dans sa dernière phase. La très grande majorité des otages était morte. Tous les officiers ou personnages importants avaient été éliminés. Les armes nucléaires avaient été volées dans leur totalité et malgré des pertes somme toute acceptables, le bilan était pour le moins… Intéressant. Qu’importe s’il y avait des survivants du porte-avion, il y avait eu encore plus de morts avec l’écrasement de ce dernier et dans les affrontements à venir. Aux yeux des naïfs, elle perdrait ce combat. Mais pour quiconque avec un minimum de cerveau, la réalité serait toute autre. Non seulement elle aurait prouvé à nouveau qu’elle était capable de dommages considérables avec une opposition somme toute compétente mais en plus qu’elle n’avait pas peur d’une confrontation ouverte. C’était un détail significatif car en général, c’était très risqué.
 
Elle apprécia ce trait de génie du nouveau venu qui neutralisa l’électronique du porte-avion. Et encore, rappelons-le, pas les sections protégées par les boucliers de la Citizenry. Des trois dispositifs initialement présents, seul celui protégeant le réacteur nucléaire était encore actif. La sécurité des otages lors de l’écrasement était devenue insignifiante et protéger le poste de contrôle tout aussi inutile : ce bâtiment n’irait plus nulle part. Naturellement, le nouveau venu n’ayant pas eu l’occasion d’explorer les coursives du navire et le démon n’ayant pas atteint ce secteur, ce serait une surprise de plus à révéler… Prochainement. Ses pouvoirs étaient impressionnants, en tout cas. Ce n’était rien de le dire. Il faudrait qu’elle étudie davantage son cas. Inévitablement, comme avec la plupart de ces supposés héros, ils revenaient toujours à la charge pour contrecarrer ses plans. C’était ainsi.
 
Mais ce qui l’amusa réellement fut le fait que le démon délaissa son combat contre ses troupes pour affronter une cible plus… Juteuse. Tant mieux. Un adversaire affaibli en est un plus facile à vaincre et si elle avait en plus l’avantageux bonus de mettre en déroute un défenseur du bien et de la justice… Cela ne servirait qu’à la peindre dans une lumière encore plus terrifiante et qui sait, peut-être que la prochaine fois, on l’écouterait. Elle avait de fort doute mais bon. Les esprits sont si faciles à impressionner. Deux nuisances affaiblies. Voilà une aubaine qu’on ne saurait laisser passer. Et faute d’otage, plus besoin d’autant de guerrières alors la plupart se téléportèrent sur le vaisseau de la Citizenry, entièrement dissimulé en orbite. Il était temps de régler les derniers détails. Deux gardes impériales en cas de problème majeur et l’acte final était presque prêt à commencer.
 
En regardant cette vaste scène qu’elle avait planifié pratiquement dans les moindre détails (un scénario dans tant de possibilités anticipées par simulation), elle se dit que si c’était à refaire, il aurait fallu qu’elle mêle ses soldates aux forces armées en présence pour rajouter au chaos ambiant. Une prochaine fois, peut-être. Car ce n’est pas aujourd’hui qu’elle trépasserait. Ce n’était pas encore la bonne date à son agenda ni le bon moment dans ses plans. La partie Amazone qui avait survécu à toute l’horreur qu’elle avait vécu cherchait à lui arracher le contrôle mais elle ne comptait pas céder si facilement. Elle avait un travail à terminer et elle n’avait certainement pas besoin d’une conscience pour interférer. Pas maintenant. Surtout pas maintenant. Pas quand il lui reste encore une grande finale à faire. Au moins, sa nièce n’était pas présente. Elle avait le don de la faire ressurgir, elle…
 
Ceci dit, comme ce n’était pas forcément de notoriété publique, tous ne savaient pas l’histoire derrière cette force destructrice qu’était devenue Astarte. Le noble sacrifice, l’abandon complet par les siens, la torture, les abus, la descente inexorable dans la folie… Était-elle récupérable? Difficile à dire. Selon sa nièce, oui. Selon ce qu’il restait d’Amazone en elle, oui. Ce n’était certainement pas le consensus général par contre. Une chose était certaine par contre. Astarte affronterait potentiellement trois ennemis dans ce combat à venir. Allant à la rencontre du nouveau venu, elle ne tremble pas, ne montre aucun signe de peur… Ne montre rien, en fait. Il n’y a rien de vivant en elle, prétendent certains. Elle n’est que douleur et rage qui font fonctionner un corps mort depuis longtemps. Bien que ce ne soit pas le cas, le parallèle est malgré tout intéressant. Voire pertinent.
 
Elle fera face à l’ennemi comme elle l’a fait un nombre incalculable de fois au cours de ses nombreux siècles d’existence. Jadis, elle fut une Amazone. Et quiconque s’attendrait à se battre contre ce genre d’opposant va vite se rendre compte qu’elle a adapté de nombreuses autres techniques, issus de ceux qui furent d’abord ses bourreaux puis ses proies. Elle leur fait face. Tout est prêt pour une finale des plus explosives. C’est un beau jour pour mourir. Pas pour elle. Pour eux. Et ce sera glorieux. Tous n’ont pas la chance d’être éliminés de la main même de l’Impératrice du Serpent d’Argent. Souvent, elle se contente d’éliminer la vermine, sans plus d’égard ou de considération. Mais pour ces deux-là… Oui, ils sont un minimum digne de son attention. Et si le démon a voulu neutraliser une partie de ses avantages tout comme son nouveau… Compagnon d’infortune… Et bien…
 
Ce serait impoli de ne pas leur rendre la monnaie de leur pièce, non? La magie est une forme d’énergie comme une autre, une ressource à accumuler et à maitriser, non? Le dispositif qu’elle lance et qui explose dans un flash de lumière a fait ses preuves par le passé pour affaiblir des énergies prétendument mystiques. Peut-être que ce sera complètement inefficace. Peut-être que cela va les affaiblir. Au pire, simplement les désorienter momentanément. Le but, c’est encore de donner l’impression qu’elle a besoin d’égaliser le champ de bataille. Qu’ils la pensent faible ou désespérée. Tout fait partie d’une stratégie basée sur la perception, sur les préjugés, sur le paraitre et non sur l’être. D’une voix qui a mis à genoux bon nombre d’ennemis, elle s’adresse à l’improbable duo. On peut très difficilement parler d’alliés après leur dernière… Incartade…

 
 « Pour le démon, je suppose que c’est de peu d’importance mais pour toi, pseudo héros, je te propose ce marché. Nous repartons chacun de notre côté. En vie. Et les pertes en vie humaines cessent. Si tu penses que je n’ai plus d’otage ni de carte dans ma manche… Tu te trompes grandement. Je ne sais pas si tu connais Wonder Woman mais si tel est le cas, clairement, elle ne t’a pas suffisamment informé à mon sujet.
 
Quant à toi, démon… Si c’est davantage de sang que tu veux, des victimes dignes de ce nom, je te propose ceci. Nombreuses sont les espèces capturées et assimilées par la Citizenry. Je suis prête à te sacrifier un millier des plus dangereux spécimens en ma possession, des proies comme tu n’en as jamais affronté sur cette planète. J’ai obtenu ce que je voulais. S’éterniser ici est contreproductif pour toutes les parties impliquées.
 
Qui plus est, nous savons tous les trois que je ne vais pas mourir aujourd’hui, pas plus que vous et au final, je vais retourner parmi les miens parmi les étoiles. Si ma propre nièce et ses alliés n’y sont pas parvenus… Vous n’y arriverez pas davantage. Évitons-nous donc un certain nombre de déceptions et des blessures d’orgueil. J’ose espérer que personne ici n’était assez stupide pour penser que je finirais morte ou capturée… »
Astarte
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