Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL


Flashforward
Event du Time Trapper - Tour 4




Figé au milieu de la banquise, perdu à des kilomètres de toute civilisation, le complexe pénitencier Slabside formait une tâche noire bariolé de points lumineux sur un océan de blancheur, cerné par des eaux glaciales et inhospitalières. Inlassablement, des drones de LexCorp sillonnent l'espace aérien de cette infrastructure intégralement auto-suffisante, alimentée en énergie et en ressources par ce que la logistique américaine avait de mieux à offrir. Le site le plus sécurisé du globe servait de prison pour les criminels les plus dangereux de la planète après tout, et avait l'allure sinistre d'un purgatoire d'acier cadenassé par des épaisseurs successives de systèmes défensifs. Tourelles et miradors, vigiles et caméras, murs blindés et lasers de protection... Un maillage hétéroclite d'obstacles tapissait le complexe. S'y trouver enfermé signifiait l'abandon de tout espoir d'évasion, pour ses captifs, car à l'intérieur des murs de Slabside, la loi ne s'appliquait littéralement plus. Véritable boîte noire du système judiciaire de l'administration Luthor, l'édifice avait souvent été comparé à Alcatraz ou Guantánamo, par les détracteurs du président... Hélas à raison.

Dans le lointain, Air Force One pointa à l'horizon, oiseau de fer gargantuesque flanqué d'indications claires sur la nature présidentielle de l'appareil. Comme pour réagir à cette arrivée, toutes les sirènes d'alarme de l'édifice se mirent en branle, et l'entièreté des éclairages de la prison vira au rouge. En vérité, il s'agissait de la conséquence de la libération de sa plus redoutable prisonnières : Reign. L'ancienne ennemie public numéro un, si difficilement capturée par les autorités, venait par un tour de force incompréhensible de neutraliser les verrous de sa cellule, au grand dam de Cassandra Cain-Wayne. Surgie des ombres après un séjour débilitant dans l'asile d'Arkham et une incursion imprévue dans les Darklands, l'intruse fut accueillie par une cacophonie, des relents aigres, et le spectacle d'un corps décapité.

Au-dehors, une colonne d'eau massive creva la surface de l'océan. Jaillissant des flots glacés, deux silhouettes fendirent les mètres séparant Slabside de la mer, pour chuter lourdement sur une esplanade du complexe. L'un, debout, ruisselant et vêtu de noir, toisa l'autre, abandonnée au sol et en bien moins bon état. Black Manta, autrefois Kaldur'Ahm, savoura le fait d'avoir finalement traîné Feriel jusqu'à l'endroit où elle devait moisir pour le restant de ses jours. Il ne réalisa qu'ensuite qu'une alarme inquiétante hurlait sur la banquise, provoquant le ralliement massif des drones de la sécurité autour du périmètre. Comme si cela ne suffisait pas, son regard capta du mouvement, au loin.


C O D E (c) W H A T S E R N A M E .

Maître Du Jeu
MDJ ♔ LA VOIX DU STAFF

Profil
Perso
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL 988373tumblro2iulqWbRa1v3nwxso5250

Pseudo : Le Staff
Date d'inscription : 04/01/2016
Crédits : Tumblr
Messages : 1048
Batarangs : 1000002433
Age du joueur : 32
Voir le profil de l'utilisateur http://legendsofdc.creationforum.net
Jeu 4 Oct - 19:45
Revenir en haut Aller en bas
flashforward
barbara gordon & co.

« And if the birds are just all the words flying along, singing a song, what would they do ? If they just knew what they could do.  »
L'incompréhension.
Ce mot résumait parfaitement l'état d'âme de la petite rousse tandis qu’elle se retrouvait à bord même de l’Air Force One. L’Air Force One. Ce même avion qu’elle avait vu sur des télévisions, ce même avion qui transportait à son bord l’homme le plus puissant du pays: le Président. Président qui était actuellement Lex Luthor, ou bien un des hommes les plus dangereux, de part ses ressources et son intelligences. Elle est escorte, sans comprendre c’qui se passe. Son regard balaie l’avion, qui, étrangement, était bien différent de la manière dont elle l’avait imaginé. Elle est perdue la rouquine, cherchant à trouver des réponses, mais malgré ses neurones qui se connectent et se reconnectent, elle comprend pas, elle arrive pas, les dix ans de vie ont disparues. Elle déglutit, tandis qu’on la fait entrer dans un bureau et qu’elle laisse, encore et toujours son regard émeraude parcourir la pièce qui ressemble probablement au bureau ovale. Elle en sait rien, elle voyait juste les photos dans les journaux. Puis y a Luthor, en face d’elle, qui semble plus age que la derniere fois qu’elle a vu son visage quelque part. Ses yeux fouineurs cherchent des indices sur la situation, mais outre cette femme qui ne daigne même pas la regarder tandis qu’elle dresse son profil - profil personnel dont elle n’etait meme pas au courant, rien ne semble lui offrir un indice quelconque sur la situation.

Pourtant, au fur et à mesure que ce qui semble être l’assistante du président parle, des indices sur la situation permettent à la petite rousse de savoir ce qui se passe. Déjà elle a participé à un programme lui offrant des aptitudes de régénérations et ainsi, pouvant de nouveau marcher. Ca l’étonne qu'à moitié, parce que la vérité, c’est que même si Barbara commence a aller un peu mieux, elle serait prete a tout pour pouvoir de nouveau marcher. Et que meme si ca devait prendre dix ans, probablement finirait-elle par dire que oui, elle est désireuse de prendre le risque si elle peut de nouveau tenir sur ses deux jambes. Elle apprend également qu’elle est derrière un petit complot contre le président. Elle a pas plus d’informations que ca la belle, mais elle se doute que cette situation est bien plus grave qu’il en a l’air, que derrière ce programme, se cache quelque chose de beaucoup  plus sinistre. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, son instinct le lui dit. Elle continue de laisser son regard glisser partout, bien determinee a utiliser la seule chose qu’elle savait on ne pourrait pas lui extraire, son don naturel: sa mémoire qu’elle n’avait qu'à analyser comme on analyserait une simple photo. Une telle mémoire était une bénédiction mais c'était aussi une malédiction, car la vérité c’est que les moments les plus atroces qu’elle tentait d’oublier refaisait toujours surface au détail prêt. Comme ce fameux jours ou elle a perdu l’usage de ses jambes, cauchemars qui semblait si réel à son époque d’origine, qui, elle n’en doute pas, le sont probablement encore du haut de ses trente cinq ans.

La menace semble bénigne, aux yeux d’la rousse. Ca doit pas être si terrible, même si il s’agit d’un sevrage. Pourtant, les mots de cette femme, ils font froid dans l’dos de la rousse. Être en fauteuil avait été un enfer, alors si en plus elle devient prisonnière de son propre corps ca serait probablement pire. Elle avait pas peur de la mort Barbara, bien au contraire. Son passif de Batgirl faisait qu’elle était même capable de mourir pour une cause. Et ce même instinct lui disait que si elle savait de quoi ils parlaient, elle préférerait mourir plutôt que de mettre en péril ce qui avait été fait.  
Fouiner, c'était bien son genre a la rousse. Fouiner, encore et encore, continuellement. Elle avait toujours été doué en informatique, mais elle s'était perfectionné récemment - et apparemment, dans le futur elle l'était encore plus. Aujourd’hui Barbara lisait les codes informatiques comme elle lirait un livre, pianotait sur un clavier sans même le regarder avec une souplesse et une vitesse presque déconcertante. Mais la rouquine se disait que si elle etait implique dans un aussi gros projet, ça voulait dire que d’autres étaient implique. Dick ? Possible. Probable ? Ca dépendait probablement de leur relation. Mais le fait est qu'ils travaillaient parfaitement bien ensemble, justement car ils connaissaient les methodes de l'autre. Cassandra ? Probable également. Bruce ? Difficile a dire. De nouveaux potentiels membres de cette famille si spéciale ? Peut-être. Supergirl ? Sa présence dans cette prison de haute sécurité pourrait effectivement être une explication logique - autre qu’elle aurait simplement péter, littéralement, les plombs. Qui d’autres ? Dinah ? Helena ? Damian ? Artemis ? Wally ? Tellement de nom lui venait en tête. Tout ce qu’elle savait, ce qu’elle supposait c’est qu’elle n'était pas seule. Elle travaillait sous couverture avec des justiciers en particulier. Probablement.
Et Babs, c’est pour ca qu’elle préférerait mourir - dans l'éventualité où elle aurait des souvenirs - plutôt que de compromettre une putain d'opération qui impliquait d’autres personnes. Et si elle avait fait ça, c’est qu’il y avait une bonne raison, c’est que c'était pour le bien commun. Sauf que si d’ordinaire, elle aurait menti, la elle n’avait même pas besoin de mentir. Car elle ne savait foutrement rien de c’qui se passait. “Je n’ai aucune idée de ce dont vous voulez parler.” avoue-t-elle parfaitement sereine. Sereine car si elle doit mourir qu’il en soit ainsi. Mais elle n’invente rien, surtout, elle ne ment pas. Elle est prete a prendre ce risque Babs, car ce risque elle a commencé à le prendre le jour ou elle est devenue cette chauve souris, quinze ans auparavant. Puis d’un seul coup ils sont interrompu. Elle comprend toujours rien la belle, mais peut-être qu’en soit, cette distraction sera suffisante pour lui permettre de trouver un échappatoire. Parce qu’elle doit se barrer d’ici, la belle, avant d’y passer.
(c) DΛNDELION
Barbara Gordon
Membre de LOD

Profil
Perso
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL Tumblr_mutilip3Ok1rsx2q2o6_250

Pseudo : kissing strangers.
Date d'inscription : 19/04/2016
Crédits : perlman (vava) tiny heart (signa)
Messages : 165
Batarangs : 1470
Age du joueur : 23 Aucun
Voir le profil de l'utilisateur http://legendsofdc.creationforum.net/t127-barbara-you-can-throw-me-to-the-wolves-tomorrow-i-will-come-back-leader-of-the-whole-pack http://legendsofdc.creationforum.net/t155-adventure-of-a-lifetime-babs http://legendsofdc.creationforum.net/t154-babs-you-run-on-gasoline
Ven 5 Oct - 21:56
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Flashforward


Si tu n’y étais pas pour grande chose dans la chute de la société dans laquelle tu avais vécu, jusqu’à présent, les morts et le malheur que ta famille étaient à ton compte : tu avais la source de tout ça… ton frère de haïssait, personne ne voulait de toi, ton père était mort, tu savais pas si tes parents adoptifs étaient vivants ou morts et/ou s’ils voulaient toujours de toi – visiblement non, à entendre Kal. Tu étais un monstre. Que te restait-il, désormais ? Rien. Tu n’avais que faire de la Justice League. Tu n’avais même pas eu la volonté de te battre contre ton frère, tu l’avais laissé faire – trop choquée et triste pour riposter : tu étais anéantie.

À un moment ou à un autre, tu as complètement perdu la notion du temps et, sans doutes, conscience. Tu n’avais pas senti qu’on te traîne comme un vulgaire chiffon. T n’avais pas senti le froid. Tu n’avais même pas senti que tu n’avais plus tes jambes, mais tes nageoires… Que pouvais-tu faire d’autre qui ne cause pas de malheur à autrui ? Rien. Juste rien. Ne bouge pas, ne respire pas, ne vis pas. Oui. Tu devais mourir. Tu ne comprenais pas pourquoi tu culpabilisais et te sentais concernée par tout ce que ton frère avait dit à ton sujet… tu n’avais pas le moindre souvenir de tout cela et, pourtant, tu ne pouvais pas t’empêcher de te sentir comme la dernière ordure qui soit. Une moins que rien. Une vermine… Une traîtresse… Tout était tellement réel et irréaliste, en même temps. Tu aurais aimé rester à écart de cette réalité qui ne te convenait point, mais tu avais été rapidement rattrapée. Tout ce que tu ressentais de ton entourage s’était effacé, ainsi que toute trace de tendresse sur ton visage et ton regard : tu demeurais inexpressive, vide. Les mots de ton frère tournaient sans cesse dans ton esprit, t’empêchant de réfléchir et chassant toute volonté de croire à une éventuelle issue.

Ta mort ne rendra la vie à personne, mais…
Ton existence ne causera plus aucune mort.

Alors, si tu portais malheur, autant dissiper ce cycle vicieux.
Lorsque tu repris tes esprits, Kaldur’ahm t’avait brusquement lâchée sur une plate-forme métallique. Tu n’étais pas l’ombre de toi-même, tu n’étais qu’une loque. Les larmes qui se gelaient dans au coin de tes yeux et sur tes joues te disaient qu’il devait faire très froid, mais tu n’en éprouvais plus. Tu n’avais même pas remarqué que ton frère était distrait et, même s’il avait remarqué ce que tu faisais, tu doutais du fait qu’il puisse s’en soucier : vous n’étiez plus que des inconnus, des ennemis…

Désolée, Kal’... J'ai échoué. murmuras-tu, sincèrement, incertaine d’être entendue.

Ainsi, tu as posé une main sur ta poitrine et sans y réfléchir davantage, tu as utilisé ton hydrokinésie pour te suicider – utilisant l’eau présente dans ton organisme comme une arme. Tu ne savais pas ce qui allait se passer, exactement, car tu n’étais pas douée avec la magie… Encore est-il, tu as toujours été assez destructrice et les rares cours que Mera t’avait fait, étaient le juste suffisants pour faire ce que tu venais de faire : percer ton cœur, tes poumons et d’autres vaisseaux sanguins proches de ces derniers. Plusieurs lames de sang traversèrent les muscles de ta cage thoracique et de ta gorge, faisant que tu meures presque sur le coup. Tu n’eus pas le temps de te noyer dans ton propre sang puisqu’il ne resta pas grande chose dans tes veines, après ça…

La douleur se changea en froid, puis en noirceur. La dernière chose que tu vis, ce fut la silhouette sombre de ton frère qui contrastait avec la blancheur environnante. Pour toi, tout était déjà fini.

Invité
Anonymous
Invité

Profil
Perso
Sam 6 Oct - 18:35
Revenir en haut Aller en bas


Event : Flashforward.


« Il n’y a ni présent ni futur, il n’y a que l’éternel recommencement du passé. » — Eugene O’Neill.




Event Time Trapper

Slabside, 2028
1634 mots
Si le fait de savoir Bruce dans le même bateau avait eu l’avantage de le rassurer quelques minutes, le soulagement n’avait été que de courte durée : écartant la thèse du délire personnel – ou alors le délire était général – cela impliquait tout de même une proportion inconnue d’individus embarqués de force et un vaste océan d’inconnu dans lequel se débattre. Son mentor avait raison, cette réalité leur échappait : il ne pouvait décemment avoir confiance en personne, pas même en la fille qui avait déboulé subitement dans son bureau et qu’il avait identifiée comme la fille de Lucius Fox, vue pour la dernière fois le jour de ses dix ans. L’année dernière. Creapy.

A partir de cet instant, tout s’était passé bien trop vite. Le trentenaire n’avait que vaguement coupé la jeune femme typée durant sa tirade, faisant de son mieux pour enregistrer le moindre détail — aussi subtile pouvant-il sembler. Chaque pièce du puzzle avait son importance et Dick n’avait pas suffisamment d’indices pour se permettre de filtrer cette véritable pluie d’informations qui, d’un côté éclaircissait certains points, mais apportait aussi de nouvelles zones d’ombres. Les noms familiers s’étaient mêlés aux noms inconnus même si un en particulier l’avait fait grincer des dents. En attendant, l’urgence de la situation ne lui avait pas échappé : Grayson avait atterri au dernier acte d’une opération de plusieurs années contre Luthor, président des USA. La Justice League avait été démantelée, Nightwing était visiblement un agent dormant tandis que la population de héros semblait considérablement avoir chuté. Et maintenant, Batman était down. S’il avait été convié à cet instant précis, ce n’était certainement pas un hasard : Dick soupçonnait quelqu’un de vouloir leur montrer quelque chose, ou bien de pousser les voyageurs temporels à éviter un évènement. Peu importe à qui il pouvait faire confiance ou non, le justicier intempestif avait la ferme conviction qu’il devait se rendre à Slabside. Et s’il avait insisté pour aller chercher Cassandra en premier, qu’il aurait besoin de son aide ; son interlocutrice lui avait assuré que quelqu’un était déjà en route. De toute manière, ils étaient à court de temps.

Résultat, à peine avait-il eu le temps de dire « ouf » qu’il se retrouvait dans une espèce d’armure high-tech, Mach 4 en direction la banquise, sans vraiment comprendre comment il en était arrivé là. Au loin, la tâche immaculée grandissait à vue d’œil jusqu’à former la calotte glacière. La fille de Lucius ne lui avait pas menti sur les prouesses techniques de cette armure : son entrée dans le périmètre sécurisé passa comme une lettre à la poste. Les derniers kilomètres se passèrent au ras du sol, hors de portée des radars. Air Force One était visible dans le ciel polaire, peut-être pourrait-il profiter de cette arrivée pour infiltrer le complexe pénitencier. Cela voulait également dire que Lex Luthor était dans la place et ce n’était pas nécessairement bon signe.

Dick stoppa son vol à la vision de deux silhouettes apparaissant sur la banquise : Black Manta tenait une forme inconsciente dans ses bras, une jeune femme que le justicier à l’illustre moustache n’avait jamais vue ; mais qui semblait bien mal en point. « Ce doit être Tempest », nota le gothamite en se souvenant des paroles de la fille Fox. Incapable de laisser une alliée – entre toutes autre personnes – derrière, Grayson fit le choix risqué mais nécessaire de griller sa position.

Hélas, le temps qu’il arrive, il était déjà trop tard.
« Non… », se perdit le murmure inaudible dans le vent froid.

Voir le dernier souffle de vie quitter un corps encore chaud était en règle générale très éprouvant, peu importe le nombre d’amis et de parents que l’on avait vu partir ; mais voir l’abandon à l’état pur faisait encore plus froid dans le dos. Pour quelqu’un comme Dick, qui s’accrochait à sa vie avec une rage dévorante, lui qui dans sa jeune vie était tombé si bas mais n’avait jamais cessé de lutter ; imaginer que quelqu’un puisse souffrir au point de vouloir en finir lui retournait littéralement l’estomac. Surtout lorsqu’il n’aurait fallu que trente secondes pour pouvoir peut-être la sauver ; lui prouver que échouer une bataille ne signifiait en rien perdre la guerre.

Hélas son initiative désormais inutile lui valut de se faire repérer par Kaldur’Ahm, vieil ami devenu traitre dans cette sombre réalité ; contemplant jusqu’ici le corps inerte avec ce qui ressemblait à un mélange de désespoir et d’horreur. Le manque d’armes offensives se fit ressentir au moment même où une arme hydrolysée fut pointée contre lui (« Shit… ») : au moins l’armure avait le bénéfice de mieux le protéger du froid et des dégâts que son uniforme habituel, en plus de conférer de la force supplémentaire à ses propres coups. (Et puis, il fallait dire que « Batwing », ça en envoyait un max.)

Souplesse et agilité pourtant bien amenuisées par sa carapace d’acier, Dick esquiva assez facilement les deux premières attaques aquatiques d’un gracieux bond en arrière, et contre-attaqua par une béquille pour déstabiliser son adversaire. Sans armes à proximité et sans gadgets, bien que moins dépendant aux artefacts que Bruce, bat-Nightwing se sentait nu. Black Manta ne fut que peu déséquilibré par son action. Il se redressa bien plus vite que le garçon ne l’aurait pensé et en profita pour envoyer un pied puissant dans la cage thoracique de son adversaire. Grayson roula sur le sol pour amortir sa chute, se servant de son élan pour terminer dans une nouvelle posture défensive.

« Je ne te pensais pas capable de tant de férocité, Kaldur.»

Alors que le concerné revint à l’assaut avec une rage certaine, Batwing attendit le dernier instant pour bondir au dessus de l’atlante, s’appuyant sur ses épaules dans le processus et atterrit dans son dos. Le prodige de la voltige ne se fit pas prier : il attrapa le traitre par les épaules et dans un mouvement de levier le fit passer par-dessus sa tête. L’action eut bien plus de succès que sa première tentative. Kaldur se retrouva un genoux à terre et momentanément sans repères. Dick en profita pour viser la tête : il devait profiter de cette ouverture pour en terminer au plus vite, chaque seconde perdue accentuait les risques de se faire repérer si tant est que ce ne fusse pas déjà le cas.

Mais Kaldur était un adversaire puissant et redoutable, en partie dû à sa condition d’atlante ; par ailleurs il venait de prendre dix ans d’ancienneté en un claquement de doigts. Une fois l’étourdissement passé il captura le poing de notre héros avant qu’il n’entre en contacte une énième fois avec sa chair. Dick répondit par l’envoie d’un genoux au visage de son assaillant pour le faire lâcher prise, uniquement pour se retrouver avec une cheville dans la même situation. Le nouveau commissaire se sentit soudainement nostalgique de ses bon vieux bâtons électrifiés… A peine cette pensée eut-elle été formée dans son esprit que tout son côté rencontra violemment le sol immaculé : sans cette armure renforcée et sans la neige pour amortir, le choc aurait pu être bien pire. Il n’empêche que le brun gémit légèrement pour son épaule qui encaissa une grande majorité du coup. Et puis ce fut un pied dans les côtes qui l’accueillit lorsqu’il eut l’audace de tenter de se relever. Dick leva les yeux vers celui qui, à son époque, était toujours son ami : rien dans sa posture ne témoignait d’une éventuelle compassion. Un immense jet d’eau s’élevait cruellement dans son dos. Comment Richard, simple humain contre véritable arme sur pattes, était censé arriver à bout de l’Atlante ? Son opposant avait une force surhumaine entre touts autres dons tandis que lui ne bénéficiait d’aucune arme offensive. Un sourire insolant naquit sur son visage moustachu : « aucune arme offensive » était toujours mieux qu’un « rien ».

A sa commande vocale, les propulseurs de son armure se remirent en route. Dick s’éleva dans les airs et réalisa un majestueux looping arrière lui permettant de prendre de la vitesse, pour finalement briser l’immense mur d’eau qui se dressait entre Kaldur et lui. Sa course ne s’arrêta pas sur cette action. Aligné avec son ennemi, il attrapa Black Manta par la taille et poursuivit en direction des rochers un peu plus loin, baissant la tête par mesure de protection afin de se préparer au choc frontal. L’impacts fut sans pitié : un craquement écœurant résonna dans la cage thoracique de l’atlante qui tomba inconscient dans la neige…

« Je pourrais m’habituer.», souffla le garçon un peu sonné, observant les propulseurs désormais éteints de son armure avec admiration.

Aucun répit ne fut cependant permis. Des gardes affluaient maintenant vers sa direction, alertés par toute cette agitation — comme c’était à prévoir. La première volée ne fut pas bien difficile à repousser : Grayson enchaîna pirouettes aériennes et différents styles d’arts martiaux pour se débarrasser des premiers malheureux sans même se prendre de coup en retour ; cependant les prochains gardes furent une toute autre histoire. Trop nombreux pour une seule paire de mains, ils formèrent un cercle autour de notre héros déjà pas mal usé de ses précédents affronts, le périmètre de sûreté s’amenuisant à vue d’œil tandis que les corps tombaient moins fréquemment sur le sol enneigé.

Dick loucha finalement sur le canon de l’un des gardes : il était bloqué.

« T’auras jamais dû te pointer tout seul ici, mon gars. »

« Qui a dit que j’étais seul ? »


__________


Circus boy.


ω We're not defined by our tragedies or our turning points. We're defined by the choices we make in the face of them. We're defined by how we choose to react to being challenged.

Spoiler:
 


Dick Grayson
ADMIN ❖ FLYING GRAYSON

Profil
Perso
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL 200w

Pseudo : TWIZZLE
Date d'inscription : 26/06/2016
Crédits : Twizzle
Messages : 2403
Batarangs : 6310
Age du joueur : 21 Team Titans
Voir le profil de l'utilisateur http://legendsofdc.creationforum.net/t357-richard-dick-grayson-the-boy-wonder#4185 http://legendsofdc.creationforum.net/t359-nightwing-new-adventures http://legendsofdc.creationforum.net/t358-dick-grayson-nightwing http://legendsofdc.creationforum.net/t988-arcs-narratifs-de-dick-grayson http://lstwizzle.tumblr.com/
Jeu 11 Oct - 13:45
Revenir en haut Aller en bas
INTRIGUE FLASHFORWARD
Optimism is the faith that leads to achievement. Nothing can be done without hope and confidence. •••

Le président prit une grande respiration afin de remettre ses idées en place. Il voyait  le visage de Mercy suite à ses questionnements, elle savait que l’homme avec qui elle travail depuis tant d’années était différent. Elle choisit cependant de ne rien dire. De toute façon, ils n’avaient pas le temps pour cette discussion se dit-il. Au même moment, un hologramme s’ouvrit sur le bureau devant Luthor. Amanda Waller n’avait pas changé. Alors que l’assistante de Lex sortait de la pièce, Waller lui mentionnait qu’elle avait trouvé le pirate informatique qu’ils cherchaient et qu’elle lui envoyait une certaine Barbara Gordon. Les discussions avec l’administratrice des services secrets étaient toujours rapides et souvent dans un seul sens. Puisque certaines choses ne changeront jamais, Amanda ferma la conversation avant que Luthor ait le temps de dire un mot. Si elle n’était pas aussi efficace, le milliardaire l’aurait fait disparaître depuis longtemps.

Le milliardaire devait tout savoir sur cette Barbara. Il appela Mercy à l’aide du petit écouteur sans fil qu’ils avaient tous et elle réapparut quelques secondes plus tard dans son bureau du Air force One. «Que savons-nous sur Barbara Gordon» dit-il alors qu’il prit deux verres de Cristal afin d’y verser du Whisky. Sans répondre à sa question, la grande brune plus expressive que la normale expliqua à Luthor le rôle de Reign ainsi que l’importance de l’extraction de ses cellules. Le président était silencieux, il écoutait et enregistrait tout ce que son assistante lui disait.

Un petit sourire surgit sur son visage de marbre. Lex n’était en 2028 que depuis quelques heures, mais tout faisait maintenant du sens. Il voyait finalement l’accomplissement des projets sur lesquelles il travaillait dix ans plus tôt. Des projets qui auraient pu apparaître dans un film de Sci Fi tellement ils semblaient irréalisables à l’époque. Luthor avait tout mis en place ! L’exo-gène, Slabside, Reign … tout avait été pensé par lui ! Alors qu’il n’était encore que le PDG de la Lexcorp, Luthor avait engagé un groupe d’individus afin de trouver les failles des meilleurs pénitenciers du monde et avec l’aide des ingénieurs de Lexcorp, ils ont créé le seul pénitencier capable de retenir les méta-Humains. Au départ, cet endroit devait enfermer Superman une bonne fois pour toutes et empêcher quiconque voudrait le sauver de le faire.

La porte du bureau s’ouvrit pour laisser entrer une unité Red Torpedo accompagnée d’une femme rousse à la chevelure ébouriffée. Mercy déposa son verre et prit sa tablette pour lire le dossier de Mademoiselle Gordon. Le président regardait la nouvelle venue le regard sombre. L’assistante de Lex fut assez précise sur ce qu’il allait arriver à la jeune femme si celle-ci refusait de collaborer avec eux. Barbara laissait son regard analyser la pièce. Cherchant possiblement une échappatoire ou quelque chose lui permettant de sortir d’ici. Croire qu’on s’enfuit si facilement de Luthor …  quelle naïveté.

“Je n’ai aucune idée de ce dont vous voulez parler.”

«Sans le sérum, vos muscles vont tranquillement … plus les jours passent … se dégrader jusqu’à une paralysie complète. Vous connaissez déjà la sensation d’être prisonnière dans votre corps Miss Gordon, la décision vous appartient. » Le président avança de quelques pas vers l’invitée avant d’ajouter. «Sachez que vous détenez de l’information que certaines personnes croient essentielle. Cependant, je n’en fais pas partie. Ne poussez pas mes limites, car vous risquez de ne jamais voir l’extérieur de cet avion. »

Un homme à la cravate rouge débarqua au débotté dans la pièce, ouvertement inquiet et modérément essoufflé.

« Monsieur le président... Il y a un problème à Slabside. »

Luthor poussa un soupir de mécontentement avant de se retourner vers Mercy. Si l’homme qui venait d’entrer dans le bureau démontrait de l’inquiétude, le président n’en montrait rien. «Enfermez Miss Gordon et je veux un topo de la situation à Slabside le plus rapidement possible» Ajouta-t-il en lançant un dernier regard sur la génie de l’informatique.


©️ 2981 12289 0
Lex Luthor
PDG LexCorp✘Injustice Team

Profil
Perso
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL Tumblr_mz3ng5gZQt1qems7ao3_500

Date d'inscription : 25/07/2017
Crédits : Rosenboss
Messages : 753
Batarangs : 2510
Age du joueur : 27
Voir le profil de l'utilisateur http://legendsofdc.creationforum.net/t1227-lex-luthor-montaigne-said-obsession-was-the-wellspring-of-genius-and-madness http://legendsofdc.creationforum.net/t1239-rp-de-lex http://legendsofdc.creationforum.net/t1238-lex-evil-is-a-point-of-view#15763 http://legendsofdc.creationforum.net/t1241-arcs-narratifs-de-lex-luthor
Jeu 8 Nov - 8:22
Revenir en haut Aller en bas






INTRIGUE FLASHFORWARD
Groupe Final



Quelle serait la meilleure réaction à adopter en pareille circonstance ? Mon cœur fut tiraillé entre le désir ardent de sauver mon bien-aimé et de gifler mon idiot de frère… Et suivre les instructions de cette ancienne Lantern pour sauver le monde… Un choix douloureux. Les dieux de la sagesse me guidèrent en pareille circonstance. Je pourrais sauver Adam, tenter de recréer notre foyer. Mais à quel prix ? Nous serions au beau milieu d’une guerre sans fin, pourchassé par des êtres quasi-divin. La relative paix de jadis n’existait plus. Oh Adam ! Mon aimé ! Puisse Thot t’apportait la réponse et les filles de Râ le réconfort. Car je fus dans l’obligation de vous abandonner, afin de tous vous sauver. Adam n’était point présent à mon époque, et maintenant qu’il était là, je devais m’en éloigner pour le bien de tous. Car je fus chargé d’une lourde mission. Remerciant mon allié, je m’envolais en direction de cette prison où je la survolais en quelques secondes seulement.

Pour ne pas éprouver le moindre regret, pour ne pas me laisser tenter à regarder en arrière et changer d’avis, j’agissais vite, suivant à la lettre le plan qui fut établit. Au moins, je retrouverais les miens et empêcherais ce futur néfaste ainsi. Toutefois, je sentais qu’au fond de moi, subsisterait une part en perpétuelle souffrance. Une chose qui me mettrait en horreur et causerait sans nul doute, le plus grand des chagrins. Après, chacun dira ce qu’il voudra, qu’il valait mieux agir ainsi ou autrement, dans tous les cas, il fallait faire un choix…

Je restais ainsi à regarder l’horreur du combat. Des héros luttant cont les forces de ce corrompu de Lex Luthor. Faisaient-ils parti de mes alliés ? Ou bien existait-il une forme de résistance ? Probablement les deux. Dans tous les cas, je ne pouvais me permettre de rester là, sans agir. Ces héros, probablement l’espoir d’arranger notre avenir, étaient pris entre deux feux. Celui des troupes au sol et ceux des avions qui leur tombaient dessus. Il valait mieux s’occuper de ces derniers en premiers. Tiens, j’arrivais même à faire des jeux de mots en pareille circonstance. Quelle ironie. Usant des pouvoirs offerts par le collier d’Isis, ma rapidité et les la magie d’Aset, me permit de faire déclencher un ouragan. C’était une façon de parler, car juste le ciel en fut agité, épargnant sa sœur, la Terre et ses occupants.

"Comment pouvez-vous servir sans honte un être aussi répugnant ?"

Lex promettait pouvoir et richesse, comme les autres tyrans. Des mots magiques qui pouvaient corrompre de nombreuses âmes. J’aimerais croire qu’ils agissaient par contrainte, qu’ils n’étaient que de simples pions au service d’un maître aussi maléfique. Mais, une brève lecture de certains d’entre eux me montra le contraire. Des soldats arrogants, qui croyaient égaliser des êtres puissants. Des fous voulant détrôner les dieux, comme des esclaves voulant devenir maître et se donnant aux pires vices comme une caricature. Je ne les épargnerais pas de leurs blessures.

De puissantes bourrasques de vent, repoussèrent les avions, les faisant avaler dans des tourbillons d’air, avant de les rejeter plus loin, pour certains dans l’eau. Je ne tuais personne, mais certains finiront blesser. En quelques secondes, la zone de combat fut protégée par ce mur de vent, comme si Shou veillait sur nous, repoussant tout nouvel ennemi qui approchait. Profitant de ce moment de répit, je m’approchais de deux guerriers qui combattaient les mêmes ennemis. L’un vêtu de noir et semblant très jeune, une autre aux cheveux sombre et au visage gravé par la rudesse de la vie. Un duo étrange, mais ce n’était pas moi qui allais juger sur la tenue après tout.

"N’ayez aucune crainte mes deux jeunes amies. Je suis avec vous. Nous n’avons pas beaucoup de temps, mais je crois que nous pouvons éviter que tout ce cauchemar n’est lieu en rentrant chez nous."

Il me paraissait évident que ces deux guerriers étaient dans la même situation que moi, et inutile de lire dans leur pensée pour le comprendre. Mais, le combat n’était pas terminé. L’ennemi était encore là, et le temps aux questions n’était encore accorder. Mais je pense qu’une fois la zone sécurisée, nous pourrions nous mettre à l’œuvre pour réparer le temps lui-même. Enfin, si les dieux le voulaient bien…

Code par Asi'click


__________


I love you for the end of timeYou are the king of my heart, the emperor of my soul, the god of our love. For ever I would be your queen for eternity.

Adrianna Tomaz
ANIM ♔ Queen of Kahndaq

Profil
Perso
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL 93wg

Date d'inscription : 17/07/2017
Crédits : Avatar : TWIZZLE, Iskaras, Ex Harley - Gif : TUMBLR
Messages : 649
Batarangs : 10940
Age du joueur : 31
Voir le profil de l'utilisateur http://legendsofdc.creationforum.net/t1211-adriana-tomaz-queen-of-the-desert#15322 http://legendsofdc.creationforum.net/t1213-le-parchemin-d-adrianna-tomaz#15337 http://legendsofdc.creationforum.net/t1212-les-sujets-d-isis#15333 http://legendsofdc.creationforum.net/t1214-arcs-narratifs-de-adrianna-tomaz
Sam 10 Nov - 13:05
Revenir en haut Aller en bas


Les sourcils se froncent, bien que le visage reste impassible : une mimique enseignée par son père, Bruce Wayne, pour faire comprendre que sa doléance n’était nullement négociable. La Mâchefer veut sortir, la Mâchefer lira. Les marques de politesse étaient toujours incroyablement pompeuses et inutiles quand on a grandi sans être capable de parler.


Flashfoward

The Agony is Your Triumph

Ainsi donc, elle fut envoyée par le GCPD. Pour son esprit, se fut immédiatement mit en relation avec son frère ainé. Si les années ont passé, elle n’a pas la moindre idée d’une quelconque manipulation temporelle. De là ou elle se tient, il semblerait que ceci ne soit qu’une mission qui eut mal tourné. Sa médication fut bien trop forte pour le protocole indiqué, et il n’était pas impossible qu’elle eut provoqué une large amnésie. D’autant plus que ce qu’avait lu la jeune fille ne faisait nullement mention de leur père. Elle aurait très bien pu échouée et forcée de rester sous plan, rendue apathique et désorientée par la prise régulière de drogue. Et l’arrivée de celui qu’elle eut du mal à identifier comme Daniel Crow de prime abord ne lui fit que confirmer ce dernier fait : Elle n’avait aucune localisation a lui donner, et vraisemblablement, ce fut de toute façon une indication parfaitement superflue, parce que le protocole 1-1-7-A avait déjà été lancé. Elle ne put retenir un soupire affligé. Avait-elle subit une longue et éprouvante mission d’infiltration de 10 ans pour se retrouver à devoir apporter rien de plus que des balbutiements et des questions ? Elle ne fut pas étonnée qu’aucune personne de sa famille ne se soit déplacée pour elle : elle portait la honte et l’échec comme une seconde peau.

Elle grimaça brièvement en portant sa main à son ventre, un encrage a cette réalité qu’elle détestait et arborait de tout son être, mais qu’elle devait accepter tout aussi douloureuse qu’elle puisse être. Parce que se blottir dans le silence, c’était trop facile, et que Every Man droit être arrêté. Elle n’avait plus ni nom, ni masque, ni famille, mais elle avait encore un rôle a joué et une mission. Et il y a bien longtemps, elle avait survécu avec bien moins. Elle espéra vaguement que lui retirer les toxiques auraient pu l’aider à avoir plus de souvenir sur les dix dernières années, un bref espoir rapidement retiré. Son dernier souvenir avant cette journée était bel et bien celui de sa soirée à l’appartement de Dick, et malgré la tendresse qu’elle avait pour ce moment, il ne l’aidait en rien à comprendre la situation dans laquelle elle se trouvait.

Bruce avait un agent en Antarctique, et elle devait l’assister sur place. Elle haussa juste les épaule quand il lui dit de se préparer. Par quel miracle ? Elle n’avait ni plus d’uniforme, ni de visage. Affronter le froid polaire dans son simple uniforme d’Arkham ne lui faisait pas peur : elle n’avait strictement rien à perdre, et elle savait apprit depuis longtemps à isoler la douleur corporelle pour les bienfaits d’une mission. Quelque chose que ses frères et mentor lui avait moult fois reproché, mais qu’elle n’aurait aucune honte à mettre en pratique aujourd’hui. Rien ne l’attendrait nulle part, cette échappée sera sa dernière danse avant le rideau final.

Mais Crow insista du regard, alors Cassandra tourna les talons, sans envie et chercha une possible cache avec un semblant d’équipement. Il y avait peut-être un vieux costume usagé de dix ans qui sommeillait quelque part. Du moins c’était ce qu’elle crut en soulevant les lattes du faux sol du grenier, celles qui sonnaient creux. Mais elle eut affaire à un butin tout à fait particulier. Déjà en la présence d’un casque rouge brillant, qu’elle identifia sans peine comme étant celui de son frère Jason. A ses côtés, probablement une version bien plus récente de le lecteur de musique auquel elle était habituée. Elle le parcourra machinalement la play list, assez pour reconnaitre les musiques de prédilections de son frère ainé. Elle enfonça les écouteurs dans ses oreilles, et observa le casque droit dans les yeux quelques secondes.

Finalement, elle se tourna vers la jeune fille qui pleurait son père, et tendit la main vers elle, ou plutôt vers sa veste. Elle aurait peut-être besoin de quelque chose de chaud sur le dos finalement. Faute de mieux, elle enfila le casque, la veste sur le dos, et n’eut un regard pour personne avant d’entrer dans ce qui devait l’amener dans la cage aux lions.

Outre la vision discutable d’un cadavre sans tête qui lui faisait face, Cassandra eut la surprise de voir que le système d’interface du casque était non seulement bien plus moderne que le dernier qu’elle eut utilisé, mais qu’il était en plus traduit à son langage si particulier. Cela ressemblait à une politesse de la part de Tim. Mais elle ne s’aventura a aucune conclusion pour l’heure. Parce que l’alarme qui lui vrilla les tympans, probablement déclenchée peu de temps avant son arrivée, lui indiquait que le temps pressait. C’était tout aussi bien une mauvaise nouvelle : il lui faudrait redoubler d’attention et les gardes seraient en alerte, mais au moins c’était une bonne occasion de passer inaperçue si personne ne la cherchait. De son souvenir, aucune âme qui vive ne savait qu’elle devait venir ici, ni ennemi, et encore moins d’allié. L’agent de Bruce lui-même n’en savait peut-être rien.

Mais une alarme pouvait tout et rien signifier dans une prison. Tout autant l’évasion que l’invasion. Et elle ne savait pas sur quel pied danser. Une brève observation des lieux l’amena à la salle de sécurité, après une rapide et aisée mise hors d’état de nuire de l’agent en charge. Les écrans furent formels : elle n’était peut-être pas attendue, mais elle serait d’une aide certaine autre part. Contrairement à elle, son casque reconnu l’armure, et identifia rapidement son porteur. Et si son cœur rata un battement en voyant que son frère ainé était si proche et en si mauvaise posture, mais elle n’eut pas le temps de s’en émouvoir, ou même de craindre de lui faire face après la débâcle de sa dernière mission.

Son épaisse botte estampillée Asile d’Akham atterrit sur la mâchoire de l’assaillant de l’officier de police, brisant le silence pesant du vent par un craquement répugnant. D’un geste sec, elle tendit la main vers son mentor pour l’aider à se relever, et reprendre l’assaut vers ce que le casque lui informa comme étant Black Manta et ses sbires. Elle n’avait aucune arme, aucun plan, pas la moindre stratégie, mais sentir à nouveau l’adrénaline dans ses veines après tant de temps restée dans une camisole chimique, la rassurait au moins sur ses capacités. Son entrainement lui permettait de se battre sans l’ombre d’une gêne avec plusieurs balles dans la peau, alors le froid qui aurait dû lui mordre les doigts ne la toucha même pas. La présence de Dick lui permit aussi de se souvenir d’une douce époque qu’elle imaginait à jamais disparue, la sensation d’appartenir à quelque chose de réel et de palpable. La sensation d’avoir un foyer qui l’attendrait la bataille.

Maintenant elle n’avait ni famille, ni visage, ni nom. Juste un casque et un peu de musique. Et cette situation était bien plus grande et importante qu’elle ne le serait jamais. Aux oubliettes la promesse faite à son père, voilà longtemps : elle avait été rompue quand il a signé l’ordonnance de médicament.

Le ballet s’ouvrit donc, des mouvements savamment exécutés. Invoquant ainsi toute sa concentration et les talents apprit par les années, ravie de voir que l’isolement n’avait nullement émoussés ses habilités. Avec celui qu’elle eut un temps considéré comme la personne la plus proche, se fut une chorégraphie aussi bien huilée que réalisés avec excellence. Premièrement, elle eut un bond aussi gracile que direct pour faire atterrir son coude vers son assaillant le plus proche, lui brisant le casque par la même occasion, avant de viser son visage d’un coup de poing rageur, l’aveuglant un instant avant de s’accroupir au sol et l’envoyer sur ceux qui s’approchaient, d’un simple coup de pied.

Black Manta eut l’occasion de s’enfuir, et avec lui, il emmena le reste de son équipe. Leur laissant le temps de gérer le reste des sbires. Dix ans plus tard, Batman avait toujours raison sur les ordures superstitieuses et lâches. Le temps de mettre a terre le dernier homme de  main malchanceux, saisissant son crâne à peines mains pour le frapper contre un rocher, elle se tourna vers Dick, reprenant son souffle tout comme elle. Se dressant de toute sa petite taille face à lui, elle eut le courage de plonger son regard dans le sien –façon de parler avec le casque. Parce que Cassandra se savait malheureusement imparfaite et aisément remplaçable.  Mais elle n’était nullement du genre à fuir. Pas ainsi.

«  Dix ans plus tard. »
Elle inspira et expira profondément. « Je n’ai aucune excuse pour l’échec de ma mission. » Cassandra souleva légèrement la veste en cuir pour lui montrer le numéro de prisonnier d’Arkham qui siégeait encore sur son uniforme. « Mon esprit s'est brisé quand vous m'avez enfermé et drogué. Ma mémoire n'a pas survécu aux traitements Il me manque au moins dix ans. je n'ai ni informations de la part du docteur et rien de plus à t'offrir. Je comprends pourquoi tu m'as laissé là bas. » Et s’il estime qu’elle doit y retourner après cette mésaventure dont elle ne comprenait pas vraiment les tenants et aboutissants, elle ne lutterait pas contre sa décision. Elle ferrait de son mieux pour sauver ce qui doit l’être entre temps. Parce que c’était le seul but qu’elle ne s’était jamais donné dans la vie.

Quand ils furent rejoints par une autre femme que le casque identifia comme Isis, Cassandra tourna les talons vers le complexe, visiblement nullement inclue dans la conversation. Et même si ce fut le cas, elle ne se sentie pas concernée : elle n’avait plus de ‘chez elle’ qui l’attendait quelque part. Il y avait plus urgent désormais.


Cassandra Cain-Wayne
Raised by Bats

Profil
Perso
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL Tumblr_inline_o5n13uAin01sc3ygs_250

Date d'inscription : 02/03/2018
Crédits : skatevibe
Messages : 72
Batarangs : 1450
Age du joueur : 27
Voir le profil de l'utilisateur http://legendsofdc.creationforum.net/t1907-cassandra-cain-raised-by-bats http://legendsofdc.creationforum.net/t2081-cassandra-cain-rps http://legendsofdc.creationforum.net/t1915-cassandra-cain-liens#30018 http://legendsofdc.creationforum.net/t2082-arcs-narratifs-de-cassandra-cain-wayne
Lun 12 Nov - 3:15
Revenir en haut Aller en bas

   

Flashforward
Event du Time Trapper - Tour 5

   

   

Saisie à chaque bras par un homme de la sécurité présidentielle, Barbara Gordon reçut en prime un lourd coup de matraque télescopique au visage " pour faire bonne mesure " avant d'être sortie du bureau sur ordre du président. Traînée plus que conduite hors de la pièce, on l'emmena sans empressement vers les cales de l'appareil situées près de cinquante mètres plus loin, là où Luthor avait insisté pour que soient installées des cellules de détention provisoire. Jakobi attendit de n'avoir pour auditeurs que l'occupant de la maison blanche et sa plus fidèle associée avant de pianoter sur une tablette tactile, légèrement pâle.

« Nous ignorons comment, mais une brèche dans la sécurité a permis à la détenue GA511 de s'échapper de sa cellule. Idem pour le détenu JS183 : les traqueurs indiquent qu'il a complètement disparu. » Exposa l'homme à la cravate, tandis que Mercy s'empressait d'activer la reconstitution numérique offerte par les caméras de surveillance intégrées à la structure d'Air Force One.

Sous l'action de plusieurs projecteurs, une réplique à taille réduite de la situation à Slabside apparut aux yeux de Lex Luthor : tout le complexe et les glaciers alentours, auréolé des drones de surveillance aérienne, étaient reproduits en temps réel et en images de synthèse. Une explosion précéda la sortie en vol de Reign, furieuse, qui ravagea tous les miradors et les batteries de missiles sol-air sur son passage, avant de commencer à décocher des rafales optiques sur les drones qui tentaient de l'intercepter. Avec ses pouvoirs, le combat s'annonçait compliqué pour les appareils de sécurité, qui finissaient lancés comme projectiles sur d'autres drones ou vigiles.

« Gordon aurait-elle eu le temps d'infecter notre infrastructure avec un virus, avant de se faire capturer ? Envisagea à voix haute l'assistante du président, tout en parcourant plusieurs relevés sur sa propre tablette. Aucune importance ; nos gardiens la ralentiront par le nombre, le temps qu'un de nos agents de la ligue ne la prenne en charge. Les relevés de Black Manta me signalent qu'il arrive justement à Slabside. Ponctuel, ce petit poisson. Sourit Mercy, en échangeant un regard complice avec son protecteur. Collins n'ira pas bien loin non plus. Sans son précieux casque, il n'est qu'un junkie désorienté sujet à des délires paranoïaques. Il sera remis en cage dans les minutes à venir. » Assura la femme à poigne, tandis que Jakobi s'empressait de hocher servilement du crâne pour approuver ces affirmations.

Surgissant des eaux sur le retour holographique, la silhouette de l'atlante fendit les flots avec une prisonnière. Témoins de la scène, les trois observateurs purent assister au suicide d'une semi-inconnue, sacrifice qui allait permettre à Kaldur'Ahm de s'occuper de Reign plus tôt que prévu.

« On aurait dit... La nouvelle femme qui officiait sous l'alias " Tempest " pour la résistance. Hé bien...  » Marmonna le trentenaire, sans trop savoir quoi ajouter sur ce qui venait de se passer.

Une œillade meurtrière de sa supérieure lui rappela qu'il n'était pas obligé de commenter tout ce qu'il voyait. La seconde suivante, Mercy Grave rompit avec son habituelle façade d'assurance, en voyant débarquer du ciel Batwing, le même justicier rebelle que plusieurs de ses relevés lui avaient assurée être à des milliers de kilomètres, en train de se faire poursuivre par l'agent Blackfire. La situation semblait quelque peu échapper à tout contrôle, avec Reign encore en liberté et le docteur Fate introuvable, mais il parut impératif à la responsable de la sécurité présidentielle de n'en rien laisser paraître. Black Manta, toutefois, fut pris à parti par le nouvel arrivant en armure, empêchant l'agent de l'Injustice League de neutraliser l'apparentée kryptonienne. Lentement mais sûrement, cette dernière mettait en pièce tous les drones et gardes qui cherchaient à la ramener en cellule, forme isolée dans les cieux décochant des rafales optiques ou fondant à grande vitesse sur ses proies, quand elle ne récupérait pas des missiles pour les propulser de ses mains sur des portions de la structure du pénitencier.

« J'envoie Red Torpedo et Red Inferno en renfort. Lorsque nous serons arrivés, la situation aura été réglé depuis longtemps » Gronda entre ses dents Mercy Grave, en activant sur sa tablette les deux androïde de combat réservistes créés par le docteur Morrow, tandis que Jokabi, silencieux, assistait tout autant que le président à la scène vers laquelle se dirigeait leur avion.

Il n'était pas question pour Mercy d'ordonner au pilote de dévier de leur trajectoire ; ça aurait été admettre par avance que toute cette débâcle n'allait pas être stoppée. Or, depuis le début du mandat de Lex Luthor, jamais l'administration présidentielle n'avait été confrontée à pareil possible échec, surtout pas dans un contexte de quasi-domination. Les machines anthropomorphiques de Morrow materaient l'alien effarouchée, laissant le reste de la sécurité libre de capturer l'intrus en armure propulsée, la femme à poigne ne doutait pas. Red Inferno soufflerait ses flammes sur Reign, pendant que la torpille exploiterait sa célérité pour l'envoyer au tapis. Tout aurait pu rentrer dans l'ordre... Si un (ou une) nouvel arrivant au casque très familier n'était pas sorti du complexe pour se rejoindre au faux Batwing.

Nouvel imprévu à l'équation. Mais ce ne pouvait pas être le retour du véritable Red Hood. Tout comme l'individu en armure ne pouvait pas être le vrai Batwing. Deux imposteurs s'étaient simplement organisés pour surgir après la défaillance du système de Slabside.

« Jakobi ? » Voulut malgré tout savoir la seule femme présente dans le bureau, en masquant son début d'inquiétude derrière un sursaut de froideur.

« Je suis en train de vérifier... Répondit quasi-instantanément l'intéressé en consultant les données de sa tablette. ... Mais je mettrais ma main à couper que Jason Todd n'a pas pu sortir de sa cellule. Aux dernières nouvelles, il était totalement catato... Quoi ? S'interrompit-il brutalement en demeurant interdit face à l'affichage de sa tablette.

Chaque tentative de sa part pour se connecter à une base de données de l'extérieur le ramenait à une page noire ornée d'une sorte d'œil rouge.

« Brother E.Y.E. Quelqu'un a réussi à finaliser le codage de ce malware... Gordon ? » Fit l'assistante de Lex, confrontée à un pictogramme similaire, en reconnaissance le programme de hacking employé pour paralyser leurs communications.

Réalisant que les difficultés et les imprévus s'enchaînaient avec un peu trop de cohérence pour ne pas avoir été planifiés, elle plissa les yeux devant la reproduction holographique des affrontements qui avaient lieu à Slabside, hésitant entre prendre une décision amère ou filer vers les cellules pour arracher elle-même à la rousse le moyen de stopper les effets du virus informatique. Ce fut la survenue d'Isis qui acheva de convaincre Mercy. La reine du royaume disparu, qui avait pourtant été privée de ses pouvoirs, déboula dans les airs avec toute-puissance, et apporta sa pierre à l'inversion du cours de la situation pour les insurgés : Reign, aux prises avec de plus en plus de machines hostiles, fut magiquement débarrassée de ses opposants, tandis qu'au sol, les hommes de la sécurité du pénitencier disparaissaient dans les eaux glacées de l'Antarctique. Repoussés, les androïdes tentèrent de revenir à la charge, pour se heurter à une muraille intangible (quasiment impossible à discerner, sur les images de synthèse) faite de vent.

« Qu'est-ce que... Quoi ? Depuis quand a-t-elle récupéré son collier ? » S'étrangla Jakobi, pendant que sa supérieure s'employait à prendre les mesures idoines en activant sa liaison audio avec d'autres secteurs de l'avion.

« Pilotes : faite demi-tour. Déroutez-nous vers la plus proche base militaire mobile, et demandez à une flotte d'escorte de venir nous rejoindre. Baie principale : envoyez la dernière unité Red. Exigea froidement Mercy Grave, en tenant compte du fait qu'avec ses propres spécificités, le modèle Tornado parviendrait à générer un anti-cyclone annulant (au moins localement) le mur de vent d'Isis. La crise serait certainement gérée, mais mieux valait éviter que le président se retrouve au milieu d'affrontements violents, surtout privé des androïdes de sa garde personnelle.

Je pense qu'une certaine kahndaqi aura bientôt de pénibles retrouvailles familiales à gérer. » Marmonna Mercy, en prévoyant de contacter l'agent Osiris dès que le problème lié aux interférences des communications serait résolu.

Sur la plate-forme extérieure où il se tenait, Dick pouvait voir briller dans son casque le réticule lui rappelant la position de Barbara (ainsi que les signaux vitaux de cette dernière), qui se superposait à la silhouette bleue et blanche d'un Boeing grossissant dans le ciel gris. Sa sœur adoptive, elle, reçut une notification tardive sur son propre affichage : " synchronisation avec l’œil achevée ", qui précéda l'apparition dans son champ de vision d'une nouvelle indication en réalité augmentée. " Cible localisée : Kara Zor-El. Statut : décédée. Protocole 1-1-7-A terminé ".

Sans crier gare, un nouvel indicateur se matérialisa cette fois-ci sur l'affichage intérieur des casques des deux membres de la batfamily réunis. De couleur dorée, le cercle pulsatile était orné d'un ensemble de pictogrammes (coptes pour certains, plus anciens et ésotériques pour le reste), et signalait la présence de quelque-chose dans une section centrale du pénitencier éventré par Reign.

Indifférent à toutes ces turpitudes, l'avion présidentiel bascula sur une aile, et entama un changement de cap serré pour s'éloigner du danger. Dans les cieux, la furie extra-terrestre profita de l'accalmie que lui avait offerte l'épouse de Black Adam pour viser et libérer tout le feu de son regard sur la base aérienne mobile de Luthor. L'attaque, d'une exceptionnelle précision, toucha sa cible, comme ne tardèrent pas à le constater les occupants d'Air Force One. Privé de sa propulsion, l'aéronef poussa une longue et inquiétante plainte mécanique, avant de lentement piquer du nez vers la banquise cernée d'eaux insondables qui s'étalaient à perte de vue, des centaines de mètres plus bas.


   
C O D E (c) W H A T S E R N A M E .

   
Maître Du Jeu
MDJ ♔ LA VOIX DU STAFF

Profil
Perso
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL 988373tumblro2iulqWbRa1v3nwxso5250

Pseudo : Le Staff
Date d'inscription : 04/01/2016
Crédits : Tumblr
Messages : 1048
Batarangs : 1000002433
Age du joueur : 32
Voir le profil de l'utilisateur http://legendsofdc.creationforum.net
Mar 20 Nov - 14:39
Revenir en haut Aller en bas






INTRIGUE FLASHFORWARD
Groupe Final



Il fallait avouer que Lex Luthor avait de la ressource, mais moi aussi. Mon bouclier céleste avait pris un sale coup de la part de son système de défense. Mais il pouvait tenir encore un petit moment ainsi. De toute manière, j’osais penser qu’aucune personne présente ici, ne désirait s’éterniser plus longtemps. Plus vite nous aurons retrouver ce sorcier, plus vite nous serons tous rentrer chez nous pour le thé. Et il me tardait de déjà lancer plusieurs procédures dans notre époque pour éviter qu’un tel chaos ne se reproduise. Si Adam continuait à s’éterniser de revenir, il faudrait que j’élève les défenses du Kahndaq, que je retrouve plusieurs de mes alliés improbables. Et qui sait, mettre Lex hors d’état de nuire. Comment ? Je verrais une fois rentrée chez moi, car une seule chose à la fois. Et pour l’heure, il y avait plus urgent.

Pour cette première étape, j’eus un plan. Très simple, ouvrir une énorme brèche jusqu’à la cellule de Collins. Et le libéré avec notre petite escouade improvisé. Cela me paraissait être une très bonne idée, une stratégie qui aurait fait honneur à mon époux. De plus, j’aurais pu veiller à réduire le risque de pertes humaines, même si cette dimension à la fin, finirait comme avorter. Malheureusement, l’imprévu m’obligea à revoir mes plans. Car au-dessus de notre tête, une méta-humaine s’en prenait à un avion important. Vu la situation, je comprenais qu’il devait s’agir de Lex Luthor, et malgré les horreurs qu’il est pu commettre, ni lui, ni ses passagers ne méritaient un tel sort. Donc, sur les deux jeunes guerriers, l’un en armure hi-tech, l’autre la femme au visage de combattante, je donnais comme seul message :

"Il faut retrouver Kyle Collins et le libérer. Rendez-lui son casque. Quant à moi, je reste à l’extérieur, je vais vous couvrir."

Il ne restait plus grand monde ici, la plupart des forces furent littéralement balayé, et les quelques poches de résistance ne firent pas long feu. Aucun d’eux ne semblait avoir bénéficié du traitement de Luthor. Ce dernier ne voulait sans doute pas voir apparaître une armée de surhommes et de surfemmes sachant se battre et le nuire plus tard. Toutefois, j’avais vue dans l’esprit de certains, que leur chef avait un peu promis le Valhalla. Les meilleurs des meilleurs qui rejoindront la table d’Odin pour acquérir le pouvoir des dieux, pouvait-on dire. Lex, aussi philanthropique puisse t’il être, se comportait vraiment comme le pire des dictateurs.

Prenant donc de l’altitude, je m’envolais directement vers l’avion, d’où je l’attrapais en dessous, pour l’extirper de la rage de cette méta-humaine. L’appareil me semblait en piteux état, mais j’arrivais à le maintenir ainsi. Malheureusement, celle dont je n’arrivais pas à déterminer si oui on non, elle était une alliée ou une ennemie, fut dans une rage folle. Et voilà, notre mission commune, qui semblait bien se passer, rencontrait ses premières difficultés. Surtout celle que je redoutais le plus, car l’effet de surprise que nous bénéficions, risquait fort de disparaître, laissant du temps à l’adversaire pour retrouver des forces et contre-attaquer à juste mesure.

"J’ignore ce qu’ils t’ont fait subir, et ils méritent d’être punis. Mais nous avons une chance de réparer tout cela, alors ne fait rien qui soit répréhensible en t’attaquant à eux et aide nous à rentrer."

J’ignorais si mes mots auraient un impact sur elle ou pas. En attendant, je me contentais de la repousser par des éclairs, ou des projectiles magiques. Cela fonctionnait pour le moment. Mais pour combien de temps ? Car à un moment ou un autre, il faudra que je lâche l’avion et que je retourne auprès des autres pour terminer notre mission. Au moins, l’avion au bout de mes bras, ne pesait pas grand-chose. La difficulté résidait dans le fait de le manier. Car aussi léger puisse t’il être, il demeurait encombrant par sa taille, et faisait une cible facile. Ce que je pouvais faire, était de tenir jusqu’à ce que le sorcier Fate, agisse pour nous sauver. Ou bien que quelqu’un arrive pour sauver tout le monde à bord.

Il serait aussi envisageable de poser l’appareil en toute sécurité quelque part. Malheureusement, le champ de bataille qui se déroulait aussi bien sur terre que dans le ciel, n’offrait aucun abri sûr. Mais il était hors de question, de laisser des gens souffrir, qu’ils soient de ma réalité ou non.


Code par Asi'click


__________


I love you for the end of timeYou are the king of my heart, the emperor of my soul, the god of our love. For ever I would be your queen for eternity.

Adrianna Tomaz
ANIM ♔ Queen of Kahndaq

Profil
Perso
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL 93wg

Date d'inscription : 17/07/2017
Crédits : Avatar : TWIZZLE, Iskaras, Ex Harley - Gif : TUMBLR
Messages : 649
Batarangs : 10940
Age du joueur : 31
Voir le profil de l'utilisateur http://legendsofdc.creationforum.net/t1211-adriana-tomaz-queen-of-the-desert#15322 http://legendsofdc.creationforum.net/t1213-le-parchemin-d-adrianna-tomaz#15337 http://legendsofdc.creationforum.net/t1212-les-sujets-d-isis#15333 http://legendsofdc.creationforum.net/t1214-arcs-narratifs-de-adrianna-tomaz
Mer 5 Déc - 8:49
Revenir en haut Aller en bas


Event : Flashforward.


« Il n’y a ni présent ni futur, il n’y a que l’éternel recommencement du passé. » — Eugene O’Neill.




Event Time Trapper

Slabside, 2028
1495 mots
Sortis de nulle part, des alliés font leur entrée ; d'abord un casque familier aux éclats de carmin – puis une force brute de la nature, tombant sur les ennemis comme un ange vengeur. On dit que l'union fait la force, et il n'en faut pas moins pour arriver à bout de la horde d'adversaires désormais en retraite. Sous le masque de Jason, Dick reconnaît les mouvements de sa sœur comme on reconnaît la partition d'un grand compositeur – aussi précis et disciplinés qu'autrefois. Quoi que l'on puisse en dire, certaines choses sont faites pour demeurer inchangées – comme la véritable symbiose entre deux membres de la batfam et ce simple rappel lui fait chaud au cœur.

Une dernière pirouette et notre justicier peut finalement reprendre son souffle, mains sur les cuisses tandis qu'il jette un regard à sa partenaire humaine : il ne comprend pas l'origine de son tourment. Cassandra doit sentir la consternation de son frère puisqu'elle se redresse dignement avant de dévoiler l'uniforme encore intacte d'Arkham et Dick écarquille les yeux en remettant les choses à leur place.

« Oh non, C... Batgirl ! » s'empresse de répliquer le garçon, pas sûr de savoir comment l'appeler.

Dick se redresse et secoue la tête, comme pour balayer une fausse idée. Il ose à peine imaginer comment doit se sentir la demoiselle avec ces données incomplètes et les faux-semblants dont elle est la malheureuse victime.

« Tu n'as pas échoué. Je ne me souviens pas des dix dernières années non plus. », il explique en accompagnant ses mots par quelques signes pour sa jeune sœur. « Cette réalité... Ce n'est pas la nôtre. Quelque chose ou quelqu'un nous a envoyés dans ce futur, et on peut encore l'empêcher de se produire. »

Batwing lève le menton avec détermination, certain qu'il y a toujours une lueur d'espoir pour percer au milieu des ténèbres, quelle que soit leur intensité. Sa main vient se poser sur l'épaule de Cassandra, avec une douceur qui s'oppose cruellement à la violence des coups portés sur leurs adversaires une minute plus tôt ; c'est aussi un mouvement significatif pour le Grayson Volant, celui qui fait la différence entre le garçon décontracté et plaisantin ; et l'homme sérieux et sincère.

« Je ne t'aurais jamais enfermée, et encore moins abandonnée. »

Du moins, jamais contre son gré. Après tout, Dick ignore l'enchaînement des événements qui les ont conduits à cette conclusion, tout comme il ignore si la Batgirl de son époque est à l'origine de cette mission d'infiltration. De ce qu'il en sait, Bruce aurait tout aussi bien pu imiter sa signature. A en juger par le souffle qui lui est plus difficile que d'ordinaire à récupérer, voilà un bon moment que son lui du futur à raccroché avec les masques.

Mais pas le temps d'épiloguer davantage sur le sujet, la guerre qui les entoure, elle, n'a jamais cessé de faire rage. La justicière aux éclats dorés, que Dick a déjà identifiée comme Isis (connaître le dossier de chacun des membres de la Ligue a du bon) redescend sur la terre ferme après avoir repoussé les derniers ennemis aériens. Grayson la remercie pour l'aide, et cette dernière affirme connaître un moyen de retourner d'où ils viennent : un dénommé Kyle Collins et son casque. A croire qu'il s'agit là du dernier accessoire à la mode en 2028.

Au même moment, un grondement abominable résonne dans le ciel : Air Force One est frappé et entame sa descente aux enfers tandis que la visière de son armure rappelle à Grayson la position de Barbara. Isis s'envole déjà pour stabiliser l'engin de la destruction, mais Dick détourne furtivement le regard vers sa sœur. « J'ai confiance en toi. », souffle rapidement le Batwing avant de s'envoler à son tour vers l'oiseau en perdition. Cassandra saura trouver Kyle Collins –  et/ou son casque ; elle saura tous les sauver. Il a foi en elle.

Dick arrive à l'une des portes de l'avion quelques instants seulement après que Isis ne soit parvenue à le redresser, déverrouille la fermeture de l'engin grâce au surplus de force conféré par son armure et désactive ses propulseurs une fois dans l'habitacle vide – merci aux capteurs thermiques pour l'information. Sur l'écran de son casque, les signes vitaux de Barbara commencent à devenir inquiétants et il ne peut empêcher la bile de lui remonter dans la gorge. N'importe qui serait effrayé par cette situation, mais Dick a appris à mettre sa peur de côté lorsqu'il est sur le terrain. Elle ne disparaît pas, elle est simplement là, quelque part dans un recoin de son encéphale, attendant le moment propice pour refaire surface. De toute manière il y a bien trop d'adrénaline dans son système pour rester pétrifié à cet instant.

C'est le même affichage qui conduit le garçon à la position de sa fiancée – du moins à leur époque –, prenant grand soin à ne pas se faire repérer : la tâche lui est facilitée, il semblerait que l'équipage soit bien plus préoccupé par l'aile qui menace de se décrocher ou par le réacteur en feu que par sa présence. Barbara s'est libérée, elle est aux prises avec une paire de matons encore debouts ; il faut dire que Dick n'en attendait pas moins de la part de la rouquine. Le héros ne se fait pas prier pour  lui donner un coup de main et, sans avoir besoin de communiquer, feu Batgirl et Robin se coordonnent comme s'il entraient en fusion parfaite pour ne plus former qu'une seule et unique arme. Ce tango aux jeux de jambes dangereux n'a pas le temps de s'éterniser, les gardiens sont très vite vaincus et immobiles sur le sol.

Une légère accalmie de l'atmosphère et leurs regards se croisent finalement. Voir Barbara sur ses deux jambes le fait autant souffrir que cela ne le rend heureux. Parce qu'il sait que, s'il s'agit de la Barbara de son présent, alors elle devra renoncer pour la seconde fois de sa vie à ses jambes. Comme une entente silencieuse entre les deux protagonistes, Grayson fait deux pas en avant et attrape la jeune femme dans une étreinte chaleureuse, profitant tout simplement de sa présence. Mais le présent le rattrape bien assez vite.

« Il faut sortir de là. », il souffle avec précipitation en quittant à contre-cœur le confort de son cou : s'ils ne bougent pas rapidement, alors ils ne seront bientôt plus que deux hommes morts.

Grayson attrape les deux gardes toujours inconscients, incapable de les laisser derrière lui dans un avion qui va s'écraser ; pas tant qu'il peut les embarquer. « Par ici ! », il dit avant de sortir dans la pièce faisant office de geôle, tournant dans un angle le tout en s'assurant que Barbara arrive à le suivre malgré traumatismes subis par son corps et qu'elle ne peut cacher des données transmises par le casque.

Ils arrivent bientôt à la porte la plus proche, celle qui est tout près du cockpit. Ce n'est certes pas la sortie la plus sûre, mais c'est la plus rapide. Plus que quelques mètres seulement et alors ils….

….« Oh shit. »

L'injure lui sort des bronches le plus naturellement du monde en découvrant le petit commité d'accueil. Le jeune homme se place instinctivement devant Barbara : elle est en civil tandis que lui possède une armure.

« Hey Luthor, c'est bien ici pour se plaindre d'une panne ? Non parce qu'entre nous, je crois que pour le contrôle technique c'est mort... ».

Grayson hoche les épaules avec lassitude. Quitte à se faire pincer, autant mettre les deux pieds dans le plat. De toute manière, ils sont tous dans le même bateau n'est-ce pas ? Un Titanic en plein naufrage, avec aucune idée de combien de temps encore la semi Déesse pourra maintenir l'appareil en place. A la seule différence bien évidemment que Dick ne laisserait aucun être humain dans cette véritable cage de métal, pas même un homme aussi dangereux que Lex Luthor ; tandis qu'il ne parierait pas nécessairement sur la réciprocité de ce fait...

Mais malgré tout ce à quoi il doit penser dans l'instant présent, alors que le justicier gothamite doit faire face à l'instigateur de ce futur désastreux dans lequel il a été envoyé – dans un avion avec un allé directe pour la mort et la fille qu'il aime également à bord, une question demeure persistante dans son esprit : quelle entité serait assez puissante pour manipuler ainsi l'espace-temps et envoyer autant de personnes si loin dans l'avenir ? Dick n'a aucune réponse toute prête à l'emploi, mais quelle que soit l'hypothèse envisagée alors rien de bon n'en découle...

__________


Circus boy.


ω We're not defined by our tragedies or our turning points. We're defined by the choices we make in the face of them. We're defined by how we choose to react to being challenged.

Spoiler:
 


Dick Grayson
ADMIN ❖ FLYING GRAYSON

Profil
Perso
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL 200w

Pseudo : TWIZZLE
Date d'inscription : 26/06/2016
Crédits : Twizzle
Messages : 2403
Batarangs : 6310
Age du joueur : 21 Team Titans
Voir le profil de l'utilisateur http://legendsofdc.creationforum.net/t357-richard-dick-grayson-the-boy-wonder#4185 http://legendsofdc.creationforum.net/t359-nightwing-new-adventures http://legendsofdc.creationforum.net/t358-dick-grayson-nightwing http://legendsofdc.creationforum.net/t988-arcs-narratifs-de-dick-grayson http://lstwizzle.tumblr.com/
Ven 4 Jan - 1:32
Revenir en haut Aller en bas


L’annonce de la voix robotisée sonna le glas.  Ses pas stoppèrent. Ses yeux sous le casque triplèrent de volume avant de rester désespérément mi clos, comme si les signaux de son cerveau se turent définitivement. Kara Zor-El est décédée. La mission, toute la mission est un échec. Il n’y a plus rien à sauver. Chaque petit pas effectués dans sa vie n’ont plus de sens si ils ont mené à ce fiasco sans précédent. Déboussolée et apathique, Cassandra accusa le coup avec un mutisme déconcertant. Pas de pleurs, pas de hurlements. Toute forme d’expression était superflue, et même inutile.


Flashfoward

The Agony is Your Triumph

Elle n’avait pas le droit de revendiquer la moindre douleur, la moindre peine, parce que tout était perdu, et uniquement par sa faute. Trop lente, trop incapable, indigne, pathétique, elle avait échoué, et c’était uniquement sa faute. Son père, ses deux pères même lui avait rapidement apprit que l’échec n’étaient en rien une option, pas quand on reposait de tels espoirs sur elle. Et pourtant, elle avait tout perdu, et de fait, le monde était perdu. Comment ne pas suivre un simple plan pouvait être si dur ? Pourquoi sa mémoire lui faisait-elle aussi défaut ? Pourquoi ce corps qu’elle avait forgé comme parfait, avec temps et patience, n’avait pas été capable de supporter l’enfermement ? Aucune question n’avait de réponse toute faite.

Ou peut-être que si. La voix de son grand frère lui parvient au loin, brisant le silence et le brouillard formé autour de la peine de la jeune fille, qui s’ébroue légèrement la tête avant de se tourner pour plonger son regard, habillement dissimulé derrière le masque de Jason, dans le sien. Tous deux en armures qui ne leur appartiennent pas, perdus dans l’immensité du décor enneigés, ils n’ont pas vraiment fier allure, mais même dans le désespoir profond, elle sent que quelque chose entre eux est immuable, et que rien n’a vraiment changé. Et pour cause : rien n’a changé. La révélation l’aveugle un instant, mais elle garde ses deux pieds sur terre. Ils sont deux âmes de dix ans trop jeunes, lâchés dans un futur nerveux, méchant et intransigeant. Elle absorbe l’information en silence, relâchant les tensions qui l’empalaient de part en part quand il pose une main sur son épaule. Mais la main s’envole aussitôt quand leur système un danger immédiat bien plus loin, la laissant avec sa phrase sur le bout de la langue, qui sonne dans le vide de son esprit traumatisé par l’expérience qu’elle vient de subir.« Mais pourtant tu l’as fait. Et tu viens de le faire. »

Elle le voit s’envoler vers plus urgent, plus dangereux, plus létal, et toujours plus loin. Elle comprend bien les enjeux, mais égoïstement, quelque part, une jeune fille de 17 ans aurait aimé se lover dans l’étreinte d’un frère compréhensif. À la place, comme leur père avant lui, il la laisse sur le bord d’une route, en lui disant qu’elle peut gérer le reste seule. Si elle en avait douté, c’est peut-être vrai, au fond, qu’elle avait en elle une force qui manquait à ses ainés, comme lui a indiqué le Batman, 10 ans plus tôt. Et que cette force la condamnait à la solitude, face à des tsunami de remords et de choix cornéliens à faire. Mais elle ne voyait pas comment elle pouvait aussi vivre sans un masque, quand plus elle s’avançait dans les abysses, moins il y avait de la place pour Cassandra.

Alors elle décolle aussi, parce qu’il lui reste une mission, encore une. Mais avant, elle doit faire un détour, juste un. Suivant le chemin indiqué par son  casque, vers l’objet tant convoité, elle se retrouve dans les sections des prisonniers autrement gardés, mais les alarmes ont sonnés, les murs sont éventrés par des affrontements furieux, aux portés inatteignables pour elle. Mais son propre casque s’agite, reconnaissant un code génétique qui lui ait bien connu, et sa petite taille fluette lui suffit pour se glisser dans la cellule capitonnée de son choix. Celle de Jason. Son frère.

L’alarme l’empêche de dormir, mais la médications lourde le rend incapable de relever la tête. Elle voit cependant, que quelque part, il sait qu’elle vient d’entrer. Que quelque chose lutte encore dans le corps amaigrit derrière ce visage inondé de sueur, aux yeux presque éteins et à la barbe rongeante.

Elle s’approche dans un silence respectueux, mais avec une certaine hâte, parce qu’il lui reste encore bien des choses à faire. Elle retire son visage d’emprunt, et lui glisse le casque dans ses mains rugueuses, et prématurément vieillies sous les mauvais traitements.

« C’est à toi. »
Fit-elle sobrement, avant d’avancer ses petits doigts vers son visage, peut-être un peu hésitante. De là d’où elle vient, Jason tient encore  lui cacher son visage, mais elle veut le fixer dans les yeux. Pour peut-être trouver encore la force qui lui manque pour achever sa mission : et si elle échouait encore une fois ? Si elle les condamnait éternellement ? La peur est contenue sous la pression, mais elle est belle et bien palpable dans son palpitant. Alors elle lui saisit délicatement la mâchoire pour le forcer à la regarder dans les yeux.

Et ce qu’elle y voit lui rappel des années, bien plus vieilles que ce qu’elle a quitté en s’endormant avant de se réveiller dans un cauchemar. Il lui rappelle ses premiers pas incertain dans un monde sans repère, et les rares fois ou elle s’était sentie soutenue, dans un monde fait de silence et de solitude. Elle lui esquisse un faible sourire, son premier depuis son réveil horrible dans les boyaux d’Arkham. Et pose ses lèvres sur son front gelé juste un instant. « Je vais nous ramener à la maison » Promet-elle, avec la détermination que seul un disciple de Batman peut avoir face à l’impossible. Puis elle quitte les lieux, laissant Jason les yeux dans la contemplation de son propre visage. L’ipod de Dick gît à ses côtés, près du lit, crachant faiblement un vieux Bob Dylan.

Sans la bouée électronique du cadeau de ses frères, elle ignorait ou était Kyle Collins, et cela n’avait plus la moindre importance. Elle savait très bien ce qui lui restait à faire, et elle était prêt à donner tout ce qui lui restait à la recherche même du temps perdu. Et face à l’objet mystique, elle s’avance sans peur et sans regret. Ce qui aurait pu la retenir n’a plus lieu d’être. Elle embrasse avec soulagement l’incertitude de ce qui l’attend, au moment ou elle sent le metal à la fois froid et brûlant de magie glisser sur ses joues piquées par le froid polaire.

Et Nabu est furieux.

Un éclair foudroyant déchire la prison déjà sévèrement heurtée, là où la silhouette de la justicière déchue rêvait désormais le costume de Dr Fate, se fait elle-même son passage pour observer rageusement la situation ubuesque dans laquelle il se trouvait désormais. Les fous ! Les ignorants ! Ne les avait-il point prévenus ?! Un mouvement furieux vers la kyptonienne encore aux prises avec des machines la met hors d’état de nuire, il n’est pas d’humeur à subir un contretemps désagréable, alors qu’il est ainsi privé de son enveloppe charnelle. La justice ne peut pas laisser une telle situation se produire, d’autant plus quand elle est ainsi forcée, en dépit de tout bon sens, et qu’un pareil coup du destin ne peut que  les plonger un peu plus dans un destin aussi piteux. L’engeance du Batman n’est pas l’idéal pour la mission qu’il a, mais elle aura l’avantage d’être au cœur même des débats. Kyle Collins n’a pas été écouté, peut-être que les malheureux jouets de leur ennemis auront plus de chances que lui.

Alors il reporte son attention divine sur l’avion ou siège l’humble poignée de survivants face à cette pitrerie. L’avion péniblement entre ciel et terre, alors qu’Ils mènent un pathétique combat futil à l’intérieur. Nabu siffle d’arrogance, il n’a pas le temps pour ces idioties égocentrées ! Il faut agir, et il faut agir sur le champ.

Ne faisant que peu de cas des âmes à l’intérieur, l’esprit parasité par la colère de Nabu, Cassandra utilise ses nouveaux pouvoirs pour faire plier de façon spectaculaire la carcasse de l’avion, secouant sans merci les protagonistes encore à l’intérieur, et les retient d’une chute mortelle grâce à une plateforme en forme de Ankh. Leur survie est essentielle pour que la volonté des Seigneurs de l’Ordre soit écoutée, mais leur état lui importe peu, tant qu’ils sont capables de revenir là ou leur destin les attend.

« Je viens à vous comme La Solution. »
Déclare la voix de Cassandra, étrangement mêlée à celle d’une entité bien plus ancienne et autrement plus sage. Elle s’adresse cependant plus à son frère ainé, dont les pensées pleines de question furent lues par le sorcier suprême dans le corps de la jeune fille.

« Les choses que je vois à présents. »
Souffle Cassandra, ou ce qui restait de Cassandra, malgré le volume tonitruant et grave, avant de fixer à nouveaux l’ensemble de la petite assemblée devant elle. « Vous garderez vos querelles insignifiantes pour d’autres jours, car comme Nabu l’exige, je vais vous ramener vers la destinée que vous n’auriez jamais dût quitter. »

La main qui n’était pas en train de les retenir d’une chute terrible se leva dans les airs, dessinant une lumière faite de magie pure « L’Ordre fut violé et trahit aujourd’hui, et si l’Ordre doit être conservé, c’est parce que si vous êtes aussi sourds que vos ainés, un destin bien plus vicié vous attends ! Vous m’avez bien entendu ! »

Sa main se lève, et se met à luire. D’une lumière d’abord timide, et puis rapidement aveuglante, préparant la réparation de ce stupide contre temps.

« Ce n’est pas en vous époumonant à lutter contre ce qui est que vous allez pouvoir vaincre votre ennemi et prévenir la menace qui plane sur vous. Ce que vous voyez n’est rien de moins qu’un leurre. Un tragique et pathétique leurre qui aura tôt fait de vous mener sur le mauvais chemin ! Je vous laisse avec vos souvenirs et votre bon sens, qui saura m’écouter au moment venu. Parce qu’aucun d’entre vous ne l’a fait dans cette pantomime de futur. »


Son regard brillant et inhumain se tourne vers Luthor, dont les pensées transparaissent dans le crâne du Sorcier. Il se pense le grand gagnant de cette mascarade, alors Nabu ne le laissera pas partir sans un dernier avertissement.

« Le Destin ne peut être ni brisé, ni bafoué, ni trompé. Nul n'est au dessus de lui! Ne te sens jamais en sécurité nulle part : quiconque t’as envoyé ici viens pour toi également. Pour lui, vous êtes tous des pauvres pions dans un jeu trop élégamment designé pour votre compréhension… »


Le symbole d’Ankh apparait dans son dos, prête à mettre fin au cauchemar.

« … Mais peut-être pouvez-vous encore voir la lumière du destin. »




Cassandra Cain-Wayne
Raised by Bats

Profil
Perso
INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL Tumblr_inline_o5n13uAin01sc3ygs_250

Date d'inscription : 02/03/2018
Crédits : skatevibe
Messages : 72
Batarangs : 1450
Age du joueur : 27
Voir le profil de l'utilisateur http://legendsofdc.creationforum.net/t1907-cassandra-cain-raised-by-bats http://legendsofdc.creationforum.net/t2081-cassandra-cain-rps http://legendsofdc.creationforum.net/t1915-cassandra-cain-liens#30018 http://legendsofdc.creationforum.net/t2082-arcs-narratifs-de-cassandra-cain-wayne
Mer 9 Jan - 2:19
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé

Profil
Perso
Revenir en haut Aller en bas
Sauter vers: