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INTRIGUE FLASHFORWARD - GROUPE FINAL


Flashforward
Event du Time Trapper - Tour 4




Figé au milieu de la banquise, perdu à des kilomètres de toute civilisation, le complexe pénitencier Slabside formait une tâche noire bariolé de points lumineux sur un océan de blancheur, cerné par des eaux glaciales et inhospitalières. Inlassablement, des drones de LexCorp sillonnent l'espace aérien de cette infrastructure intégralement auto-suffisante, alimentée en énergie et en ressources par ce que la logistique américaine avait de mieux à offrir. Le site le plus sécurisé du globe servait de prison pour les criminels les plus dangereux de la planète après tout, et avait l'allure sinistre d'un purgatoire d'acier cadenassé par des épaisseurs successives de systèmes défensifs. Tourelles et miradors, vigiles et caméras, murs blindés et lasers de protection... Un maillage hétéroclite d'obstacles tapissait le complexe. S'y trouver enfermé signifiait l'abandon de tout espoir d'évasion, pour ses captifs, car à l'intérieur des murs de Slabside, la loi ne s'appliquait littéralement plus. Véritable boîte noire du système judiciaire de l'administration Luthor, l'édifice avait souvent été comparé à Alcatraz ou Guantánamo, par les détracteurs du président... Hélas à raison.

Dans le lointain, Air Force One pointa à l'horizon, oiseau de fer gargantuesque flanqué d'indications claires sur la nature présidentielle de l'appareil. Comme pour réagir à cette arrivée, toutes les sirènes d'alarme de l'édifice se mirent en branle, et l'entièreté des éclairages de la prison vira au rouge. En vérité, il s'agissait de la conséquence de la libération de sa plus redoutable prisonnières : Reign. L'ancienne ennemie public numéro un, si difficilement capturée par les autorités, venait par un tour de force incompréhensible de neutraliser les verrous de sa cellule, au grand dam de Cassandra Cain-Wayne. Surgie des ombres après un séjour débilitant dans l'asile d'Arkham et une incursion imprévue dans les Darklands, l'intruse fut accueillie par une cacophonie, des relents aigres, et le spectacle d'un corps décapité.

Au-dehors, une colonne d'eau massive creva la surface de l'océan. Jaillissant des flots glacés, deux silhouettes fendirent les mètres séparant Slabside de la mer, pour chuter lourdement sur une esplanade du complexe. L'un, debout, ruisselant et vêtu de noir, toisa l'autre, abandonnée au sol et en bien moins bon état. Black Manta, autrefois Kaldur'Ahm, savoura le fait d'avoir finalement traîné Feriel jusqu'à l'endroit où elle devait moisir pour le restant de ses jours. Il ne réalisa qu'ensuite qu'une alarme inquiétante hurlait sur la banquise, provoquant le ralliement massif des drones de la sécurité autour du périmètre. Comme si cela ne suffisait pas, son regard capta du mouvement, au loin.


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MDJ ♔ LA VOIX DU STAFF

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Jeu 4 Oct - 19:45
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flashforward
barbara gordon & co.

« And if the birds are just all the words flying along, singing a song, what would they do ? If they just knew what they could do.  »
L'incompréhension.
Ce mot résumait parfaitement l'état d'âme de la petite rousse tandis qu’elle se retrouvait à bord même de l’Air Force One. L’Air Force One. Ce même avion qu’elle avait vu sur des télévisions, ce même avion qui transportait à son bord l’homme le plus puissant du pays: le Président. Président qui était actuellement Lex Luthor, ou bien un des hommes les plus dangereux, de part ses ressources et son intelligences. Elle est escorte, sans comprendre c’qui se passe. Son regard balaie l’avion, qui, étrangement, était bien différent de la manière dont elle l’avait imaginé. Elle est perdue la rouquine, cherchant à trouver des réponses, mais malgré ses neurones qui se connectent et se reconnectent, elle comprend pas, elle arrive pas, les dix ans de vie ont disparues. Elle déglutit, tandis qu’on la fait entrer dans un bureau et qu’elle laisse, encore et toujours son regard émeraude parcourir la pièce qui ressemble probablement au bureau ovale. Elle en sait rien, elle voyait juste les photos dans les journaux. Puis y a Luthor, en face d’elle, qui semble plus age que la derniere fois qu’elle a vu son visage quelque part. Ses yeux fouineurs cherchent des indices sur la situation, mais outre cette femme qui ne daigne même pas la regarder tandis qu’elle dresse son profil - profil personnel dont elle n’etait meme pas au courant, rien ne semble lui offrir un indice quelconque sur la situation.

Pourtant, au fur et à mesure que ce qui semble être l’assistante du président parle, des indices sur la situation permettent à la petite rousse de savoir ce qui se passe. Déjà elle a participé à un programme lui offrant des aptitudes de régénérations et ainsi, pouvant de nouveau marcher. Ca l’étonne qu'à moitié, parce que la vérité, c’est que même si Barbara commence a aller un peu mieux, elle serait prete a tout pour pouvoir de nouveau marcher. Et que meme si ca devait prendre dix ans, probablement finirait-elle par dire que oui, elle est désireuse de prendre le risque si elle peut de nouveau tenir sur ses deux jambes. Elle apprend également qu’elle est derrière un petit complot contre le président. Elle a pas plus d’informations que ca la belle, mais elle se doute que cette situation est bien plus grave qu’il en a l’air, que derrière ce programme, se cache quelque chose de beaucoup  plus sinistre. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, son instinct le lui dit. Elle continue de laisser son regard glisser partout, bien determinee a utiliser la seule chose qu’elle savait on ne pourrait pas lui extraire, son don naturel: sa mémoire qu’elle n’avait qu'à analyser comme on analyserait une simple photo. Une telle mémoire était une bénédiction mais c'était aussi une malédiction, car la vérité c’est que les moments les plus atroces qu’elle tentait d’oublier refaisait toujours surface au détail prêt. Comme ce fameux jours ou elle a perdu l’usage de ses jambes, cauchemars qui semblait si réel à son époque d’origine, qui, elle n’en doute pas, le sont probablement encore du haut de ses trente cinq ans.

La menace semble bénigne, aux yeux d’la rousse. Ca doit pas être si terrible, même si il s’agit d’un sevrage. Pourtant, les mots de cette femme, ils font froid dans l’dos de la rousse. Être en fauteuil avait été un enfer, alors si en plus elle devient prisonnière de son propre corps ca serait probablement pire. Elle avait pas peur de la mort Barbara, bien au contraire. Son passif de Batgirl faisait qu’elle était même capable de mourir pour une cause. Et ce même instinct lui disait que si elle savait de quoi ils parlaient, elle préférerait mourir plutôt que de mettre en péril ce qui avait été fait.  
Fouiner, c'était bien son genre a la rousse. Fouiner, encore et encore, continuellement. Elle avait toujours été doué en informatique, mais elle s'était perfectionné récemment - et apparemment, dans le futur elle l'était encore plus. Aujourd’hui Barbara lisait les codes informatiques comme elle lirait un livre, pianotait sur un clavier sans même le regarder avec une souplesse et une vitesse presque déconcertante. Mais la rouquine se disait que si elle etait implique dans un aussi gros projet, ça voulait dire que d’autres étaient implique. Dick ? Possible. Probable ? Ca dépendait probablement de leur relation. Mais le fait est qu'ils travaillaient parfaitement bien ensemble, justement car ils connaissaient les methodes de l'autre. Cassandra ? Probable également. Bruce ? Difficile a dire. De nouveaux potentiels membres de cette famille si spéciale ? Peut-être. Supergirl ? Sa présence dans cette prison de haute sécurité pourrait effectivement être une explication logique - autre qu’elle aurait simplement péter, littéralement, les plombs. Qui d’autres ? Dinah ? Helena ? Damian ? Artemis ? Wally ? Tellement de nom lui venait en tête. Tout ce qu’elle savait, ce qu’elle supposait c’est qu’elle n'était pas seule. Elle travaillait sous couverture avec des justiciers en particulier. Probablement.
Et Babs, c’est pour ca qu’elle préférerait mourir - dans l'éventualité où elle aurait des souvenirs - plutôt que de compromettre une putain d'opération qui impliquait d’autres personnes. Et si elle avait fait ça, c’est qu’il y avait une bonne raison, c’est que c'était pour le bien commun. Sauf que si d’ordinaire, elle aurait menti, la elle n’avait même pas besoin de mentir. Car elle ne savait foutrement rien de c’qui se passait. “Je n’ai aucune idée de ce dont vous voulez parler.” avoue-t-elle parfaitement sereine. Sereine car si elle doit mourir qu’il en soit ainsi. Mais elle n’invente rien, surtout, elle ne ment pas. Elle est prete a prendre ce risque Babs, car ce risque elle a commencé à le prendre le jour ou elle est devenue cette chauve souris, quinze ans auparavant. Puis d’un seul coup ils sont interrompu. Elle comprend toujours rien la belle, mais peut-être qu’en soit, cette distraction sera suffisante pour lui permettre de trouver un échappatoire. Parce qu’elle doit se barrer d’ici, la belle, avant d’y passer.
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Ven 5 Oct - 21:56
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Si tu n’y étais pas pour grande chose dans la chute de la société dans laquelle tu avais vécu, jusqu’à présent, les morts et le malheur que ta famille étaient à ton compte : tu avais la source de tout ça… ton frère de haïssait, personne ne voulait de toi, ton père était mort, tu savais pas si tes parents adoptifs étaient vivants ou morts et/ou s’ils voulaient toujours de toi – visiblement non, à entendre Kal. Tu étais un monstre. Que te restait-il, désormais ? Rien. Tu n’avais que faire de la Justice League. Tu n’avais même pas eu la volonté de te battre contre ton frère, tu l’avais laissé faire – trop choquée et triste pour riposter : tu étais anéantie.

À un moment ou à un autre, tu as complètement perdu la notion du temps et, sans doutes, conscience. Tu n’avais pas senti qu’on te traîne comme un vulgaire chiffon. T n’avais pas senti le froid. Tu n’avais même pas senti que tu n’avais plus tes jambes, mais tes nageoires… Que pouvais-tu faire d’autre qui ne cause pas de malheur à autrui ? Rien. Juste rien. Ne bouge pas, ne respire pas, ne vis pas. Oui. Tu devais mourir. Tu ne comprenais pas pourquoi tu culpabilisais et te sentais concernée par tout ce que ton frère avait dit à ton sujet… tu n’avais pas le moindre souvenir de tout cela et, pourtant, tu ne pouvais pas t’empêcher de te sentir comme la dernière ordure qui soit. Une moins que rien. Une vermine… Une traîtresse… Tout était tellement réel et irréaliste, en même temps. Tu aurais aimé rester à écart de cette réalité qui ne te convenait point, mais tu avais été rapidement rattrapée. Tout ce que tu ressentais de ton entourage s’était effacé, ainsi que toute trace de tendresse sur ton visage et ton regard : tu demeurais inexpressive, vide. Les mots de ton frère tournaient sans cesse dans ton esprit, t’empêchant de réfléchir et chassant toute volonté de croire à une éventuelle issue.

Ta mort ne rendra la vie à personne, mais…
Ton existence ne causera plus aucune mort.

Alors, si tu portais malheur, autant dissiper ce cycle vicieux.
Lorsque tu repris tes esprits, Kaldur’ahm t’avait brusquement lâchée sur une plate-forme métallique. Tu n’étais pas l’ombre de toi-même, tu n’étais qu’une loque. Les larmes qui se gelaient dans au coin de tes yeux et sur tes joues te disaient qu’il devait faire très froid, mais tu n’en éprouvais plus. Tu n’avais même pas remarqué que ton frère était distrait et, même s’il avait remarqué ce que tu faisais, tu doutais du fait qu’il puisse s’en soucier : vous n’étiez plus que des inconnus, des ennemis…

Désolée, Kal’... J'ai échoué. murmuras-tu, sincèrement, incertaine d’être entendue.

Ainsi, tu as posé une main sur ta poitrine et sans y réfléchir davantage, tu as utilisé ton hydrokinésie pour te suicider – utilisant l’eau présente dans ton organisme comme une arme. Tu ne savais pas ce qui allait se passer, exactement, car tu n’étais pas douée avec la magie… Encore est-il, tu as toujours été assez destructrice et les rares cours que Mera t’avait fait, étaient le juste suffisants pour faire ce que tu venais de faire : percer ton cœur, tes poumons et d’autres vaisseaux sanguins proches de ces derniers. Plusieurs lames de sang traversèrent les muscles de ta cage thoracique et de ta gorge, faisant que tu meures presque sur le coup. Tu n’eus pas le temps de te noyer dans ton propre sang puisqu’il ne resta pas grande chose dans tes veines, après ça…

La douleur se changea en froid, puis en noirceur. La dernière chose que tu vis, ce fut la silhouette sombre de ton frère qui contrastait avec la blancheur environnante. Pour toi, tout était déjà fini.

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Sam 6 Oct - 18:35
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Event : Flashforward.


« Il n’y a ni présent ni futur, il n’y a que l’éternel recommencement du passé. » — Eugene O’Neill.




Event Time Trapper

Slabside, 2028
1634 mots
Si le fait de savoir Bruce dans le même bateau avait eu l’avantage de le rassurer quelques minutes, le soulagement n’avait été que de courte durée : écartant la thèse du délire personnel – ou alors le délire était général – cela impliquait tout de même une proportion inconnue d’individus embarqués de force et un vaste océan d’inconnu dans lequel se débattre. Son mentor avait raison, cette réalité leur échappait : il ne pouvait décemment avoir confiance en personne, pas même en la fille qui avait déboulé subitement dans son bureau et qu’il avait identifiée comme la fille de Lucius Fox, vue pour la dernière fois le jour de ses dix ans. L’année dernière. Creapy.

A partir de cet instant, tout s’était passé bien trop vite. Le trentenaire n’avait que vaguement coupé la jeune femme typée durant sa tirade, faisant de son mieux pour enregistrer le moindre détail — aussi subtile pouvant-il sembler. Chaque pièce du puzzle avait son importance et Dick n’avait pas suffisamment d’indices pour se permettre de filtrer cette véritable pluie d’informations qui, d’un côté éclaircissait certains points, mais apportait aussi de nouvelles zones d’ombres. Les noms familiers s’étaient mêlés aux noms inconnus même si un en particulier l’avait fait grincer des dents. En attendant, l’urgence de la situation ne lui avait pas échappé : Grayson avait atterri au dernier acte d’une opération de plusieurs années contre Luthor, président des USA. La Justice League avait été démantelée, Nightwing était visiblement un agent dormant tandis que la population de héros semblait considérablement avoir chuté. Et maintenant, Batman était down. S’il avait été convié à cet instant précis, ce n’était certainement pas un hasard : Dick soupçonnait quelqu’un de vouloir leur montrer quelque chose, ou bien de pousser les voyageurs temporels à éviter un évènement. Peu importe à qui il pouvait faire confiance ou non, le justicier intempestif avait la ferme conviction qu’il devait se rendre à Slabside. Et s’il avait insisté pour aller chercher Cassandra en premier, qu’il aurait besoin de son aide ; son interlocutrice lui avait assuré que quelqu’un était déjà en route. De toute manière, ils étaient à court de temps.

Résultat, à peine avait-il eu le temps de dire « ouf » qu’il se retrouvait dans une espèce d’armure high-tech, Mach 4 en direction la banquise, sans vraiment comprendre comment il en était arrivé là. Au loin, la tâche immaculée grandissait à vue d’œil jusqu’à former la calotte glacière. La fille de Lucius ne lui avait pas menti sur les prouesses techniques de cette armure : son entrée dans le périmètre sécurisé passa comme une lettre à la poste. Les derniers kilomètres se passèrent au ras du sol, hors de portée des radars. Air Force One était visible dans le ciel polaire, peut-être pourrait-il profiter de cette arrivée pour infiltrer le complexe pénitencier. Cela voulait également dire que Lex Luthor était dans la place et ce n’était pas nécessairement bon signe.

Dick stoppa son vol à la vision de deux silhouettes apparaissant sur la banquise : Black Manta tenait une forme inconsciente dans ses bras, une jeune femme que le justicier à l’illustre moustache n’avait jamais vue ; mais qui semblait bien mal en point. « Ce doit être Tempest », nota le gothamite en se souvenant des paroles de la fille Fox. Incapable de laisser une alliée – entre toutes autre personnes – derrière, Grayson fit le choix risqué mais nécessaire de griller sa position.

Hélas, le temps qu’il arrive, il était déjà trop tard.
« Non… », se perdit le murmure inaudible dans le vent froid.

Voir le dernier souffle de vie quitter un corps encore chaud était en règle générale très éprouvant, peu importe le nombre d’amis et de parents que l’on avait vu partir ; mais voir l’abandon à l’état pur faisait encore plus froid dans le dos. Pour quelqu’un comme Dick, qui s’accrochait à sa vie avec une rage dévorante, lui qui dans sa jeune vie était tombé si bas mais n’avait jamais cessé de lutter ; imaginer que quelqu’un puisse souffrir au point de vouloir en finir lui retournait littéralement l’estomac. Surtout lorsqu’il n’aurait fallu que trente secondes pour pouvoir peut-être la sauver ; lui prouver que échouer une bataille ne signifiait en rien perdre la guerre.

Hélas son initiative désormais inutile lui valut de se faire repérer par Kaldur’Ahm, vieil ami devenu traitre dans cette sombre réalité ; contemplant jusqu’ici le corps inerte avec ce qui ressemblait à un mélange de désespoir et d’horreur. Le manque d’armes offensives se fit ressentir au moment même où une arme hydrolysée fut pointée contre lui (« Shit… ») : au moins l’armure avait le bénéfice de mieux le protéger du froid et des dégâts que son uniforme habituel, en plus de conférer de la force supplémentaire à ses propres coups. (Et puis, il fallait dire que « Batwing », ça en envoyait un max.)

Souplesse et agilité pourtant bien amenuisées par sa carapace d’acier, Dick esquiva assez facilement les deux premières attaques aquatiques d’un gracieux bond en arrière, et contre-attaqua par une béquille pour déstabiliser son adversaire. Sans armes à proximité et sans gadgets, bien que moins dépendant aux artefacts que Bruce, bat-Nightwing se sentait nu. Black Manta ne fut que peu déséquilibré par son action. Il se redressa bien plus vite que le garçon ne l’aurait pensé et en profita pour envoyer un pied puissant dans la cage thoracique de son adversaire. Grayson roula sur le sol pour amortir sa chute, se servant de son élan pour terminer dans une nouvelle posture défensive.

« Je ne te pensais pas capable de tant de férocité, Kaldur.»

Alors que le concerné revint à l’assaut avec une rage certaine, Batwing attendit le dernier instant pour bondir au dessus de l’atlante, s’appuyant sur ses épaules dans le processus et atterrit dans son dos. Le prodige de la voltige ne se fit pas prier : il attrapa le traitre par les épaules et dans un mouvement de levier le fit passer par-dessus sa tête. L’action eut bien plus de succès que sa première tentative. Kaldur se retrouva un genoux à terre et momentanément sans repères. Dick en profita pour viser la tête : il devait profiter de cette ouverture pour en terminer au plus vite, chaque seconde perdue accentuait les risques de se faire repérer si tant est que ce ne fusse pas déjà le cas.

Mais Kaldur était un adversaire puissant et redoutable, en partie dû à sa condition d’atlante ; par ailleurs il venait de prendre dix ans d’ancienneté en un claquement de doigts. Une fois l’étourdissement passé il captura le poing de notre héros avant qu’il n’entre en contacte une énième fois avec sa chair. Dick répondit par l’envoie d’un genoux au visage de son assaillant pour le faire lâcher prise, uniquement pour se retrouver avec une cheville dans la même situation. Le nouveau commissaire se sentit soudainement nostalgique de ses bon vieux bâtons électrifiés… A peine cette pensée eut-elle été formée dans son esprit que tout son côté rencontra violemment le sol immaculé : sans cette armure renforcée et sans la neige pour amortir, le choc aurait pu être bien pire. Il n’empêche que le brun gémit légèrement pour son épaule qui encaissa une grande majorité du coup. Et puis ce fut un pied dans les côtes qui l’accueillit lorsqu’il eut l’audace de tenter de se relever. Dick leva les yeux vers celui qui, à son époque, était toujours son ami : rien dans sa posture ne témoignait d’une éventuelle compassion. Un immense jet d’eau s’élevait cruellement dans son dos. Comment Richard, simple humain contre véritable arme sur pattes, était censé arriver à bout de l’Atlante ? Son opposant avait une force surhumaine entre touts autres dons tandis que lui ne bénéficiait d’aucune arme offensive. Un sourire insolant naquit sur son visage moustachu : « aucune arme offensive » était toujours mieux qu’un « rien ».

A sa commande vocale, les propulseurs de son armure se remirent en route. Dick s’éleva dans les airs et réalisa un majestueux looping arrière lui permettant de prendre de la vitesse, pour finalement briser l’immense mur d’eau qui se dressait entre Kaldur et lui. Sa course ne s’arrêta pas sur cette action. Aligné avec son ennemi, il attrapa Black Manta par la taille et poursuivit en direction des rochers un peu plus loin, baissant la tête par mesure de protection afin de se préparer au choc frontal. L’impacts fut sans pitié : un craquement écœurant résonna dans la cage thoracique de l’atlante qui tomba inconscient dans la neige…

« Je pourrais m’habituer.», souffla le garçon un peu sonné, observant les propulseurs désormais éteints de son armure avec admiration.

Aucun répit ne fut cependant permis. Des gardes affluaient maintenant vers sa direction, alertés par toute cette agitation — comme c’était à prévoir. La première volée ne fut pas bien difficile à repousser : Grayson enchaîna pirouettes aériennes et différents styles d’arts martiaux pour se débarrasser des premiers malheureux sans même se prendre de coup en retour ; cependant les prochains gardes furent une toute autre histoire. Trop nombreux pour une seule paire de mains, ils formèrent un cercle autour de notre héros déjà pas mal usé de ses précédents affronts, le périmètre de sûreté s’amenuisant à vue d’œil tandis que les corps tombaient moins fréquemment sur le sol enneigé.

Dick loucha finalement sur le canon de l’un des gardes : il était bloqué.

« T’auras jamais dû te pointer tout seul ici, mon gars. »

« Qui a dit que j’étais seul ? »


__________


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Spoiler:
 


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Jeu 11 Oct - 13:45
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INTRIGUE FLASHFORWARD
Optimism is the faith that leads to achievement. Nothing can be done without hope and confidence. •••

Le président prit une grande respiration afin de remettre ses idées en place. Il voyait  le visage de Mercy suite à ses questionnements, elle savait que l’homme avec qui elle travail depuis tant d’années était différent. Elle choisit cependant de ne rien dire. De toute façon, ils n’avaient pas le temps pour cette discussion se dit-il. Au même moment, un hologramme s’ouvrit sur le bureau devant Luthor. Amanda Waller n’avait pas changé. Alors que l’assistante de Lex sortait de la pièce, Waller lui mentionnait qu’elle avait trouvé le pirate informatique qu’ils cherchaient et qu’elle lui envoyait une certaine Barbara Gordon. Les discussions avec l’administratrice des services secrets étaient toujours rapides et souvent dans un seul sens. Puisque certaines choses ne changeront jamais, Amanda ferma la conversation avant que Luthor ait le temps de dire un mot. Si elle n’était pas aussi efficace, le milliardaire l’aurait fait disparaître depuis longtemps.

Le milliardaire devait tout savoir sur cette Barbara. Il appela Mercy à l’aide du petit écouteur sans fil qu’ils avaient tous et elle réapparut quelques secondes plus tard dans son bureau du Air force One. «Que savons-nous sur Barbara Gordon» dit-il alors qu’il prit deux verres de Cristal afin d’y verser du Whisky. Sans répondre à sa question, la grande brune plus expressive que la normale expliqua à Luthor le rôle de Reign ainsi que l’importance de l’extraction de ses cellules. Le président était silencieux, il écoutait et enregistrait tout ce que son assistante lui disait.

Un petit sourire surgit sur son visage de marbre. Lex n’était en 2028 que depuis quelques heures, mais tout faisait maintenant du sens. Il voyait finalement l’accomplissement des projets sur lesquelles il travaillait dix ans plus tôt. Des projets qui auraient pu apparaître dans un film de Sci Fi tellement ils semblaient irréalisables à l’époque. Luthor avait tout mis en place ! L’exo-gène, Slabside, Reign … tout avait été pensé par lui ! Alors qu’il n’était encore que le PDG de la Lexcorp, Luthor avait engagé un groupe d’individus afin de trouver les failles des meilleurs pénitenciers du monde et avec l’aide des ingénieurs de Lexcorp, ils ont créé le seul pénitencier capable de retenir les méta-Humains. Au départ, cet endroit devait enfermer Superman une bonne fois pour toutes et empêcher quiconque voudrait le sauver de le faire.

La porte du bureau s’ouvrit pour laisser entrer une unité Red Torpedo accompagnée d’une femme rousse à la chevelure ébouriffée. Mercy déposa son verre et prit sa tablette pour lire le dossier de Mademoiselle Gordon. Le président regardait la nouvelle venue le regard sombre. L’assistante de Lex fut assez précise sur ce qu’il allait arriver à la jeune femme si celle-ci refusait de collaborer avec eux. Barbara laissait son regard analyser la pièce. Cherchant possiblement une échappatoire ou quelque chose lui permettant de sortir d’ici. Croire qu’on s’enfuit si facilement de Luthor …  quelle naïveté.

“Je n’ai aucune idée de ce dont vous voulez parler.”

«Sans le sérum, vos muscles vont tranquillement … plus les jours passent … se dégrader jusqu’à une paralysie complète. Vous connaissez déjà la sensation d’être prisonnière dans votre corps Miss Gordon, la décision vous appartient. » Le président avança de quelques pas vers l’invitée avant d’ajouter. «Sachez que vous détenez de l’information que certaines personnes croient essentielle. Cependant, je n’en fais pas partie. Ne poussez pas mes limites, car vous risquez de ne jamais voir l’extérieur de cet avion. »

Un homme à la cravate rouge débarqua au débotté dans la pièce, ouvertement inquiet et modérément essoufflé.

« Monsieur le président... Il y a un problème à Slabside. »

Luthor poussa un soupir de mécontentement avant de se retourner vers Mercy. Si l’homme qui venait d’entrer dans le bureau démontrait de l’inquiétude, le président n’en montrait rien. «Enfermez Miss Gordon et je veux un topo de la situation à Slabside le plus rapidement possible» Ajouta-t-il en lançant un dernier regard sur la génie de l’informatique.


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Jeu 8 Nov - 8:22
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INTRIGUE FLASHFORWARD
Groupe Final



Quelle serait la meilleure réaction à adopter en pareille circonstance ? Mon cœur fut tiraillé entre le désir ardent de sauver mon bien-aimé et de gifler mon idiot de frère… Et suivre les instructions de cette ancienne Lantern pour sauver le monde… Un choix douloureux. Les dieux de la sagesse me guidèrent en pareille circonstance. Je pourrais sauver Adam, tenter de recréer notre foyer. Mais à quel prix ? Nous serions au beau milieu d’une guerre sans fin, pourchassé par des êtres quasi-divin. La relative paix de jadis n’existait plus. Oh Adam ! Mon aimé ! Puisse Thot t’apportait la réponse et les filles de Râ le réconfort. Car je fus dans l’obligation de vous abandonner, afin de tous vous sauver. Adam n’était point présent à mon époque, et maintenant qu’il était là, je devais m’en éloigner pour le bien de tous. Car je fus chargé d’une lourde mission. Remerciant mon allié, je m’envolais en direction de cette prison où je la survolais en quelques secondes seulement.

Pour ne pas éprouver le moindre regret, pour ne pas me laisser tenter à regarder en arrière et changer d’avis, j’agissais vite, suivant à la lettre le plan qui fut établit. Au moins, je retrouverais les miens et empêcherais ce futur néfaste ainsi. Toutefois, je sentais qu’au fond de moi, subsisterait une part en perpétuelle souffrance. Une chose qui me mettrait en horreur et causerait sans nul doute, le plus grand des chagrins. Après, chacun dira ce qu’il voudra, qu’il valait mieux agir ainsi ou autrement, dans tous les cas, il fallait faire un choix…

Je restais ainsi à regarder l’horreur du combat. Des héros luttant cont les forces de ce corrompu de Lex Luthor. Faisaient-ils parti de mes alliés ? Ou bien existait-il une forme de résistance ? Probablement les deux. Dans tous les cas, je ne pouvais me permettre de rester là, sans agir. Ces héros, probablement l’espoir d’arranger notre avenir, étaient pris entre deux feux. Celui des troupes au sol et ceux des avions qui leur tombaient dessus. Il valait mieux s’occuper de ces derniers en premiers. Tiens, j’arrivais même à faire des jeux de mots en pareille circonstance. Quelle ironie. Usant des pouvoirs offerts par le collier d’Isis, ma rapidité et les la magie d’Aset, me permit de faire déclencher un ouragan. C’était une façon de parler, car juste le ciel en fut agité, épargnant sa sœur, la Terre et ses occupants.

"Comment pouvez-vous servir sans honte un être aussi répugnant ?"

Lex promettait pouvoir et richesse, comme les autres tyrans. Des mots magiques qui pouvaient corrompre de nombreuses âmes. J’aimerais croire qu’ils agissaient par contrainte, qu’ils n’étaient que de simples pions au service d’un maître aussi maléfique. Mais, une brève lecture de certains d’entre eux me montra le contraire. Des soldats arrogants, qui croyaient égaliser des êtres puissants. Des fous voulant détrôner les dieux, comme des esclaves voulant devenir maître et se donnant aux pires vices comme une caricature. Je ne les épargnerais pas de leurs blessures.

De puissantes bourrasques de vent, repoussèrent les avions, les faisant avaler dans des tourbillons d’air, avant de les rejeter plus loin, pour certains dans l’eau. Je ne tuais personne, mais certains finiront blesser. En quelques secondes, la zone de combat fut protégée par ce mur de vent, comme si Shou veillait sur nous, repoussant tout nouvel ennemi qui approchait. Profitant de ce moment de répit, je m’approchais de deux guerriers qui combattaient les mêmes ennemis. L’un vêtu de noir et semblant très jeune, une autre aux cheveux sombre et au visage gravé par la rudesse de la vie. Un duo étrange, mais ce n’était pas moi qui allais juger sur la tenue après tout.

"N’ayez aucune crainte mes deux jeunes amies. Je suis avec vous. Nous n’avons pas beaucoup de temps, mais je crois que nous pouvons éviter que tout ce cauchemar n’est lieu en rentrant chez nous."

Il me paraissait évident que ces deux guerriers étaient dans la même situation que moi, et inutile de lire dans leur pensée pour le comprendre. Mais, le combat n’était pas terminé. L’ennemi était encore là, et le temps aux questions n’était encore accorder. Mais je pense qu’une fois la zone sécurisée, nous pourrions nous mettre à l’œuvre pour réparer le temps lui-même. Enfin, si les dieux le voulaient bien…

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Sam 10 Nov - 13:05
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Les sourcils se froncent, bien que le visage reste impassible : une mimique enseignée par son père, Bruce Wayne, pour faire comprendre que sa doléance n’était nullement négociable. La Mâchefer veut sortir, la Mâchefer lira. Les marques de politesse étaient toujours incroyablement pompeuses et inutiles quand on a grandi sans être capable de parler.


Flashfoward

The Agony is Your Triumph

Ainsi donc, elle fut envoyée par le GCPD. Pour son esprit, se fut immédiatement mit en relation avec son frère ainé. Si les années ont passé, elle n’a pas la moindre idée d’une quelconque manipulation temporelle. De là ou elle se tient, il semblerait que ceci ne soit qu’une mission qui eut mal tourné. Sa médication fut bien trop forte pour le protocole indiqué, et il n’était pas impossible qu’elle eut provoqué une large amnésie. D’autant plus que ce qu’avait lu la jeune fille ne faisait nullement mention de leur père. Elle aurait très bien pu échouée et forcée de rester sous plan, rendue apathique et désorientée par la prise régulière de drogue. Et l’arrivée de celui qu’elle eut du mal à identifier comme Daniel Crow de prime abord ne lui fit que confirmer ce dernier fait : Elle n’avait aucune localisation a lui donner, et vraisemblablement, ce fut de toute façon une indication parfaitement superflue, parce que le protocole 1-1-7-A avait déjà été lancé. Elle ne put retenir un soupire affligé. Avait-elle subit une longue et éprouvante mission d’infiltration de 10 ans pour se retrouver à devoir apporter rien de plus que des balbutiements et des questions ? Elle ne fut pas étonnée qu’aucune personne de sa famille ne se soit déplacée pour elle : elle portait la honte et l’échec comme une seconde peau.

Elle grimaça brièvement en portant sa main à son ventre, un encrage a cette réalité qu’elle détestait et arborait de tout son être, mais qu’elle devait accepter tout aussi douloureuse qu’elle puisse être. Parce que se blottir dans le silence, c’était trop facile, et que Every Man droit être arrêté. Elle n’avait plus ni nom, ni masque, ni famille, mais elle avait encore un rôle a joué et une mission. Et il y a bien longtemps, elle avait survécu avec bien moins. Elle espéra vaguement que lui retirer les toxiques auraient pu l’aider à avoir plus de souvenir sur les dix dernières années, un bref espoir rapidement retiré. Son dernier souvenir avant cette journée était bel et bien celui de sa soirée à l’appartement de Dick, et malgré la tendresse qu’elle avait pour ce moment, il ne l’aidait en rien à comprendre la situation dans laquelle elle se trouvait.

Bruce avait un agent en Antarctique, et elle devait l’assister sur place. Elle haussa juste les épaule quand il lui dit de se préparer. Par quel miracle ? Elle n’avait ni plus d’uniforme, ni de visage. Affronter le froid polaire dans son simple uniforme d’Arkham ne lui faisait pas peur : elle n’avait strictement rien à perdre, et elle savait apprit depuis longtemps à isoler la douleur corporelle pour les bienfaits d’une mission. Quelque chose que ses frères et mentor lui avait moult fois reproché, mais qu’elle n’aurait aucune honte à mettre en pratique aujourd’hui. Rien ne l’attendrait nulle part, cette échappée sera sa dernière danse avant le rideau final.

Mais Crow insista du regard, alors Cassandra tourna les talons, sans envie et chercha une possible cache avec un semblant d’équipement. Il y avait peut-être un vieux costume usagé de dix ans qui sommeillait quelque part. Du moins c’était ce qu’elle crut en soulevant les lattes du faux sol du grenier, celles qui sonnaient creux. Mais elle eut affaire à un butin tout à fait particulier. Déjà en la présence d’un casque rouge brillant, qu’elle identifia sans peine comme étant celui de son frère Jason. A ses côtés, probablement une version bien plus récente de le lecteur de musique auquel elle était habituée. Elle le parcourra machinalement la play list, assez pour reconnaitre les musiques de prédilections de son frère ainé. Elle enfonça les écouteurs dans ses oreilles, et observa le casque droit dans les yeux quelques secondes.

Finalement, elle se tourna vers la jeune fille qui pleurait son père, et tendit la main vers elle, ou plutôt vers sa veste. Elle aurait peut-être besoin de quelque chose de chaud sur le dos finalement. Faute de mieux, elle enfila le casque, la veste sur le dos, et n’eut un regard pour personne avant d’entrer dans ce qui devait l’amener dans la cage aux lions.

Outre la vision discutable d’un cadavre sans tête qui lui faisait face, Cassandra eut la surprise de voir que le système d’interface du casque était non seulement bien plus moderne que le dernier qu’elle eut utilisé, mais qu’il était en plus traduit à son langage si particulier. Cela ressemblait à une politesse de la part de Tim. Mais elle ne s’aventura a aucune conclusion pour l’heure. Parce que l’alarme qui lui vrilla les tympans, probablement déclenchée peu de temps avant son arrivée, lui indiquait que le temps pressait. C’était tout aussi bien une mauvaise nouvelle : il lui faudrait redoubler d’attention et les gardes seraient en alerte, mais au moins c’était une bonne occasion de passer inaperçue si personne ne la cherchait. De son souvenir, aucune âme qui vive ne savait qu’elle devait venir ici, ni ennemi, et encore moins d’allié. L’agent de Bruce lui-même n’en savait peut-être rien.

Mais une alarme pouvait tout et rien signifier dans une prison. Tout autant l’évasion que l’invasion. Et elle ne savait pas sur quel pied danser. Une brève observation des lieux l’amena à la salle de sécurité, après une rapide et aisée mise hors d’état de nuire de l’agent en charge. Les écrans furent formels : elle n’était peut-être pas attendue, mais elle serait d’une aide certaine autre part. Contrairement à elle, son casque reconnu l’armure, et identifia rapidement son porteur. Et si son cœur rata un battement en voyant que son frère ainé était si proche et en si mauvaise posture, mais elle n’eut pas le temps de s’en émouvoir, ou même de craindre de lui faire face après la débâcle de sa dernière mission.

Son épaisse botte estampillée Asile d’Akham atterrit sur la mâchoire de l’assaillant de l’officier de police, brisant le silence pesant du vent par un craquement répugnant. D’un geste sec, elle tendit la main vers son mentor pour l’aider à se relever, et reprendre l’assaut vers ce que le casque lui informa comme étant Black Manta et ses sbires. Elle n’avait aucune arme, aucun plan, pas la moindre stratégie, mais sentir à nouveau l’adrénaline dans ses veines après tant de temps restée dans une camisole chimique, la rassurait au moins sur ses capacités. Son entrainement lui permettait de se battre sans l’ombre d’une gêne avec plusieurs balles dans la peau, alors le froid qui aurait dû lui mordre les doigts ne la toucha même pas. La présence de Dick lui permit aussi de se souvenir d’une douce époque qu’elle imaginait à jamais disparue, la sensation d’appartenir à quelque chose de réel et de palpable. La sensation d’avoir un foyer qui l’attendrait la bataille.

Maintenant elle n’avait ni famille, ni visage, ni nom. Juste un casque et un peu de musique. Et cette situation était bien plus grande et importante qu’elle ne le serait jamais. Aux oubliettes la promesse faite à son père, voilà longtemps : elle avait été rompue quand il a signé l’ordonnance de médicament.

Le ballet s’ouvrit donc, des mouvements savamment exécutés. Invoquant ainsi toute sa concentration et les talents apprit par les années, ravie de voir que l’isolement n’avait nullement émoussés ses habilités. Avec celui qu’elle eut un temps considéré comme la personne la plus proche, se fut une chorégraphie aussi bien huilée que réalisés avec excellence. Premièrement, elle eut un bond aussi gracile que direct pour faire atterrir son coude vers son assaillant le plus proche, lui brisant le casque par la même occasion, avant de viser son visage d’un coup de poing rageur, l’aveuglant un instant avant de s’accroupir au sol et l’envoyer sur ceux qui s’approchaient, d’un simple coup de pied.

Black Manta eut l’occasion de s’enfuir, et avec lui, il emmena le reste de son équipe. Leur laissant le temps de gérer le reste des sbires. Dix ans plus tard, Batman avait toujours raison sur les ordures superstitieuses et lâches. Le temps de mettre a terre le dernier homme de  main malchanceux, saisissant son crâne à peines mains pour le frapper contre un rocher, elle se tourna vers Dick, reprenant son souffle tout comme elle. Se dressant de toute sa petite taille face à lui, elle eut le courage de plonger son regard dans le sien –façon de parler avec le casque. Parce que Cassandra se savait malheureusement imparfaite et aisément remplaçable.  Mais elle n’était nullement du genre à fuir. Pas ainsi.

«  Dix ans plus tard. »
Elle inspira et expira profondément. « Je n’ai aucune excuse pour l’échec de ma mission. » Cassandra souleva légèrement la veste en cuir pour lui montrer le numéro de prisonnier d’Arkham qui siégeait encore sur son uniforme. « Mon esprit s'est brisé quand vous m'avez enfermé et drogué. Ma mémoire n'a pas survécu aux traitements Il me manque au moins dix ans. je n'ai ni informations de la part du docteur et rien de plus à t'offrir. Je comprends pourquoi tu m'as laissé là bas. » Et s’il estime qu’elle doit y retourner après cette mésaventure dont elle ne comprenait pas vraiment les tenants et aboutissants, elle ne lutterait pas contre sa décision. Elle ferrait de son mieux pour sauver ce qui doit l’être entre temps. Parce que c’était le seul but qu’elle ne s’était jamais donné dans la vie.

Quand ils furent rejoints par une autre femme que le casque identifia comme Isis, Cassandra tourna les talons vers le complexe, visiblement nullement inclue dans la conversation. Et même si ce fut le cas, elle ne se sentie pas concernée : elle n’avait plus de ‘chez elle’ qui l’attendait quelque part. Il y avait plus urgent désormais.


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Flashforward
Event du Time Trapper - Tour 5

   

   

Saisie à chaque bras par un homme de la sécurité présidentielle, Barbara Gordon reçut en prime un lourd coup de matraque télescopique au visage " pour faire bonne mesure " avant d'être sortie du bureau sur ordre du président. Traînée plus que conduite hors de la pièce, on l'emmena sans empressement vers les cales de l'appareil situées près de cinquante mètres plus loin, là où Luthor avait insisté pour que soient installées des cellules de détention provisoire. Jakobi attendit de n'avoir pour auditeurs que l'occupant de la maison blanche et sa plus fidèle associée avant de pianoter sur une tablette tactile, légèrement pâle.

« Nous ignorons comment, mais une brèche dans la sécurité a permis à la détenue GA511 de s'échapper de sa cellule. Idem pour le détenu JS183 : les traqueurs indiquent qu'il a complètement disparu. » Exposa l'homme à la cravate, tandis que Mercy s'empressait d'activer la reconstitution numérique offerte par les caméras de surveillance intégrées à la structure d'Air Force One.

Sous l'action de plusieurs projecteurs, une réplique à taille réduite de la situation à Slabside apparut aux yeux de Lex Luthor : tout le complexe et les glaciers alentours, auréolé des drones de surveillance aérienne, étaient reproduits en temps réel et en images de synthèse. Une explosion précéda la sortie en vol de Reign, furieuse, qui ravagea tous les miradors et les batteries de missiles sol-air sur son passage, avant de commencer à décocher des rafales optiques sur les drones qui tentaient de l'intercepter. Avec ses pouvoirs, le combat s'annonçait compliqué pour les appareils de sécurité, qui finissaient lancés comme projectiles sur d'autres drones ou vigiles.

« Gordon aurait-elle eu le temps d'infecter notre infrastructure avec un virus, avant de se faire capturer ? Envisagea à voix haute l'assistante du président, tout en parcourant plusieurs relevés sur sa propre tablette. Aucune importance ; nos gardiens la ralentiront par le nombre, le temps qu'un de nos agents de la ligue ne la prenne en charge. Les relevés de Black Manta me signalent qu'il arrive justement à Slabside. Ponctuel, ce petit poisson. Sourit Mercy, en échangeant un regard complice avec son protecteur. Collins n'ira pas bien loin non plus. Sans son précieux casque, il n'est qu'un junkie désorienté sujet à des délires paranoïaques. Il sera remis en cage dans les minutes à venir. » Assura la femme à poigne, tandis que Jakobi s'empressait de hocher servilement du crâne pour approuver ces affirmations.

Surgissant des eaux sur le retour holographique, la silhouette de l'atlante fendit les flots avec une prisonnière. Témoins de la scène, les trois observateurs purent assister au suicide d'une semi-inconnue, sacrifice qui allait permettre à Kaldur'Ahm de s'occuper de Reign plus tôt que prévu.

« On aurait dit... La nouvelle femme qui officiait sous l'alias " Tempest " pour la résistance. Hé bien...  » Marmonna le trentenaire, sans trop savoir quoi ajouter sur ce qui venait de se passer.

Une œillade meurtrière de sa supérieure lui rappela qu'il n'était pas obligé de commenter tout ce qu'il voyait. La seconde suivante, Mercy Grave rompit avec son habituelle façade d'assurance, en voyant débarquer du ciel Batwing, le même justicier rebelle que plusieurs de ses relevés lui avaient assurée être à des milliers de kilomètres, en train de se faire poursuivre par l'agent Blackfire. La situation semblait quelque peu échapper à tout contrôle, avec Reign encore en liberté et le docteur Fate introuvable, mais il parut impératif à la responsable de la sécurité présidentielle de n'en rien laisser paraître. Black Manta, toutefois, fut pris à parti par le nouvel arrivant en armure, empêchant l'agent de l'Injustice League de neutraliser l'apparentée kryptonienne. Lentement mais sûrement, cette dernière mettait en pièce tous les drones et gardes qui cherchaient à la ramener en cellule, forme isolée dans les cieux décochant des rafales optiques ou fondant à grande vitesse sur ses proies, quand elle ne récupérait pas des missiles pour les propulser de ses mains sur des portions de la structure du pénitencier.

« J'envoie Red Torpedo et Red Inferno en renfort. Lorsque nous serons arrivés, la situation aura été réglé depuis longtemps » Gronda entre ses dents Mercy Grave, en activant sur sa tablette les deux androïde de combat réservistes créés par le docteur Morrow, tandis que Jokabi, silencieux, assistait tout autant que le président à la scène vers laquelle se dirigeait leur avion.

Il n'était pas question pour Mercy d'ordonner au pilote de dévier de leur trajectoire ; ça aurait été admettre par avance que toute cette débâcle n'allait pas être stoppée. Or, depuis le début du mandat de Lex Luthor, jamais l'administration présidentielle n'avait été confrontée à pareil possible échec, surtout pas dans un contexte de quasi-domination. Les machines anthropomorphiques de Morrow materaient l'alien effarouchée, laissant le reste de la sécurité libre de capturer l'intrus en armure propulsée, la femme à poigne ne doutait pas. Red Inferno soufflerait ses flammes sur Reign, pendant que la torpille exploiterait sa célérité pour l'envoyer au tapis. Tout aurait pu rentrer dans l'ordre... Si un (ou une) nouvel arrivant au casque très familier n'était pas sorti du complexe pour se rejoindre au faux Batwing.

Nouvel imprévu à l'équation. Mais ce ne pouvait pas être le retour du véritable Red Hood. Tout comme l'individu en armure ne pouvait pas être le vrai Batwing. Deux imposteurs s'étaient simplement organisés pour surgir après la défaillance du système de Slabside.

« Jakobi ? » Voulut malgré tout savoir la seule femme présente dans le bureau, en masquant son début d'inquiétude derrière un sursaut de froideur.

« Je suis en train de vérifier... Répondit quasi-instantanément l'intéressé en consultant les données de sa tablette. ... Mais je mettrais ma main à couper que Jason Todd n'a pas pu sortir de sa cellule. Aux dernières nouvelles, il était totalement catato... Quoi ? S'interrompit-il brutalement en demeurant interdit face à l'affichage de sa tablette.

Chaque tentative de sa part pour se connecter à une base de données de l'extérieur le ramenait à une page noire ornée d'une sorte d'œil rouge.

« Brother E.Y.E. Quelqu'un a réussi à finaliser le codage de ce malware... Gordon ? » Fit l'assistante de Lex, confrontée à un pictogramme similaire, en reconnaissance le programme de hacking employé pour paralyser leurs communications.

Réalisant que les difficultés et les imprévus s'enchaînaient avec un peu trop de cohérence pour ne pas avoir été planifiés, elle plissa les yeux devant la reproduction holographique des affrontements qui avaient lieu à Slabside, hésitant entre prendre une décision amère ou filer vers les cellules pour arracher elle-même à la rousse le moyen de stopper les effets du virus informatique. Ce fut la survenue d'Isis qui acheva de convaincre Mercy. La reine du royaume disparu, qui avait pourtant été privée de ses pouvoirs, déboula dans les airs avec toute-puissance, et apporta sa pierre à l'inversion du cours de la situation pour les insurgés : Reign, aux prises avec de plus en plus de machines hostiles, fut magiquement débarrassée de ses opposants, tandis qu'au sol, les hommes de la sécurité du pénitencier disparaissaient dans les eaux glacées de l'Antarctique. Repoussés, les androïdes tentèrent de revenir à la charge, pour se heurter à une muraille intangible (quasiment impossible à discerner, sur les images de synthèse) faite de vent.

« Qu'est-ce que... Quoi ? Depuis quand a-t-elle récupéré son collier ? » S'étrangla Jakobi, pendant que sa supérieure s'employait à prendre les mesures idoines en activant sa liaison audio avec d'autres secteurs de l'avion.

« Pilotes : faite demi-tour. Déroutez-nous vers la plus proche base militaire mobile, et demandez à une flotte d'escorte de venir nous rejoindre. Baie principale : envoyez la dernière unité Red. Exigea froidement Mercy Grave, en tenant compte du fait qu'avec ses propres spécificités, le modèle Tornado parviendrait à générer un anti-cyclone annulant (au moins localement) le mur de vent d'Isis. La crise serait certainement gérée, mais mieux valait éviter que le président se retrouve au milieu d'affrontements violents, surtout privé des androïdes de sa garde personnelle.

Je pense qu'une certaine kahndaqi aura bientôt de pénibles retrouvailles familiales à gérer. » Marmonna Mercy, en prévoyant de contacter l'agent Osiris dès que le problème lié aux interférences des communications serait résolu.

Sur la plate-forme extérieure où il se tenait, Dick pouvait voir briller dans son casque le réticule lui rappelant la position de Barbara (ainsi que les signaux vitaux de cette dernière), qui se superposait à la silhouette bleue et blanche d'un Boeing grossissant dans le ciel gris. Sa sœur adoptive, elle, reçut une notification tardive sur son propre affichage : " synchronisation avec l’œil achevée ", qui précéda l'apparition dans son champ de vision d'une nouvelle indication en réalité augmentée. " Cible localisée : Kara Zor-El. Statut : décédée. Protocole 1-1-7-A terminé ".

Sans crier gare, un nouvel indicateur se matérialisa cette fois-ci sur l'affichage intérieur des casques des deux membres de la batfamily réunis. De couleur dorée, le cercle pulsatile était orné d'un ensemble de pictogrammes (coptes pour certains, plus anciens et ésotériques pour le reste), et signalait la présence de quelque-chose dans une section centrale du pénitencier éventré par Reign.

Indifférent à toutes ces turpitudes, l'avion présidentiel bascula sur une aile, et entama un changement de cap serré pour s'éloigner du danger. Dans les cieux, la furie extra-terrestre profita de l'accalmie que lui avait offerte l'épouse de Black Adam pour viser et libérer tout le feu de son regard sur la base aérienne mobile de Luthor. L'attaque, d'une exceptionnelle précision, toucha sa cible, comme ne tardèrent pas à le constater les occupants d'Air Force One. Privé de sa propulsion, l'aéronef poussa une longue et inquiétante plainte mécanique, avant de lentement piquer du nez vers la banquise cernée d'eaux insondables qui s'étalaient à perte de vue, des centaines de mètres plus bas.


   
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Mar 20 Nov - 14:39
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INTRIGUE FLASHFORWARD
Groupe Final



Il fallait avouer que Lex Luthor avait de la ressource, mais moi aussi. Mon bouclier céleste avait pris un sale coup de la part de son système de défense. Mais il pouvait tenir encore un petit moment ainsi. De toute manière, j’osais penser qu’aucune personne présente ici, ne désirait s’éterniser plus longtemps. Plus vite nous aurons retrouver ce sorcier, plus vite nous serons tous rentrer chez nous pour le thé. Et il me tardait de déjà lancer plusieurs procédures dans notre époque pour éviter qu’un tel chaos ne se reproduise. Si Adam continuait à s’éterniser de revenir, il faudrait que j’élève les défenses du Kahndaq, que je retrouve plusieurs de mes alliés improbables. Et qui sait, mettre Lex hors d’état de nuire. Comment ? Je verrais une fois rentrée chez moi, car une seule chose à la fois. Et pour l’heure, il y avait plus urgent.

Pour cette première étape, j’eus un plan. Très simple, ouvrir une énorme brèche jusqu’à la cellule de Collins. Et le libéré avec notre petite escouade improvisé. Cela me paraissait être une très bonne idée, une stratégie qui aurait fait honneur à mon époux. De plus, j’aurais pu veiller à réduire le risque de pertes humaines, même si cette dimension à la fin, finirait comme avorter. Malheureusement, l’imprévu m’obligea à revoir mes plans. Car au-dessus de notre tête, une méta-humaine s’en prenait à un avion important. Vu la situation, je comprenais qu’il devait s’agir de Lex Luthor, et malgré les horreurs qu’il est pu commettre, ni lui, ni ses passagers ne méritaient un tel sort. Donc, sur les deux jeunes guerriers, l’un en armure hi-tech, l’autre la femme au visage de combattante, je donnais comme seul message :

"Il faut retrouver Kyle Collins et le libérer. Rendez-lui son casque. Quant à moi, je reste à l’extérieur, je vais vous couvrir."

Il ne restait plus grand monde ici, la plupart des forces furent littéralement balayé, et les quelques poches de résistance ne firent pas long feu. Aucun d’eux ne semblait avoir bénéficié du traitement de Luthor. Ce dernier ne voulait sans doute pas voir apparaître une armée de surhommes et de surfemmes sachant se battre et le nuire plus tard. Toutefois, j’avais vue dans l’esprit de certains, que leur chef avait un peu promis le Valhalla. Les meilleurs des meilleurs qui rejoindront la table d’Odin pour acquérir le pouvoir des dieux, pouvait-on dire. Lex, aussi philanthropique puisse t’il être, se comportait vraiment comme le pire des dictateurs.

Prenant donc de l’altitude, je m’envolais directement vers l’avion, d’où je l’attrapais en dessous, pour l’extirper de la rage de cette méta-humaine. L’appareil me semblait en piteux état, mais j’arrivais à le maintenir ainsi. Malheureusement, celle dont je n’arrivais pas à déterminer si oui on non, elle était une alliée ou une ennemie, fut dans une rage folle. Et voilà, notre mission commune, qui semblait bien se passer, rencontrait ses premières difficultés. Surtout celle que je redoutais le plus, car l’effet de surprise que nous bénéficions, risquait fort de disparaître, laissant du temps à l’adversaire pour retrouver des forces et contre-attaquer à juste mesure.

"J’ignore ce qu’ils t’ont fait subir, et ils méritent d’être punis. Mais nous avons une chance de réparer tout cela, alors ne fait rien qui soit répréhensible en t’attaquant à eux et aide nous à rentrer."

J’ignorais si mes mots auraient un impact sur elle ou pas. En attendant, je me contentais de la repousser par des éclairs, ou des projectiles magiques. Cela fonctionnait pour le moment. Mais pour combien de temps ? Car à un moment ou un autre, il faudra que je lâche l’avion et que je retourne auprès des autres pour terminer notre mission. Au moins, l’avion au bout de mes bras, ne pesait pas grand-chose. La difficulté résidait dans le fait de le manier. Car aussi léger puisse t’il être, il demeurait encombrant par sa taille, et faisait une cible facile. Ce que je pouvais faire, était de tenir jusqu’à ce que le sorcier Fate, agisse pour nous sauver. Ou bien que quelqu’un arrive pour sauver tout le monde à bord.

Il serait aussi envisageable de poser l’appareil en toute sécurité quelque part. Malheureusement, le champ de bataille qui se déroulait aussi bien sur terre que dans le ciel, n’offrait aucun abri sûr. Mais il était hors de question, de laisser des gens souffrir, qu’ils soient de ma réalité ou non.


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Mer 5 Déc - 8:49
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