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[The Endless Part.1] Entre Désir et Désespoir [PV Stéphanie Brown]

Voilà plusieurs jours qu'il neige ici. Pas de vie. Pas de mort. Rien. Le vent frappant mon trench, faisant s'envoler ma cravate me mord le visage de sa froideur hivernale. Gotham City. La ville de la chauve-souris. Si je suis ici ce n'est pas pour lui. Pas directement tout du moins. C'est dans cette ville pourrie et sale qu'on m'a donné un rendez-vous des plus étranges. Pas de démons, de cornu ou même d'ange ici-bas. Je regarde mon paquet de clopes, déjà dix bonnes minutes que je n'en ai pas grillé une. Pas par manque d'envie, mais plutôt par dépit. Ce dépit, je le dois à mon retour du Kahndaq. La rencontre avec l'être sans visage m'a laissé perplexe. Il parlait comme s'il me connaissait, comme si… Il savait déjà tout de moi, de tout ce qui existe. C'en était presque inquiétant. Et puis… Mirabaï. Ma douce Mirabaï. Si je me suis mit en tête de faire cette connerie ce n'est pas sans raisons. C'est pour elle. Pour "nous" si je pouvais le dire réellement. Le curé que j'ai croisé en venant ici a failli me jeter de l'eau bénite. Amusant. Surtout ici. Partout où je pose les pieds, ça sent la mort, la putréfaction, la violence et le sexe. Un peu plus et je pourrais presque apprécier m'y trouver. Pas le temps de faire dans le sentimentaliste. Je suis en place, au pied de l'immense tour de la Wayne Enterprise. La vilaine chauve-souris doit bien se les refroidir avec une neige pareille. Mes yeux se lèvent au ciel, le symbole apparaît. Un jour ou l'autre je ferais construire un "Const'Signal". Avec pour seul but de bien faire chier le monde.

Cette neige à la con recouvre les trottoirs, quelques entraîneuses viennent à moi, me proposent leurs services et se cassent. Pas de ça avec moi. Plus maintenant. Les voitures de polices passent et repassent, les sirènes retentissent, moi j'attends. Une clope s'allume, éclairant mon visage tuméfié par les coups que j'ai reçus avant-hier. Car toutes informations se paient, souvent avec de l'argent, mais les démons, eux, préfèrent le faire en prenant de ta personne… Mes doigts me font un mal de chien, mais c'est secondaire. Ma… Mission, car il faut bien que je lui donne un nom, est bien trop importante. Putain ! Saloperie de froid ! Je remonte mon col, protégeant tant bien que mal mon cou de l'air glacial qui remonte lentement depuis mes pieds. Un portail fini par s'ouvrir. Oval. Rouge. Parsemé d'éclairs et donc une main griffue s'extirpe. L'échange se fait rapidement. Une dague contre une boussole. L'objet que je lui tend n'est pas le vrai. Ce serait de la folie que de donner une arme aussi puissante à un démon. A peine l'échange a-t-il été effectué que j'entends le démon hurler de rage. D'un mouvement de la main, je referme le portail. Sourire aux lèvres, clope jeté sur le sol, je fixe la boussole.

Sept aiguilles, chacune d'une couleur différente. Le fond est noir, ou plutôt… "Néant". La couleur ne semble pas exister, comme si elle n'existait pas. Bon, deux semblent s'approcher l'une de l'autre. Autant dire que la première partie de ma "mission" se trouve par là. A force de vie et de problèmes, je sais que le fait d'être seul est la meilleure solution pour éviter de perdre des êtres chers… Pourtant, cette idée complètement conne s'échappe depuis que je l'ai rencontrée, assez pour qu'elle me pousse à demander de l'aide à quelqu'un. Il n'y en a qu'une dont j'ai besoin, une qui pourrait me donner la réponse à ma question. Malheureusement, elle ne me répond pas, il faut bien avouer que lors de notre dernière rencontre ce ne fut pas trop… Plaisant. Surtout pour elle. Mon portable sonne. C'est sa voix. Elle est inquiète ; je la comprends. Se barrer sans dire un mot, sans même laisser quoique ce soit… Ma main fouille dans le fond de ma poche, elle est toujours là. Bien. Elle me demande où je suis. Ma réponse est vague, et elle s'énerve. Malgré la distance, je suis sûr et certain qu'elle serait capable de me trouver avec ses éclairs. Gotham. Pour une mission assez particulière. Le silence pour toute réponse. Quelques mots prononcé à la va-vite, et elle raccroche. Sacrée douleur, mes yeux brûlent, je retiens ce que je peux. Une clope. Il me faut une clope.

Quelques minutes plus tard, tandis que je suis la boussole, je me retrouve devant un piano bar de Gotham… Apparemment, une partie de ma mission s'y trouve. De ce que j'en sais, ceux qui viennent ici ne sont pas du genre à très bien connaître les arts occultes, baignant plutôt dans la folie des joies de l'alcool et des folies d'Arkham. Avec le peu de chance que la vie m'offre, je vais tomber sur une des connaissances de l'autre encapé. Les cartes en main, paradoxe ultime pour un ancien joueur, j'entre dans le bâtiment. Plus je m'approche du bar, plus la boussole semble tourner vite, à tel point que, alors que le barman me parle, un portail s'ouvre sous mes pieds. Habitué à ce genre de choses, je doute que ce soit le cas pour la femme qui se trouve à mes côtés et qui, au vu de son étonnement, ne semble pas comprendre les raisons qui font qu'elle tombe dans ce vide étrange, presque palpable.

* *
*

Je suis arrivé ? Mes pieds flottent dans le vide d'un miroir dans lequel je vois des images, des êtres chutant dans leur propre déchéance, noyé par leur tristesse. Une brume opaque et sombre m'empêche de voir à plus de quelques mètres. Par-ci par-là j'entends les cris stridents de rats grouillants tout autour de nous. Mon briquet illumine les ténèbres, non loin de moi, apparemment retourné par ce "voyage", un corps semble chercher sa place parmi les cris et les hurlements de désespoir. Sans aucuns doutes, je sais où nous nous trouvons, cette place est celle du Désespoir… Les sanglots qui s'échappent de partout et nulle part à la fois se convertissent en des râles de fatigue…


- Levez-vous. Seuls les êtres dont le désespoir est irrécupérable peuvent se permettre de rester ici. Chose qui n'est pas mon cas.
John Constantine
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Jeu 27 Sep - 14:09
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[The Endless Part.1] Entre Désir et Désespoir
John & Stéphanie

« Clock is ticking while I'm killing time. Spinning all around nothing else that you can do to turn it back. Wicked partnership in this crime ripping off the best condescending smile.Trying to forget, we're falling right through. Lying to forget we're raising our truth. Go on and tease me»
Ce devait être une soirée sympathique, pour se détendre un peu avant d'aller tomber dans les bras de Morphée. Ce soir, Stéphanie ne porterait pas son costume et Dieu sait à quel point elle le regrettera d'ici peu de temps. Peut-être la neige eut aussi raison de sa volonté ou peut-être fut-elle un peu trop égoïste, même si concrètement elle n'eut signé aucun contrat l'obligeant à sortir chaque soir sous le costume de Spoiler. La jeune femme voulait sortir, mais très peu pour elle les boîtes de nuit et les bars miteux, elle réussit donc à trouver un endroit correct avec en fond sonore un joueur de piano et les conversations des occupants des lieux. Elle se commanda une boisson alcoolisée, cela faisait un bail qu'elle n'avait pas fait ça !

Un type lourd vient prendre la place à côté d'elle, visiblement éméché, il tenta plus ou moins discrètement de la draguer et elle l'éconduit le plus poliment possible. Elle dût finalement employer les grands moyens en lui disant clairement qu'elle n'était pas intéressée, allant même jusqu'à le repousser lorsqu'il tenta de poser sa main sur son bras. Il tituba puis prit ses cliques et ses claques pour finir par disparaître de l'établissement dans le froid.

Les yeux rivés sur son téléphone, elle tentait d'obtenir des conseils sûrs comment trouver un bon colocataire, celui qui inspire confiance et qui ne tentera pas de vous égorger en pleine nuit. Elle trouvait un peu tout et n'importe quoi, allant du conseil de mettre une serrure à sa chambre, de se rendre sur des sites sûrs à cent pour cent, ou même de passer par une connaissance de son propre entourage. Chouette, elle a bien avancé avec ça tient ! Elle poussa un soupiré et commanda une autre boisson, un peu plus light, histoire de ne pas finir à genoux, car son but n'était pas de finir imbibé d'alcool, mais juste un peu pour réchauffer la gorge.

Stéphanie ne regarde pas l'homme à qui le barman demande sa commande, d'ailleurs cela n'aurait en soi rien changé à la situation. Il y eut comme un moment de flottement. La blondinette ne pense même pas encore à tenter de se rattraper à quelque chose qu'elle sent le sol se dérober sous ses pieds, elle ne crie pas car elle sait bien que cela ne servira strictement à rien elle subit juste cette chute comme Alice qui tombe dans le terrier du lapin blanc. Comme c'est cocasse comme situation, elle qui, il y a encore peu, se fit appeler Alice Drake à Starling city ressentit alors la même chose que due ressentir cette petite fille aux aventures extraordinaire...au moins saurait-elle comment s'y comporter. Combien de temps dura la chute ? Une éternité selon elle, dans la réalité quelques secondes ? Minutes ? Elle se réceptionna juste comme elle le put et resta près du sol un moment, tentant d'analyser l'endroit où elle se trouvait.

« Que... »

Non, elle devenait folle ou bien avait-elle déjà trop bu ? Les cris sont assourdissants et soudains elle se demande si elle n'a pas fini à Arkham et qu'elle se réveille enfin de son doux rêve où elle retrouva Tim. L'endroit était sombre, assourdissant. Pourtant elle pouvait entendre son cœur battre à tout rompre dans ses tempes, puis une voix s'éleva et il lui fallut quelques instants afin d'enregistrer ce qu'il venait de dire et de pouvoir reprendre une certaine consistance. Elle se releva, voulut plaquer ses mains sur ses oreilles.

« Mais... Mais bordel je suis où là ?! »

Les mots ont passé un peu trop vite ses lèvres, levant ainsi le filtre qu'elle pouvait se forcer à mettre parfois. Si elle pouvait gérer dans certaines situations, elle se trouvait ici sans aucun repère.
(c) DΛNDELION
Stéphanie Brown
~ Spoiler ~

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Sam 2 Fév - 21:31
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Chacun de mes pas me faisais souffrir. Les hurlements, les plaintes, les cris… Les rats… Tous ces rats, plus j'avançais, moins je ne percevais mes pieds, ou pire encore, sol. Tout autour de moi d'immenses miroirs reflétaient des êtres perdus dans le désespoir le plus vain ; tous tentaient de s'en sortir, hurlant toujours plus fort, plus loin, plus… Douloureusement. Nous étions des êtres vivants, dont la chair vacillait dans les plus longues affres de la passion. C'en était pour cela qu'une fois de plus, j'évitais d'observer le monde qui m'entourait. La voix de femme qui tentait avec difficulté de parler s'éleva au milieu des cris de rats et de souffrance. Une brume opaque continuait de monter jusqu'à nos genoux, si cette dernière venait à l'absorber… Elle serait perdue. Merde ! Passant mes mains sous ses bras, je l'aidais à se relever. Tu vieillis John. Encore un peu et on pourrait croire que tu deviendrais presque gentil avec les autres. Presque. Mais en ce qui la concernait, ce devait être pour une toute autre raison qu'elle se trouvait ici. A la base, ce ne pouvait être elle. Etrange. Le destin en a-t-il décidé autrement ? Bref. Elle se lève et je la tire dans une direction au hasard. De toutes façons, il n'y a pas de haut ou de bas ici. Nos pas s'enfoncent dans un liquide, l'odeur est âcre, ignoble. Tels des égouts on avance sans trop savoir où cette route nous mènera. Mon briquet se rallume, une clope. Encore. La pression est palpable. Je sens sa peur qui monte. Défaillir ici n'est pas possible. Je me dois de réussir. Je me dois de LA trouver ! Pour Mirabaï, pour… Moi.
 
Une lueur apparaît alors loin de nous ; la fin d'une route, la lumière du ciel que vit Orphée lorsqu'il tenta d'aider Eurydice à quitter les Enfers… Mais ici, rien n'était vrai. Seul le désespoir se trouve l'être. Sans dire un mot, évitant les explications et les questions inutiles, je continue de marcher vers l'avant – ou l'arrière, tout est paradoxal ici de toutes façons –, et c'est éclairé par un briquet et le visage dévoré par la chaleur de ma clope que nous montons. Oui, je le sens, le sol n'est plus plat, c'est dur. De cette humidité désagréable, nous passons à une terre frêle et sèche, morte. Un sol ou plus rien ne poussera jamais. Une terre… Désolée. Mais toujours autant de brume, de rats et de cris. Certains s'étouffent, laissant place à un calme névrotique, la mort. Le désespoir ne semble pouvoir être vaincu que par cet acte que beaucoup considèrent comme impie, impardonnable, voir même interdit. La Mort. Se trompent-ils d'agir ainsi ? Je m'en fiche, mon désespoir est déjà mort. Il est parti avec Elle. Par ma faute. Et tant que je vivrais, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour éviter que cela ne se reproduise. Lâchant la main de la femme, je regarde la boussole, elle tourne, encore et encore, puis, d'un coup, s'arrête dans une direction. Nous sommes proches. Très apparemment.

 
- Nous sommes là où le Désespoir est Roi. Gardez en tête quelque chose qui vous raccroche à la vie. Ce sera votre seule porte de sortie. Sans ça… Vous serez perdue. (Je jette ma clope, elle disparaît dans la brume, ne laissant guère plus de traces qu'un courant d'air lors d'une tempête.) Mon nom est John. Si vous voulez rester en vie, ne me quitter pas des yeux. Un instant d'inattention… Une fraction de seconde suffirait à nous séparer.
 
Désespoir n'était pas réellement mauvaise en elle-même. Bien moins que d'autres, pas plus que l'humanité envers elle-même. Sa souffrance n'était pas vaine, toutefois, elle n'était que ses propres maux. Elle-même s'infligeait tout cela. Tel un démon se nourrissant d'âmes ou de chair humaine, Désespoir faisait de même avec son propre corps. Concrètement, nos cerveaux humains ne pouvaient concevoir de telles réactions, de telles manières de penser, d'agir, d'être. Nous étions imparfait, incomplet. Les Endless… Quand à eux… N'étaient que la partie immergée de l'iceberg, une version concrètement, que nous autres pouvions comprendre. Une version Euclidienne de la logique. Une représentation de nos propres craintes. Une création humaine à l'échelle… Infinie. Et en parlant d'infinité… Le couloir aux miroirs apparu soudainement. Toujours autant de brume et de rats. Plus de cris, de souffrance. Ce visage m'arrêta. Elle était méconnaissable, ses traits déformés par le désespoir, recroquevillée dans un coin de sa chambre, se balançant d'avant en arrière, traumatisée… Une enfant. Ce n'était qu'une enfant ! Poussant un cri de rage autant que de stupeur, mon poing brisa le miroir d'un coup, faisant tomber le briquet dans le vide sous nos pieds. Elle souffrait, je le savais. Je l'avais vue. Elle. Par ma faute… Merde… MERDE ! Passer outre ma colère, ne pas oublier les raisons qui font que je suis ici. Tournant les talons, je m'adresse à la femme qui me suit depuis que nous sommes arrivés. Il serait d'ailleurs difficile de savoir depuis quand nous sommes ici. Les miroirs qui nous entourent me font perdre la notion du temps et de l'espace. Serrant sa main dans la mienne, je ne peux m'empêcher de fixer son regard. Un mélange d'étonnement, de peur, et d'incompréhension se mêle dans ces grands yeux magnifiques. Sous certains traits, elle me fait quelque peu penser à Epiphany… Lorsque je l'a rencontrait pour la première fois. Troublée.
 
- Le miroirs que vous voyez autour de nous sont les représentations du désespoir de chacun, d'être qui, prit dans ce sentiments ne peuvent en sortir… Le plus douloureux n'est pas de les voir. Mais de se rendre compte que certains, sont ici… Parce que nous n'avons pas su voir ça en eux. Mais nous n'avons pas non plus le temps de nous blâmer. Nombreux sont celles et ceux qui réussirons à s'en sortir seuls, pour les autres… Comment pourriez-vous les aider si on reste coincé ici ? Personnellement… La mort est un plus sain fardeau que le désespoir.
 
Pinçant les lèvres dans un sourire cynique, je repris ma marche, remontant les miroirs, tentant parfois d'éviter les regards tristes, remplis de temps à autre de haine ou de lassitude. Notre chemin ne serait pas long, nous avions déjà fait une bonne partie du chemin. Serait-elle là ? Une fois encore, se scarifiant la chair et l'âme de son anneau maudit ? Peut-être… J'espérais au moins une chose, qu'elle avait pensé à récurer depuis la dernière fois. Le sang séché, ça colle aux semelles !
John Constantine
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Mer 13 Mar - 18:29
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