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S'ils savaient comme il suffit de rien... [PV Kazumi]

Le travail, les études, la vie, le monde entier en général. Le temps qui passe. La météo. La science. La physique. L'univers. Tout. Tout cela ne gravite que parce qu'on le décide et qu'on le perçoit ainsi. Autrement que serait donc notre vie sans ces repères et cette vision étriquée de ce qui fait de nous des êtres non communs des autres ? Je me pose souvent cette question. Le visage plongé sur mes notes, les joues aplaties par la dureté de ma table de travail, je sens une main qui se pose sur mon épaule. Délicatement, mon corps est relevé, tiré vers l'arrière. Dans un état presque second, presque totalement endormie devrais-je même préciser, mon fauteuil quitte l'emplacement de mon bureau. Un souffle caresse mon visage et, lentement, je me trouve être tirée de mes songes. Ce visage, je le connais que trop bien. Une collègue, une amie, Susan. Des cheveux blonds tirés en arrière, maintenus par un chignon serré, des yeux d'un vert émeraude, pommettes saillantes, et sourire parsemé de rides d'expressions… Voilà donc le premier visage que je trouve être devant mes yeux mi-clos. Une fois encore, une fois de trop peut-être même. Mon travail a eu raison de ma volonté. Ironiquement, je me suis endormie sur mon bureau comme une masse. Comme "clouée" sur place. Apparemment, le ciel est déjà couvert par de lourds nuages épais et noirs. S'agissant de la lumière des néons et de celle de mon écran, ce n'est pas aujourd'hui que je vais pouvoir travailler mon bronzage pour l'été on dirait. Quoique, en y réfléchissant bien, ma peau diaphane se trouve être un atout non négligeable. Plusieurs femmes sont déjà venues à moi dans le bar en face de Star Labs. Merci le service d'étude du comportement qui s'amuse à m'inscrire sur des sites de rencontre en ligne. Humour de merde quand tu nous tiens… Bref. Frottant mes paupières de deux doigts, je tente de reprendre mes esprits. La nuit fut courte, particulièrement courte et éprouvante. Il y a quelques jours je me trouvais en plein désert à tester une sorcière avec une sacrée chute de rein… Aujourd'hui… C'est plutôt mon ordinateur qui attire mon regard.

Susan me propose alors un café. Oh oui ! En voilà une idée comme elle est bonne. Noir, sans sucre. Parfait. Pianotant sur mon clavier, je reprends là où j'en étais avant de m'endormir. Scheiße ! J'en ai pour des heures à effacer tout ce que j'ai ajouté en dormant sur mon clavier. Un épineux dilemme se pose. Tout supprimer et devoir recommencer de zéro ou… Tenter de reprendre là où je m'en étais arrêté. Mon ordinateur me donne la réponse. Il plante. Scheiße ! Scheiße ! Scheiße ! Il ne manquait plus que ça. Redémarrage oblige, mise à jour du logiciel et reprise des recherches en cours… Dans quelques heures au vu de la manière dont il m'a lâché. Reculant encore un peu mon fauteuil, je me dirige vers la salle de repos. Y retrouvant Susan, qui s'apprêtait à m'amener mon café, nous nous asseyons à une table et, comme à son habitude, son sujet de discussion favori s'avère être ma vie sociale – assez peu développée – et ma vie amoureuse – qui l'est encore moins –, et ce, jusqu'à ce que je finisse par lui dire que j'ai peut-être rencontré quelqu'un. Non, je ne m'en pas. J'ai bel et bien rencontré quelqu'un, une femme oui. Avec tout ce qu'il faut en haut, et rien en bas. Enfin… Son pantalon en cuir moulant ne laissait pas de discrétion sur ce point là. Elle tenta d'en savoir plus sur elle, son nom, les conséquences de notre rencontre, ce genre de choses… Mais bien sûr Susan, je vais te dire que je "travaille" pour une psychopathe qui se prend pour une sauveuse, que je possède en moi une nano-technologie qui dépasse l'entendement et que, le seul but de ma vie, c'est de tuer Superman… Souriante, je glisse une blague scientifique, et la discussion se détourne vers une affiche punaisée sur le tableau.


- Invitation officielle à l'ensemble des employés de Star Labs pour l'ouverture du pôle recherche spatiale et aérospatiale de Ferris Aircraft…

Buvant mon café, je réfléchi à cette invitation. Ce n'est pas ici qu'un certain Hal Jordan travaille ? D'après les informations données par la League, ce dernier se trouverait être un proche de Superman et de sa bande. Si tel est le cas, son rôle dans mes affaires pourrait se trouver des plus… Utile. Susan me scrute, amusée, avant de me lancer une phrase des plus agaçante…

- Tu es bien rêveuse ma petite Lénore. C'est ta "rencontre" qui te trouble autant ?
- Pourquoi ? Tu es jalouse ?

C'est à moi de lui sourire. Gênée et étonnée par ce retour de flamme, sa tasse manque de tomber. Ses muscles se sont décontractés d'un coup ; je la connais depuis quelques mois déjà et je sais qu'elle ne serait pas contre une découverte du corps féminin en ma compagnie. Malheureusement pour elle, je ne mélange pas le travail et le plaisir. Surtout si je considère que le plaisir… C'est mon travail. Quelques minutes plus tard je reprends mon travail là où je l'avais laissé, bien entendu, après deux bonnes heures passées à travailler sur un poste qui n'est pas le mien tandis que mon ordinateur est toujours en pleine mise à jour. Ce soir, l'occupation sera tout autre. Même si je déteste ça, le besoin va se faire sentir de refaire ma garde-robe. Soirée à thème oblige à Ferris Aircraft. Pas de tenues adéquates. Donc… des achats seront à prévoir. La semaine s'écoulera vite, et nous nous retrouverons mon cher Hal Jordan.

* *
*

Nous sommes le samedi 11 Juillet. Date précise à laquelle la soirée se déroule en plein milieu d'un tarmac de l'entreprise de Carol Ferris. Une femme magnifique, un corps sublime, des lèvres pulpeuses… Un semblant de perfection au demeurant, mais un caractère des plus explosifs, doublé d'un franc parlé curieusement amical. Nous sommes nombreux, représentants d'entreprises d'import-export – pour les pièces d'avion je suppose –, des scientifiques, des astronomes, et de nombreux journalistes. Les questions tournent presque toutes autour du même sujet : l'importance de l'étude de sujets pouvant supporter un voyage spatial hors de notre voie lactée. S'ils savaient que de nombreuses races et autant de peuples ont fait plus… Et mieux. C'est sous des tonnelles blanches, sous lesquelles pendent des lampions neige et noir que les serveurs passent entre les invités pour leur proposer amuse-gueules et autres verres de champagne. Stupre et dorures. Tout ce que je déteste. Susan est là, au bras de son mari, un homme de grande stature et parlant avec la verbe d'un politicien. Amusant si on considère ce que dernier est un avocat spécialisé dans la protection des droits. Quelques visages me paraissent familiers. Certains de la ligue, d'autres du travail, au loin, et même si cela m'étonne, il y a même cet infâme British à la langue un peu trop pendue avec ses cigarette qui m'avait lourdement fait du charme lors d'une visite des bureaux de Londres…

Distraitement, je passe entre les invités. M'approchant petit à petit de Carol Ferris. Nos échanges sont brefs, mais utiles. Hal Jordan ne sera pas là ce soir. "Retenu" ailleurs. Rien de concis. Est-elle réellement ignorante sur son identité ou… Est-ce vrai ? Je ne saurais répondre. Tiens. Mon regard se pose sur une femme aux cheveux d'ébène. De dos, elle ressemble à ma sorcière à moto… Seule la tenue change. Il faut dire que moi-même j'ai troqué mes tenues habituelles pour une robe blanche, type 20's – tel était le thème de la soirée –, apparemment, cette demoiselle préférait les tenues sobres autant que sombre. Un peu à part du reste de l'assemblée, je m'approchais alors, ma coupe coincée entre mes cuisses. Arrivée à sa hauteur, je lui adressais à la parole. Préférant ne pas me laisser reconnaître, tout en considérant que ce pouvait bien être elle, je la saluais.


- Bonsoir, tout porte à croire que je ne suis guère la seule à ne pas apprécier les bains de foule.
Lénore Dunkel
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Lun 17 Sep - 21:09
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Encore une semaine dans les paperasses de l’entreprise  Satsakei EU, avec les réunions qui s’y accompagne. Entrecoupé de quelques soirées au bar avec quelques collègues, dont deux particulièrement lourds. Je suis une belle femme, je le sais, mais je ne joue pas de mes charmes, et encore moins avec les hommes. Car tout simplement ce ne sont pas eux qui m’attire. Mais personne ne sait pour mes goûts en matière de partenaire sexuel. Je ne dévoile pas ma vie privée à tout va, cela ne regarde personne et cela me conviens très bien. Mais c’est vrai, que lorsque tu passes plusieurs heures en compagnie de ses messieurs, qui ont tendance à devenir très entreprenant, soit tu pètes un câble, soit tu deviens blasé. Ou alors, tu jouais les salopes et tu les allumais pour faire paraître un faux semblant aux yeux de tous, pour cacher ta vraie personnalité. Hors, ce n’était en aucun cas mon genre, je n’avais pas honte de ce que j’étais et de l’attirance que j’avais pour les femmes. Mais je considérais que les personnes qui m’entouraient au travail n’avaient pas à être au courant, tout simplement.

Cela faisait déjà quelques mois que j’étais au Etats Unis, et je ne m’étais pas vraiment fait des vrais amis. Je ne le cherchais pas non plus, plus que cela. Car durant mes temps libre, je passais mon temps à chercher des réponses à ma vie, et parcourais les états autant pour le travail que pour trouver le monstre qui avait tué ma famille. Durant, ses voyage, je commençais à me faire sérieusement un nom dans le monde professionnel, et j’étais reconnu par beaucoup comme une travailleuse acharnée. Ce qui était des plus positif, pour mon entreprise, autant aux Etats Unis qu’au Japon. Iori, me questionnait souvent sur ma vie privée, d’ailleurs. Car il s’inquiétait d’entendre plus parler de moi au niveau professionnel qu’au niveau privé. Il veillait sur moi, et souhaitait que je trouve enfin quelqu’un pour ne plus être seule. Je lui rappelé que je n’étais jamais seule, puisque j’avais Fenrir avec moi à chaque instant. Ce qui le faisait beaucoup rire. Et à chaque fois il me répondait, que malgré qu’il me tienne chaud les nuits fraîches, il ne valait pas une paire de bras tendre et amoureuse. Il savait le penchant que j’avais pour les femmes et l’aversion que j’avais pour les hommes, et ça ne le dérangeait aucunement. Tout ce qu’il souhaitait c’est que je sois aussi bien dans ma vie intime, que dans ma vie professionnel. Il veillait sur moi comme un père.

Dans mon courrier ce matin là, j’avais une lettre des plus officielle. Une invitation pour l'ouverture du pôle recherche spatiale et aérospatiale de Ferris Aircraft. Avec un petit mot glissé, de la part de Carol Ferris, en personne, qui m’intimer d’être à tout prix présente, qu’elle comptait sur moi. J’avais eu l’occasion de rencontrer Carol lors d’une de mes visites à Coast City, j’avais le privilège de la rencontrer et nous avions fini la soirée dans un bar à danser comme des folles. Et depuis, nous nous appelons très souvent. Je crois qu’elle doit être la seule amie que j’ai depuis mon arrivé ici. Son petit mot me fis gentiment sourire. J’allumais mon ordinateur, et m’empressais de lui envoyer un mail, pour lui confirmer que je serais présente à cette soirée ‘’déguisée’’. Et je rajoutais, que si je venais elle avait intérêt à me présenter quelqu’un de sexy. J’étais sûr qu’elle allait se prendre d’un énorme fou rire sur ce sujet. Car elle aussi, souhaitait, me caser. Encore une occasion pour elle, de me montrer en trophée à gagner. Il y avait un petit jeu, depuis quelque temps, avec elle et Hal, c’était à celui qui me trouverait la partenaire qui me ferait chavirer. C’était très amusant de les voir, tout les deux se chamailler, pour me coller une nana sexy entre les jambes.

Malgré ma journée bien chargée, je prenais le temps de flâner sur Internet pour me trouver une tenue parfaite pour cette soirée du samedi 11 Juillet. Nous n’étions que lundi, mais je voulais être sûr de trouver LA tenue. Surfer sur le net me pris plus de temps que je ne l’aurais cru, je n’avais pas eu le temps ni de manger, ni de lâcher mon ordinateur, que me réunion de 15h était déjà prête, mes collaborateurs m’attendaient déjà tous dans la salle. Mais un dernier clic avant de quitter mon bureau, et j’eue le coup de cœur. Elle était dans les tons sombre, orné de fils d’argent représentant de magnifique branches et feuilles d’olivier, et en son centre une merveilleuse rose d’argent. Elle était courte et en même temps longue, car le style des années folle faisait que tout les frous frous en faisait des tenues sublimes. Mais il fallais que je quitte mon bureau, pour me rendre à cette réunion. Non pas qu’elle ai été importante, mais les chiffres de la semaines allaient m’apporter des précisions sur quelles affaires je devais faire à cette fameuse soirée ou non. En passant la porte de mon bureau, je demandais à Lindsey, ma secrétaire, de téléphoner à Bloomingdale’s à New York pour me commander la robe qui se trouvait sur l’écran de mon ordinateur, En leur disant que je serais à New York jeudi pour affaires. Et de passer un coup de fil, également, à la boutique Louboutin en leur envoyant la photo de la robe part mail, pour qu’il me trouve la paire de chaussures adéquates. Et je filais à la réunion.


*   *
*


La soirée se trouvait être dans deux jours, et j’étais à New York. Je n’avais pas vraiment eu le temps de faire mon shopping, car les rendez-vous que j’avais eus avaient duré plus longtemps que prévu. Une de mes négociations avait faillit mal tourner, tout simplement parce que le traducteur avait du mal à comprendre et à traduire ce que je disais. De plus, il se sentait très mal à l’aise en présence de Fenrir, qui lui rendait bien d’ailleurs. Fenrir m’avait appris, une fois l’entretien fini, que cet homme arnaquait son patron. Mais comme je lui avais répondu, cela ne nous regarde en rien, c’est à son patron de faire le nécessaire. Mais je n’avais pas pu résister au fait d’envoyer un mail à ce fameux patron d’une entreprise de tissus de grande qualité, afin de lui apprendre les desseins de son collaborateur. Une fois ce mail envoyé, on tapa à ma porte de chambre d’hôtel.
Lindsey avait réussi à s’arranger pour que les vendeurs de chez Bloomingdale’s et Louboutin se déplacent jusque dans ma chambre. Elle avait également contacté le grand bijoutier français Cartier, pour être sûr que je sois parfaitement orné pour cette soirée. La vendeuse de Bloomingdale’s, Rachel, me conseilla très activement sur mes choix pour accompagner la robe. Je choisi, une paire de Louboutin stiletto noire vernis, et une parure très discrète. Autour de mon cou juste un diamant unique, surmonté de boucles d’oreilles pendante en or blanc et d’un bracelet très fin qui ressemblait à une rose pris dans un lasso. La seule chose par laquelle je me laissé tenté c’était une bague ornée d’une magnifique aiguë marine entouré de 26 petit diamant, monté sur un anneau d’or blanc. J’étais prête pour ma soirée. Mes invités quittaient ma chambre sur les coups de 2h45.

Durant ma réunion de lundi, j’avais appris que les chiffres de l’entreprise étaient bien au-delà de ce qu’on espérait. Alors ce soir, ce ne serait que pour le plaisir que je serais à cette soirée organisé par Carol. Bien entendu, si il y aurait par pur hasard des affaires à faire, pourquoi pas. Mais je souhaitais avant tout m’amuser un peu et oublier l’entreprise pour quelques heures. Après avoir passé plusieurs heures avec la coiffeuse et la maquilleuse que Carol m’avait envoyé, j’étais fin prête. Habillais pour l’occasion et coiffé comme les femmes de cette époque, avec une plume sur la tête, je pris une grande inspiration et me lancé vers la foule qui s’agglutinait sur le tarmac. L’ambiance était au rendez-vous. Chacun affublé de leur costume, mais un peu trop sérieux pour moi ce soir. Ça parlait affaires, contrats, budget et encore affaires…

Déjà que je n’aime pas la foule, et moi qui avais envie de m’amuser un peu, c’était mal parti. Seul les serveuses très sexy dans leurs tenues à la façon Moulin Rouge, mais en noire et blanche, avec des bas résilles, arrivaient à m’occuper un peu l’esprit. Au pire des cas, j’en emmènerais une dans ma chambre ce soir. J’essayer de repérer laquelle était la plus appétissante, qu’un homme d’affaire au crâne bien dégarni, qui puait le whisky de mauvaise qualité se permit de m’approcher. Il était lourd, et surtout très saoul. Il croyait que j’allais lui tomber dans les bras, parce qu’il me jetais son argent en pleine figure, en me disant qu’il était PDG d’une grande entreprise d’armes militaire. Non, mais il croyait quoi, que j’étais l’une de ses poules qui cherchaient à se trouver un mari riche te à se faire entretenir, pour finir botoxé de partout. Je sentis la colère et les environs se refroidissaient un peu trop au goût des autres. Mon monsieur macho, ne se rendait même pas compte que lorsqu’il respirait il s’échappait une fumée de sa bouche, comme si il était au pôle nord. Pris d’un étrange fou rire, je lui lançais :


- Je n’ai pas besoin d’un homme pour faire ce dont j’ai envie. Et si tu continu mon gros cochon, la plume que j’ai sur la tête va finir bien profond dans ton cul…

Et je parti un peu plus loin, en attrapant un nouveau verre au passage – car le mien avait un peu gelé. Mais Fenrir n’avait pas beaucoup aimé mon coup de colère. Il était caché un peu plus loin, et m’avait fait une petite remontrance – par télépathie. Je reprenais une grande respiration pour me calmer, et la température se réchauffa, comme si rien ne c’était passé. Avant de tomber sur ses yeux… Cette sublime rousse, aux yeux presque de glace, dans sa robe blanche aux fils d’or, qui soulignait parfaitement ses courbes de déesse. Je ne remarquais même pas son fauteuil roulant, ou plutôt il ne me posait aucun problème. Car la seule et unique chose que je voyais c’était ses yeux. Elle s’approcha de moi, sa coupe coincée entre ses cuisses. La seule pensée que j’avais, c’était que j’avais envie de me trouver à la place de cette coupe de champagne. Je lui adressais un sourire, et lorsqu’elle parla je fus totalement sous le charme. Le coup de foudre.

- Bonsoir, tout porte à croire que je ne suis guère la seule à ne pas apprécier les bains de foule.
- Je ne suis pas du genre très à l’aise effectivement. Cela se voit-il tant que ça ?

Kazumi Satsakei
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Mar 9 Oct - 14:52
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Voilà donc ce qui en retournait de ces soirées mondaines des plus agaçantes. Une sorte de salutation passablement inutile qui, au demeurant me laissait perplexe. Les bains de foule ? Très peu pour moi. Il fallait aussi avouer que de ma hauteur, mis à part quelques fessiers moulés dans des robes amusantes – ou grotesques tout dépend du point de vue que l'on prend bien entendu – , rien ne me rendait plus irritable que de devoir zigzaguer entre les invités qui ne prenaient guère d'attention à la présence de mon fauteuil. Etais-je invisible à ce point là ? Il me fallut tout de même quelques minutes pour traverser cette vague de corps imbibés d'alcool avant de me retrouver là où je devais être à ce moment précis. Elle fini par me répondre. Une voix calme, glaciale. Le regard de l'animal qui l'accompagnait m'étonna bien plus que sa taille. Un loup déjà ce n'est pas commun. Qui plus est lorsque ce dernier est plus haut qu'un Saint Bernard au garrot. Le ciel découvert m'évita de prendre froid lorsque l'animal me fixa encore plus profondément. Etait-ce elle ou lui qui me sondait. Mon esprit se perdit alors quelques secondes dans une étude du sujet qui me faisait face. Pour une fois dans ma vie, je me trouvais dans l'erreur. Ma "sorcière bien aimée" ne ferait pas partie des notre ce soir. Toutefois, je ne regrettais nullement la présence de cette femme qui se trouvait devant moi. De ma hauteur, je ne pu retenir un soubresaut alors que mes yeux se posait directement sur sa poitrine. Ferme, ronde, ni trop grosse ni trop petite. Juste ce qu'il fallait pour profiter d'une nuit chaude d'été. De la compagnie des plus agréable pouvait-elle s'offrir à moi ? Pour quelques heures ? Nous verrons bien.
 
- Il est rare que quelqu'un se promenant avec un loup le soit réellement. Chacun son épée de Damoclès n'est-ce pas ? (Je pris ma coupe, et la leva dans sa direction, bloquant de ma seconde les roues de mon fauteuil afin de ne plus bouger.) A nos échanges nocturnes et à la liberté retrouvée loin de cette foule compacte.
 
Je lui souris. Ne pouvant détacher mon regard du sien. Elle me faisait vibrer. L'ensemble de mon corps tremblait, semblant vouloir se ruer sur elle afin de lui faire connaître les plaisirs de la chair féminine. Hum… Un peu de tenue. Ici, je suis une invitée, une représentante de Star LABS, il m'était donc impossible de me donner en spectacle. De plus, je ne devais pas oublier ma mission principale. D'autres représentants de la Ligue se trouvaient ici, même dans cette tenue, quelques uns seraient capables de me reconnaître. Peu, certes, mais tout de même. Mettre à mal mon rôle serait pure folie. Nos ordres étaient simples, si l'un d'entre nous se faisait prendre… Il ne serait plus qu'un numéro sur une liste de cibles pour les autres.
 
Tandis que je me présentais, poliment, tout en gardant pour moi l'accent Allemand qui me caractérisait. Forçant ma langue à claquer à plusieurs reprises contre mon palet, usant d'un accent américain affreux – oui, moi-même je m'en rendais compte – je fis ce que n'importe qui aurait fait en de pareils cas. Parler. De tout et de rien. Enfin. Surtout de rien. Si l'on considère que tenter d'en apprendre plus sur cette femme mystérieuse resterait un simple silence sans retenue. Elle m'intriguait, quelque chose en elle m'attirait, tout en m'empêchant d'être totalement franche. Ne pouvait-elle pas faire partie de l'équipe de cet abruti en collant ? Non. Elle n'en avait pas l'odeur ni même l'arrogance. C'était… Autre chose. Un charisme que jamais encore je n'avais connu. Etait-elle simplement humaine ? Mon échine se tendit, mon corps se contracta et, discrètement, comme couvert d'une question anodine, je vint à m'intéresser à elle ; ou plutôt, à ce qu'elle faisait ici.

 
- Que fait donc une femme de votre stature ici ? Il est étrange de voir autre chose que quelques grattes papiers et autres sociopathes cherchant un intérêt à leur vie dans ce type de soirée. (Sans le vouloir, je venais d'insulter la moitié des convives… Tant pis. Au moins, elle savait désormais quel type de femme se trouvait être son interlocutrice.) Pour ma part, je ne suis ici que pour pures raisons professionnelles. Apparemment, les scientifiques sont l'avenir du monde… Qu'en pensez-vous ma chère ?
Lénore Dunkel
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Jeu 17 Jan - 19:08
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Il fallait avoué que je n'étais pas très friande de ce genre de soirée. Mais je n'avais, malheureusement pas le choix. Au vu de ma condition et de mon poste, je me devais d'être présente. Même si, je me doutais, que Carol m'avait un peu piègée pour me faire rencontrer quelques belles personnes – voir même plus !
La seule chose qui faisait que je ne m'enfuyais pas en courant, c'était lui. Il gardait toujours un œil sur moi, cet œil de glace qui me réchauffait le cœur à chaque instant. Il savait pertinemment comment je me sentais, mais lorsque qu'il vu cette créature venir me parler, il n'émanait aucune animosité de sa part à son encontre. Finalement, j'allais peut être passer une bonne soirée. En tout cas la sublime créature qui s'offrait à ma vue, me ravie plus que de raison. Je posais ma main sur le col de Fenrir. Etait ce pour le rassurer lui ? Ou elle ?
 

- Il n'y a ici aucune arme ou aucun danger. Il est seulement mon protecteur et mon ami le plus proche. Il fait parti de moi, comme vos jolies jambes font parties de vous.

 

Il y avait quelque chose de bizarrement attirant dans ce magnifique regard électrisant. Plus rien ne comptait autour de nous. Comme si la foule, et les ivrognes avaient disparu. Comme si nous n'étions que toutes les deux. Je ne pouvais m'empêcher de la regarder. Quelque chose se passait, je le sentais. Quelque chose que je n'avais jamais ressenti. L'attraction humaine, mais ce n'était pas juste physique. Le coup de foudre ? Son sourire me fit défaillir. Comme si un ange venait de m'apparaître. Une vibration de chaleur me parcouru tout le corps jusqu'à l'échine – dont Fenrir se secoua, puisque lui aussi l'avait ressenti, à travers moi. Cela n'avait pas l'air de le déranger. Hum ! Intéressant. Avait-il eu aussi le coup de foudre pour cette beauté.
 

Lorsqu'elle se présenta, enfin à moi, elle semblait nerveuse. Mais je reconnu que son anglais, un peu trop prononcé caché un doux accent que j’appréciai particulièrement. Il était léger. N'importe quelle oreille ne l'aurait pas remarqué, mais j'avais eu l'occasion, suite à mes voyages d'aller dans ce beau pays qu'est l'Allemagne. Même si je n'avais passé que 3 mois là-bas, j'avais eu le temps d'en apprécier chaque instant. Je l'écoutais parler, tel une petite clochette qui s'intillait dans mes oreilles à chaque parole. J'avais une envie irrépressible de la connaître, elle.  
 
- Disons que je suis ici par pur ennui (j'éclatais de rire).
 
Je ne voulais pas qu'elle croie que j'étais ici, comme une gratte soirée qui n'ai personne avec qui passer la soirée. Je n'étais pas ce genre de personne. Mais elle, qui était-elle ? Vraiment ! Je ne voulais pas savoir ce qu'elle faisait ici, au beau milieu de tous ses chiens. Et elle avait l'air franche et direct. Ça me plaisait énormément.
 
- Mon amie Carol Ferris, m'a gentiment convié pour que je fasse la connaissance de quelques investisseurs. Mais sincèrement, ses gros pleins de soupe, imbiber d'alcool; qui croient que je vais me mettre à genoux pour quelques billets, non merci ! Je ne suis pas une de leur pouf de luxe siliconée à souhait. Et je pense que Carol avait peut être d'autres projets plus personnels pour moi, ce soir (je lui souris du plus sincère de tout les sourire, avec cette petite étincelle dans les yeux).
 
Allais-je, finalement, succomber au plan de Carol et de Hal. Rien ne comptait. J'étais juste bien. Je ne voulais pas plus, que ce moment. Quand tout à coup, un homme de pas loin de la soixantaine, coupa se moment si précieux. Il devait faire dans les 1m70, des cheveux gris perle et des yeux d'un bleu terrifiant. Il portait un costume blanc, avec une chemise bleu et une cravate aussi blanche que ses dents. Il déposa deux verres de champagnes sur la table et dit ouvertement.
 
- Deux verres pour les plus belles femmes de la soirée. En espérant que cela me porte chance (tout en nous faisant un clin d'œil). Sachant que je peux vous offrir bien plus que vous ne pourrez imaginer.
 
Il espérait quoi ? Nous rapporter toutes les deux, et faire de nous ses trophées de la soirée. Pour après nous trimballé partout, comme des bijoux de luxe. La colère me monta et Fenrir le senti. Mais je n'avais pas envie de gâcher ce moment. Et surtout pas de montrer ce que j'étais capable de faire. J'avais peur qu'elle prenne peur. Et ça il en était hors de question.
Kazumi Satsakei
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Sam 2 Fév - 18:26
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D'un revers de la main, elle repoussa ma question. Lui préférant me faire part d'un compliment qui, aux premiers abords, passait pour une pure pique remplie d'ironie. Pourtant, je ressentais dans sa voix une certaine franchise, et nulle volonté de me blesser. Chose qui, il fallait bien le concevoir, me changeait de mes habituels échanges avec la plupart des gens. Entre ceux qui m'évitaient car je n'étais pas "debout", et les autres qui, bien au contraire, venaient à m'infantiliser, allant presque à s'abaisser à mon "niveau" pour me parler. Pour citer un altruiste spatial, je préférais le fait que, pour être bon, il faut aider les autres à se lever à son niveau. Même si pour cela il fallait user de la Force… Une partie de sa phrase me fit pourtant le signe d'une étrange sensation. L'animal qui l'accompagnait n'était en rien accepté dans ce genre de soirée, néanmoins ce dernier se trouvait bien là, avec elle. Chose encore plus étrange, tout le monde le voyait, et ce devait aussi être une des raisons qui faisaient que, tout comme moi, elle se trouvait seule dans son coin. Eviter les mouvements et les regroupements de masse avec un loup… Voilà une idée tout aussi saugrenue qu'intéressante. Quoique particulièrement expéditive.
 
Sa réponse fut brève, amusée, à tel point qu'elle y ajouta un rire des plus cristallin. Ses cheveux de jais bougeaient au gré de ses mouvements de tête. Ses épaules fines à peine recouvertes par les bretelles de sa robe me donnaient l'insatiable envie d'y poser la tête, et enfin, une pour une fois depuis bien longtemps, de m'y endormir paisiblement. C'en était presque agréable. Presque. Car je ne devais pas me laisser distraire. Enfin, pas totalement. Rester dans mon coin pour observer, serait passé pour une manière très étrange de profiter de la soirée. Nous devions nous mêler à la foule tôt ou tard. Même si à mes yeux, le plus tard serait le mieux. Repousser au maximum ce qui me dérangeait le plus, profiter de chaque instants passés en sa compagnie, juste elle et moi. Ou plutôt, elle, moi et… Son garde du corps poilu ! Concrètement, j'espérais qu'il restait derrière la porte de sa chambre. Sinon… Etranges habitudes bonjour !
 
Notre discussion continua ainsi. Passant des raisons de sa présence ici, de ses liens avec Carol Ferris, sans oublier son apparent dégoût pour certains représentants de la gent masculine. Sur ce dernier point, je ne pouvais que la rejoindre. Les mâles, malgré le fait que quelques uns dépassaient le stade larvaire de leur existence, n'étaient au final qu'un amas de testostérone en proie à leurs besoins sexuels primaires. Des animaux à peine évolués, ne faisant de leur vie qu'une suite de boissons alcoolisés et d'échanges de propos à caractère sexuel. D'ailleurs, la majorité de leurs échanges ne provenant que de leur imaginaire. Vantards. Egocentriques. Bref… Rien de bon à vraiment récupérer. A moins que quelques uns ne soient gardés pour la reproduction. Je parle surtout du jour où la Citizenry aurait réussi à marcher sur la Terre pour en prendre le contrôle total. Ses yeux me tirèrent un mouvement gêné de la tête. Pour une fois, ce fut moi, et non l'autre femme qui dut détourner le regard. Elle me toucha profondément. Assez pour que je puisse me sentir mal à l'aise en sa présence. Minant de boire ma coupe, je me rendis compte que cette dernière était déjà vide. Hum. Faire semblant de rien, et espérer qu'elle ne remarquerait rien. Comme première approche, il y avait mieux quand même.

 
- Allez savoir… Miss Ferris semble avoir plus d'un tour dans son sac. Toutefois, je n'ai pas encore eu la chance de la connaître telle que vous semblez me le signifier. Est-elle une femme aussi entreprenante qu'elle y paraît ? A moins bien entendu que ce ne soit vous qui avanciez à votre rythme ?
 
Apparemment, fracasser son poing sur le visage d'un opportun n'est pas permis ici. Zut. Je trouve ça particulièrement dommage. C'est surtout l'information qui est apparue sur ma "montre" qui m'en empêche. Car, avant même qu'elle ne puisse répondre à ma question, et qu'elle prenne en considération mes propres sous-entendus, un mâle de la pire espèce s'est approché de nous. Me coupant la parole sans une commune excuse, il nous tend à chacune un verre en arguant une raison des plus inutiles pour venir nous parler. Quel manque de savoir vivre. En plus de ressembler à une version humaine de Porky Pig, et ce, échappé d'un mauvais film porno des années 70, l'homme tenta de poser ses mains sur moi. Pure envie de dire adieu à la vie ou simple volonté d'être le nouveau sujet d'un suicide assisté par mes soins ? J'enrageais, intérieurement j'entends. Mon visage ne laissait que transparaître un semblant d'amusement. La jeune femme – dont j'ignorais encore le nom jusqu'à présent – méritait qu'on lui montre un peu plus de… Décence. Sortant une pièce de ma poche, je la présentais à l'homme, tour à tour, face et pile, lui démontrant bien que celle-ci n'était pas truquée. Parler de chance est une chose, savoir l'utiliser à bon escient, en était une autre.
 
- De la chance vous dites ? Faisons un jeu voulez-vous. La soirée n'est pas encore terminée. Et comme je suis joueuse, je vous propose un petit quelque chose. En dehors de toutes ces choses, vous n'imaginez pas ce que deux femmes comme nous peuvent vous offrir. Surtout… Ensemble. (Dégoûtant. Devoir jouer les mantes religieuse… Verächtlich !) Je lance la pièce, pile ou face. Vous choisissez. Si vous gagnez, on vous accompagne. Si vous perdez… Le loup de la demoiselle vous mangera ce qui semble vous tenir à cœur, et je ne parle pas de votre portefeuille. Partant ?
 
Presque autant excité qu'un lion pendant la période des amours, je voyais bien qu'il se retenait de porter ses mains à son entrejambe. Acceptant le défi, il joua "pile". Bien sûr. La pièce retomba sur "face". Une seconde fois – car oui, il m'arrivait d'être gentille – je lançais la pièce en l'air. Changer d'idée avant le lancé… "Face" pour le coup. Et comme il le craignait, la pièce retomba de l'autre côté. Amusée, je lui jetais la pièce en ajoutant une petite pique amusée.
 
- Désolée, ce ne sera pas pour ce soir. Ni aucun autre soir, je le crains.
 
Ce fut la "queue entre les pattes" qu'il nous quitta, tournant et retournant la pièce, tentant, en vain, de comprendre le pourquoi du comment. Blasé par ce petit jeu, je le voyais déjà se diriger vers une de ces "potiches-plante verte" qui parcourait souvent les soirées mondaines à la recherche d'un bon parti à qui extirper une certaine somme…
La coupe qu'il m'avait tendue fut posée sur le côté, je ne faisais pas confiance à ce genre de "cadeau". Après son départ, je me tournais vers la femme aux cheveux d'ébène, souriante.

 
- Je ne peux m'empêcher de m'amuser à leurs dépends… Il est si simple de calculer la force à mettre, ainsi que le coefficient de rotation afin que la pièce tombe sur la face opposée que à celle annoncée. Je suis une scientifique, il ne faut pas l'oublier.
 
Arrêtant un serveur qui passait à côté de nous. Je me permis de lui prendre son verre des mains, le déposant sur le plateau et lui en tendit un autre. Paranoïaque ? Peut-être un peu oui. Mais dans un monde où la moindre chose peut vous tuer, il est parfois bon d'être méfiant. Levant une nouvelle fois mon verre sans direction, je fini par lui poser la question qui me taraudait depuis quelques minutes.
 
- A cette soirée qui me semble des plus… Intéressantes pour l'avenir. Mais permettez-moi de me présenter. Lénore Dunkel, humble représentante du pôle scientifique de Star LABS, Fräulein ?
Lénore Dunkel
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Ven 29 Mar - 19:27
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Le petit jeu que ma compagne mit en place pour appâter l'abruti dégueulasse qui c'était incrusté dans notre petite bulle, m'amusait. Elle avait su lui mettre l'eau à la bouche, tout en lui faisant perdre la face devant nous. De plus, lorsqu'elle dit les mots ''le loup de la demoiselle vous mangera…'', je sentis l'excitation monter en Fenrir. Malgré qui ne fasse aucun mal à qui que ce soit – sauf pour me protéger – le fait de faire peur à un porc pareil, l'enchantait. Il lui offrit, même, son plus beau sourire en découvrant bien ses crocs. Il avait une petite étincelle dans les yeux, d'amusement. Lorsque qu'il compris qu'il avait perdu toutes ses chance avec nous. Il regarda Fenrir, qui fit un pas vers lui. L'homme écarquilla les yeux, il regarda autour de lui pour se rassurer. Puis il parti aussi vite qu'il était arrivé. Fenrir s'assit de nouveau, plus proche de moi. Mais assez loin pour me laisser mon intimité.
 

Les deux coupes que le gros plein de soupe, qui puait le fric, nous avez laissé, étaient toutes deux déposés au bord de la table. Faisant un ''faux'' mouvement, je les renversais toutes les deux. Oups… ! Je n'avais pas eu le temps de réagir que ma très belle rousse me tendit une nouvelle coupe. Un autre serveur vint déposé un sceau de glace où une bouteille encore bouchonné y était placé. Et ramassa les deux coupe que j'avais fait tombé – volontairement. Elle leva son verre et enfin je connu son nom. Lénore. Mes joues devinrent rouges. J'avais un petit coup de chaleur. Même si pour moi, une habitué des glaces – c'était plutôt ironique d'avoir chaud. Je me devais de me présenter. Mais je ne me sentais de lui répondre, je savais que j'allais bégayer. Alors, je pris une gorgée de mon verre de champagne – une grande gorgée. Quand, résonnant dans ma tête…
 
- A mon humble avis tu devrais lui répondre, sinon elle va finir par s'en aller… et ce serai dommage… crois moi ! (Me dit simplement Fenrir).
 

Je me tournais vers lui, et lui tira la langue. Il envoya sa tête en arrière, comme si il se marrait. Elle devait croire en nous voyant, que nous étions cinglé. Je me devais de lui donner une explication. Car je ne voulais pas qu'elle parte. Et encore moins qu'elle me quitte.
 
- Je me présente, dans les règles. Kazumi Satsakei. PDG de la Sataskei Corp, entreprise japonaise d'import – export spécialisé dans les technologies de pointe. Je dirige la succursale basée à Indianapolis. Lui, c'est Fenrir, mon gardien et mon meilleur ami (que je désignais du doigt). Il est un peu tête de mule, mais est très doux quand on le connaît. Et surtout, il ne mort pas, enfin quand il veut (j'éclatais de nouveau de rire). 
 
Elle m'intimidait. Mon cœur s'emballait à chaque mot que je prononçais. Je sentais le feu monter dans mes joues. Mais je me sentais particulièrement bien. Je ne voulais pas la faire fuir, alors j'évitais de parler de mes pouvoirs et de ce lien si particulier que j'avais avec Fenrir. Dire à quelqu'un que tu communiques, par télépathie, avec ton loup plus gros que la moyenne, ça peut faire un peu peur. Même si je doute que la belle rousse qui se trouvait en face de moi, aurait peur aussi vite. En tant que scientifique elle chercherait peut-être à comprendre pourquoi et comment. Mais bon je ne suis pas un rat de laboratoire, non plus.
 

Je passais une plus agréable soirée que je ne le pensais. Je ne voyais pas le temps passer en sa compagnie. Et je ne remarquais, même pas, que la moitié des invités étaient parti. Je ne voulais pas que ce moment se termine, je voulais que le temps s'arrête, pour être encore et encore près d'elle. Je commençais a avoir un petit coup dans le nez. Le champagne me montait à la tête, et mon ventre me réclamait de la nourriture.
 

- Et si nous allions manger un morceau, ça vous tente ? Je connais un petit italien très sympa. Et puis je crois que nous n'avons plus rien a faire dans les parages (lui proposais-je).
Kazumi Satsakei
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Mer 10 Avr - 18:07
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Les verres étaient-ils à peine déposés sur le plateau du serveur qu'ils se brisèrent sur le sol. Amusante. Oui, elle l'était, nous avions eu la même réaction, autant de méfiance l'une que l'autre envers cet homme qui se voulait agréable. Un peu trop même. Finalement, je n'étais guère la seule femme dans ce monde qui considérait comme inutile, voir même insultant de détourner les choses de cette manière. Trop de courbettes et de paroles inutiles pour cacher des désirs salaces et parfois même cupides. Pour certains, le fait établit que, pour mieux retomber sur ses pieds, ouvrir son parachute semblait être la seule solution. Bien entendu, ce n'était qu'une métaphore pour mieux expliquer que, au lieu de dire les choses directement, promptement, il valait mieux tourner autour du pot si je puis dire. Mais bon. Les gens sont ainsi fait. De plus, alors que nous trinquions une nouvelle fois, je constatais avec un certain amusement que l'animal qui l'accompagnait, tout aussi improbable soit-il, me percevait comme une potentielle alliée. Son regard me pénétra jusqu'aux tréfonds de mon être. Tremblante, je me contentais de lui sourire. Elle n'était pas mon ennemie, bien au contraire. Cette demoiselle aux cheveux de jais, dont le nom voletait à mes oreilles à la manière des pétales de cerisiers de ce que semblait être son pays natal, me troublais, me touchais sans que je ne le veuille. Me mettant mal à l'aise. Tout en, paradoxalement, me donnant l'impression ne plus être seule sur Terre. Je n'oubliais pas mes envies, mes désirs, ni même ma mission ici. La Ligue ne pourrait me reprocher de ne pas avoir cherché des réponses. Hal Jordan n'était pas là. Point final. Quand à la Citizenry… Astarte m'observait, pour tout dire, ses espionnes, aussi douées soient-elles, faisaient plus de bruit qu'un troupeau de rhinocéros en furie. L'une d'entre elles s'était par ailleurs glissé parmi les serveuses…

Plusieurs informations s'enregistrèrent dans mon cerveau. Ses noms et prénoms bien entendu, ainsi que l'endroit où elle vivait, et surtout, une chose en particulier. Le patronyme du loup qui l'accompagnait. Fenrir… L'habitant des marais. Une créature mythologique, provenant des croyances scandinaves si mes souvenirs sont bons. Un loup gigantesque, fils d'un dieu, et surtout… Un animal particulièrement puissant et dangereux. Pourtant, et je le sentis dans sa voix, la vérité sur lui, explorant mon savoir, je ne pouvais que constater avec un certain étonnement que, d'aussi loin que je ne sache, aucun animal de cette race ne semblait posséder une telle taille, pas plus qu'un regard aussi… Profond. Je ne pu retenir un peu rire cristallin lorsqu'elle parla de son manque d'envie à mordre quiconque. Cachant mes lèvres derrière ma coupe, et bien malgré moi, je ne pu retenir une petite phrase. Chargée d'autant de désir que d'excitation.


- J'espère qu'il n'en est pas de même pour celle qui l'accompagne…

Mon corps entier palpitait. Mon sang bouillonnait, et je devais me faire violence sur de nombreux points. Pour une fois, ce ne fut pas mon savoir intellectuel qui réclamait sa nourriture, mais bel et bien mon corps, dans son entièreté. Mon cœur, et pourquoi pas… Une nouvelle vie. Ceci étant que, je le craignais, elle n'accepterait peut-être pas mon désir le plus cher, et surtout, ce qui en découlera le jour où, si j'y arrive, mettra fin à toute cette souffrance. Frottant frénétiquement mes jambes, je jetais un regard rapide à ma montre, le temps était passé si rapidement. Nous avions enchaîné notre discussion sur de nombreuses choses. Allant ça et là à parler respectivement de nous, de nos envies, de nos passions, de nos travails. Telles deux êtres qui viennent à peine de se rencontrer… Ce que nous étions en fait. Plusieurs invités quittaient déjà l'endroit, sur les tonnelles, une fine pluie se mit à perler. La proposition de mon "amie" – car je ne pouvais réellement la considérer comme telle pour le moment – m'étonna presque autant qu'elle me remplit de joie. Avec un sourire éclatant, j'acceptais. Comment aurais-je pu faire autrement ?

* *
*

Quelques minutes plus tard, et suite à nos salutations envers une Carol qui, le sourire aux lèvres et l'œil amusé, nous souhaita une excellente soirée ; nous nous rendions au restaurant Italien dont elle m'avait parlé. De magnifiques baies vitrées donnaient sur une ruelle éclairée par de grands lampadaires, la lumière qu'ils projetaient sur le sol donnait l'impression que le sol sur lequel nous marchions se muait en des vagues d'ombres mouvantes, serpentant presque entre nos pieds. La décoration, particulièrement présente, se scindait en drapeaux Italiens, cartes du pays et, chose amusante, en la présence d'un gros chat roux, affalé sur une partie du comptoir. Prenant place à une table au cœur même de la salle, je laissais aller mon regard sur la carte des vins. Que de grands noms et de crus primés. L'un d'eux m'étonna de par son nom : "Cuvé de la
patinoire". Un vin glacé ? Hum… Voilà une chose bien inhabituelle pour les Italiens. Le serveur, cliché moustachu à l'accent bien trop prononcé pour être vrai, vint jusqu'à nous, alluma les bougies qui se trouvaient sur la table, et s'adressa à chacune d'entre nous, tour à tour, afin de prendre nos commandes.

- Je me laisserais tentée par la Saltimbocca alla romana je vous prie. Et si Frau Satsakei est d'accord, nous l'accompagnerons d'un vin de votre cave… (Lui offrant un clin d'œil sympathique.) Je pense pouvoir vous faire confiance.

Avais-je manqué de politesse en prenant la parole en première ? J'en doutais. Indirectement, une certaine gêne montait en moi, à moins bien entendu que ce ne soit l'envie soudaine que de lui faire du pied. Chose qui, amusant ou non, ne pouvait être faite sans mon armure. Les commandes passées, je liais mes doigts entre eux, les croisant devant mon visage, séductrice jusqu'au bout, mon regard la dévorait. Chaque parcelle de son visage, de son corps, de ses courbes… Tout me rendais folle chez elle. Rester ainsi, sans dire le moindre de mot, et attendre que les plats arrivent… Voilà une bien fâcheuse habitude. Le silence se brisa lorsque je lui posais une question qui, au demeurant se trouvait bien habituelle, mais qui, tout dépendrait de sa réponse, se trouverait être au centre de bien des discussions…

- Mais dites-moi Frau Satsakei. Connaissez-vous Métropolis ?
Lénore Dunkel
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