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Ain’t no rest for the wicked — feat. Talia
Ain’t no rest for the wicked.
  • 1 040 mots
  • ft. Talia Al Ghul
« Que celui qui combat les monstres prenne garde dans sa guerre à ne pas devenir lui-même un monstre. A force de plonger trop longtemps votre regard dans l’abîme, c’est l’abîme qui voit en vous. » — Friedrich Nietzsche.

« >sigh< Écoute, le deal est simple : ton boss me doit un sacré paquet de pognon ; soit tu me rejoins soit tu dérouilles avec lui. »

La voix grave et déformée résonne avec fracas dans la ruelle, se crashant sans pitié sur les dalles humides et sombres de la vieille Gotham. Seuls quelques lampadaires — dont la lumière vacillante génère un grésillement agaçant — peuvent être les témoins inanimés d’une énième scène de violence et de haine au milieu de tout ce béton froid. Mais n’est pas une première dans cette ville maudite : depuis toutes ces années, les pavés sont aujourd’hui tapissés par tout le sang qui a coulé en son sein.

L’homme qui fait face à celui qui vient de parler est dos au mur, un sillon rouge coulant le long de sa tempe. Ses traits sont déformés par une forme de colère à l’état brut, alimentée par la terreur qu’il essaye en vain de dissimuler sous son faible combat. Son patron a voulu jouer au plus malin en doublant le Red Hood, et le voilà désormais qui doit en subir les conséquences — sans doute le mauvais côté quant à assurer un rôle de bras droit. Une main sur sa trachée l’empêche de tomber sur le sol, de larges pouces gantés appuyant douloureusement sur sa carotide. Sans doute aura-t-il des contusions à l’issue de cette confrontation. S’il s’en sort, il ajoute mentalement avant de déglutir maladroitement dans cette prise solide. Et quand bien même il n’aurait pas ce terrible étau autour de sa gorge, il serait toujours retenu par la lame affûtée du couteau de chasse qui torture son épaule tout en le maintenant à sa place.

Cela ne lui empêche pas pour autant de rétorquer une violente réponse au masque carmin.

« J’te jure qu’il va te butter avant salaud ! Et quand tu t’feras bouffer par des putain d’asticots ça s’ra l’tour de ta famille, tes amis et tous ceux à qui t’as causé dans ta putain d’vie ! »

« »

Son agresseur reste sans voix le temps d’une seconde, arquant curieusement un sourcil sous son masque écarlate. Jason penche la tête de côté, jaugeant initialement l’homme empalé devant lui avant de rire sournoisement.

« J’pourrais presque avoir peur si t’avais pas une gueule de con. »

Les menaces de mort, voilà bien longtemps qu’elle ne fonctionnent plus sur lui. Quant à celles adressées à l'encontre de sa famille, et bien il souhaite bon courage à qui voudra les appliquer. Même s’il se considère toujours sans famille ; les personnes encore vivantes qui s’en rapprocheraient le plus ne sont pas nécessairement les plus vulnérables. Et pour cause, il a lui-même essayé de les liquider il fut un temps — nous mettrons ça sur le dos d’une crise d’adolescence un peu tardive.

Comme un orage frappant en pleine journée, le sérieux revient sans prévenir et le masque rouge se penche en avant — alignant parfaitement les fentes lumineuses de son masque avec les yeux de son interlocuteur. La distance qui les sépare désormais est bien trop faible pour être confortable.

« Laisse-moi être clair », il dit en désignant le nez de l’homme avec son index accusateur. « Tous tes mecs là, il m’a fallu trois minutes pour les mettre dans cet état. Imagine ce que je ferais en une nuit. J’te laisse une chance de pas aller faire griller des saucisses avec ton patron chez Lucifer. »

Jason ne ment pas : la ruelle est jonchée de corps inertes, une quinzaine à vu de nez, il n’a pas vraiment compté lorsqu’il était occupé à péter des rotules et briser des clavicules, un couple de minutes seulement auparavant. Pour sa part, il se porte à merveille — ce n’était qu’une petite routine.

« C’est ça, le bon samaritain ! Pour pouvoir m’coller une balle plus facilement quand je l’aurai trahi ? J’suis pas un abruti mec ! »

« Pourquoi je t’en collerais pas une tout de suite dans ce cas, « mec » ? J’aime pas le taff facile. »

Inexpressif, l’homme caché derrière son casque se recule finalement de sa victime, lui laissant de nouveau la jouissance de son espace personnel. Le message est passé et l’idiot sait qu’il ne ment pas. De toute manière, qu’il ait deux paires de fesses à botter au lieu d’une seule ne lui changerait pas grand-chose à la tâche — les deux protagonistes de la scène en sont bien conscients

« J’te laisse réfléchir à mon offre. Tu connais l’échéance. »

Le couteau sanglant est retiré de la plaie sans merci mais la blessure n’est pas suffisamment importante pour lui permettre de saigner à mort, Jason s’en est bien assuré. De toute manière cela ne changerait probablement pas grand-chose à son cas, excepté peut-être lui rendre service : même si le Red Hood veut sincèrement lui donner une chance de se racheter et de revenir dans son camp, il sait que cet enfoiré est probablement bien trop fidèle à son boss pour le trahir. La sentence sera hélas pour lui irrévocable.

Sans prêter attention aux gémissements douloureux et autres gazouillements émis par le malheureux, Jason lui envoie sa botte au visage pour le réduire au silence. A l’angle de la ruelle, sa bécane l’attend. Le garçon remonte le col de sa veste d’un air las et tourne le dos à sa victime pour se diriger vers son deux roues. Probablement s’arrêtera-t-il à un fast-food sur son trajet pour se remplir la pense après cette petite soirée de travail.

Mais alors qu’il enfourche le bolide trafiqué, un curieux sentiment s’empare de lui ; une sorte de sixième sens qu’il a appris à développer en évoluant aux côtés du Chevalier de Gotham. Il n’est pas seul. Une âme en pleine conscience rôde quelque part dans la ruelle, et s’il n’en est pas tout à fait sûr son instinct n’a pas pour habitude de le duper. Lentement et presque imperceptiblement l’homme à la mèche d’argent déplace la main sur le holster à sa anche, prêt à dégainer par précaution...


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Lun 17 Sep - 11:17
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Ain't no rest for the wicked
jason & talia
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Corps submergé, yeux fermés, tête rejetée vers l'arrière, je profitais de ce moment qui était le mien. Il était rare que je prenne le temps de faire couler un bain. Ou plutôt que j'ordonne à mes sujets de le faire plus moi.  De ce côté là, je ne faisais pas grand chose moi-même. Non pas parce que je ne savais pas ou ne pouvais pas. J'avais des gens à mon service alors pourquoi s’embêter ? J'avais bien plus intéressant à faire de mes dix doigts. Un soupir passa mes lèvres. Mon souffle se perdit dans la vapeur d'eau qui tourbillonnait autour de moi.  Les effluves du bain montèrent à mes narines. J'avais spécialement demandé à avoir de la fleur d'oranger. C'était l'un de mes parfums préférés. Surtout, cela me rappelait les senteurs de ma patrie natale. Nanda Parbat , en apparence , était un complexe austère et froid. Et ce n'était pas forcément faux. Tout était pensé pour être pratique. Nous y formions des assassins après tout. Il n'y avait pas de divertissements. Cependant, il existait un jardin. Plus spécifiquement, il y avait une orangeraie. Lors de la saison d'éclosion des bourgeons, l'odeur se diffusait dans une bonne partie de la base. Ce parfum je l'associais donc à ma jeunesse, voir à mon enfance. Elle avait toujours fait partie de ma vie. C'était bien le seul sentimentalisme que je m'accordais. Mon père en ferait probablement une syncope si il savait que j'accordais une importance particulière à quelque chose d'aussi … futile. Comme il n'était pas là pour me voir j'en profitais. «  Shampooing ? ». «  Oui ». Ma servante la plus fidèle – ma dame de cour presque – commença à passer ses doigts dans mes longs cheveux bruns. Je me détendais sous la pression habile qu'elle exerçait. Elle savait y faire. Bien entendu, je n'étais pas détendue au point de ne pas avoir connaissance de mon environnement. Si d'aventure quelqu'un était assez fou pour attenter à ma vie , il n'arriverait pas à me trancher la gorge. J'avais un peu trop d'expérience pour me laisser aller de la sorte. Cette erreur de débutant n'était pas ne erreur que j'allais commettre. Ce n'était pas non plus une erreur que je pouvais me permettre. J'avais encaissé et enregistré depuis ma plus jeune enfance qu' être un Al Ghul signifiait n'avoir que des ennemis. Je ne faisais confiance à personne et m'attendais toujours à être trahie. C'était une drôle de façon de vivre certes mais surtout c'était la meilleure façon de survivre. Je n'étais donc jamais surprise lorsque le moment fatidique arrivait. Ce qu'il finissait toujours par chance. Les gens étaient prévisibles. Tous autant qu'ils étaient. Peut être l'étais je aussi, à ma façon. Mais je supposais que cela allait de paire avec le genre humain.

Mes cheveux propres furent rincés et essorés. Bientôt l'eau de mon bain tourbillonna pour s'évacuer alors que je me relevais. Edna passa un peignoir sur mes épaules nues et mouillées. Seule, j'en refermais la sangle autour de mon buste pour le fermer. Avec un signe de la main, je la congédiais. Pour le reste, je n'avais pas vraiment besoin de ses services. Assise à mon vanity, je pris soin de mon visage et de ma peau. Lotion, baume hydratant, crème de jour, maquillage léger... tout y passa. Lorsque je fus  satisfaite de mon apparence, je me délestais de mon peignoir et séchais les dernières parties de mon corps encore humide. Après ça, il ne me fallut guère que quelques minutes pour enfiler ma combinaison noire habituelle et m'armer en conséquence. J'avais des projets pour ce soir.  Plutôt j'avais de la surveillance à faire. Mon plan se déroulait comme prévu. Seule, une petite partie de la ville filait encore entre mes doigts. Ce qui n'était évidemment pas pour me plaire. J'allais donc moi même jeter un coup d’œil au problème. Et le régler le cas échéant. Une fois prête, il ne me fallut guère de temps pour rejoindre le quartier en question. Positionnée sur un des toits lugubres, j'embrassais du regard la scène qui se déroulait en contre bas. Red Hood faisait des siennes. Surtout, il embêtait mes animaux de compagnie. Si il les tuait tous, je n'allai plus pouvoir les contrôler. Pour autant, je n'intervenais pas. Je restais un spectateur silencieux. Je secouais cependant la tête face à ses manières. Il me semblait lui avoir appris à être plus fin que ça. A croire qu'il avait besoin d'un petit rappel. Tranquillement, je suivis sa trajectoire à plusieurs mètres au dessus du sol. Il monta sur sa moto et se stoppa. Ma présence apparemment s'était faite sentir. Pas assez cependant pour qu'il cherche à relever la tête. « La chasse a été bonne ? » le questionnais je d'une voix assez forte pour qu'il puisse m'entendre. Bras croisés sur la poitrine, je le fixais du haut de mon perchoir. La pénombre de l'endroit ne lui permettait pas vraiment de me voir. Seul le contour de ma silhouette lui était accessible. Cependant, ma voix était reconnaissable. Surtout pour lui qui avait passé tant de temps à mes côtés.

dialogue en arabe

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by Wiise
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Jeu 20 Sep - 15:21
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Ain’t no rest for the wicked.
  • 540 mots
  • ft. Talia Al Ghul
Ses lèvres s'incurvent lentement vers le haut – déformant ses traits au profit de ce qui, malgré la pénombre de la rue, pourrait ressembler à l'esquisse d'un sourire. Arrogant et narquois. Cette voix lui est tout aussi familière que la silhouette féminine qu'il peut vaguement apercevoir dans le rétroviseur droit de sa moto. Ce n'est pas pour autant que Jason éloigne la main de son holster, ce serait même plutôt le contraire.

« Pas vraiment. Que du petit gibier, si tu veux tout savoir. », il répond en usurpant simplement le ton solennel de son interlocutrice, avant de bien vouloir daigner regarder dans sa direction. « Talia. »

Entre la salutation et la simple déclaration, le Casque Rouge s'assure néanmoins que sa voix grave mais puissante ne parvienne jusqu'au toit voisin où se tient la principale intéressée.

Voici bien des mois qu'il n'a pas revu la fille de Ra's Al Ghul, pas après qu'elle l'ait lancé sur la piste de Bruce durant sa petite folie meurtrière. Mais ne nous laissons pas berner par cette attitude froide et distante dans son comportement, bien qu'il ne tente de se persuader du contraire Jason éprouve encore une profonde affection pour la première à avoir entendu le son de sa voix après le traumatisme de sa mort ; la seule à avoir suffisament gagné sa confiance à l'époque pour voir s'écouler ses larmes. Il sait pertinemment qu'il y a peu de chances pour que le sentiment ne soit réciproque, mais le garçon a beau se dire que Talia lui a seulement apporté son aide pour s'attirer les bonnes grâces du Détective, du moins c'est ce qu'il soupçonne, il y a toujours ce sentiment tout au fond de lui ; la sensation de lui être redevable. Pour sa mémoire et bien plus encore. Alors, c'est encore le déni qui l'emporte, le rendant probablement bien plus malléable aux désirs de la fille du Démon.

Cependant, le Red Hood n'est pas encore un idiot. Ou, du moins, pas dans ce sens là. C'est justement parce qu'il connaît bien Talia que Jason sait instinctivement devoir s'en méfier, d'où la main toujours à proximité de son arme. Il a déjà vu son second visage, il sait ce dont elle est capable. C'est comme si Talia dégageait constamment une aura menaçante, forçant le respect de ses pairs. Et Dieu sait que le jeune homme a beaucoup de respect pour elle, à sa manière.

Jason coupe le moteur et se tourne sur sa bécane trafiquée, sachant maintenant que sa dose de mauvaise graisse devra attendre. Quelque part, ce n'est peut-être pas une mauvaise chose, il faut savoir relativiser. Même si en l'état son estomac pense le contraire. Le garçon à la mèche d'argent se redresse et prend appui solidement sur sa cuisse, penchant la tête sur le côté avec curiosité. « Alors, quel bon vent t'amène ? », il tranche finalement sarcastique, allant droit au but et au diable les courtoisies préliminaires. Parce qu'il sait que si Talia Al Ghul a fait le déplacement, ce n'est pas uniquement pour observer ses jolis yeux.


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Lun 12 Nov - 12:57
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