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 Traque croisée à Gotham City

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MessageSujet: Traque croisée à Gotham City   Mar 24 Juil - 17:34




Le manteau d’obscurité revêti par Gotham City tombait enfin après des heures d’une interminable attente. Si certains ne relevaient pas encore de l’importance de cette frontière entre les deux mondes, les plus réfléchis d’entre eux savaient depuis le retour de l’homme chauve-souris par la présence du grand projecteur à son effigie, que les rues de la ville plongée dans le noir ne seraient plus autant sereines pour les malfrats et autres criminels. Le grand dirigeable couvrant les rues de la plus grande citée du monde n’avait pas encore éteint son imposant projecteur semblable à un œil omniscient, balayant d’un large faisceau de lumière la cité pour sa dernière ronde.

Quelque chose contemplait l’horizon au sommet d’une grande grue inoccupée du chantier naval, une silhouette noire comme les ténèbres couverte d'une cape longue et ample et d'un masque plus solide que le plus dur des aciers, surmonté de cornes. Si l’angle lui prêtait une quelconque réflexion face au soleil tout juste mourrant, son attention était davantage braquée vers la petite navette qui fendait le calme plat sur l’étendu d’eau qui séparait la ville du Pénitencier de Blackgate.

Cette embarcation, si elle paraissait simple et sans grande prétention, avait néanmoins la particularité de transporter à son bord un ancien prisonnier qui venait de s’acquitter de sa peine, mais pour la silhouette ténébreuse, il n'était pas n'importe quel homme. Le navire grossissait à mesure qu’il approchait des côtes de la ville, visant un embarcadère légèrement reculé et surtout désert à cette heure bien trop tardive pour les touristes et autres employés des quais. Le vent narguait les effluves de la marée en une désagréable odeur de poisson mort et autres crustacés, assaillant les narines de la chauves-souris jusqu’en haut de son perchoir, mais il n'en avait que faire.

Bientôt, le petit navire accosterait un peu plus en contrebas de sa position, se délestant du fardeau de son chargement sans vraiment grande attention, livrant son colis à un inopiné collecteur qui faucherait bien vite sa victime. D'un instant à l'autre, la créature nocturne disparue en un simple bruit de froissement de sa cape, ne laissant sur son passage que le simple souvenir de sa présence, avant de réapparaître quelques instants plus tard dans l’ombre masquée et à l’abri de toute caméra d’une petite guérite qui servait de lieu de barrage et de passage obligatoire pour l’accès à cette avancée. De cette position, il pouvait plus facilement observer le déplacement de sa cible.

Le bruit du moteur du navire ne tarda pas à se faire entendre, son feu d’approche fendant le léger voile de brume qui s’était posé sur le port en cette heure matinale. Lorsque le prisonnier se présenta à la guérite, escorté par trois matons de Blackgate, il portait encore aux poignets des menottes de fer même s’il avait été autorisé pour l’occasion à céder sa tenue orangée pour des vêtements civils. Sortant de sa cabane pour intercepter le convoi les pouces nichés sous sa ceinture, son ventre bedonnant passant par-dessus sa chemise un poil trop serrée, le gardien du port - policier de même - releva le menton d’un air dédaigneux en observant le taulard s’approcher de lui tandis que de son côté, l’homme bientôt libéré arborait un léger sourire en coin, bien satisfait de sa future condition mais surtout que cette dernière ne plaise en rien aux hommes de loi.

« Aaron Watkins, vous êtes libéré sous conditionnelle. » Commença alors à entonner le flic d’un ton très monotone et récité. « Votre agent de conditionnelle passera deux fois par semaine en visites inopinées au coin de la cinquième avenue et de l’Ocifor Street dans le Midtown, appartement trente et un.

Pas de consommation de drogue ou d’alcool autorisé. Pas de possession d’armes à feu et pas d’activité jugée illégale. Vous avez également interdiction de quitter l’Etat. Si vous ne respectez pas les conditions du certificat, un mandat sera délivré pour votre arrestation.

Les papiers ayant déjà été signés, je ne me contenterais que d’une seule chose : care bien ton cul à l’ombre blanc-bec, car si je croise ta sale face dans la rue et même si t'as rien fait, je te fracasse les dents. »


Devant l’air toujours aussi souriant du type toujours menotté, le flic se pencha légèrement, raclant le fond de sa gorge pour cracher sur ses godasses un gros mollard aussi blanc que vert. Puis tirant un jeu de clé de sa poche, il déverrouilla les bracelets de métal. Au bout de la rue, une voiture toute de jaune parée apparue, roulant à une allure convenable, puis allant se garer en gardant ses deux phares allumés sur l’une des places disponibles à près de deux centaines de mètres de leur position.

De son emplacement de choix, la chauve-souris n’avait rien perdu de la conversation tenue, suivant du coin des yeux les feux blancs du taxi qui avaient un bref instant transpercé les ombres résiduels de l’aurore. Le chemin qui menait jusqu’au parking était parsemé de plusieurs hauts conteneurs d’un côté et de l’autre, empilés parfois les uns sur les autres et offrant un décor de choix pour y entraîner une potentielle victime.

Pour le cas des policiers, dès que l’ex-prisonnier entama sa première procession de liberté vers son carrosse, sous les diverses provocations de ces derniers, ils s’en désintéressèrent rapidement pour parler du dernier match des Gotham City Rogues qui s’était passé la veille. Sa cible progressa d’un pas peu entrain le long de l’allée dessiné par le placement des grandes boites de métal, et bientôt il atteignit l’emplacement que l'ombre avait choisi et à cet instant précis, quelque chose le saisit violemment et durement à la cheville dans son dos.

Le temps d'un regard surpris et apeuré, il pu voir une sorte liane s'enrouler autour et marquer une accroche métallique à la fin, pour l'instant d'après la tirer brutalement et avec une force inouïe en le faisant tomber de ses appuis au sol et le traînant à grande vitesse jusqu'à l'autre bout d'un conteneur avec une telle férocité qu'il ne pu que lâcher un râle d'effroi porté vers l'aigu. Mais nul ne viendrait à son secours : le moteur du bateau qui l'avait acheminé gronda de plus belle en écho dans la marina, indiquant que les policiers préparaient leur retour vers le pénitencier. Ce qui l'avait saisi, un grappin magnétique et muni d'une force de traction exceptionnelle, l'emportait comme une poupée de chiffon tout du long du couloir formé entre deux conteneurs et seulement arrivé au bout, il fut soulevé du sol sur un bon mètre et termina sa course la tête en bas ; dans l'emmêlement de ses gémissements de douleur et de grognements incontrôlés à mesure qu'il se balançait dans le vide.

Après quelques instants, son corps se décida à amoindrir l'effet de balançoire jusqu'à le stabiliser ou presque, là seulement la silhouette ombrageuse au dos musculeux couvert d'une cape traînant à même le sol et surmonté de cornes démoniaques, se découvrit derrière lui en attrapant ses cheveux d'une main pour le dresser vers l'arrière afin de l'amener à la voir. Quand il prit conscience de ce visage inhumain et noir comme la nuit tout près du sien sous la pression de son cuir chevelu en souffrance, il ne maîtrisa guère le cri de stupeur qui lui échappa et décrédibilisa sa large stature qui aurait pourtant inquiété bien d'autres hommes.  

« Il y a trente ans, tu avais un compagnon de cellule à la prison fédérale, cellule trois cent quatre, blond, un mètre quatre vingt trois, soixante quinze kilos : Joe Chill, tu te souviens de lui ? » Dit d'une mesure inquiétante le Chevalier Noir à l'attention de sa victime, qui par réflexe avait saisi de ses deux mains la sienne qui le hissait toujours par les cheveux, pour se maintenir tant bien que mal.

« Oh non pas toi... Pas encore ! » Beugla de terreur l'homme qui ne pouvait se défaire de la poigne d'acier de son bourreau. « J'ai prit dix-huit ans à cause de toi ! Ils m'ont laissé sortir pour bonne conduire, j'ai payé ma dette ! Je suis plus dans ce milieu, je te jure ! »

« Cellule trois cent quatre, Joe Chill, est-ce que tu te souviens de lui ?! » Gronda alors brutalement le Batman qui n'avait aucune espèce de patience à accorder cette nuit à ce misérable.

« Oui ! Oui je me souviens ! Pou... pourquoi tu me demandes ça ?! »
« Thomas et Martha Wayne, il t'a raconté ce qu'il s'est passé, il s'est vanté, forcément...  »
« P-peut-être, oui, je ne sais plus ! Ça fait trente ans ! Tu veux savoir quoi ?! T'es en train m'arracher les cheveux bordel ! »
« Est-ce qu'il t'a dit qui l'avait engagé ? »
« Engagé ? Non ! Non je me rappelle rien de ça ! S'il te plait laisse-moi descendre j'arrive plus à réfléchir ! »
« Ça ne doit pas changer de tes habitudes. »

Il lâcha le bougre qui retourna tête en bas se balancer quelques peu et un instant après, il tomba lourdement sur le bitume du port quand le grappin abandonna sa prise, se cognant la tête la première et grommelant sa douleur en s'étalant comme un sac de sable en se tenant la tête et en râlant de plus belle.

« Pourquoi tu me laisses pas tranquille ? » Grinçait-il des dents. « J'ai payé ma dette je te dis ! Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi et avec tous ces tarés ! Je vais me ranger ! »

L'homme avait pivoté son regard sur le Chevalier Noir, plus intimidant qu'il ne l'était encore sous cet angle ; celui-ci s'était approché au-dessus de lui et le poussa sur le dos de sa botte en le maintenant d'une pression sur le thorax.

« Alors parle ! »
« Ok ! Ok attend que je me remémore, ça fait trop longtemps. Il... il m'a plusieurs fois parlé de ces deux bourges qu'il a buté, ça le faisait marrer, il se prenait pour une star comme s'il avait flingué Kennedy en personne. Ce gars était un foutu déchet, pas très malin, mais il ne m'a jamais dit avoir été engagé.

Par contre, ce crétin m'a dit qu'il n'avait pas eu le choix et que lorsqu'il serait sorti de prison, il serait riche à en crever. Il parlait de se payer un aller simple pour Tahiti et de se gaver de jus de fruits jusqu'à la fin de ses jours. Il en avait toujours une carte postale sous son oreiller. C'est tout ce dont je me souviens, je suis resté à peine... quoi... cinq mois avec lui ? T'a qu'à chercher ses autres codétenus ! »

« Morts et enterrés. » Rétorqua nettement le Chevalier Noir. « Il ne leur a jamais rien dit de toute manière, à personne, si ce n'est toi et si tu t'en souviens après autant d'années, c'est qu'il y a de bonnes raisons. Alors si tu veux vivre tes derniers jours libre, il va falloir que tu fasses mieux. Quelqu'un est venu te parler de lui avant son assassinat ? On t'a posé des questions ? »

A cette dernière interrogation, l'homme qui avait relâché sa tête et scrutait la silhouette ténébreuse la sueur au front se crispa imperceptiblement et celle-ci à travers la lueur de son regard perçu la peur : mais elle n'était pas pour lui. Face à son silence, le Batman au regard aussi froid que sévère se pencha quelque peu en avant en appuyant plus fermement sur son torse d'une menace tout aussi silencieuse, provoquant une grimace de sa victime qui s'empressa de délier sa langue :

« Il y a un détenu ! Il est... » L'homme s'interrompit, rechignant malgré sa crainte du Chevalier Noir à dévoiler ce qui pesait sur son esprit.
« Dernière chance. »
« Il est venu dans ma cellule, peut-être deux ans après le transfert de Joe. Il a voulu sympathiser, il m'a posé des questions sur mes anciens codétenus, alors je lui ai raconté quelques anecdotes marrantes. Et puis dès que j'ai évoqué Joe, il s'est mis à s'intéresser à lui, il m'a posé de plus en plus de questions, l'air de rien, il cherchait à savoir ce qu'il avait pu me dire.

J'ai compris son manège, alors il a changé de ton, il ne voulait plus du tout sympathiser cet enfoiré, il m'a menacé. Il m'a dit que ceux qui l'avaient envoyé ici voulaient savoir s'il avait parlé des deux bourges, ce qu'il avait pu me balancer. Ce connard était pote avec un gardien, je pouvais que parler, je voulais pas finir jeté dans la baie comme un foutu sac de fiente. »

« Qu'est-ce que tu lui a dit ? »
« Ce que je t'ai dit, et... et que si un paquet de fric attendait ce clodo comme il aimait en parler, c'est qu'on avait sûrement du lui remplir les poches pour flinguer les bourges. Mais il m'a jamais dit qui l'avait engagé, je te jure, j'en sais rien ! »

Un instant d'accalmie s'abattit et le Batman observa fixement l'homme dont les mains levées comme s'il était menacé par l'arme d'un policier se mirent nerveusement à trembler, faiblement, mais son vis à vis ne manquait aucun détail. Il savait, que le justicier n'était pas dupe, malgré tous ses efforts pour feinter l'ignorance.

« Menteur. » Condamna le Chevalier Noir en soulevant sa botte de son torse qui retrouva l'aisance de respirer l'espace de brefs instants, avant qu'elle ne vienne s'abattre sur son visage, l'envoyant prestement rejoindre le néant.



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MessageSujet: Re: Traque croisée à Gotham City   Mer 25 Juil - 9:39

Traque croisée à Gotham City
C’ était des fouilles… Allons-nous dire originaux. Gotham City… Devais-je en dire plus ? Si ? Oui ? Bon ben très bien. Cette ville, c’était le bazar complet. Un vrai chaos artistique glauque n’ayant aucune logique aussi bien dans la ville sur nos terres, que dans ses sous-sols. On trouvait de tout, de quoi se croire dans un univers de dark fantasy ou de science-fiction. Pour un aventurier archéologique, ceci serait presque une cour de récré, mais c’était surtout un vrai casse-tête. Une fois sous terre, on pouvait passer des égouts à une ville souterraine, puis encore des égouts, une salle de cérémonie d’une secte, un labo secret, etc. Un vrai dédale de la folie. Fort heureusement pour moi, je n’avais besoin de me faire une carte ou une étude approfondie du coin. Je devais juste me concentrer sur les anciens bâtiments oubliés des habitants, entièrement dévorer par une Gaïa monstrueuse faite de bitume et de d’autres choses dont je préférais tout ignorer.

Avec ma lampe torche, je fouillais les décombres de l’ancienne structure d’un style rétro. Un mélange des années quarante et soixante, qui me faisait penser un peu au jeu Bioshok. Pourvu qu’il n’y ait pas de petites sœurs ici. Ces gamines me fichaient la trouille. Je ne vous disais pas le bazar que je devais retirer. Non seulement, je pousser des gravats de pierre, de métal et de plâtre, mais aussi du tissues, des chaises… Enfin bon, vous m’aurez sans doute compris. Voilà à quoi ressembler des fouilles archéologiques à Gotham, on ne pouvait rien creuser ici, au risque de voir la ville s’effondrait sur elle-même. C’était une image amusante juste, rassurez-vous. Ceci-dit, couvert de crasse et de transpiration, je commençais un peu à me fatiguer. M’essuyant le front, j’adressais quelques mots à celui qui m’accompagnait.

"Franck ?! Tu es sûr que c’est bien là cette fois ? Non pas que je n’ai pas confiance, mais c’est le vingtième bâtiment qu’on fouille depuis le début. Et je commence un peu à désespérer."

L’intéresser, un homme approchant des cinquante ans, cheveux poivre et sel bien coiffé, portant une chemise à carreau, un pantalon en toile gris et légèrement bedonnant, s’approcha de moi pour pencher sa tête au-dessus de mon épaule, inspectant ce que je venais de réaliser jusque-là.

"Oui ! Oui Jack ! J'en suis certains. D'après mes notes et ton analyse des codes du carnet, l'artefact ne peut se trouver qu'ici."

Franck James Goodwin, était un chercheur au musée de Gotham. Un de mes contacts qui, quand il tombait sur un bon tuyau et avait besoin d’un coup de main, n’hésitait pas à me contacter pour l’aider à trouver telle ou telle relique. Je le connaissais depuis longtemps, il avait déjà travaillé avec mon père et avec mon frère avant moi. Et contrairement à la plupart de mes collègues, il ne me jugea pas, pour ce que ma famille avait fait. Donc, quand il m’avait contacté au sujet d’un artefact, lié aux fondations de la ville, j’ai sauté dans le premier avion du Pérou pour venir le voir et lui prêter main forte. Une relique liée à la naissance d’une ville était toujours intéressante, et donc depuis quelques jours, j’étais là, à creuser dans l’ancienne Gotham.

"Ouais, ben j’espère qu’il n’est pas trop lié à ses racines, car je ne me voie pas creuser jusque-là !"

Déjà, il fallait pouvoir creuser ici. Et puis si je le faisais, toute la ville pouvait nous tomber dessus, un vrai château de carte qui se retenait sur pas grand-chose, contrairement à Métropolis qui avait des fondements plus solides. J’étais aller à la petite pioche pour retirer plus de gravas, lorsque tout à coup, tel le gong annonçant la victoire, l’outil heurta quelque chose de métallique et de dure. Mon collègue et moi-même, nous nous échangions un regard triomphant, nous doutant de la nature de notre trouvaille. Franck vint vite m’aider à retirer les derniers débris pour dégager ce qui ressemblait à une boîte en métal, partiellement encastrer dans le mur.

"Ok, à trois tu tires et moi je soulève prêt ? Un… Deux… Trois !"

Pendant que Franck tentait de dégager le précieux contenant, moi je retenais ce qui restait du mur et le bloqua avec les débris pour éviter que tout nous retombait sur la tête. Avec le pied, j’avais poussé ce qui ressemblait à une ancienne chaise en métal, qui devint en un clin d’œil, un mini échafaudage. Tous deux, nous en en écartions avec notre butin. D’après le carnet de Patrick, l’objet caché à l’intérieur fut utilisé lors de la création de la ville et aurait fait couler beaucoup de sang. Mais concernant sa nature exacte, nous n’en savions rien, les notes gardaient le mystère jusque là à travers une série de code dont je n’avais pas encore tout déchiffré. Mais déjà en l’examinant, je me rendis compte que nous faisions face à un gros obstacle.

"Ah ! Je crois que nous avions un petit problème mon ami."
"Que dis-tu Jack ? Le quel ?"
"C’est verrouillé par un cadenas d’un style que je n’ai jamais vue. Qui est d’ailleurs à l’effigie d’un hibou… Cela t’évoque quelque chose ?"

Franck resta un moment silencieux. Pendant un bref instant, je trouvais cela étrange, devenant suspicieux, j’osais imaginer qu’il me cachait quelque chose. Mais il était fort possible que le chercheur, et bien cherchait justement une réponse dans sa mémoire, fouillant son immense bibliothèque mentale remplit de tant de connaissance. Jusqu’à ce qu’enfin, il daigne me dire quelque chose, qui au final, ne me rassurait pas plus.

"Non rien du tout… Mais cela doit être purement décoratif je crois."


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Je ne suis pas un voleur, je sauve le patrimoine. Je suis le super héros de l'Histoire et des trésors antiques.   

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MessageSujet: Re: Traque croisée à Gotham City   Jeu 9 Aoû - 3:13

Traque croisée à Gotham City.ft. Batman & Jack Emerson

Les légendes et les mythes nourrissent l'imaginaire des gens qui vivent sur cette planète depuis le tout début des temps. La fameuse légende de la cour des hiboux ne déroge pas des autres histoires du genre. Selon les dires, le groupe aurait été formé lors de la création de la ville de Gotham, puis aurait ensuite profitez de son pouvoir pour prendre de l'expansions à travers le monde. Les livres d'histoire sur la ville n'offrant cependant aucune réponse réelle sur l'existence des hiboux, les preuves étant manquantes ou pires, inexistante. Pour aider le mythe, une petite comptine, tout ce qu'il y a de plus parfait pour effrayer des enfants. Une belle petite histoire qui calme les enfants et elle va comme suit. Gare à la Cour des Hiboux, qui d’en haut scrute Gotham, Au Tribunal des Chouettes, Qui sait tout de nos âmes, Car par-delà les murs, Il entend chaque mot, Gare à son émissaire, Dont le nom est l’ergot. Rien de très épeurant, mais juste assez pour tenir en laisse la jeunesse qui voudrait bien se révolter.

| Quartier de la Cour des Hiboux, Gotham City, 1992 |

« Ergot, cette cible est prioritaires. Cependant, pour une rare fois, vous ne serez pas l'exécutant. Votre mission sera rien d'autre que vous assurez que le travail à bel et bien été fait, rien de plus. Vous trouverez les informations sur l'exécutant et l'exécuter dans le dossier sur la table devant vous, n'oubliez pas qui est le maître ici. » Mon regard se sépara de l'emprise de celui du grand maître, puis un simple mouvement de mes mains me permit de voir le contenu du dit dossier. Joe Chill était la cible. Rien de très prestigieux comme cible, il n'était rien d'autre qu'un nobody. J'aurais pu chercher un autre mot, un qui l'aurait décrit mieux que ça, mais celui-ci était plus qu'adéquat. Le seul fait marquant, de la carrière criminelle de la cible, le meurtre de Thomas & Martha Wayne. Une mise en scène parfaite, qui malheureusement pour Chill, n'était pas issue de sa tête. Pour tout dire, Chill n'aurait jamais dût être l'homme envoyé dans la fameuse Crime Alley lors de cette soirée, mais l'époque était sombre pour la cour des hiboux et plusieurs personnes cherchaient à prouver l'existence de l'organisation à cette époque, alors le grand maître n'avait pas oser envoyer un Ergot. Le résultat était revenu au même, les Wayne étaient morts, mais maintenant, Chill devait disparaître à son tour, par crainte qu'il finisse par s’ouvrir la bouche quant à l'implication de la Cour, dans la chute d'une des plus grandes familles de la ville.

Selon les informations dans le dossier, Chill allait être en mouvement durant la journée. Une série de bonne action derrière les barreaux, l'aurait soudainement rendu éligible à une réduction de peine. Plutôt dire que c'était plus facile tuer un homme, si ce dernier n'était pas dans une cellule. Ma mission était bien simple, conservée un camouflage idéal, simplement pour m'assurer que Chill allait être tué par la nouvelle âme perdue que les hiboux avaient acheter. La discrétion était de mise, pourquoi tuer Chill et s'exposer nous-même si le but était de ne pas se faire exposer par celui-ci. Le plan se déroula comme prévu, puis Joe Chill trouva la mort cette journée-là.

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« Monsieur Cobb, nous croyons avoir trouvé l'emplacement d'une des mystérieuses boites dont vous parliez durant le dernier mois. Rien de très certains, mais tout sembles pointer vers cet endroit. » Ma main se hissa, forçant l'homme qui venait d'entrer dans ma salle à se taire. Je n'avais pas besoin d'en entendre plus, j'avais juste besoin d'avoir le lieu, rien que ça. Ce soir, j'allais me recycler en vieux chercheur de trésors, tout ça en raison d'un vieux document que j'avais retrouvé dans les archives, un document qui indiquait l'endroit d'un artefact précieux à la cour des hiboux. J'avais mis plusieurs jours à comprendre pourquoi le document s'était retrouvés dans les annexes, pour finalement me rendre compte qu'il avait été placé là par un ancien, ce dernier ayant été tué pour trahison envers la cour.

Une vielle discussion, avec le conseil des hiboux, m'avait lancer à la recherche des différents artefacts du groupe. Disons qu'il s’agissait d'une façon de plus de rester mystérieux et discret. Je ne pouvais pas laisser n'importe qui mettre la main sur ce genre de trucs et ce peu importe ce qui m'en coûtait. Ma combinaison d'Ergot finalement enfilé, j'étais fin prêt à quitter le repaire des hiboux et à me lancer dans l'obscurité des rues de Gotham, avec comme seul objectif de mettre la main sur l'objet que je convoitais. Mes mouvements étaient totalement en harmonie avec les ombres, ce qui me permit d'avancer largement plus vite que j'aurais pu l'espérer. Plusieurs bruits de violence pouvaient facilement être reconnus dans les rues, une autre nuit qui allait finir aux nouvelles du matin. Pour tout dire, avoir été un simple Gothamites, j'aurais sûrement pris peur. Rare sont ceux qui osent réellement sortir le soir, c'était possiblement en raison du haut taux de crime. Un taux qui n'arrêtait pas d'augmenter à chaque année. Gotham, cette ville jadis prospère était devenue rien d'autre qu'une ville ronger par le crime et défendu par des psychopathes arborant le symbole d'une chauve-souris. Au départ, je ne croyais pas en cette croisade, je ne croyais pas que ce symbole allait un jour être reconnu à travers le monde, reconnu comme un synonyme de peur, mais aussi de justice.

Après plusieurs déplacements de toits en toit à travers la ville, j'arrivai finalement à l'emplacement marquer d'une croix rouge sur la carte camouflée dans ma tenue. Je jetai un œil au alentour, m'assurant ainsi qu'il n'y avait personne, puis j'entrai dans l'immeuble qui semblait abandonné. Il ne me fallut pas grand temps pour me rendre compte qu'il n'était pas du tout abandonné, et même que je n'étais pas le premier visiteur sur place. Avec un peu de chance, j'avais réussi à attendre un brin de la conversation des deux hommes qui se trouvaient un peu plus loin. Je m'avançai tranquillement vers eux, puis je laissai ma voix froide, se glisser jusqu'à leurs pauvres oreilles. « Voilà, justement ce que je cherchais, un hibou. »

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