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 Vol et envol d'une pie chapardeuse [Margaret Sorrow]

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MessageSujet: Vol et envol d'une pie chapardeuse [Margaret Sorrow]   Mer 11 Juil - 18:12

À n'en pas douter, les changelinsg figuraient parmi les fæs les plus difficiles à traquer par magie. Campé, immobile, à hauteur des toits de Gotham qu'aucune goutte de pluie n'humidifiait, Jason se fit cette réflexion, les mains au fond des poches, ses cheveux maladroitement ramenés en arrière. La ville bruissait de ses klaxons et sirènes, mais le druide n'y prit pas garde, trop abîmé dans ses considérations folkloriques. Jason savait que, par nécessité, la grande majorité des créatures féeriques disposaient de la capacité de travestir leur apparence. L'humanité aurait depuis longtemps éradiqué le petit peuple, si les fæs n'avaient pas été en mesure de lui dissimuler leur existence. Ledit déguisement s'avérait neuf fois sur dix être un glamour : une illusion magique, destinée à tromper les sens des humains, et qui pouvait être percé à jour, ou détectée par un sort divinatoire. Hélas pour le guide touristique, les changelings figuraient dans les dix pour cent échappant à cette règle. Les plant cael, comme les gallois les nommaient, disposaient de la capacité unique d'altérer physiquement leur enveloppe, sans passer par le moindre charme ou sortilège. Si le renseignement qui lui avait été fourni était exact, le trentenaire châtain se tenait actuellement fasse aux exactions de l'un de ces changeformes. Or, ce dernier se trouvait manifestement à Gotham city avec l'intention de ne pas en partir insatisfait.
Dans son pantalon, Jason sera son poing d'impuissance, juste avant de se rappeler que sa colère risquait d'alimenter son démon intérieur. Celui-ci gronda d'ailleurs dans le crâne de son hôte humain, aussi indifférent à la souffrance et au morbide qu'à l'accoutumée.


Quel travail d'amateur... Est-ce censé faire peur ?

Le corps de la jeune femme avait été suspendu tête en bas, et dos au mur. On l'avait ancrée par les chevilles et les mains à la façade extérieure d'un immeuble, sur la petite portion de toit-terrasse accessible pour les maintenances. Seuls d'improbables piétons venants se promenant au sommet du bâtiment auraient pu trouver la victime, que (détail étrange) des pitons faits de roche taillée (et pas de métal) maintenaient en place. Cette bizarrerie ne surprit pas outre mesure l'observateur anglais. Les changelings étant des fæs, le contact du fer leur était insupportable. Hélas, également comme nombre de leurs semblables, ils pouvaient ôter la vie aux humains sans difficulté aucune. Amy Shuffle avait été écartelée avant de mourir, pour permettre à ses membres d'être disposés comme ils l'étaient ; d'importantes quantités de sang séché maculaient le béton. Son agresseur l'avait d'abord plaquée contre la façade, avant de lui mettre la tête en bas. Puis le premier piton avait été installé, causant une importante perte d'hémoglobine. Indifférent aux hurlements, le changeling avait continué, tirant et forçant sur les articulations pour amener l'autre pied là où il souhaitait l'ancrer, avant de parachever son œuvre en fixant les mains aussi bas que possible. Le corps semblait avoir été disposé en Y, mais il s'agissait plus vraisemblablement d'un Ogham irlandais. L'Eite, la « Plume » ; le symbole employé pour désigner le commencement d'un texte.

This is just the beginining... Les messages ne font que commencer. Gronda dans sa barbe le britannique.

Sous l'éclairage qui parvenait difficilement jusqu'à sa position, Jason discernait sur le visage de cette vétérinaire défunte les traits d'une suppliciée que le jeu d'ombre ne rendait que plus insoutenables. Même figée et inerte, la pauvre trentenaire semblait encore hurler à l'agonie. Si il avait pu s'y résoudre, le spécialiste des mythes arthuriens aurait détourné le regard, et quitté la scène une demie-heure auparavant, lorsque ses yeux étaient pour la première fois tombés sur Amy. Malheureusement, il lui incombait à lui d'enquêter sur ce meurtre.

Waller avait veillé à ce que la scène de crime ne soit ni découverte par le GCPD, ni dérangée par des curieux, afin que Jason puisse examiner à sa guise la macabre disposition du cadavre. La directrice d'A.R.G.U.S. lui avait fourni tous les éléments récoltés par l'agence : le nom de la victime, son emploi au vivarium de Gotham, et la cause supposée du décès (supposition basée sur l'angle impossible de la tête d'Amy) : son bourreau l'avait achevée en lui brisant violemment la nuque. Qu'il l'ait fait avant ou après avoir écrit son message, inscrit en lettre de sang, restait à déterminer.


Au moins, il a fini par décider d'abréger ses souffrances... Tenta – sans succès – de relativiser le britannique, à qui on avait imposé cette scène révoltante pour qu'il puisse traduire le texte attenant.

Les courbes nonchalantes des caractères prouvaient que l'auteur avait vécu à une époque où le Cornique s'utilisait comme n'importe quelle autre langage, avant qu'il ne devienne l'équivalent saxon du latin. « Rendez-moi mon bien, ou d'autres suivront » stipulait le message écrit en rouge sombre. Installé sur le toit de l'immeuble qui se dressait au nord de la ville, dans le quartier du Burnley, Jason expira longuement pour évacuer les nausées qui lui venaient. Le fait que l'air gothamite le mette déjà habituellement mal-à-l'aise rendit le challenge d'autant plus éprouvant pour son organisme.


Laisse-moi humer les parages ; le fautif a dû laisser séant son odeur. Je vais le trouver, lui arracher le cœur, puis retourner dans ma cage. Intervint Etrigan dans la psyché de son hôte, lequel perçut derrière cette proposition le désir sous-jacent du démon de renouer avec la liberté.

Incontestablement, le fils de Belial prévoyait de profiter de son contrôle sur le corps de Jason pour s'adonner à d'autres activités que la traque d'un plentyn cael. Le druide coexistait depuis suffisamment longtemps avec le général démoniaque pour lire par-delà les affirmations de façade de la créature... Hélas, solliciter Etrigan représentait l'approche la plus rapide pour stopper le changeling ; refuser d'employer le flair du limier infernal pouvait ralentir les recherches de Jason au point que d'autres victimes rejoignent Amy Shuffle.


Mais s'appuyer sur lui risque tout autant d'occasionner des morts. Grinça le trentenaire en son for intérieur.

Clio n'avait pas pu lui en dire beaucoup, sur le meurtrier, sinon qu'il résidait à Gotham city depuis deux ans – sous l'identité de Carm Breese, acteur gallois dans la fleur de sa quarantaine – et que la nuit précédente, un (ou une) cambrioleur/cambrioleuse lui avait dérobé son anneau de Crédit. Ce qui, pour la brownie, représentait une double catastrophe : le changeling, très possessif, était entré dans une colère noire en découvrant le larcin, ce qui promettait des scènes d'une violence rare dans la ville déjà bien infectée par la criminalité. S'ajoutait à cela le fait qu'un(e) mortel(le) possédait à présent un anneau enchanté démultipliant le charisme de son porteur. Si un changeling prétendant être comédien pouvait s'en servir pour rendre chacune de ses prestations scéniques mémorables, il aurait été naïf d'imaginer qu'un humain mal intentionné ne puisse pas lui trouver meilleur usage (comme rendre n’importe quel mensonge crédible, ou se doter d'un aura de commandement suffisant pour convaincre n'importe quel groupe d'individu de suivre ses ordres). La brownie avait contacté Jason en panique, redoutant que la colère du changeling ne déchire définitivement le voile qui dissimulait depuis des siècles l'existence des fæs aux yeux des humains. L'affectation de Waller avait suivi, ordonnant à son agent d'aller mettre son expertise à contribution dans une scène de crime à Gotham. Pour une fois, les objectifs personnels du druide convergeaient avec ceux liés à son statut de membre de l'escadron suicide.


Si je ne peux pas retrouver Carm, je peux toujours tenter de retrouver  son dû dérobé... Résolut le mage celte, en dévisageant le relief du Burnley comme s'il eut été un visage humanoïde.

Avant de quitter les lieux et de préparer son sortilège de localisation, Jason accorda une dernière minute d'hommage à la défunte. Sobrement, il implora les dieux de lui accorder un repos tranquille, puis lui fit un serment informel.


The responsible will be held accountable. Je ne compte pas quitter cette ville avant d'avoir stoppé cet individu.


__________
Gone, gone the form of Man !
Arise the Demon, Etrigan !
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