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(jay&dick) Brothers in Arms - ft. Noah


Brothers in arms.


Les larmes les plus amer que l’on verse sur les tombes, viennent des mots que l’on n’a pas dits et des choses que l’on n’a pas faites. — Harriet Beecher Stowe




Jason Todd & Noah Byrd

Angoissé
963 mots
Les larmes les plus amer que l’on verse sur les tombes, viennent des mots que l’on n’a pas dits et des choses que l’on n’a pas faites.Harriet Beecher Stowe.

La sécurité n’avait pas été bien difficile à contourner : non pas qu’il ne s’agisse ici que de quelques branchements low-cost, bien au contraire ; cependant elle était sur bien de points similaire à son propre système. Capteurs de pression dissimulés aux endroits stratégiques, détecteurs de présence et caméras thermiques, il pouvait être comptabilisé autour de ce véritable bunker désaffecté tout l’équipement standard d’une chauve-souris. Dick se demanda brièvement où le propriétaire des lieux avait bien pu dégoter tout l’argent nécessaire à une telle installation - avant de se souvenir qu’il s’agissait d’un baron de la pègre, détail parmi tant d’autres qui avaient souvent tendance à échapper au jeune flic. Est-ce qu’il refusait d’admettre cette nouvelle réalité, ou est-ce que sa foi intangible le poussait à croire à une seconde face de la pièce ? Lui même ne le savait pas. Mais l’heure n’en était pas à une séance d’introspection.

Pratiquement une heure auparavant, au poste, Marcus lui avait joyeusement expliqué la situation : ils avaient finalement mis la main sur « cet enfoiré de Red Hood ». Et cette fois, c’était du sérieux. Il faut dire, après ce véritable massacre à Arkham la semaine précédente, le GCPD avait mis toutes ses ressources dans la recherche du criminel et assassin international, qui aurait d’après les sources été l’instigateur du désordre à l’asile. Jason et sa finesse. Après leurs précédentes altercations et la ferme conviction qu’avait mise Grayson dans la tâche que de le boucler quelques mois plus tôt, Marcus était pourtant persuadé de lui offrir la meilleure nouvelle de l’année. D’accord, peut-être la seconde, considérant le fait qu’il ait récemment demandé la main de Barbara. Il fut néanmoins surpris de ne découvrir qu’un sourire crispé de la part de l’officier ainé, puis de le voir rapidement disparaître.

Quelques minutes plus tard, les fusils d’assaut, gilets pare-balles et autres artefacts sur lesquelles on pouvait lire « SWATT » en lettres capitales étaient livrés au commissariat de Gotham.

C’était tout le temps qu’il avait fallu au justicier nocturne, toujours muni de son uniforme de civil, pour arriver à sa destination. Comme un instinct, Dick savait qu’il devait lui même confronter son frère cadet avant que les gros calibres du GCPD ne débarquent. Il ignorait encore s’il cherchait à protéger ses collègues ou bien celui qui fut autrefois son successeur ; probablement un mélange des deux, assaisonné par cette crainte pour le plus grand secret de leur famille racomodée. Cependant il n’avait pas réfléchi, il avait agi de ce qu’il pensait être la manière optimale.

Jason se cachait dans un vieux sous-sol désaffecté près des docks - idéal pour les transactions frauduleuses - qui n’apparaissait sur aucune des cartes de Gotham City. Dick avait maintenant pénétré l’antre du lion, se retrouvant dans ce véritable parc technologique, une sorte de batcave miniature et extrêmement bien organisée qui, dans d’autres circonstances, aurait fait sourire le garçon : son frère avait toujours été atypique. Il était cet enfant des rues, impulsif, arrogant et bagarreur, mais que l’on ne voyait jamais autrement qu’un livre à la main. A l’époque déjà, sa culture dépassait spectaculairement celle de tous les enfants de son âge... Et par dessus tout, contrairement à son prédécesseur, il était maniaque. Certaines choses demeurent intactes.

Dick évolua silencieusement dans cet espace sombre et sans vie, à l’instar de son propriétaire. Il ne pouvait s’empêcher de réfléchir, au temps où ils partageaient pratiquement le même toit, à ces jours bien plus joyeux au cours desquels il lui apprenait l’art du trapèze et des acrobaties. Mais les temps changent, et les gens aussi. Dick soupira, tentant d’ignorer cette boule qui se formait au fond de sa gorge. Regrets, nostalgie. Ces sentiments avaient un goût amer sur sa langue.

Son fil de pensées fut néanmoins brisé par l’arrivée inattendue d’un énorme malinois en face de lui, babines retroussées et poil hérissé, attitude clairement menaçante. Par surprise et peut-être bien un peu par méfiance, Grayson fit un pas en arrière, portant instinctivement la main à son holster. Un bandanna rouge autour de son cou, l’animal ne semblait avoir guère plus d’un an ; cependant il était bien soigné et sa musculature déjà bien développée. S’il décidait de lui sauter dessus, il était facilement capable de lui arracher un bras. Or, Dick, ayant grandi dans un cirque, aimait bien trop les animaux pour leur faire le moindre mal. Gamin, son meilleur ami était un éléphant, Zitka. C’est aussi pour cette raison qu’il les analysait si bien... Le malinois en face de lui n’avait pas les oreilles dressées sur sa tête, ses muscles n’étaient pas fléchis : il n’était pas en position d’attaque, mais adoptait plutôt une posture protectrice.

« Du calme, Murphy. N’enfonce pas tes crocs là dedans : ces oiseaux là, on sait jamais vraiment où ils ont traîné. », vint enfin cette moquerie familière.

« Jason. »

Le fauteuil à l’autre bout de la pièce se retourna pour enfin révéler son occupant, qui arborait un sourire narquois, comme s’il l’attendait depuis longtemps. Le chien, quant à lui, obéit instantanément à l’ordre vocal pour retourner s’asseoir en toute sérénité à côté de son maître, qui passa - curieusement - affectueusement sa main sur le sommet de sa tête.

« Dickie. »

Grayson changea maladroitement son pied d’appui. Le visage de Jason était totalement découvert, il ne portait pas même son masque domino habituel - ce qui permettait à son opposant de plonger son regard dans le sien. Et ce que Dick découvrit dans les yeux de celui qui se faisait maintenant appeler Red Hood lui glaça véritablement le sang...

...le néant.

__________


Circus boy.


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Dick Grayson
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Dim 17 Juin - 14:35
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Brothers in arms.


Les blessures persistent tandis que les souvenirs s’effacent ; mais le coeur, lui, n’oublie jamais.




Dick Grayson & Noah Byrd


Gotham City
Blasé

1 406 mots
Les blessures persistent tandis que les souvenirs s’effacent ; mais le coeur, lui, n’oublie jamais.

Red Hood fut bien loin de se trouver surpris par son visiteur clandestin : bien qu’il ignorait que Dick connaissait l’emplacement de son nouveau QG, il avait repéré son homologue dès qu’il avait approché son bunker en premier lieu. Simplement, il avait préféré le laisser se débrouiller comme un grand garçon avec son système de sécurité, l’attendant paisiblement dans son immense fauteuil tandis qu’il continuait à travailler sur son affaire : un trafique illicite sur son territoire. La transaction aurait lieu dans moins d’une heure, il faudrait donc rapidement se débarrasser de l’oiseau de nuit.

Néanmoins Jason avait toujours eu un petit faible pour la théâtralité ; pour la dimension à peine exagérée qu’il donnait parfois certaines scènes - dont l’arrivée de Dick dans sa hoodcave ne faisait point abstraction. Les faux airs parodiques de film d’espionnage à la James Bond illustraient ainsi parfaitement tout le crédit qu’il voulait bien accorder au premier garçon prodige, c’est à dire pas énormément.  Et si l’on doutait encore de sa position au regard de celui qui fut un jour son frère, il n’y avait qu’à observer ce petit sourire provoquant qu’il savait mettre son opposant hors de lui.

« J’ai même droit à l’uniforme officiel ? Hm, si j’étais Babs j’te dévorerais sur place ! », dit-il, moqueur, alors que son arrogance étira encore un peu plus la commissure de ses lèvres.

Comme attendu, Dick se contenta simplement de lever les yeux au ciel à cette remarque puérile, refusant d’entrer dans son petit jeu pervers. Après tout, c’est de cette manière que ça fonctionnait entre eux, à présent. Les rares fois où les anciens Robins s’étaient croisés depuis la résurrection de Saint-Jason, ce n’avaient été que vacheries sur vacheries ; du moins lorsque les poings n’entraient pas en jeu.

Jason s’affala encore un peu plus dans son fauteuil, ramenant avec dédain sa jambe droite sur son genoux gauche avant de soupirer d’une lassitude non feinte.

« Tu sais, si tu voulais passer dire bonjour, t’avais qu’à envoyer un message... J’aurais augmenté la sécurité de ma planque. »

« Jason, j’suis pas là pour plaisanter. »

« Tant mieux : je n’ai jamais supporté tes blagues. »

Cette fois-ci le visage du gentil petit Dick Grayson s’assombrit et Jason put lire autant de révolte que de frustration dans le regard azur qui avait toujours semblé le juger. Oui, Jason avait pour habitude de provoquer ce genre de réactions face aux autres. Mais à quoi d’autre le trapéziste s’attendait-il, en débarquant comme ça chez lui ? Un câlin de bienvenue ? Il pensait sérieusement que le Casque Rouge lui sortirait une bière fraîche en lui proposant de regarder le match de hockey avec lui ? Non. Rien que la vision du fils de Wayne le révoltait ; provoquait dans son coeur une immense frustration. Ce mec en face de lui, qui semblait toujours aussi innocent qu’un nouveau né, Jason ne connaissait pas une seule personne qui le détestait réellement. Tout le monde l’appréciait, tout le monde était prêt à le suivre aveuglément : tout le monde, sauf Jason. Cerise sur le chapeau, il semblait vexé de ne pas avoir son adoration... Pauvre petit golden boy, il y avait une personne sur terre à qui sa tête ne revenait pas. Mais Jason n’y pouvait rien : il avait toujours existé une certaine rivalité entre les deux garçons, grandissant au fil des années, et depuis que les sentiments de Jason envers Kory avaient évolué vers quelque chose de nouveau, sa jalousie n’avait fait que s’accroître. Sachant que la Tamaranienne avait du mal à oublier son ex-fiancé, Todd ressentait plus que jamais ce véritable besoin compulsif de faire ses preuves en face de Dick, de prouver qu’il pouvait être meilleur que lui. Peut-être que lui coller une baigne devant son ex aurait des vertus curatives...

Mais par dessus tout, dès qu’il posait son regard sur le jeune flic, Jason ne voyait plus que tous ses échecs successifs. Nightwing, il avait tout ce que Jason avait même arrêté d’espérer avoir un jour : si l’on oubliait Barbara, pour laquelle Jason avait également eu des sentiments à l’époque, Grayson avait réussi là où Jason avait laissé sa vie. Il avait ensuite gagné son indépendance en tant que justicier accompli, gravi les échelons rapidement au GCPD, merde il avait même une équipe à diriger ! Mais par dessus tout, il avait une famille... Et la reconnaissance de Bruce. Ce dernier point particulièrement était tout ce que Jason avait toujours souhaité secrètement ; et qu’il continuait à chérir dans ses rêves les plus fous - entre deux clowns...

« Une émeute, à Arkham ? Sérieusement Jay ! A quoi tu pensais ? T’as une idée des dégâts que t’as causés là bas ? C’était totalement stupide et irresponsable ! », aboya l’intéressé, un index accusateur dans sa direction, ne faisant pas même attention à l’emploi de son surnom affectif.

Voilà donc enfin la véritable raison de sa présence.

« T’es donc venu me faire une leçon de morale, Goldie ? »

En même temps qu’il prononçait ces paroles provocatrices, Jason se leva sans crier garde de son fauteuil et atteint rapidement l’espace personnel de Dick.

« Vas-y, je t’en prie. Viens me passer les menottes, je sais que t’en meurs d’envie. »

Il était plus grand que son frère et sans conteste bien plus imposant en terme de masse musculaire : là où Nightwing était un acrobate, Red Hood restait un cogneur. Ainsi l’homme à la mèche d’argent se tint simplement là, épaules bien développées en face de Grayson, à moitié menaçant.

Hélas, sa tentative d’intimidation fut vaine : Dick ne le craignait pas, il ne l’avait jamais craint. C’est pourquoi il resta parfaitement stoïque devant lui, ne décrochant pas une seule seconde son regard océanique lorsqu’il l’ignora superbement pour continuer sa tirade - toujours sur le même ton moralisateur.

« Le GCPD a retrouvé ta trace après tes derniers exploits ; ils connaissent ta position et se préparent à lancer l’assaut sur ta planque. »

D’accord, il ne s’attendait pas vraiment à ça, pas aussi vite après Arkham. Voici donc comment Grayson avait découvert sa cachette et pourquoi il semblait bien plus pressé que d’ordinaire, refusant d’entrer dans ses jeux. Peut-être penserait-il à lui envoyer une boîte de cookies avec un post-it « merci » un peu plus tard - et après en avoir dévoré chaque biscuits auparavant (c’est l’intention qui compte) ; mais pour l’heure Jason devait admettre que cette situation puait totalement. Il avait beau être un total badass, si le GCPD lançait tout le squad à sa poursuite et dans un endroit aussi confiné que sa planque, il ne donnait pas cher à sa peau, surtout s’il ne voulait pas buter de poulets dans le processus. Cependant, Red Hood, il était toujours dans de sales draps. Cela faisait partie de son quotidien désormais et ne l’empêchait jamais de n’en faire qu’à sa tête, ni de s’en sortir malgré tout, d’ailleurs.

« Et bien sûr tu ne vas pas prendre part au rodéo. Bien trop aimable, circus-boy. T’attends un câlin de ma part ? »

Le garçon s’était senti obligé de répliquer, parce que le sarcasme était la seule forme de langage qu’il maîtrisait à l’exception de ses poings. Hélas l’officier du GCPD n’eut pas l’air d’apprécier son intervention puisqu’il perdit cette fois-ci son sang froid et l’attrapa violemment par le col pour lui flanquer le dos dans le mur le plus proche avec une aisance insoupçonnée, démontrant que sa morphologie bien plus frêle ne l’empêchait pas de lui tenir tête à son tour, bien que Jason n’en eusse pas réellement douté. En moins d’une seconde, Murphy était à côté des deux garçons, prêt à en découdre avec celui qui agressait son maître et son sauveur, mais ce dernier lui fit un signe pour l’en empêcher.

« Donne-moi une seule bonne raison de ne pas t’envoyer moi-même à Blackgate. »

La poigne d’acier appuyait douloureusement sur sa trachée et le garçon avala tant bien que mal sa salive dans une vaine recherche de confort. D’accord, Jason n’avait pas vraiment envie de se battre avec Dick ce soir, peut-être qu’il était temps d’arrêter de faire le crétin arrogant et d’enfin fournir de vraies réponses au justicier de Gotham sur ce qui s’était véritablement passé à Arkham cette nuit là...

__________


So f*cking lost


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Jason Todd
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Jeu 21 Juin - 20:05
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Brothers in arms.


Les larmes les plus amer que l’on verse sur les tombes, viennent des mots que l’on n’a pas dits et des choses que l’on n’a pas faites. — Harriet Beecher Stowe




Jason Todd & Noah Byrd

Frustré
1 723 mots
Sous son bras, Dick pouvait sentir la pression sanguine tambouriner contre la carotide du Red Hood : on ne pouvait pas dire que le garçon prenait plaisir dans cette situation, en fait il détestait totalement agir de la sorte. Mais Jason ne lui laissait pas le choix. Ce qui le surprit néanmoins fut le manque de réponse physique de la part de son frère. Voilà qui était plutôt inhabituel. A l'inverse, il dissuada même son animal de planter ses crocs dans sa chair, ce qu'il aurait vraisemblablement fait sans hésiter dans le cas contraire.

« D'accord, écoute, c'est pas moi qui ai créé l'émeute, si tu veux tout savoir. », vint la voix étranglée de Jason.

Et ce dernier eut le don de piquer la curiosité du plus vieux. Dick choisit peut-être un peu vite de lui offrir le bénéfice du doute, en relâchant quelque peu la pression exercée sur son thorax, avant de complètement le lâcher. Son frère, quant à lui, passa laconiquement une main sur sa trachée comme pour vérifier que tout était encore bien en place. L'officier l'invita à poursuivre.

« Le désordre était censé me ralentir, c'était une diversion. J'essayais d'arrêter quelque chose de bien plus grand. Ta conscience est rassurée, big bro ? », râla Jason, pourtant sincère.

« En tirant sur cette femme ? »

« Elle était possédée. »

Dick, il ne demandait qu'à le croire. Bon dieu qu'il en avait besoin. Mais d'un autre côté le garçon en avait sa claque de toujours vouloir pardonner à Jason, de lui trouver des excuses alors qu'il savait dans son subconscient que ce n'était pas son frère qui était revenu d'entre les morts. Jason finissait toujours par le décevoir, le trahir. Le manipuler. Et cette fois, ça se passerait autrement, il ne laisserait rien passer. Alors, il haussa simplement un sourcil en face de son interlocuteur, son scepticisme bien plus marqué encore qu'il ne l'aurait souhaité.

« Ok, j’admets que les apparences ne vont pas vraiment en ma faveur. Mais j'essayais d'aider. »

Le pire dans tout ça, c'est que Jason avait l'air vraiment honnête dans ses mots, dans cet air sérieux et grave qui ne lui allait pas du tout au teint. Avec cette curieuse étincelle dans ses yeux, attendue depuis des mois, Grayson faillit même le croire pendant une seconde. Puis il se souvint à qui il avait affaire ; à sa manie de n'en faire qu'à sa tête et de déformer la vérité à longueur de temps. Il songea ensuite à tous les dégâts humains et matériels qui avaient été générés durant l'émeute. L’aîné soupira, croisant ses bras contre son torse et regardant dans le vague, cherchant intérieurement la meilleure manière d'agir. Devait-il le croire, ou bien l'arrêter pour de bon ?

Jason quant à lui attrapa le signe et se mit à rire faussement amusé tandis qu'un goût amer recouvrait sa langue. Si même le golden boy ne voulait pas le croire, alors sa situation était vraiment désespérée. Le cadet abandonna bien vite l'attitude sérieuse qu'il s'était forcée au cours des deux dernières minutes de son existence au profit de cette éternelle arrogance : si Dick ne savait pas faire la différence entre les deux, alors c'était tant pis pour sa pomme.

« Alors quoi ? T'as pas confiance en moi, Dickie-bird ? »

Le garçon à la mèche d'argent appuya narquoisement sur le surnom employé dans ses jeunes années de Robin. Dick soupira avec dédain, affaissant ses épaules dans le processus. Il n'arrivait pas à croire qu'ils en étaient rendus là.

« C'est pas comme si t'avais failli me tuer l'année dernière, Jay-bird. »

« Failli, c'est le mot clef. T'es encore là non ? On va pas en faire des caisses, ce sont des choses qui arrivent parfois. »

« Jason ! » , s’offusqua Grayson.

« Oui bon, ça va. J'étais énervé à cette période. »

Alors, c'est tout ? Il était énervé ? Quand on est énervé contre son frère, généralement on va mettre du poil à gratter dans ses tee-shirts, on fouille dans son téléphone ou même on pisse dans ses chaussures – non pas que ce soit vraiment le style de Dick. Mais on ne le poignarde pas avec un couteau de chasse bordel.

« Tu t'en es aussi pris à Damian. Et à Cassandra. », dit-il sèchement.

« D'accord, j'étais très énervé. », Jason haussa les épaules innocemment. « Mais ça va mieux maintenant – merci de demander. Et puis vous m'avez fait enfermer à Arkham, avec tous ces maboules. Je crois qu'on est quittes. »

Jason avait encore cette ultime trahison en travers de sa gorge, l'abandon de la dernière famille qu'il avait connue alors qu'elle le pensait siphonné du bocal. Hélas Dick n'en avait pas fini avec lui. S'il voulait jouer au plus con, il avait sélectionné la mauvaise personne, et le mauvais moment. Parce que dans le genre têtu, Dick était loin d'être désarmé.

« Et pour Tim, le mois dernier ? Tu vas encore me dire que t'étais énervé ? Parce que si c'est le cas j'te jure que je t'en colle une. », menaça l'aîné des Robins entre ses dents.

« J'vois c'que tu veux dire. Plus que le mini-Wayne et j'aurai botté le cul de tous les oisillons de Bruce. J'avoue que c'est tentant ! »

Dick grinça des dents. Si jusqu'ici le jeune homme avait pris sur lui de ne pas hausser le ton plus que nécessaire, Jason l'avait conduit à perdre sa patience. Au moins, on ne pourrait pas dire qu'il n'avait pas essayé. Mais même avec la plus grande volonté du monde, quel homme était capable résister à un Jason Todd en pétard ? Ce mec là, il faudrait lui offrir une médaille, sincèrement.

« Donc, tout ça n'est qu'un jeu pour toi. Je sais même pas pourquoi j'ai pensé que t'aurais pu changer, pour ça il t'aurait fallu un minimum de maturité. Tu vis dans ton monde, Jason, et tu ne vois que ta petite personne, en pensant que les autres sont des imbéciles ; c'est ce qui t'a tué en premier lieu. »

Jason réagit au quart de tour à la mention de la part de responsabilité qu'il aurait dans sa propre mort. Il ne pouvait pas en entendre plus. Son langage corporel changea radicalement tandis que les quelques miettes d'amusement s'estompèrent pour laisser place à une colère brute, une rage jaillissante et bestiale qui aurait effrayé bien plus d'un homme. Mais pas Dick.

Red Hood fondit rapidement sur notre justicier gothamite pour en découdre avec lui, cependant l'attaque était désespérée : le garçon plus âgé n'eut aucun mal à la contrer en l'attrapant par le col et l'envoyant valser sur le mur d'en face.

« Et maintenant tu gâches ta nouvelle chance avec cette chose de vengeance et de Red Hood, caché comme un lâche derrière ce stupide masque alors que tu joues les juges et les bourreaux en même temps. Tu rejettes tout ce qu'on t'a appris ! »

Peut-être était-ce le bouillon de testostérone dans lequel ils baignaient tous deux, ou bien cette confrontation qui menaçait depuis des mois combinée à la fatigue de leurs esprits respectifs ; mais il semblerait que tous deux ne ressentaient ce jour là le besoin viscéral de vider leur sac, ne se préoccupant plus de l'impact que pouvaient avoir leurs paroles. Hélas, les mots sont des pistolets chargés, et les dégâts qu'ils causent sont bien plus grands encore que ceux des balles en argent.

« La seule chose que vous m'ayez apprise, c'est comment mourir ! »

Jason se releva de sa précédente chute, les yeux voilés par ce mélange affreux de colère et de douleur. Il passa une nouvelle fois à l’offensive, mais cette fois avec plus de contrôle et de précision. Un crochet du droit et Dick trébucha en arrière, un goût métallique remplissant soudainement sa bouche et un filet de sang chaud glissant silencieusement entre ses lèvres fines.

Nightwing répondit par un pied dans les côtes de son assaillant ; puis une tête dans le nez. Un bruit écœurant en découla, puis un grognement de Jason. Le prochain coup lui étant destiné fut bloqué par sa propre poigne et le mouvement accompagné afin de renvoyer le plus costaud contre le mur. Grayson lui tordit le bras en arrière pour le maintenir dans cette position inconfortable.

Mais ce dernier n'avait pas dit son dernier mot. Sans prévenir, Red Hood envoya l'arrière de sa botte dans l'entrejambe de Dick : la distraction lui fut suffisante pour se dégager de cette clé de bras. Jason enchaîna avec un genoux dans l'intestin et se saisit du col bien trop parfaitement boutonné de l'officier du GCPD, ne se privant pas pour donner quelques frappes de plus dans le visage du golden boy avant de le lancer avec dédain sur le sol humide de son QG.

Hélas, ce dernier réceptionna sa chute avec ses mains. Par un mouvement agile de ressors, il fut capable d'emprisonner le cou du Casque Rouge dans une clé de jambes. Avec une vrille tout aussi bien exécutée que le mouvement précédent, Dick le plaqua à son tour au sol avant d'installer tout son poids sur son torse pour le maintenir en place.

« Tu prétends avoir été abandonné, mais tu oublies la manière dont ta mort nous a détruits, chacun d'entre nous. Babs, Alfred, moi. Bruce... » Grayson songea un instant à l'homme qu'il considérait comme un père depuis ses neuf ans, et d'à quel point il ne l'avait plus reconnu depuis la mort tragique de son second fils adoptif.

« Ta perte l'a totalement détruit. On t'a tous pleuré, Jason. Et on pleure encore le gamin qui est mort. »

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Dim 5 Aoû - 1:26
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Les blessures persistent tandis que les souvenirs s’effacent ; mais le coeur, lui, n’oublie jamais.




Dick Grayson & Noah Byrd


Gotham City
Désemparé

1 678 mots
Jason ne voulait pas en entendre plus, il ne pouvait pas en entendre plus ; pas alors que les cauchemars continuaient de l'assaillir chaque nuit – encore et encore, et que la culpabilité le dévorait de l'intérieur. Dick n'avait pas le droit de lui dire ces choses horribles, de lui reprocher sa propre mort ou ce qu'il était devenu ; il ne savait rien de tout ce qu'il avait enduré, de ce qu'il endurait toujours. Peut-être que s'il n'avait pas été aussi seul tout ce temps alors il n'aurait pas emprunté ce chemin, cruel et misérable ; peut-être ne se serait-il pas enfermé dans cette routine d'autoflagellation. Combien de vois avait-il rêvé de s'ouvrir les veines pour se regarder doucement glisser vers le royaume dont il s'était échappé ? Combien de fois avait-il déposé la lame froide et tranchante sur ses poignets – fantasmant d'augmenter la pression, juste assez pour effacer toute cette souffrance accumulée ? Et où était le golden boy, dans ces moments là ? En train de se faire dorer le cuir auprès de sa petite Barbara ? Une partie de Jason – la partie logique – lui disait qu'il n'y avait aucun moyen pour que Dick n'ait eu vent de sa condition à l'époque ; mais il refusait tout simplement de l'écouter. S'il s'en était sorti, c'était uniquement grâce à sa force psychique. La tentation avait été forte ; mais jamais le garçon n'avait cédé. Il était un combattant, il était un survivant. On lui avait appris à se battre, pas à se défiler.

« Tu prétends avoir été abandonné, mais tu oublies la manière dont ta mort nous a détruits, chacun d'entre nous. Babs, Alfred, moi. Bruce... », Dick enchaîna cependant.

Le doute fut la première réaction qui s'installa dans le cœur du garçon. Juste le temps d'une seconde, il avait bien failli croire à la sincérité des mots de son aîné. Mais à la mention de Bruce ce fut comme une piqûre d'adrénaline, l'aiguille directement implantée dans son encéphale. Le Masque Rouge laissa glisser un grognement guttural entre ses lèvres et plaça ses mains gantées sur le torse de son frère.

« C'est faux ! Vous m'avez toujours détesté ! », s'exclama-t-il dans l'action de repousser violemment le poids de Dick.

« Je n'ai jamais été qu'un étranger pour vous tous ! »

De colère et de frustration, Jason s'apprêta à frapper l'officier une nouvelle fois. Il avait besoin de le faire taire, de faire cesser tous ces mensonges. Il devait évacuer ces sentiments désagréables dont il était victime avant d'imploser ; de se briser en mille morceaux. Son poing rencontra néanmoins l'air pour la seconde fois de la journée lorsque le destinataire contra agilement son assaut.

Mais cette fois, Dick ne répliqua pas. Les mots de son cadet semblaient avoir eu un impacte un peu particulier tout au fond de lui. Il refusait de lui faire plus de mal qu'il ne lui en avait déjà fait.

« Jay, tu sais très bien que– »
« Non, tais-toi ! », le coupa Jason d'un violent retour de coude. « Je n'ai jamais été assez bien pour Bruce, je n'ai jamais eu la chance d'atteindre le niveau du parfait petit Dick Grayson ! Il n'y a qu'un seul fils prodige après tout, n'est-ce pas ? »

Son cœur blessé parlait avant qu'il ne puisse retenir ces aveux non consentis. Il n'y pouvait rien, la machine était alimentée par la jalousie qu'il avait toujours ressentie à l'égard de son aîné. Todd parlait désormais pour blesser, pour se protéger. Il avait fini de nourrir son esprit d'espoirs vains ; la vérité était telle que personne ne s'était jamais préoccupé de son sort.

« C'est faux, et tu le sais ! Bruce il... Il ne s'est jamais remis de ta mort. C'est comme s'il avait finalement embrassé la part d'ombre qui l'a toujours menacé. J'ai bien cru le perdre plusieurs fois... Bordel, je l'ai perdu, Jay ! »

« Et moi ? Tu crois que j'en ai pas bouffé, des ténèbres ? Qu'il aille se faire voir avec sa part d'ombre, cette fois tu t'en tireras pas avec tes mensonges ! », railla le Masque Rouge entre ses dents.

Jason attrapa le col de Grayson, serrant sa cravate pour le maintenir bien en place. Les deux regards électriques se verrouillèrent l'un dans l'autre ; ce fut comme si un orage éclatait en pleine journée.

« Ose me dire qu'il ne m'a pas adopté juste parce qu'il avait peur que je tombe dans la délinquance ? Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que vous n'avez pas été soulagés de mettre quelqu'un d'autre dans l'uniforme une fois l'échec ambulant rayé de l'équation ! Parce que j'ai un scoop, c'est ce que vous avez fait... Vous me détestez. »

La voix désemparée du garçon le plus jeune trancha l'air épais comme des milliers de couteaux. Il avait fini de cogner sur l'objet de sa frustration ; ce stade là était totalement dépassé. Il ne lui restait plus que ses mots pour se défendre ; ses mots et les centaines de morceaux restants de sa santé mentale - recollés à la bande adhésive dans l'attente d'une meilleure solution.

L'incrédulité fit ouvrir une première fois la bouche à Dick, puis une seconde – lui donnant l'air étrange d'un poisson que l'on aurait sorti de son bocal. Ironique, puisque c'était pourtant l'air que le jeune homme semblait chercher. Le choc était visible sur son visage désormais décomposé. Alors, il avait enfin réussi à faire fermer le clapet de cette véritable chanteuse d'opéra ?

Bien sûr que non, ce serait bien trop beau, bien trop simple. Dick, il n'abandonnait pas comme ça.  

« Tu ne peux pas croire ce que tu dis, Jay... On se soucie, JE me soucie ! Tu... », commença-t-il incertain, avant d'attraper Jason par les épaules pour le forcer à le regarder dans les yeux. « Tu es mon frère. »

Ce furent les paroles de trop, pour chacun d'eux. Le rire nerveux et incontrôlable du cadet fut le seul avertissement : Jason repoussa une ultime fois son opposant, réajustant le col de sa veste dans un mouvement machinal – mais qui témoignait de son anxiété si l'on voulait lire le langage de son corps.

« Tu ne comprends rien. J'suis pas ton frère, Nightwing. Je n'ai jamais eu de frère. »

Le visage fermé et l’œil plissé, il releva lentement la tête vers Dick. Il y avait quelque chose d'obscur dans son regard. Quelque chose de froid, quelque chose de... Mort. Un frisson parcourut violemment le corps de Grayson à la vue qui désormais le hanterait.

« Et j'te déteste. »

D'accord, peut-être bien que ça lui faisait un peu plus mal à dire qu'il ne l'aurait imaginé, mais au moins il avait fait mouche. Quelque chose se brisa dans le regard de Dick et Jason eut même l'impression de déceler un soupçon d'humidité en l'espace d'une seconde. Il trouva un certain soulagement dans la douleur qu'il provoqua au travers de ses mots. C'était tordu, mais au moins pendant ce court laps de temps il n'était plus le seul à souffrir, sans rien pouvoir faire pour arranger sa situation.

Et puis, rapidement, plus rien. Un masque de stoïcisme repeint le regard du premier Boy Wonder. Il ne laissa plus aucune émotion de filtrer, adoptant à son tour une posture grave et dangereuse sans aucun doute calquée sur le grand Chevalier Noir.

« Ton petit jeu s'arrête ici, « Red Hood ». »

Ce fut tout ce qu'il dit avant d'attraper le bras de Jason et de le lui tordre dans le dos, exerçant des points de pression spécifiques sur sa main. L'homme à la mèche d'argent se débattit, bien entendu, mais cette fois la lutte fut vaine. Un genou percuta le bas de sa colonne vertébrale et, tandis qu'il tombait à genoux, son bras était toujours maintenu dans cet étau impitoyable.

Finalement, sa tête claqua contre le sol froid et les bords de sa vision se troublèrent. Il fut impuissant lorsqu'il sentit le contacte bien trop familier du métal sur ses poignets. Dick le contourna et, toujours aussi professionnel dans sa manière d'agir, chercha toutes les armes dissimulées sur son corps et sous ses vêtements.

Jason flirtait désormais avec les limites de sa conscience. Des mouches noires commençaient à flotter devant ses yeux. Mais malgré cette sensation de coton dans sa tête, il fut bien conscient de Dick qui s'était installé à son poste. L'enfoiré fouillait dans les fichiers, sur sa pile de documents – sans aucun doute pour compromettre ses opérations à venir. Mais il ne le laisserait pas faire. Il se libérerait, il échapperait aux gros calibres du GCPD qui étaient déjà en route pour venir le cueillir et il reprendrait ses affaires en main. Red Hood n'était pas un homme que l'on pouvait laisser sur le banc de touche aussi aisément.

Mais pour l'instant, ses paupières se fermaient toutes seules. Les bras de Morphée venaient l'arracher au monde de la conscience contre son gré. Peut-être bien qu'il pourrait s'accorder un petit break, tout compte fait, juste cinq minutes. Cinq petites minutes.

L'écho d'un dernier souffle parvint néanmoins à trouver son chemin vers son esprit embrumé ; avant qu'il ne glisse définitivement vers cette noirceur envoûtante...

« J'te déteste pas. »

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Blessé
674 mots
Les mots de Jason avaient transpercé son cœur comme une lame, cruelle et ardente, que l'on aurait enfoncée dans son thorax pour ensuite la tordre sans pitié. Les répliques de son cadet tournaient en boucle dans sa tête, s'infiltrant à chaque seconde encore plus loin dans chaque recoin de son esprit, pareille à une injection d'acide directement dans son cerveau.

Pourtant, le garçon savait bien que rien n'était rose entre Jason et lui. Il savait qu'il existait une rancœur mutuelle, des tensions que même un batarang ne pourrait couper ; l'un pour une vengeance inassouvie et l'autre pour une opposition à la morale. Mais la famille était la plus grande valeur à laquelle s'attachait Dick, lui qui en avait déjà perdue une il fut un temps. Et si pour la garder intacte il devait s'arracher les ongles uns à uns, alors il le ferait volontiers. Il avait toujours gardé la foi et pensé que Jason pouvait encore être sauvé de lui même, de ses démons. Qu'ils avaient encore une chance de ramener ce gamin qui était mort dans les bras de Bruce il y a quatre ans. Aujourd'hui, cet espoir venait de voler en éclats ; il avait définitivement fini de se tuer à la tâche que de tenter de l'aider.

Mais le pire dans cette sombre histoire, c'est que Dick ne pouvait pas lui en vouloir. Il le blâmait pour tant de choses, l'agression de Tim, ses meurtres et les affaires horribles dans lesquelles il trempait ; mais il ne pouvait pas lui reprocher de les détester. La vérité c'est que le premier fils de Wayne ressentait une immense culpabilité à chaque fois qu'il posait les yeux sur Jason. S'il ne se sentait en rien responsable des atrocités qu'avait commises son cadet – nous sommes les seuls maîtres de nos actes – il ne s'était jamais franchement opposé à l'envoi un peu prématuré du gamin sur le terrain. Par ailleurs ses couleurs demeuraient sa responsabilité : Grayson se sentait responsable de tous les porteurs du costume de Robin sans exception et cela dépassait l'affection fraternelle. Alors si dire qu'il était énervé contre son successeur le plus directe était un euphémisme à l'heure actuelle, il ne lui avait pas menti pour autant : Dick ne pouvait se résoudre à le détester. Jamais.

Il cherchait simplement à le comprendre. Jason avait toujours été ce crétin arrogant, mais pourquoi avait-il eu besoin de se montrer aussi cruel envers lui ? Celui qu'il continuait malgré tout à considérer comme son petit frère avait agi tel un véritable animal blessé : usant de l'agressivité comme seul moyen de protection. Voilà donc où ils en étaient rendus, Jason percevait sa présence comme une menace. Mais en toute sincérité, Dick avait détesté avoir à le neutraliser en attendant que le GCPD ne vienne le récupérer. Tout comme il avait détesté le faire interner à Arkham l'année précédente, voyant ça comme un nouvel abandon de sa part.

Le jeune officier de police arrivait bientôt à un entrepôt près de Port Adams, ou encore une parcelle de territoire connue comme appartenant au Red Hood. D'après les informations de Jason, une transaction frauduleuse devait avoir lieu ici dans moins de vingt minutes. Il était tombé sur ce dossier lorsqu'il avait soigneusement effacé tout lien éventuel que les experts du GCPD auraient pu faire avec le Batman de Gotham suite à l'arrestation du masque rouge. Maintenant, quelles avaient été les intentions de ce dernier, Dick n'avait trouvé aucun élément qui lui permettait de répondre à cette question. Il comptait cependant bien ruiner les plans des mauvais gars, comme il l'avait toujours fait depuis son neuvième anniversaire. Et si Nightwing n'agissait qu'une fois la nuit tombée, Dick Grayson avait encore son insigne en plein jour. Il aurait seulement à redoubler de prudence afin de ne pas cramer bêtement et inutilement sa couverture.

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Mer 8 Aoû - 2:28
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Les blessures persistent tandis que les souvenirs s’effacent ; mais le coeur, lui, n’oublie jamais.




Dick Grayson & Noah Byrd


Gotham City
Enervé

1170 mots
Une sensation chaude et humide parcourut son visage. Jason glissa lentement hors de sa torpeur, surfant un moment entre le royaume des rêves et celui des cauchemars éveillés. La pulsation du sang dans ses tempes battait un rythme violent et insupportable. D’abord, qui avait invité Rick Allen à venir jouer dans son crâne ? Pitié, que quelqu'un le fasse sortir d'ici ou alors son crâne allait exploser. Hélas l'aboiement très reconnaissable mais lointain d'un chien termina d'assaillir son encéphale.

La luminosité bien que normalement pas très prononcée l'aveugla à la première ouverture de ses yeux. Il était couché sur un sol froid et humide. Le sol de mon QG, nota-t-il à la seconde ouverture, encore un peu étourdi. Il connaissait sa planque par cœur après tout, du sol au plafond ; ce n'était pas la première fois qu'il piquait un somme sur la dalle fraîche. Mais son blackout n'avait rien d'une petite sieste, il en avait la certitude. Bon sang Jason, dans quoi tu t'es encore fourré?

« Murphy ? », il souffla, surpris de trouver la tête du malinois à quelques centimètres de son visage et la queue battant joyeusement une mesure inconnue.

Voilà donc quel avait été cette sensation d'humidité qui l'avait réveillé un peu plus tôt.

Mais quand le garçon à la mèche d'argent entreprit de passer une main lasse dans son pelage et de l'écarter un peu de son espace personnel, il sentit les entraves bien trop familières dans son dos.

« Qu'est-ce qu... », s'indigna Jason avant qu'un flash de réalisation ne traverse son visage démasqué. « L'enfoiré de fils à son père ! »

Arkham, l'émeute. Dick. La dispute et le GCPD en approche. Les souvenirs lui revinrent aussi vite qu'ils ne s'étaient enfuis. Jason se redressa vivement contre une poutrelle métallique. Il devait quitter ces putain de menottes au plus vite ; il n'était pas sûr du répit qu'il lui restait avant la visite indésirée de tous les flics de la ville.  Mais bien sûr, oh oui bien sûr son débile de frangin ne s'était pas seulement contenté d'embarquer ses armes, non. Ça ne les lui aurait pas suffisamment brisées. Il avait aussi volé son kit de crochetage. Intérieurement, le Red Hood insulta Dick de tous les noms qu'il connaissait ; il en inventa même un ou deux pour l'occasion. Pourtant, même si la solution était plutôt bonne pour ses nerfs, cela n'arrangeait en rien sa situation.

Toujours plaqué contre cette poutre, le garçon se leva et se dirigea vers son plan de travail ; là où il rafistolait généralement armes et autres gadgets. Murphy le suivit dans le processus, décidé à ne pas abandonner son maître à son misérable sort. Au moins une personne qui se soucie dans le monde , Jason nota sarcastiquement. Il renversa l'un des bocaux sur la surface du petit établi. Des vis, cela ferait l'affaire.  

Red Hood souffla de soulagement à l'écoute du petit cliquetis familier lui indiquant que ses poignets étaient désormais libres de tout mouvement. Les bracelets froids tombèrent inutilement sur le sol et Jason en profita pour faire le tour de sa planque : l'officier avait fouillé dans toutes ses affaires, et même sur son ordinateur. Ses armes secondaires s'étaient mystérieusement faites la malle, non pas que Jason n'en ait pas également des tertiaires et même des quaternaires – juste au cas où. Sérieusement, il allait avoir la tête de Grayson au bout d'une pique pour ça, et bien s'il s'en sortait indemne en tout cas.

Et ça tombe bien, il savait précisément où se trouvait cet imbécile. S'il était tombé sur ses dossiers alors il se dirigeait droit vers cet entrepôt que Jason avait localisé un peu plus tôt. L'homme à la veste de cuir regarda sa montre : dans dix minutes, la transaction commencerait. S'il sortait maintenant d'ici, il avait encore une chance d'arriver à temps pour les festivités : Jason détestait être mis à l'écart, il était un joueur de terrain et pas un pion à laisser sur le banc de touche pendant tout le match.

Todd venait tout juste de glisser un dossier et son ordinateur portable sous son bras quand il entendit siffler toutes les sirènes de police. D'accord, ça se présentait mal. Il savait immédiatement que son bunker de fortune était encerclé.

Sautant sur son fauteuil et à l'ordinateur fixe de la planque, Jason bidouilla rapidement son système de sécurité pour en modifier certains paramètres et réparer les dégâts qu'avait provoqués son précédent visiteur ; cela les retiendrait un peu plus longtemps. Mais le jeune homme avait tout de même à se tirer en vitesse, et plutôt deux fois qu'une : sa solution n'était que temporaire, il pouvait déjà entendre la porte du haut sauter sous les coups du SWATT.

Reprenant son stricte minimum sous le bras, Jason se dirigea – Murphy sur les talons – vers son issue de secours personnelle : une trappe cachée qui donnait directement sur les égouts de Gotham. Une solution empruntée certes sur la batcave, mais qui avait fait ses preuves de nombreuses fois ; autant pour la fuite que pour le rapatriement en cas de blessures. S'il parvenait à atteindre le bout du tunnel, alors une moto l'y attendait ; une moto avec des armes et un masque domino planqués sous la scelle.

Moins d'une seconde après avoir refermé la trappe responsable de son salut, il entendit les explosions et fumigènes de l'autre côté de la pièce. Jason ignorait ce qui se serait passé s'il s'était encore trouvé de l'autre côté au moment de l'assaut : il n'avait vraiment pas envie de dépenser des munitions sur des flics (non corrompus), mais il ne se serait jamais laissé embarquer sans résister. Cela aurait probablement été une boucherie. D'accord, il devait admettre que cette fois, ce n'était vraiment pas passé loin. Mais combien de fois avait-il ainsi flirté avec le danger ? Combien de fois était-il passé près de retourner séjourner à Arkham ou Blackgate ?

Jason n'était cependant pas encore tiré d'affaire : le masque rouge se mit à courir vers son véhicule de secours sans jamais regarder en arrière. Il savait que le moindre ralentissement pouvait aboutir à sa capture et c'était totalement hors de question. Au moment où le SWATT trouva son issue de secours, Jason atteignait sa moto. Sans se faire prier il enfourcha la bécane – prodige de mécanique, ordinateur et dossiers toujours sous le coude. Murphy était habitué à retrouver le chemin de son appartement, il savait qu'il allait le retrouver sur le pas de sa porte un peu plus tard.

Mais pour l'heure, direction Port Adams. Et des têtes allaient tomber.

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Mer 8 Aoû - 2:42
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Jason Todd & Noah Byrd

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Deux gardes, munis d'automatiques, voilà par où dut commencer notre officier. Ils étaient postés près de l'entrée arrière de l'entrepôt, Dick avait vérifié qu'un troisième ne traînait pas dans les environs avant de se lancer. Bien qu'il ne fusse qu'un homme seul – tous les renforts étant réquisitionnés pour l'assaut sur la planque de Jason –, mettre les deux hommes hors d'état de nuire ne lui demanda pas vraiment d'efforts : la routine était devenue quotidienne pour le justicier.

Après avoir crocheté le cadenas maintenant la porte fermée aux non désirables, le brun se glissa soigneusement à l'intérieur. Le bâtiment était bercé par l'obscurité, si ce n'est que trois ampoules vacillantes qui se battaient en duel au plafond alors que quelques vitres brisées situées bien haut sur les murs laissaient vaguement pénétrer quelques rayons de soleil. D'immenses moteurs et autres machines visiblement tout aussi à l'abandon remplissaient la pièce principale, lui donnant l'ait d'une usine fantôme. L'entrepôt servait de zone de stockage à une grande boîte implantée plus au centre de Gotham ; l'endroit idéal pour des rendez-vous clandestins.

Les marchandeurs étaient déjà présents au centre de l'immense local. Grayson repéra la silhouette de quatre hommes, tous armés. Le chef devait être l'armoire à glace à la gueule cassée, le seul homme du groupe qui touchait aux caisses d'armes – sans aucun doute pour préparer la marchandise avant l'arrivée de l'acheteur. Ses plantons, dont l'un d'eux avait plus l'air d'un camé que d'autre chose, scrutaient les environs tout en plaisantant entre eux.

Arme au poing et dos frôlant les murs, l'officier prit par la droite immédiatement après son entrée. Naturellement il avait regardé les plans du bâtiment avant de l'infiltrer et savait qu'il y avait un local de sécurité fonctionnel : il s'agissait du point stratégique pour mener à bien cette opération. Dick regarda sa montre : dix minutes avant que le client ne pointe le bout de son nez, hommes de mains à la croupe. S'ils ne sont pas en avance, songea rapidement le garçon, craignant de rater le début des festivités.

Se faufilant agilement en dehors du champ des caméras, Dick arrivait bientôt dans la cabine de surveillance de l'entrepôt où trois nouveaux gars attendaient. Ils étaient assignés à la sécurité, comme les deux veinards qui dormaient dehors, impossible de savoir qui les avait engagés. Mais que ce soit le vendeur ou le client, le tarif était le même : des quiches dans le nez et un détour dans les bras de Morphée. Lentement, Grayson descendit sa main sur la poignée, glock collé sur la surface de la porte par précaution, et ouvrit la porte le plus silencieusement du monde.

L'un des trois hommes était assis devant les petits écrans, tandis que les deux autres se dressaient derrière lui. Au sifflement de Dick, le plus proche se retourna, mais trop tard : l'officier saisit son bras et le fit passer par dessus son épaule pour le retourner dans une position inconfortable. Son pote voulut répliquer, sans plus de succès. Un pied dans le torse l'envoya enlacer violemment une étagère qui lui tomba dessus.

Enfin, avant que le dernier homme (celui des écrans) ne donne l'alerte, Dick le visa avec le bras armé du premier garde. Il ne comptait pas tirer, premièrement parce que même durant le service il était contre l'utilisation des armes à feu, et parce qu'un coup de feu attirerait les autres voyous dans la pièce. Mais ça, l'homme l'ignorait. « Ok alors écoute. », dit-il à l'homme assis. « Je suis plutôt dans un mauvais jour, donc on va oublier les blagues et aller droit au but. Debout et ne pense même pas à récupérer l'arme que t'as cachée sous le bureau. »

Une minute plus tard et les trois gars étaient désarmés et inconscients sur le sol de la pièce. Adieu, Big Brother, Dick venait tout simplement d'aveugler les vilains pour toute la durée de la transaction. Sur les écrans, le brun pouvait suivre en temps réel la progression des trafiquants dans la pièce principale, mais surtout assister à l'arrivée (par la porte principale) de l'acheteur et son garde du corps. Il ne se douta pas un seul instant qu'il allait bientôt mettre les pieds dans un piège tendu à l'encontre du Red Hood.



Kurt avait tout organisé ; le plan était impeccable. Il avait eu le tuyau par ce mec, Alphonse, qui l'avait mis en contacte avec l'autre gars, celui qui lui faisait un peu peur mais qui lui avait assuré que ce connard de Red Hood ne se mêlerait pas de son affaire. Ni qui que ce soit, d'ailleurs. Cela faisait des années qu'il était dans la vente illégale d'armes et de drogues en tous genres, c'était un peu une affaire familiale à faire tourner pour le criminel à la gueule tordue. Mais il fallait dire que ces dernières années, vivre de cette activité devenait de plus en plus difficile avec tous ces masques et oreilles pointues qui se multipliaient comme des grimelinas mouillés, sans parler de ces guerres de territoires entre barons de la pègre.

« Un AK-47 en parfait état », montra-t-il fièrement le bijoux. « Tu trouveras pas plus fiable sur le marché. J'peux t'en fournir deux caisses, tes gars devraient adorer. Mais attend de voir la prochaine... »

Alors qu'il s'apprêtait à ouvrir la prochaine caisse pour révéler ce qu'il savait convaincrait son acheteur, il entendit un petit cliquettement métallique, à peine audible mais qui n'échappa pourtant pas à son ouïe développée.

« C'était quoi, ça ? »

« J'en sais rien, p'têtre un rat. Y'en a pas mal ici. », Rick, son bras droit, répondit avec un haussement d'épaules innocent.

S'il y avait quelqu'un dans la pièce, les gars de la sécurité les auraient avertis ; lui c'était pas son job.

« Rick, va voir. »

Soupirant mais cédant aux ordres, l'homme partit vérifier l'origine de ce bruit tandis que les petites affaires se poursuivirent.

Dix minutes plus tard, Rick n'était toujours pas revenu. Kurt avait eu le temps d'ouvrir sa prochaine caisse et même de faire la démonstration de quelques armes de poing, son bras droit aurait dû revenir depuis un moment à présent.

« Oh Rick ! Mec tu t'es pommé ? », cria-t-il sans obtenir de réponse. « Rick ? »

Cette fois, la tension commença à monter chez le refourgueur d'armes qui fit signe à ses deux autres hommes d'aller voir ce que foutait Rick. Mais quand il entreprit d'évoquer ses tarifs auprès de son client il entendit claquer la chair contre la chair ; des sons douloureux et étouffés provenant du centre de toutes ces machines rouillées.

« GCPD ! Posez les armes à terre. »

Il entendit la voix avant de se retrouver à loucher sur le canon d'un glock 22 ; puis de voir l'une de ces belles gueules en costard qu'il détestait tant. Un gamin en plus de ça, sans doute tout fraichement sorti de l'académie. C'était vraiment sa veine, tiens !

« Un flic ? Putain, l'autre enfoiré avait promis qu'on serait pas interrompus ! »

« Attendez... Quel autre enfoiré ? »



Peut-être que l'homme sur lequel son arme était pointée parlait de Jason, tout simplement. Ça expliquerait son intérêt pour cette transaction, mais ce n'était pas son style : où qu'il mette les pieds, Red Hood était le centre de l'attention.

L'un de ces vieux moteurs reprit subitement vie dans son dos, un bruit monstre recouvrant aussitôt tous les sons de la pièce. S'il n'avait pas un plein contrôle de ses moyens et une formation intensive de chauve-souris, Dick aurait probablement sursauté. Il tourna néanmoins la tête à la sensation soudaine d'une présence derrière lui, mais il était déjà trop tard : la crosse d'une arme entra en contacte avec son front. L'action lui fit perdre son glock qui glissa quelques mètres plus loin.

Mais l'alter ego de Nightwing n'était pas sans défense : instinctivement il chassa les genoux de son agresseur. L'homme tomba et Grayson s'élança pour son arme perdue mais sa cheville se retrouva retenue dans une poigne de fer. Alors il décrocha sa matraque et brisa la main qui le retenait.

Il aurait porté son autre uniforme, celui avec un oiseau bleu sur le torse, cela aurait été facile à Dick de se sortir de cette situation et d'arrêter tous les méchants de l'entrepôt avec deux ou trois pirouettes dont il avait le secret ; mais ici il n'était que Dick Grayson, flic. Il devait garder ce paramètre à l'esprit. Alors il entreprit un combat au corps à corps dans la retenue et avec des mouvements bien plus approximatifs que ceux dont il avait l'habitude. Le trafiquant - Kurt - profita quant à lui de la distraction pour se faire la malle.

L'officier parvint finalement à reprendre le dessus sur son assaillant. Il se tenait au dessus de lui, le bloquant sous sa matraque ; ce fut lorsqu'il sentit la piqûre amèrement familière dans son cou et le liquide froid se répandant abominablement lentement dans on système.

Agissant par pur instinct de protection Dick frappa l'homme qui venait de le doser, mais le contenu de la seringue était déjà dans son sang. Le garçon passa une main dans son cou, choqué.

« Des décontractants musculaires. Une dose de ch'val. Ça t'était pas destiné mais tu feras moins ton malin ! », l'acheteur répondit à sa question implicite.
« Mec, pourquoi tu lui as injecté ça ? Le boss va pas être content ! »
« Crétin, c'est lui qui vient de me le dire. Faut croire que l'plan a changé. »

Luttant contre la drogue qui lui engourdissait déjà les muscles, Dick sauta sur l'homme en face de lui et parvint à lui casser le nez dans le processus. Mais le second lui cogna les côtes pour l'éloigner et il sentit son corps se paralyser davantage. Bordel, il ne mentait pas pour la dose de cheval !

Dick sut cependant qu'il allait rencontrer de graves difficultés lorsque deux armoires à glace entrèrent dans l'entrepôt, accompagnées par un homme qu'il aurait préféré ne pas reconnaître...

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Gotham City
Toujours énervé

1316 mots
Kurt avait profité de l'altercation entre son client – visiblement déjà bien préparé à accueillir les indésirables – et ce flic aux allures de Horatio Cain – un peu plus jeune et un peu moins roux – pour se tirer de là en vitesse. Il n'avait jamais été le plus courageux de la famille, mais il savait bien que, dans cette ville particulièrement, ce n'étaient pas les plus courageux qui survivaient. Les poissons qui traçaient leur chemin au travers des mailles du filet étaient les plus petits, ceux qui avaient leur instinct de préservation bien intacte. Il n'était ni fou ni suicidaire ; tous ses gars avaient été neutralisés par cet espèce de gueule d'ange. Il savait qu'un flic n'était jamais seul, d'autres allaient probablement se pointer à leur tour.

Alors il avait pris la caisse d'armes la plus proche, celle avec les AK-47, et s'était tiré sans plus attendre. Il trouverait probablement un autre acheteur dur Dixon docks, il était déjà en contact avec quelques gangs dans le coin. Mais une fois que le vent soulevait de nouveau ses cheveux grisonnants et qu'il pensait être tiré d'affaire, il n'aurait pas pu se gourer encore plus lamentablement.

Dans la précipitation il ne fit pas attention à l'homme qui déboulait en face de lui, se prenant son torse en pleine face ; torse qui arborait bien trop fièrement une chauve souris – plus obèse que celle du Batman – rouge.

Oh. Shit. « Ree.... » Son cœur manqua un battement. « Red-d Ho-od », bégaya-t-il.

Merde, ce gars-là lui faisait encore plus peur que le gars qui s'était occupé de la sécurité. Double shit.

« Red Hood. >sigh< C'est pourtant pas si compliqué. »

« J'suis désolé, moi j'voulais pas faire ça dans votre dos ! Mais c'est Alphonse, il connaissait ce mec... Alors j'me suis dit – »

« Bon, écoute-moi bien Iggy Pop. », souffla le Red Hood – curieusement privé de son éternel casque rouge.

Il désigna une ridicule arme de poing.

« A l'origine j'devais te régler ton compte. Mais j'ai un autre emmerdeur à latter donc tu t'en tires plutôt bien. »

Kurt n'eut pas même le temps d'exprimer son soulagement ; il fut bien vite assommé par la crosse du petit magnum de l'homme masqué et tomba raide sur le sol poussiéreux. Son assaillant quant à lui se baissa pour ouvrir la caisse qu'il avait réussi à sauver de la confrontation et fut plutôt satisfait de sa trouvaille.

« Eeeet joyeux Noël moi ! », siffla allègrement le casque rouge, maintenant armé d'un AK-47 flambant neuf.



Le sourire de Jason s'accentua : sa chance semblait se mettre à tourner tout compte fait. Le gars qu'il voulait initialement coincer lui avait littéralement couru dans les bras, lui apportant gratuitement une caisse pleine de ces merveilles technologiques ; c'était comme assister à un bon concert des One Direction : cela n'arrivait jamais. Mais la journée était loin d'être terminée et le vent avait encore grandement l'occasion de changer de sens.

Arriver jusqu'au poste de commandes n'avait pas été difficile pour le grand Red Hood : absolument tous les gardes étaient déjà froids et inconscients sur le sol, des portes arrières jusque dans la cabine de surveillance où il se trouvait actuellement. Sérieusement, il n'avait même pas eu à distribuer la moindre pichenette ; c'était terriblement frustrant pour quelqu'un qui ressentait ce besoin oppressant de tout évacuer depuis qu'il s'était réveillé dans sa planque. Mais Jason, il était né frustré. Au moins, il était désormais sûr de la position de Grayson, il ne lui restait plus qu'à espérer que l'opération ne soit pas déjà compromise. Et puis, il pouvait voir le bon côté des choses : pour une fois, il n'avait pas même à lever le petit doigt pour bosser.

D'un grossier mouvement de pied, le garçon à la mèche blanche retourna le corps inconscient à l'entrée du local - esquissant un haussement de sourcils dédaigneux avant d'enjamber le malheureux. Il souleva innocemment les épaules : les flics ne faisaient donc pas dans la dentelle ces jours-ci.

Jason s'installa solennellement sur la chaise en face de l'écran diffusant les images des caméras : il était temps pour lui de voir ce qu'il avait raté pendant son blackout, où en était la transaction. Mais compte tenu du fait que le trafiquant était actuellement assommé sur le pas de l'entrepôt, il en avait déjà une petite idée.

« Bah ça, par exemple ! », s'écria-t-il, choqué, avant de rire d'incrédulité.

Plusieurs gars – trois – gisaient dans les pourtours de la pièce principale, entre les dizaines de machines étranges. Mais ce qui attira son regard se trouvait au milieu de la pièce : Dick au sol, entouré par quatre hommes – dont un avec le nez éclaté – qui se faisaient une joie de le prendre pour un sac de boxe. Ou plutôt pour un paillasson, vu les circonstances.

Red Hood s'enfonça davantage dans sa chaise curieusement devenue somptueuse et plaça paresseusement ses bottes sur le bureau. Putain, c'était encore mieux que Netflix ! Il aurait payé pour voir Dick Grayson se faire amocher de cette manière et voilà qu'on lui offrait les images sur un plateau d'argent. Pour peanuts. La seule chose qu'il regrettait, c'était l'absence de pop-corn à se mettre sous la dent, bien qu'il sache pertinemment que la scène ne serait que de courte durée. Forcément le héros allait faire son truc de héros aux cheveux bien peignés, distribuer deux ou trois droites et s'en tirer comme il le faisait toujours. En attendant regarder la scène avait quelque chose de véritablement thérapeutique.

Pourtant, le moment auquel il s'attendait ne vint pas si rapidement que ça. En fait il arrivait même à un stade où Dick aurait dû se libérer de cette averse de coups depuis longtemps. Refusant de reconnaître cette légère inquiétude qui commençait à traverser son cœur, Jason se redressa néanmoins dans son fauteuil. Il y avait quelque chose de louche dans cette histoire, quelque chose qui ne disait vraiment rien au casque rouge.

Effectivement ; en fixant l'écran avec plus d'attention, il remarqua que l'officier ne tentait même pas de parer les coups qui déchiraient sa chair, ou alors il ne le pouvait tout simplement pas. En fait, l'homme était totalement immobile ; mais pas inconscient. Il était comme paralysé et Jason ne trouva même pas pertinent de faire un parallèle avec la situation de Barbara.

D'accord, ces enfoirés l'avaient drogué ; ce n'était peut-être pas aussi drôle qu'il l'avait pensé au début. Mais est-ce qu'il allait maintenant daigner lever son cul de cette chaise, prendre son AK-47 et aller l'aider ? C'était encore à voir.

L'instant suivant fut néanmoins décisif pour Jason. L'homme en charge quitta l'ombre pour finalement montrer son visage aux caméras et autant dire que s'il avait été à la lumière depuis le début alors Red Hood n'aurait jamais lambiné.

« Oh merde ! », Jason s'exclama à bout de souffle, reconnaissant que parfaitement celui qui détenait son frère.

Ce fut comme un électrochoc qui réveilla son instinct de protection – jusqu’ici caché derrière ces innombrables couches de colère brute ; sans même réfléchir Jason courait déjà vers la pièce dans laquelle se déroulait l'action. Si on ne le connaissait pas mieux, on pourrait tout de suite imaginer que Red Hood était paniqué.

Parce que désormais, il savait que ça allait être un carnage.


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Mer 8 Aoû - 5:08
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« Un piège ? Tu veux qu'on tende un piège à cet enfoiré quitte à risquer nos vies dans le processus ? Et tu crois vraiment qu'on va s'plier à ta volonté, uniquement pour tes beaux yeux ? » railla l'homme, peu convaincu par le plan que lui proposait son interlocuteur - littéralement assit sur son chef dont il venait tout juste de botter les fesses. « Quoi ? Me dis pas que t'en as pas assez de ses règles et de son ombre qui plane au dessus d'ta tête à chaque fois que tu oses organiser une transaction sur son territoire ? » lui répondit alors Noah – car c'était bien lui – fronçant les sourcils devant tant d'hésitation. Convaincre ces gusses n'étaient qu'une question de temps. Après avoir battu à plate couture celui qui avait osé s'appeler "leur chef", et utilisant désormais son corps comme trône afin de prouver à cette petite bande qu'il n'était pas



Brothers in arms...



qu'un simple gosse, il déroula une partie de son plan à ces hommes qui étaient assurément à bout de nerfs. « Bien sûr que si ! Ce tocard empêche le business et se garde pour lui les meilleurs clients ! Qu'est-ce que tu crois ? Mais ce que tu proposes.....c'est tout simplement suicidaire. ». Et peureux avec ça… Décidément, le mercenaire se demandait de plus en plus s'il ne devait pas trouver d'autres hommes pour faire sa sale besogne… « J'te l'ai dit, j'ai un plan. Et lorsque le Red Hood sera dans nos filets, tu pourras lui faire ce que tu voudras...avant de l'achever. » lui assura le brun, son regard reflétant tout le sérieux qu'il ressentait face à ce qu'il envisageait. Bien que cette dernière partie n'était là que pour enjoliver la situation. Personne ne toucherait à un cheveu du casque rouge : il était à lui, et à lui seul. Son Némésis. Mais ça, ces sous-fifres n'étaient pas obligés de le savoir… « Je l'sens vraiment pas ton truc. » continua néanmoins celui qui avait pris la parole depuis le début, ce qui arracha un long soupire à Noah. « T'inquiètes, j'ai tout prévu... ».

Il était allé à la rencontre, quelques jours plus tôt, d'un dénommé Alphonse dont le brun savait qu'il avait des contacts avec des marchand d'armes. Lui refiler son « tuyau » n'avait pas été bien compliqué. Il lui avait juste suffit de dire qu'il était capable d'organiser une vente sécurisée, pour qu'il ne saute de joie et ne court immédiatement prévenir son pote Kurt. Kurt : marchand d'armes et de drogues illégales. Un parfait pigeon pour attirer le masque rouge. Après tout, plus le poisson est gros – ou assez appétissant – plus ça mord. La rencontre s'était faite en toute discrétion, un soir, dans une vieille ruelle hors du territoire interdit. Noah avait promis à cette gueule tordue une transaction propre, sans que leur ennemi commun ne s'en mêle outre mesure. Il lui avait ensuite assuré de lui trouver des acheteurs pour le jour J et divulgué la date durant laquelle se déroulerait la vente. Aussi simplement que ça. Le plan était lancé.

« Vous n'aurez rien à faire. Seulement vous intéressez à cette vente, questionner le marchand et faire vos petites affaires. Vous pourrez même les acheter, ces armes ! Qu'est-ce que j'en ai à foutre ? Vous êtes l'appât, vous agirez comme tel ! » leur expliqua Noah, persuasif. Son plan se mettant doucement en place dans la caboche creuse de la petite bande. « Et quand le casque rouge rappliquera ? Qu'est-ce qu'on fera ? » demanda l'un des hommes assit non loin, réellement curieux de connaître les plans de ce gamin sortit de nul part. Et dans un sourire, Noah sortit précautionneusement de sa poche la seringue salvatrice, celle qui achèvera tout espoir au Red Hood de pouvoir se défendre...ou même s'échapper. « Vous n'aurez qu'à lui injecter ça... » fit-il, malicieusement.

.  .  .

Puis le soir tant attendu arriva. Et tout était en place, comme le mercenaire l'avait prévu. Il avait dégoté un vieil entrepôt sur le territoire défendu par le Red Hood, certain qu'il serait rapidement mis au courant de cette transaction illégale. Ses complices entraient tout juste à l'intérieur de la bâtisse, le pauvre Kurt déjà à l'intérieur et ne s'attendant pas à ce que cette situation ne soit qu'une immense mascarade… Noah avait placé sur l'un de ses gars une mini-caméra, qui lui permettait de voir tout ce qu'il se déroulait à l'intérieur. Le bâtiment en était déjà bien remplie, mais le brun ne voulait pas se dévoiler trop tôt et trop rapidement. Il ferait son entrée en temps et en heure, histoire de bien se foutre de la gueule de Jason Todd. Il n'avait plus qu'à attendre que le piège ne se referme sur lui. Il écouta sans plus d'attention ce que racontait Kurt, faisant attention aux moindres détails que pouvait lui offrir cette mini-caméra. Il se passa plusieurs longues minutes avant qu'enfin, un cri ne retentisse et ne résonne dans tout l'entrepôt. Arrachant une légère grimace de surprise au mercenaire qui n'avait pas du tout prévu sa présence… « GCPD ! Posez les armes à terre. » hurla Dick Grayson qui pointait sur le gros nez du trafiquant son arme de service. Noah n'eut pas besoin d'ordonner à ses hommes de lui sauter dessus, ils le firent tous instinctivement dès qu'ils ont entendu les quatre lettres si familières. S'ensuivit dès lors un long combat que le mercenaire apprécia de loin, tentant de distinguer au mieux qui avait l'avantage. Jusqu'à ce qu'une idée sournoise ne traverse brusquement son esprit...

Certes, il n'avait pas prévu l'arrivée de l'officier...mais le fait que ce dernier ait un lien tout particulier avec sa principale cible lui affirma l'aboutissement de son plan. « Fait le. Maintenant. » souffla-t-il alors à son faux acheteur qui était pourvu d'une oreillette, lui intimant de changer de cible. Ce ne fut que lorsque Grayson fut à terre, qu'il se décida à faire son apparition, les deux autres gusses qui étaient restés avec lui lui emboîtant le pas.

Ils entrèrent tranquillement dans l'entrepôt. Noah, le sourire aux lèvres, s'installa dans l'ombre des caméras – persuadé que son ennemi passerait au moins par la salle de vidéosurveillance avant d'oser s'attaquer à leur petit groupe. Puis, dans un signe discret de la tête, autorisa le gang à frapper l'officier, une sorte de récompense en attendant la capture de leur vrai cible. Jouissant de la vue d'un officier se faisant tabasser par ceux qu'il s'était juré d'arrêter. Plaisant… Il les laissa se défouler une bonne dizaine de minutes avant qu'il ne se décide d'agir. De se montrer une bonne fois pour toute et pour achever ce suspens qui devenait vite ennuyant.

Il s'approcha de leur victime, jetant un regard malicieux du côté des caméras, avant de se baisser lentement à sa hauteur, lui agrippant les cheveux afin qu'il puisse le regarder dans les yeux. « Dicky, hey. Désolé pour tout ça, mais faut bien les occuper avant que notre invité n'arrive…. » souligna-t-il en haussant nonchalamment les épaules. Puis il le relâcha, se relevant en scrutant avec attention les environs. « Tu n'es qu'un dommage collatéral après tout... »

Noah Byrd
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Lun 29 Oct - 19:17
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Brothers in arms.
Doucement, aussi cruellement qu'une lame parfaitement lisse dansant au creux de son dos, le poison s'infiltre dans son corps, contamine son esprit et le prive lentement – atrocement de ce qu'il a de plus cher : sa liberté. Dick fait partie de ces gens qui ont appris à courir avant de savoir marcher ; il est ce gamin aux yeux pétillants de vie que Bruce a dû décrocher de l'immense lustre à l’entrée du manoir Wayne une bonne centaine de fois. Pourtant ses muscles s’engourdissent avant qu’il ne comprenne ce qui lui arrive ; il tombe, dégringole la tête la première au fond d’un gouffre dont il ne peut se relever. Le plus il lutte contre le venin acide qui lui dévore petit à petit le cerveau, le moins son corps lui répond — et ses membres se retrouvent très vite ballants à ses côtés. Inutiles. Cet état de faiblesse à lui seul est une torture pour notre justicier voltigeur, lui qui jamais encore ne s’est senti aussi vulnérable physiquement de toute sa vie. Grayson a déjà été grièvement blessé à de multiples occasions ; il s’est déjà retrouvé seul et désarmé devant une armée d’ennemis — mais, véritable arme vivante, il a toujours gardé ne serait-ce qu’une infime illusion de contrôle, cette sensation de pouvoir se défendre ou au moins tomber au combat avec la satisfaction d’avoir distribué quelques bonnes droites auparavant.

Cette fois c’est différent.

Il se sent inutile, pathétique. Dick n’a pas le temps de réagir avant que les premiers coups ne commencent à lui tomber dessus comme la misère sur le pauvre monde — rapidement suivis par les frangins. C’est une véritable tempête de poings américains et de talons qui font craquer ses os les uns après les autres alors que l’immobilité lui devient insupportable. L’officier de police se roule lamentablement sur le sol poussiéreux ; il crache du sang. Sa respiration devient difficile entre les côtes qu’il sent lâcher dans sa cage thoracique ; il faut dire que même son armure de combat est absente dans son attirail actuel. Il n’a que sa chemise plus tout à fait blanche pour le protéger. Le jeune homme se sent nu, une poupée de chiffon — un vulgaire morceau de viande à la merci d’une bande de lions affamés. Il n’a aucun contrôle et s’il devait être totalement honnête avec lui-même alors le brun reconnaîtrait la panique qui s’empare lentement de son esprit embrumé.

Dick n’obtient pas suffisamment de répit pour remarquer l’arrivée d’un nouvel antagoniste, nul autre que l’instigateur de toute cette mascarade. Ses cheveux sont violemment tirés vers l’arrière, obligeant le garçon à relever la tête et lui arrachant un gémissement peiné. Le criminel connaît son nom — pas difficile avec sa tête régulièrement en photo sur les tabloïdes de Gotham ; mais lui aussi reconnaît le visage en face de lui. Carnage. Pas tellement réputé pour sa finesse. Non, ce n’est définitivement pas son jour de chance.

Il y a pourtant un détail qui sonne faux. Noah Byrd n’est pas du genre à tremper dans de telles affaires : il n’est ni un baron de la drogue ni un marchand d’armes. Ce qui veut dire que tout ceci n’est qu’une mise en scène, une fausse transaction visant à attirer quelqu’un, lui en l’occurrence. Fait confirmé par les mots de Carnage lui-même : il n’est qu’un leurre pour pêcher un poisson bien plus gros. Mais qui ? Bruce Wayne ? Non. Très certainement la personne qui était supposée intervenir en premier lieu.

Red Hood.

C’est à cette réalisation que le jeune flic se rend compte d’à quel point il est fichu. Dick veut rire nerveusement, mais il n’en trouve pas même la force. Comment Noah aurait pu faire le rapprochement entre Red Hood et Dick Grayson ? C’est totalement insensé, sans compter que l’appât n’est définitivement pas le bon : il aurait déjà plus de chances avec un burger et des frites. Mais des liens ont de toute évidence déjà été établis et l’ancien prodige sait immédiatement que cela ne présage rien de bon pour la suite.

Pourtant Dick soutient son regard. Il y a toujours — éternellement une dose certaine de combativité dans ses yeux azur, preuve qu’il n’est pas prêt à s’avouer vaincu. Pas maintenant, ni jamais. Ces enfoirrés l’on peut-être privé de ses ailes, mais rien ne pourra lui retirer son arrogance naturelle. Alors le garçon fait l’une des rares choses qu’il peut encore gérer avec tout ce coton dans le cerveau : il crache une giclée de sang vif au niveau de son assaillant. « Va... », il avale difficilement sa salive avant de s’y reprendre. « Va te faire foutre. »

Comme prévu sa tête claque une nouvelle fois contre le bitume froid ; mais Dieu que ça fait du bien. Et maintenant ? Maintenant ils attendent. Quelque part Dick est soulagé d’avoir vraisemblablement pris la place de son frère auprès de cette ordure qui puise un plaisir malsain dans sa douleur ; mais il ne peut empêcher une infime partie de son être à lui en vouloir malgré tout : il semblerait que Jason ait hérité d’une aptitude particulière lorsqu’il s’agit de lui attirer les emmerdes, et cette fois c’est du sérieux.

Ce que l’homme ignore, c’est que Red Hood ne pointera pas le bout de son casque rouge dans cet entrepôt : à l’heure qu’il est il doit déjà avoir été arrêté. Et même si ce n’était pas le cas, pourquoi viendrait-il de toute manière ? Cet idiot est bien trop futé pour tomber dans cette embuscade et ce ne sont certainement pas les jolis yeux de son frère qui vont changer grand-chose : Jason a été très clair sur le sujet, il le déteste. Maintenant si le Masque Ecarlate ne vient pas, est-ce que les soufifres de Carnage vont le terminer à coup de poings ? Ce serait tellement facile. Une boule se forme dans la gorge de l’ancien oisillon : et si jamais sa dernière conversation demeurait à jamais cette violente altercation avec Jay ? Des mots qui blessent et les regrets de n’avoir su arranger tout ce qui les a éloignés... ?


__________


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Spoiler:
 


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Sam 12 Jan - 22:59
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Brothers in arms.
Son muscle cardiaque s’emballe, résonne contre ses tympans et menace de s’extirper sauvagement de son thorax. Un léger filet de sueur perle au travers de ses cheveux anormalement découverts, trahissant son anxiété. Jason ne comprend pas pourquoi il ressent une telle urgence face à la situation de laquelle il se délectait pourtant moins de deux minutes auparavant. Il n’est pas censé ressentir ce genre de préoccupations pour la personne à qui il vient de casser la gueule. Correction, la personne qui vient de lui casser la gueule — le cartilage de son nez pouvant en témoigner. Cet imbécile a pourtant ce qu’il mérite, pour avoir tenté de le faire tomber. Mais autant que Jason ne tente de se persuader de cette haine dirigée contre l’homme à terre, il y a pourtant ce soupçon persistant d’inquiétude qui lui noue les entrailles et assèche sa gorge. Quelque chose oublié depuis si longtemps semble refaire surface dans un recoin étroit de son esprit — un sentiment égaré qui lui revient comme un poing dans l’estomac et lui coupe le souffle. Ses jambes s’activent avec la peur inattendue de ne pas pouvoir arriver à temps ; mais il ne comprend toujours pas cette panique qui lui ronge la cervelle en profondeur, ce besoin obsessionnel de protection à l’égard de celui qui l’a autrefois abandonné. Résultat, toute cette contradiction le frustre bien au-delà des mots.

Il ne faut pas plus de trente secondes au Red Hood pour arriver à destination sans se faire repérer dans le processus — auquel cas ce serait vraiment bête pour les deux Robin de formation. Le terrain ne lui est pas favorable - comme souvent en cas d’embuscade - mais le garçon à la mèche d’argent se place au mieux de toute manière. Il n’a que peu de ressources ; il est blessé et assurément en sous nombre — autant dire que cette mission d’extraction revient pratiquement à un suicide. Et merde, rien que pour cette raison il déteste encore plus ce fichu golden-boy. Le pire dans tout ça, c’est qu’il est persuadé que tout lui retombera d’une manière ou d’une sur le coin du museau, comme toujours. Jason à la rescousse, mais une fois devenu inutile on l’enferme. S’ils s’en sortent tous deux alors il fera en sorte de le buter lui-même, ceci est une promesse.

Pourtant la vision volée de son ainé suffit à faire monter sa fureur d’un cran. Noah veut voir sa tronche ? Soit. Todd va s’assurer que cette enflure puisse la voir de très près.

Le grincement léger des gadgets métalliques roulant sur le ciment glacial de l’entrepôt est le seul avertissement. Bientôt un nuage de fumée blanche et épaisse remplit la pièce comme menaçant d’étouffer quiconque osera le braver — alors qu’une cacophonie de toux s’élève presque simultanément : il est impossible à quiconque se trouvant au beau milieu du voile immaculé de voir à moins de trente centimètres devant... à moins de porter un masque à vision thermique.

« Hé, les trouducs ! »

L’éclat aveuglant des projectiles de métal résonne sans attendre sur les murs de l’usine désaffectée ; un nuage de balles meurtrières sifflant sans pitié dans les airs — parfois arrachant un cri douloureux à leur cible, d’autres fois allant se perdre dans un recoin de la pièce. Jason se dresse avec détermination en périphérie de cette épaisse toile, son AK47 fraîchement « emprunté » entre ses mains expertes et crachant son jus comme un fléau divin sur les hommes en face de lui. Il fait mouche. Deux fois. Mais impossible de connaître la gravité des blessures qu’il inflige.

Une fois la première salve essoufflée, le Red Hood se déplace agilement au couvert que lui procure l’angle d’une immense machine. D’autres balles sifflent dans sa direction, mais ne peuvent l’atteindre depuis ce poste. Jason en profite pour recharger son arme. Au travers de ses lentilles, il aperçoit la silhouette de son empoté de frangin refroidir au milieu de tout ce merdier : Dick est inconscient. Génial.

« Tu me déçois Byrdie. », il lâche sournoisement durant la première accalmie - en quête de temps. « S’abaisser à tirer les poulets… Et moi qui avait encore un peu d’estime pour toi. ».

Jason feint le détachement et le sarcasme, peu certain de savoir qui il veut réellement duper. Bien que les coïncidences ne soient bien trop importantes pour les nier, le garçon nourrit encore l’espoir probablement vain d’un malheureux hasard : Noah ne peut pas avoir fait la relation entre son ennemi d’enfance et l’homme masqué qui prend aujourd’hui son pied à faire capoter tous ses dessins. Non, ça craindrait vraiment un max… Mais il doit savoir.

« Tu crois vraiment que j’vais risquer ma peau pour un flic ? »


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Jason Todd
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Lun 14 Jan - 2:36
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D'aucun dirait que Carnage était un sauvage. Un meurtrier. Un assassin. Un malade qui faisait de sa vengeance sa priorité absolue, quitte à oublier tout le reste. Un stratège. Ou encore un fin tireur. La chance ne faisait pas partie de ce sinistre tableau que l'on dépeignait de lui. Pour autant, ce soir là, il s'agissait bien de ça. Le hasard. Un grain de poussière s'insinuant dans cette complexe machine que formait le plan du brun. Grain de poussière inattendu, se prenant par mégarde dans les complexes rouages que représentait le plan de Carnage. Dick Grayson en personne venait compromettre – ou améliorer, selon le point de vue de chacun,



Brothers in arms...



cette douce vengeance qui s'était organisée tranquillement dans la pénombre de cet entrepôt. S'il aimait lorsque les choses se déroulaient à la perfection – sans accro – le brun n'était pas contre ce genre de surprise. Encore moins lorsqu'elle servait la cause de ses sombres desseins. Avoir le frère sous le coude plutôt que son ennemi lui offrait toutes sortes de nouvelles possibilités qu'il se plaisait à imaginer. Il se délectait Noah, trépignait presque d'impatience, curieux de voir la tête du si terrible Red Hood lorsqu'il tournerait son arme contre la tempe de l'officier à terre. Lorsqu'il lui révélerait enfin que le lien qu'ils partageaient, lui et Dick Grayson, ne lui était plus inconnu. Que Red Hood et Jason Todd n'était autre qu'une seule et même personne. Et que Dick était son frère.

Faire la relation entre ce tocard de Todd et cette enfoiré de Hood avait été difficile. Tous les deux étaient pourtant aussi chiants l'un que l'autre, il aurait dû le savoir. Mais pour le mercenaire, il ne s'agissait là que de deux entités différentes nées spécialement pour lui mettre des bâtons dans les roues. Deux ennemis. Il s'était même mis à penser que l'un bossait pour l'autre, au vu des similarités des cas dans lesquels ils étaient tous les deux affiliés. Il aurait pu y croire encore aujourd'hui, s'il n'avait pas blessé le Red Hood à l'épaule, un soir, alors qu'ils se battaient tous deux pour la énième fois sur les toits de Gotham. Qu'elle surprise ça avait été pour lui lorsqu'il découvrit, le lendemain, que Jason Todd avait cette même blessure à l'endroit exact où il avait frappé son "collaborateur". Il s'était sentit idiot Noah. La réponse à sa plus grande question lui était venu avec tellement d'évidence qu'il avait envie de se donner des claques. Si le casque rouge s'était fait dorer le visage au soleil et que son alter-ego s'était présenté à lui avec la marque rouge de son masque, il n'aurait même pas été fichu de faire le rapprochement. Quel imbécile. Les indices lui étaient devenus pourtant tellement évident : il y avait trop de ressemblances pour que Red Hood ne soit pas Jason Todd…

Encore une fois, tout n'était question que de chance. A croire qu'il devait ajouter cette caractéristique à son CV de grand méchant...

Il se releva nonchalant, le brun, ignorant la tentative pathétique de rébellion de l'officier à terre. Il n'avait plus qu'à attendre. Attendre que son Némésis ne fasse son entrée. Attendre que les choses sérieuses ne commencent enfin. Attendre que sa – seconde certes - vengeance ne finisse par s'accomplir. Ils restèrent quelques minutes dans le silence de l'entrepôt, lui, le frangin paralysé et les quelques hommes qui n'étaient pas assommés par la précédente confrontation. Jusqu'à ce qu'un grincement métallique ne vienne brusquement résonner et que le bruit sourd d'une explosion n'emplisse soudainement l'endroit, entourant d'une fumée épaisse le petit groupe au centre.

Pas de visuel. Uniquement le son. Et la cacophonie de toux qui résonnait aux oreilles du mercenaire. Ce dernier s'accroupit doucement près de l'officier, arme au point, enfouissant dans le creux du coude son nez et sa bouche afin d'éviter de respirer cet écran de fumée. « Hé, les trouducs ! » tonna soudainement celui qu'il voulait absolument entendre, et à peine ces quelques mots prononcés, qu'une salve de balles explosa dans la direction du nouvel arrivé. Noah quant à lui, souriait. D'un sourire démoniaque. Son plan avait marché à la perfection. Encore plus que ce qu'il avait prévu au départ. Le Red Hood avait mordu à l'hameçon, et son frère était à sa merci. Que rêver de mieux ?

Les balles pleuvaient des deux côtés, le "justicier" de la soirée ayant plus de succès que ses propres collaborateurs. L'un deux s'écrasa d'ailleurs à ses pieds, une balle logée entre ses deux gros yeux devenus vides. Le mercenaire apprécia le travail de son ennemi, s'amusant du fait que la chance n'avait visiblement pas choisi de camp. Qu'elle les aidait tous les deux. « Tu me déçois Byrdie » souffla brusquement Todd, alors que tous s'évertuaient à recharger leurs armes. « S’abaisser à tirer les poulets… Et moi qui avait encore un peu d’estime pour toi. ». Noah leva la main en direction de l'un de ses sbires, lui intimant de ne rien faire. Son sourire s'étirait de plus en plus tandis qu'il scrutait les environs dans l'espoir un peu vain d'apercevoir celui pour qui tout ce spectacle avait été organisé. « Tu crois vraiment que j’vais risquer ma peau pour un flic ? »

Le rire de Noah s'échappa soudainement, sans qu'il n'ait même pensé à le retenir. Un rire court, franc. Un rire empli de sous-entendu. Qu'il tut presque aussitôt. Le silence qui s'ensuivit fut plus inquiétant. « Pour un flic ? Non, non... Je ne suis pas assez con pour prendre UN flic en otage. » railla-t-il à son tour, tournant sa tête en direction du concerné, son sourire toujours aussi mesquin. Il dirigea sa main vers l'officier toujours à terre, empoignant d'une main ferme ses cheveux et le soulevant doucement, approchant son propre visage du sien. « Mais tu risqueras ta vie pour CE flic, crois-moi… pas vrai… Jason Todd ? »

Noah Byrd
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Mar 29 Jan - 23:54
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Brothers in arms.
Si jusqu'ici l'angoisse stagnait à un niveau relativement modéré, quand Noah prononce son nom c'est une véritable bombe de panique qui explose dans sa poitrine. « Jason Todd ». L'appellation résonne dans son crâne comme un songe sinistre, un bruit insupportable qu'il ne peut faire taire. L'autre enfoiré a fait la relation entre l'homme et le masque ; plus important encore il connaît maintenant les gens qui lui sont proches – les visages qui l'affaiblissent. Stupides, stupides émotions humaines. Tout était tellement plus simple quand il était un fucking emo. Mais non, il a fallu que certaines personnes lui rappellent le sens commun et maintenant il se sent piégé. Encore une fois. Il déteste se sentir aussi impuissant.

Jason grince des dents, se mord la langue pour ne pas sortir une mauvaise réplique sur le coup de l'impulsivité ; une phrase qui pour sûr scellerait le destin de son frangin trop idiot pour se faire pincer. Pendant quelques secondes, la pièce est remplie par un silence assourdissant – un calme abominable qui ne présage rien d'autre qu'une inévitable tempête. Mais il n'y peut rien ; Jason est pris de court, ne pouvant cacher que difficilement sa stupéfaction. Pour la première fois depuis ce qui lui semble être une éternité, Red Hood se retrouve sans voix, totalement asséché... avant de rapidement se donner une claque mentale. Quand on mène une vie comme la sienne, il faut savoir rebondir rapidement : c'est une question de vie ou de mort.

« Uh-oh, on dirait que quelqu'un a fait ses devoirs pour une fois. » le silence est brisé. « J'te féliciterais bien, mais c'est que t'en as mis du temps à comprendre... C'est dommage, j'aurais bien fait un petit feu de joie pour l'occasion, j'ai entendu dire que c'était très convivial. »

Le garçon toujours à couvert sourit cruellement, veillant à laisser transparaître son amusement au travers de chacun des ses mots. Jason est un poète, le sarcasme est sa plume. Et si l'assurance qui l'anime est entièrement feinte, moquerie et défiance, elles, sont authentiques.

« Tu vois, Angry Byrd, y'a juste une couille dans ton super plan : Dickie-boy et moi, on est pas exactement en très bons termes. C'est fou, une petite mort de rien du tout et ta manière de penser se retrouve toute chamboulée. »

Sans vraiment y croire, Red Hood joue la carte du désintérêt – parce qu'elle est la seule à laquelle il peut prétendre en si peu de temps. S'il arrive à se persuader de la véracité de ses dires, peut-être que l'autre psychopathe en fera de même, n'est-ce pas ? Il y a tout de même un fond de vérité derrière tout ça après tout...

Non, bien sûr que non. Ce serait bien trop facile si l'homme se laissait berner aussi facilement, s'il abandonnait sa prise et se tirait sans même demander son reste - aussi furtivement qu'un pet sur une plaque de verglas. Noah riposte, ne laissant plus aucune place au doute. Il a raison après tout, s'il se fichait réellement de l'autre andouille en chemise alors il ne serait pas dans cette posture en premier lieu. La supercherie n'est pas vraiment difficile à détecter. Putain d'émotions, putain de Golden Boy. Maintenant son rival de toujours sait qu'il a entre les mains de quoi le faire plier, tout comme Jason sait qu'il est prêt à aller au bout de ses menaces à en juger par le cliquement métallique et familier qu'il entend en provenance de son arme.

Les voilà donc dans une bien mauvaise posture à présent, enfin surtout Todd. Et alors quoi ? Byrdie s'attend réellement à ce qu'il se laisse emporter par sa colère ? Qu'il perde le contrôle aussi facilement ? Comme s'il allait craquer : Jason a appris à garder son calme en toutes situations, peu importe l'enjeu et.... Oh, fuck it. De toute manière il n'a jamais été le meilleur élève de la famille.

« TOUCHE PAS A MON FRERE SONOFABITCH ! », Jason hurle à bout de patience, en quittant le couvert de sa cachette.

Le garçon masqué dirige une nouvelle fois sa colère vers les hommes de main, touchant encore un gusse au niveau de l'épaule. Il prend cependant grand soin à éviter la direction de Noah, pour des raisons évidentes. Une balle lui effleure le bras, déchirant son blouson de cuir et brûlant sa peau, mais il reste grand et stoïc : ce n'est qu'une plaie superficielle face à ce que vont endurer tous les hommes de cette pièce. Et si ce n'est pas ce jour là, alors ce sera le prochain – Jason en fait le serment : chacun de ces visages sera enterré avant la fin du mois.

L'échange se tait quand Red Hood aligne finalement le canon de son arme avec la tête de Carnage, obligeant ses alliés encore en état de combattre à cesser le feu. Apparemment, Grayson est de nouveau conscient : l'extrémité de ses membres bouge faiblement, comme s'il se débattait – mais la tentative semble aussi pathétique que désespérée. Ses yeux sont grand ouverts, il y a quelque chose d'étrange dans son regard – une émotion que Jason ne lui a surprise qu'une seule fois au cours de sa vie : quand il a démasqué le casque rouge il y a un peu plus d'un an à présent. Le choc. Si les profanes de l'entrepôt pourraient facilement attribuer cette réaction au fait de découvrir que son frangin supposé mort ne l'est pas tant que ça et qu'il aime les masques, les chauves-souris et accessoirement tuer des gens ; Jason le connaît mieux que ça. Il sait qu'il avait déjà abandonné tout espoir de revoir son visage d'Apollon pour lui sauver les miches, lui qui n'est pas capable de réaliser de bonnes actions. Et bien qu'il aille se faire voir : aujourd'hui, Red Hood joue dans la même cour que lui.

Il est bien loin d'imaginer que c'est en vérité l’appellation – inconsciente – de « frère » qui perturbe ainsi l'officier à terre. Un mot qui semble tellement anodin pour Jason ; mais qui pour Dick vaut tout l'or du monde. Un mot qu'il avait besoin d'entendre bien plus qu'il n'aurait osé se l'avouer. (Ça et le fait que Noah connaisse son secret).

Mais non, Jason est bien trop distrait par l'homme qu'il tient en joug pour remarquer la pointe de soulagement ou encore la gratitude cachée dans la profondeur des yeux azur. Il est prêt à tirer, il sait que c'est un coup qu'il peut facilement se permettre : pourtant il ne se risque pas à presser la détente. La tête de son aîné est encore menacée par l'autre canon, un accident serait bien trop vite arrivé. Red Hood  grogne, à peine capable de garder sa frustration : il ne supporte pas de voir son frère à la merci d'un tel enfoiré, aussi faible et vulnérable. Encore moins quand il est celui qui devrait être à sa place. Il est forcé d'admettre n'avoir aucun contrôle sur la situation, c'est tout comme s'il avait les pieds et poings liés.

Parfois, certaines causes méritent largement le sacrifice de son propre ego ; de temps en temps il faut savoir baisser son froc et tendre la joue. Aujourd'hui, c'est le cas.

« C'est bon, je t'écoute Noah. C'est moi que tu veux, laisse-le partir et je baisse les armes. »

« Jay, non... Tire-toi... »

« Toi », il siffle en envoyant un regard glacial à Dick, « tu la mets en veilleuse. T'en as déjà assez fait. »

« Crétin. »

Grayson a probablement raison : Jason est complètement foutu. Si jusqu'ici Noah pouvait le faire chanter sur son identité personnelle et le fait que les rapports de sa mort ne soient plus exactement au goût du jour, il sait à présent que Red Hood et lui ne font qu'un. Ce bâtard a réussi à lui retirer la seule arme qu'il avait pour se défendre contre lui. Il sait aussi maintenant quelles sont les cordes à tirer pour le faire souffrir.

Mais au moins, il y a encore un détail que Carnage ignore : la famille qu'il menace n'est pas aussi vulnérable qu'il ne se l'imagine ; chacun de ses membres possède un alter ego capable de lui botter les fesses bien proprement. Et rien que pour ça, Jason aura toujours une longueur d'avance sur lui.

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So f*cking lost


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Jason Todd
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Jeu 14 Mar - 2:32
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