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 [San Francisco] Turning into a monster, right before your eyes [Dick]

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Red Hood
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MessageSujet: [San Francisco] Turning into a monster, right before your eyes [Dick]   Lun 30 Avr - 18:46



Turning into a monster, right before your eyes
I try to wash my hands for you every night. Lest you find my strangling fingers wrapped around tight. ••• « Je viendrais te chercher. »

Les derniers mots de son père ont été laconiques, presque jetés, quand il l'a délaissa à San Francisco, direction la T Tower. Garderie forcée chez les Titans pour la fille de Deathstroke le Terminator. La situation était parfaitement ubuesque. Incroyable. Ridicule. Pathétique. Une insulte de choix, une humiliation sans faille, et un malaise rampant quand la rumeur s'échappa dans les couloirs de la jeunesse dorée des super héros. Le summum même de l'ironie. Ceux dont elle avait visiblement de bonne raison de croire à la culpabilité envers le meurtre de ses propres frères, forcés de veiller sur elle. Et pour quelle raison? Visiblement personne n'en avait la moindre idée, et certainement pas Rose elle-même, trop occupée à chercher le reste de son égo entre deux rugissements de colère qui menaçaient de quitter sa gorge. Pourquoi son père lui avait réservé ce traitement paternaliste et infantilisant au possible? N'avait-elle pas prouvé son efficacité moult fois? Sous quel prétexte vaseux pouvait-il penser une seule seconde la laisser encore une fois dans le brouillard? Si il y avait vraiment une raison pour l'éloigner -et elle en doutait très fortement- ne pouvait-il au moins ne pas desserrer les dents et se retirer le balais dans le cul pour lui en causer comme il le ferait avec n'importe lequel de ses acolytes? Évidemment que non. Elle avait encore dut faire quelque chose qu'il fallait pas. Ou ne tout simplement pas être assez bien pour lui. Elle avait été stupide de croire une seule seconde qu'elle avait réussit à gagner sa confiance, et il était maintenant évidemment qu'elle ne serait jamais à moitié la fille qu'il voulait qu'elle soit. Elle était rage, fureur et incompréhension. Abandonnée même au bras du pathétisme, avec comme seul compagnon l’accueil, compréhensiblement tiède -pour ne pas dire parfaitement gelé- des autochtones, et le mutisme de certains.

A commencé par Cutie. Lui-même. L'apollon de Def Leppard qui était en fait le boy scout en pyjama noir et bleu. À peine il l'a vu, elle était certaine que même une brindille morte aurait été moins séche et succinte. Une fois le pot-aux-roses de leur identité fut dévoilé, elle ne savait pas vraiment à quoi s'attendre si par hasard elle le recroisait. Probablement pas cette habilité à l'esquiver sans même songer à faire gaffe. Désabusée, Rose n'avait même pas eu envie de s'en émouvoir. Message reçu : voilà trois jours qu'elle n'avait eu aucun contact avec aucun des titans. Même pas son colocataire. Elle était pas folle au point d'ignorer qu'il y avait un tracker sur elle, voire même plusieurs pour ce qu'elle en savait. C'était vraisemblablement leur façon de 'la protéger' comme leur si mystérieuse mission le demandait. Personne n'avait spécialement cherché de contact avec elle, et elle se fit un plaisir de leur faciliter la tâche en restant loin de leur champ de vision. Elle passait ses journées sur le toit, à vider des paquets de cigarettes pour éviter d'écouter cette alarme incendie à la con. Ou a se dissimuler, bien que c'était parfaitement inutile après tout. À vrai dire, Rose ne se souvient pas vraiment de ses trois derniers jours. Un black out d'ennui, de contemplation et de réflexion. Seule face à la triste vérité : aux ordres de Deathstroke ou en invitée surprise des héros, elle faisait juste affreusement tâche dans le décor.

Il restait le soucis du sérum. Son père avait laissé les seringues qu'elle devait bien évidemment prendre tout les jours. Mais les prises étaient de plus en plus dur. Ses doigts tremblaient autour de la seringue, les flashback de ses déboires étaient de plus en plus persistants. Et maintenant c'était les cauchemars. Le petit univers tendrement normal qu'elle avait tenté tant bien que mal de se bâtir s'était effondré comme un vieux château de carte au milieu d'un ouragan, quand elle avait apprit que tenter de se dissimuler n'avait servit de rien. Ni face à Red Robin, ni face à Red Hood, et encore moins face à elle-même. Il n'y avait plus grand chose à sauver chez Rose Wilson. Ni chez Ravager.

Et maintenant, alors qu'elle attend son avion à l'aéroport de San Francisco, il lui semble clair que c'était encore un mensonge supplémentaire de son paternel. Il ne viendra pas la chercher. Ni lui, ni personne. Alors elle s'en va de bonne grâce. C'est la seule chose qu'elle peut encore faire pour leur éviter de nouveaux emmerdes. Elle ignore combien de temps elle tiendra avant que le serum n'explose dans ses veines, et elle préfère le faire loin d'ici. Tomber en rupture pendant un conflit armé elle ne-sait-où, et elle verra les dégâts sur place. Elle lève un regard sur le panneau d'affichage du terminal. Elle va où déjà? Séoul? Boarf. C'est un bon début. De toute façon tout les pays du monde ont besoin de gens comme elle. Des gens facilement payés, et très aisément remplaçables.

Son regard coule vers son téléphone, désespérément silencieux depuis trois jours. Elle le prend entre ses doigts, prêt à le casser en deux. Pour que cet objet qui lui a tellement servit en mission, et dans la pauvre vie sociale qu'elle s'était piteusement bâti, soit symboliquement brisé et qu'elle mette toute cette pitoyable existence derrière elle. Pour que Rose soit enterrée pour de bon dans les débris de sa pseudo humanité. Et que Ravage ne soit plus qu'une mauvaise blague inutile. Mais le téléphone vibra, et malgré deux secondes d'hésitation, elle le regarda pour s'attendre à être nez à nez avec un spam. Pas loin : le signal de détresse des titans. C'est vrai : on lui avait installé ça. Elle ignorait vraiment pourquoi, probablement une histoire de protocole de sécurité pompeux. Elle aurait au moins fait semblant d’écouter si on a avait juste tenté de expliquer.

Nightcutie avait besoin d'aide. Elle le regarda un instant vibrer. Et le jeta sur le côté avec lassitude, attendant que la cavalerie y réponde pour faire cesser cette cacophonie. Mais encore, il vibrait. Elle finit par hausser un sourcil. Il y avait toujours un autre scout boy pas loin pour foncer sur place pour accomplir leur devoir dans leur rutilant body moulant tout coloré. Mais là, ça tourne dans le vide. Il y avait une soirée pizza et c'est le seul a pas avoir été invité? C'est moche pour leur chef.

Elle finit par soupirer bruyamment, enfourna son téléphone dans sa poche, et quitta le terminal sans autre forme de procès. Son sac resta là, lui. Elle n'avait strictement aucun objet de valeur, et plus grand chose n'avait d'importance à ses yeux. Du moins, rien qui ne voudrait partir avec elle.

Personne ne viendra la chercher, et c'est encore à elle de se bouger le cul pour une raison qui lui échappait encore. Mais d'une manière ou d'une autre, elle se promit que c'était la dernière fois.

---

Jake regarda ses trois hommes inconscients à terre, grillés comme des steak pendant le barbecue estival. Il releva la tête vers Nightwing, solidement attaché au fauteuil de l’hôpital désaffecté. Une décharge électrique balancé via son costume. Juste après qu'ils aient investi de le torturer à coup de câble électrique brisé en deux. Il eu une moue faussement impressionnée : Jake était pas dupe. Il savait très bien que le costume de l'oiseau bleu de Gotham avait cette capacité. Il l'avait surveillé depuis déjà assez de temps, et il y avait mit largement les moyens.

« Pas mal, pas mal.... » Fit-il en faisant claquer ses gants de chirurgien, avant de tirer un des corps hors de son chemin sans ménagement. « Mais vois-tu, Nightwing, le bluff ça marche qu'une fois. Je sais très bien que tu ne peux pas en balancer plus d'une. Mais bon hein, on va pas prendre de risque pas vrai? »

Il ponctua sa phrase en dégainant son cran d'arrêt, en l'approchant dangereux du faciès du premier fils de Batman, là où sa peau est encore à l'air libre. Mais non sans poser lourdement son énorme main sur sa bouche en pinçant son nez au passage.

« T'as aucune idée de l'énergie que j'ai foutu pour te mettre en cage. Alors maintenant que j'te tiens, on va être simple : Tu me dis l'identité de ton pote Red Hood, qui nique mon business depuis une paye, et tu rentres chez ta mère avec juste la peau du visage en moins. Deal?... »

Le couteau avait commencé une légère percée sur le minois de l'infortuné quand son talkie grésilla.

« Boss? Boss?! »

Jake soupira d'exaperation, comme quelqu'un qui voit qu'on a zappé sur une rediffusion de Santa Barbara en plein superbowl, et saisit son talkie pour le coller à son oreille.

« Bordel, quand je dis 'personne me dérange pendant que je torture' c'est quoi le mot difficile pour des abruti comme vous? C'est la 3ème fois cette semaine. »


« Je sais, mais on arrive plus à joindre les équipes de sécurités. La communication est brouillée. »


« Comment ça 'brouillée'? »

« Baaaah.... »


La communication coupa juste après cet allocution gênée pour laisser place à un grésillement insupportable qui fit sursauter Jake en écartant immédiatement l'appareil de son oreille, non sans un juron sonore. Le grésillement continue une paire de seconde pour s'arrêter brutalement sur quelque chose qui le fit hausser un sourcil.

'It's gonna take a lot to drag me awayyyyyyyyy from youuuuuuuuuuuuuuuu'

Le regard de Jake se leva doucement pour croiser celui de Nightwing, dans lequel il pouvait voir la même incompréhension briller.

'There's nothing that a hundred men or mooooore could ever doooooooo'

« Mais c'est quoi ce bor.... »

Et maintenant ce n'était plus seulement son appareil qui crachotait sa soupe lounge, c'était le vieux système de haut parleur de tout le reste de l'hopital, qui grésillait le reste du refrain, brisant un silence qui durait depuis des décénies, dans une ambiance particulièrement sinistre.

'I bless the rains down in AaaAAAaaafricaaaaaaaaa'

Jake ne savait pas vraiment quoi faire. Il savait juste que c'était bien sur Africa de Toto qu'il avait chopé sa première gonzesse, voilà un bail. Et que jamais, il n'aurait cru que cette chanson ridicule pouvait être aussi flippante.

---

« Gonna take some time to do the thiiiiiings we never haaaaaaad... »

Ravager écrasa sa cigarette sur le tableau de bord de la salle de contrôle, avant de retirer ses pieds négligemment posés dessus, et de se lever du siège d'un battement de jambe nonchalant. Elle n'était pas une hackeuse, et leur système était beaucoup trop prise de tête. Alors elle avait improvisé de quoi brouiller les communications. Elle laissa le smartphone du type qui gisait inconscient à ses pieds cracher en boucle la première chanson de sa playlist, et entreprit de quitter la salle de sécurité par le toit, en s'assurant de savoir la position du héros de la soirée avant d'investir de quoi aller le sauver. En guise d'handicap, les titans lui avaient sucré ses flingues, et juste avec ses sabres, elle avait l'impression d'être toute nue. Mais ça devrait quand même suffire pour le sortir d'affaire, et peut-être même choper son vol.

Par mesure de sécurité, sait-on jamais si elle avait raté dans ses recherches, la présence d'un criminel nommé Totoman - qui aimait particulièrement torturer autrui avec du vieux rock mainstream et le soundtrack de Dune – elle prit quand même la peine de joindre Cutie, certaine qu'il avait encore son oreillette. Elle appuya sur le signal de détresse, pour affirmer que le problème était occupé, et lui dit laconiquement.

« Je vois où tu es. Prépare toi à décoller. »

Et elle arrêta là : les patrouilles commençaient à s'agiter à partir du second refrain.
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MessageSujet: Re: [San Francisco] Turning into a monster, right before your eyes [Dick]   Dim 13 Mai - 2:56



Turning intoa monster, right before your eyes.


People define others by their actions. Not by the context of those actions, and not at all by the reasons for them. — Rose Wilson.








Rose Wilson & Dick Grayson


Endroit inconnu
San Francisco
Tendu

2479 mots
« People define others by their actions. Not by the context of those actions, and not at all by the reasons for them. »Rose Wilson.

Qu’est-ce que la peur ? Cette émotion tellement subjective qui a pourtant le don de briser l’esprit le plus vaillant ? De faire chavirer le coeur le plus courageux ? L’effroi. C’est un serpent qui rampe dans chaque sinus nerveux de ton encéphale ; se nourrissant de tes craintes les plus profondes et intimes. C’est cette main invisible et crochue qui gratte éternellement sur les frontières de ta santé mentale pour faire revenir à la surface ce que tu n’oses pas même redouter. La peur, elle te retourne l’estomac, t’écorche les tripes ; elle t’accable à coup de cauchemars éveillés et illusions tortueuses jusqu’à ce que tu finisses par céder. Par rendre les armes.

Ce n’est certainement pas Nightwing qui dirait le contraire ; surtout à cet instant.

Profondément plongé dans les abîmes de son inconscience, là où aucune lueur d’espoir ne brillait, le garçon pouvait sentir le sérum de terreur lui brûler les veines ; comme un feu vif et ardent dévorant ses entrailles tandis que la notion du temps s’estompait dans un horizon embrumé. Pareil à des milliers de cristaux, des gouttes de sueur perlaient sur son front fiévreux alors qu’il ressentait ce besoin viscéral de s’extirper de sa propre peau tant elle le brûlait. Nightwing se sentait étrangement claustrophobe dans sa propre tête ; il suffoquait, cherchant pour l’oxygène qu’il avait déjà mais que son cerveau refusait de reconnaître et d’assimiler. La panique rythmait douloureusement chaque contraction de son muscle cardiaque tandis que ce dernier avait pour seul souhait de quitter sa cage thoracique. S’il était assez lucide pour analyser la réalité qui l’entourait alors Dick bénirait les restreintes qui l’empêchaient de déchirer sa propre chair; bien que les lacérations qui ornaient désormais ses poignets n’en demeuraient pas moins préoccupantes. Mais pour l’heure, la raison n’avait pas son mot à dire dans ce flou de mouvements imperceptibles : le sérum l’empêchait de rationaliser et le jeune homme tremblait comme un camé ayant manqué sa dernière dose alors que cette torpeur agitée aspirait lentement son énergie vitale.

L’échos de ses cris désespérés résonnait abominablement contre ses tympans cotonneux alors qu’il voyait ses parents chuter, encore et encore - et que les larmes salées de son enfance se noyaient dans le gâchis de sang et de chair qui en résultait continuellement ; comme un mauvais disque rayé. Il n’était pas certain de savoir si ses hurlements se noyaient dans les projetés de sa conscience ou s’ils transperçaient la réalité comme des lames affûtées, et pour être honnête ce n’était pas sa préoccupation première. Maintenant, d’autres visages s’ajoutaient aux masses amorphes et sans vie de ses parents : Bruce, Tim, Cassandra. Et puis Damian, Jason. Wally. Même Stephanie. Les Titans. Tous ceux qu’il aimait, ses amis les plus proches, sa famille, ils trépassaient devant ses yeux sans qu’il ne puisse empêcher l’inévitable.

La solitude. Voilà quelle avait toujours été la plus grande crainte de Dick Grayson. Se retrouver seul, perdu au milieu du néant ; encore une fois. Il en avait cauchemardé étant enfant, après la perte de ses géniteurs. Dans ces cas là, sa petite forme frêle se glissait innocemment dans le lit de Bruce, pour chercher le confort dans une présence humaine, pour effacer cette sensation de vide dans son coeur. Et Bruce, il n’avait jamais rien dit à ce sujet, parce que comme souvent les deux orphelins n’avaient pas besoin de communiquer pour se comprendre. Mais cette fois-ci, il n’y avait aucune main puissante et rassurante autour de la sienne, et Bruce faisait partie des visages froids et pâles qui semblaient le juger du bas de la passerelle.

Et puis ce fut le tour de Barbara. La jeune femme qui tenait littéralement son coeur en otage le regarda profondément dans le bleu de ses yeux, avant de l’abandonner, elle aussi. Ce fut la dernière chose dont il se souvint avant que sa vision ne devienne floue et qu’il ne se sente tiré vers l’arrière par une main invisible...

Il y eut un bref répit durant lequel le garçon se sentit flotter. Ce petit battement avait paradoxalement une dimension apaisante pour le garçon, semblable à la chaleur d’une mère pour un nouveau né. Mais bien entendu, le repos ne dura point. La réalité l’attira une nouvelle fois dans ses griffes acérées et autant qu’il ne l’aurait voulu, le justicier gothamite ne put lui résister bien longtemps.

Dick n’ouvrit pas directement les yeux à son réveil. Son instinct était rodé à présent, il savait reconnaître la menace avant même d’être parfaitement lucide, cela lui avait sauvé la mise bon nombre de fois. Voilà pourquoi, alors que son corps déjà bien affaibli luttait contre les dernières traces de ce véritable poison dans ses veines, le fils prodige prit soin de simuler un état d’inconscience. Il pourrait ainsi gagner quelques précieuses minutes pour faire partir le brouillard de son cerveau, à commencer par les zones d’ombre qui ornaient sa mémoire immédiate. Grayson pouvait sentir les contraintes mordre dans la peau enflammée de ses poignets et de ses chevilles ; une troisième verrouillait son torse à ce qui semblait être une chaise en métal. Une chaise d’hôpital, précisa-t-il mentalement : être un véritable Boy Hostage inculquait certaines connaissances bien précises en la matière. Un bref check-up de son état et Dick pouvait affirmer avoir au moins une côte cassée, peut-être deux il n’en était pas certain. Une épaule démise et une entorse au genou venaient parfaire cette toile déjà trop colorée au goût du justicier. Et comme si ce n’était pas assez, il fallait que Deff Leppard choisisse son crâne comme nouvelle scène de concert.

Et puis, le nuage s’était dissipé. Il se souvenait, maintenant. L’appel intercepté alors qu’il rédigeait le rapport de la dernière mission à la Tour, indiquant que Red Hood avait été neutralisé. Il s’était demandé ce que Jason fabriquait à San Francisco, mais comme le temps pressait et qu’il ne pouvait pas laisser son pain-in-the-ass de frère entre les mains des personnes qu’il avait probablement bien énervées - bien qu’il n’en méritait pas moins - il ne s’était pas attardé davantage sur la question. Il se souvenait partir seul, ne pensant pas avoir besoin de back-up sur cette mission qu’il définirait de « personnelle ». Probablement son erreur. Il se rappelait de la veste en cuir gisant dans la ruelle et de la bombe qu’elle camouflait ; de l’odeur du souffre et de la fumée qui se mélangent, de ces figures bien trop nombreuses et perceptibles qui fondent sur lui alors qu’il est sonné par le souffle de l’explosion, à peine capable d’activer son signal de détresse. Il se souvenait de la brûlure du teaser contre son cou, puis de la seringue froide perçant sa peau.

Et enfin, il se rappelait des cauchemars.

En temps normal, il était supposé pouvoir contrer les effets des toxines, ou au moins les atténuer. Il était également immunisé contre le nectar de Crane. Oui mais, ces salauds - désolé Alfred - lui avaient injecté un cocktail bien plus puissant encore, avec semblerait-il quelques ajouts personnels. Comme s’ils savaient parfaitement comment le piéger en premier lieu, et comment l’affaiblir. C’était bien joué de leur part, un travail de pro. Et cela ne présageait rien de bon pour l’oiseau bleu de Gotham.

« Je sais que t’es réveillé. Joue pas le mort avec moi, gamin. »

La voix rauque claqua dans ses oreilles mais le justicier toujours masqué ne prit pas même la peine de formuler une réplique sarcastique. Ni d’ouvrir les yeux, d’ailleurs. Non pas par un quelconque regain d’arrogance ou de défiance, et pas non plus à cause de cette sensation désagréable de papier de verre dans sa gorge cruellement sèche ; mais bien parce qu’il n’avait pas d’énergie à gâcher inutilement. Que pouvait-il dire, après tout ? Il n’était pas idiot, il savait quel serait le programme à venir, alors autant jouir un maximum du temps de récupération.

Mauvaise réponse.  

Un coup fissura sa mâchoire en moins de temps qu’il ne faut pour soupirer et l’effet fut immédiat : un regard furieux sur le visage du captif défiait à présent l’instigateur de toute cette agitation, bien que la luminosité de l’hôpital désaffecté ne l’aveugle quelque peu..

S’ensuivit le début de l’interrogatoire par les trois hommes de main, un poil trop musclé si vous voulez l’avis du fils de la Chauve-Souris qui n’extoriorisa jamais le moindre son : il ne leur offrirait pas ce plaisir. L’identité de Red Hood, voilà ce qu’ils cherchaient. Son frère avait apparemment énervé les mauvaises personnes et forcément c’était à Dick d’en payer le prix fort. Visiblement, Nightwing était plus facile à attraper que Red Hood ; mais même si ça se tenait, le garçon s’en retrouva quelque peu vexé. Comme quoi, même hors de son radar Jason savait comment égayer ses journées. Mais c’était SON frère, SON problème ; et bien que son successeur directe semblait en tout point le renier, il n’y avait pas moyen sur cette fichue Terre pour que Dick ne le balance. Ils pourraient bien lui faire tout ce qu’ils voudraient, il protègerait sa famille. De toute manière, à la seconde où il parlait, alors il était un homme mort.

« Tu crois qu’en envoyant une jolie photo de lui à son copain Hood il se ramènerait ? », se moqua l’un des trois mousquetaires.

« Au risque de vous décevoir, je crois surtout qu’il en ferait un poster taille réelle... »

Sa réponse faible mais sincère eut plutôt le don de les agacer puisqu’ils ne tardèrent pas à opter pour des méthodes disons... Plus électriques. Mauvaise idée.

Grayson devait avouer que voir ses tortionnaires frire à la décharge unique de son costume avait quelque chose d’assez satisfaisant. Malheureusement pour lui, quelqu’un avait bien fait ses devoirs. Le chef connaissait cette fonctionnalité de son costume et s’était tenu à l’écart. Il savait tout autant que l’usage était unique... Oh crap. Putain de stalkers. Pour la peine il aurait bien proposé un autographe à son premier fan, s’il en avait eu l’occasion avant que l’homme ne dépose sa grosse papatte sur ses voies aériennes, coupant son air dans le processus. L’odeur du latex lui donna la nausée. C’est drôle, Dick aurait parié que bloquer la bouche du mec que t’interroges n’était pas la meilleure manière d’obtenir des réponses, mais il n’était pas spécialement un grand adepte de la torture...

Là encore, le garçon ne broncha pas ni ne cligna des yeux, pas même lorsque la lame froide de son tortionnaire perfora la peau de son visage pour illustrer les menaces colorées. Pourtant un frisson imperceptible remonta bien le long de la colonne vertébrale du captif, un soupçon de peur hérissant les poils de son cou : restes de sérum ou réelle peur, Dick n’en était pas vraiment certain. Ce qu’il savait, c’est que son opposant ne verrait que son visage stoïque et froid.

« Boss? Boss?! »

« Bordel, quand je dis 'personne me dérange pendant que je torture' c'est quoi le mot difficile pour des abruti comme vous? C'est la 3ème fois cette semaine. »

« Je sais, mais on arrive plus à joindre les équipes de sécurités. La communication est brouillée. »

Nightwing intériorisa un soupire de soulagement : la cavalerie arrivait. Ne restait plus qu’à savoir qui était l’heureux élu. Parce que d’autant qu’il s’en souvienne, tous les Titans étaient occupés ailleurs, comme si cela avait été parfaitement calculé... Et Jason n’aurait certainement pas pris la peine de venir lui sauver les miches.

Cette lourde main se décolla finalement de son visage et Dick se mit à tousser violemment pour l’air. Ce n’est qu’après quelques secondes qu’il stabilisa sa respiration, juste à temps pour entendre le son criard du talkie-walkie déformer le plus grand tube de Toto. Attendez une minute...

Oh, great. Rose. C’était elle tout craché, autant chanter elle même dans ces fichus hauts parleurs, cela reviendrait au même. Comme si le malaise entre les Bonny & Clyde du karaoké n’était pas assez grand... Enfin en attendant il était bien content de la savoir ici, sa partenaire de scène : à ce moment précis, Nightwing n’était pas exactement en position de s’assoir sur une aide quelconque. Ce n’était pas cette vis métallique que le premier Boy Wonder s’attelait depuis son réveil à défaire discrètement du fauteuil en métal - pour crocheter les serrures - qui le sortirait de là.

Cependant le garçon n’allait pas rester planté là, à croupir en attendant les secours comme un gentil petit oisillon docile. Il y avait bien quelque chose qu’il pouvait faire en attendant, pour faciliter la tâche à sa salvatrice. Détourner l’attention, déjà...

...et faire un rapport de la situation à la fille de son grand ennemi.

« Hé, docteur maboul. Tu crois sincèrement que piéger tous les accès à cette salle va m’arrêter ? Ou alors tu comptes aussi sur les deux plantons cachés derrière la porte ? », dit-il finalement d’une voix rocailleuse, plus à l’attention de la personne à l’autre côté de son oreillette que de l’armoire à glace aux gants de chirurgien.

Oui, parce qu’il parlait, maintenant. Au moins, cela avait eu le don de récupérer l’attention de Jake, même si le sourire qui en résultait ne rassura en rien le justicier captif. Pourquoi il riait, cet âne ? Et pourquoi ce sourire sonnait cruellement faux ?

« Oh, t’en fais pas. Je sais que t’es plutôt doué pour disparaître, Nightwing. », dit-il en prenant appui sur les deux accoudoirs du fauteuil, et Dick stoppa nettement tout mouvement suspect.

« Mais t’es pas le seul à avoir l’œil. »

En un battement de cils si ce n’est moins, Jake arracha de l’emprise du fils de Gotham la fameuse vis qu’il était enfin parvenue à décrocher, lui retirant ainsi toute chance de se libérer par ses propres moyens pour se battre aux côtés de Ravager une fois le moment venu. Dommage pour lui, cette tentative fut sanctionnée par le morceau de métal se retrouvant cloué au travers de sa main droite et d’un cri à la fois de surprise et de douleur. Attendez, c’est lui qui venait de faire ce bruit étranglé ?

Sans attendre, le criminel recula derrière le siège puis attrapa les cheveux de sa victime haletante pour s’en servir comme remorqueur et tirer sa tête vers l’arrière. Il avait abandonné son couteau au profit d’une arme à feu qu’il pointa furieusement contre la tempe de Grayson.

« Ce n’est qu’un contre temps. Maintenant tu vas te tenir tranquille pendant qu’on attend notre visiteur clandestin... Pas vrai ? »

« C’est demandé si gentiment... »

Vous savez, il y a des jours où l’on aurait préféré rester couché. Dick était justement dans l’un de ces jours...

__________

Circus boy.


ω We're not defined by our tragedies or our turning points. We're defined by the choices we make in the face of them. We're defined by how we choose to react to being challenged.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [San Francisco] Turning into a monster, right before your eyes [Dick]   Ven 1 Juin - 4:06



Turning into a monster, right before your eyes
I try to wash my hands for you every night. Lest you find my strangling fingers wrapped around tight. •••Les salopards avaient de l'organisation. Un minimum requis quand on s'aventure à aller chasser un piaf légendaire comme l'oiseau bleu de Gotham. Un chouïa plus tatillon que Pokemon Go! en effet. Ceux qu'elle avaient laissés gisant dans la salle de contrôle, avaient fini par se montrer suffisamment bavards quand elle eut cassés un par un leurs dix doigts, après avoir retirés leurs ongles. Après avoir fini par craché la position actuelle de leur chef avec le héros masqué, ils avouaient entre deux hurlements qu'ils étaient là pour avoir des renseignements sur l'identité de Red Hood. Et dans un mouvement d'humeur, Rose lâcha la tête du type qui cogna le sol et s'assomma tout seul. Bordel. Encore Red Hood. Elle aimerait qu'il se passe un jour sans qu'il ne se rappelle à son bon souvenir, mais il semblait que pour l'oublier, elle devrait se trépaner avec son propre katana. Elle y songera. Quand elle aura quitté définitivement le pays.

Donc voilà. Nightcutie était actuellement ligoté et passé à tabac pour qu'on puisse lui soutirer des informations capitales. Sur un dealer de drogue lambda que visiblement l'assemblée s'imaginait être son pote. Mais qui était en vérité son frère adoptif. C'est presque hilarant vu de loin, mais à peine on eut parlé à Ravager de torture qu'elle s'était activé à trouver l'infortuné héro pour le sortir de ce mauvais pas dans lequel il s'était englué. Elle hocha silencieusement la tête quand elle l'entendit lui donner des informations via l'oreillette, sous prétexte d'une provocation malvenue envers le type qui le retenait prisonnier. Deux gardes devant la porte, c'était un début, et une brève étude de la topographie du lieu sur les caméra de surveillance avaient facilité son travail, il y avait tout de même Cutie dans une situation de détresse, incapable de se défendre entre les mains d'un dégénérer. Rose ne savait pas négocier, ni parler gentiment, et encore moins débattre. Mais les situations de haut vol, ça la connaît. Peut-être un peu trop. Les types étaient équipés, très bien équipés et si elle comptait sur sa diversion pour en faire des poules qui marchent sans tête, il était fort possibles qu'il se réorganisent sous peu, dans un premier temps, et rien ne lui disait qu'il ne se vengerait pas sur Nightwing à peine son intégrité fut menacée.

Rose s'ébroua, remua les épaules, serra ses mains couvertes du sang de la mâchoire qu'elle venait de casser, en espérant que ça calme le sérum un moment, et continua son chemin.

***

«'Key. Bon mec, t'as plus de gardes. Avec le temps que ... »

« Quoi?! » S'insurge Jake, hurlant sur la voix qui résonnait derrière la porte. Difficile de savoir si c'était rapport à la révélation, ou parce qu'il était acculé au mur comme au bleu. « Mais comment t'as fait, j'ai rien entendu! »

« Parce que je suis une pro. Mais j'aime pas trop taffer gratis alors tu sors! Sinon mes heures sup je me les paye en vendant tes organes. »


« Mais bordel c'est pas possible! T'as pas pu liquider mes deux gars sans un bruit! »

« Ok bon : c'est quoi qui te ferait fermer ta gueule? Que je les ai mis hors d'état de nuire toute seule comme une grande, ou qu'ils soient parti pisser? » Elle ne lui laisse pas le temps de répondre et continue : « BREF. Si tu veux pas finir par finir à Arkham a force d'entendre Africa en boucle, tu vas sortir gentiment qu'on s'explique deux minutes. »

« Vas t'faire foutre, grognasse! J'ai pas bossé toute ma vie dans un cartel pour me faire dicter mes actions par des putains de gosses Boy Scout en costume en spandex sur le cul! »

« Ptain, la vache. J'ai l'impression d'entendre mon daron... »

« Quoi?! »

« Quoi, 'quoi'? Et je suis presque sûre que Nightwing porte du Kelvar et pas du spandex. »

« Si tu essayes de gagner du temps en attendant que le reste de la cavalerie se ramène, c'est foutu, bouffonne. Rentre chez ta mère. »

« Ouais ouais... donc on va arrêter de gagner du temps : tu m'ouvres? »

« Non! » S'indigne un peu plus Jake en dégainant son couteau pour le pointer dangereusement vers le disciple de Batman. « Et à peine tu vas forcer la porte que je le plante, ton pote! »

« Allez petit cochon, ouvre moi la porte ou je vais souffleeeeer... » Chantonne-t-elle sur l'air d'un des couplets d'Africa qui passait encore en boucle, en donnant un sévère coup sur la porte en fer renforcé.

« Tu penses c'est un jeu?! »

« Bon bah, si tu veux pas ouvrir la porte pour me laisser rentrer... »


La détonation explosa sans préavis au plafond. Pas grand chose : juste de quoi ouvrir le vieux et épais plâtre du faux plafond pour laisser retomber la mercenaire avec agilité sur ses deux pieds entre Nightwing et Jake. Épée en avant, épaule levé, et talkie walkie en main. Elle lui désigna le petit appareil et la porte : de quoi faire comprendre que le même était sagement planqué derrière, entre les deux corps inconscients de ses gorilles. Une manœuvre à la con : mais qui avait eu le mérite de marcher.

« … Je passe par la cheminée. » Conclue-t-elle sans sourire.

La mâchoire de Jake se serra sévèrement d'un coup quand il marmonna entre ses dents «  Petite pisseuse... »

« Hey ho. Si on commence par les insultes, on arrête tout de suite : parce que c'est moi qui gagne à ce p'tit jeu. »

Jake dégaina un flingue qu'il pointa immédiatement sur la tête de Nightwing. Ah merde. Mauvais plan. Son plan était clair : couper directement la tête de son plan, malgré toute la galère de kidnapper ET torturer un disciple de Batman. C'était stupide pour lui, mais incroyablement emmerdant pour elle. Alors en désespoir de cause, manquant de temps pour un vrai plan d'action, elle se tourna vers la tête de Nightwing d'un mouvement difficilement saisissable à l’œil nu, et la balle vint se loger dans son dos.

Rien qu'elle n'était pas habituée à subir, mais toujours aussi peu agréable. Elle dégaina un revolver qu'elle avait piqué à un des types en passant, et rapidement tira une balle sur les fers qui maintenaient la plus proche main de l'oiseau bleu -évidemment en épargnant ce dernier- et en profita pour retirer la lame que Jake avait enfoncé dans la chair.. Avec une main libre il pouvait aisément libérer l'autre. 'Gnagnagna, les armes à feu c'est pas bien' lui répétait Tim, alors pour éviter une remarque qui l'énervera prodigieusement, elle jeta l'arme de la discorde contre le mur, qui explosa sous le choc.

Elle reçu une nouvelle balle dans le dos quand elle siffla. « Maintenant vole, Birdie. » Avant de se tourner vers Jake, mais elle devait attendre quelques secondes avant de se déplacer : son don de guérison prenait un peu de temps pour encaisser le choc. Mais des secondes bien trop précieuses quand Toto cessa de fonctionner au milieu d'un refrain pour que le type hurle dans son talkie.

« Patron?! Patron! »

« Nightwing s'est libéré et on a un invité surprise! Je veux tout le monde ici! Maintenant! Et ramenez les renforts. »


Rose n'avait absolument pas de compte à rendre à son binôme improvisé. Quand elle était pas sous contrat, rien ne l'obligeait à être discrète. Mais elle leva le nez vers lui. « J'espère que t'as profité de ta sieste, parce qu'on va devoir bosser... »
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MessageSujet: Re: [San Francisco] Turning into a monster, right before your eyes [Dick]   Ven 22 Juin - 14:11



Turning intoa monster, right before your eyes.


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Rose Wilson & Dick Grayson


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De tous les Titans ou autres super héros qui auraient pu venir le délivrer de sa tour d’ivoire, il avait fallu que son preux chevalier se trouve être Ravager. La même fille que celle avec laquelle il avait, sous le coup de la pression constante sur ses épaules, perdu le contrôle. Il s’était plongé dans es abysses de l’ivresse comme jamais il ne le permettait, pour perdre le contrôle, pour oublier sa douleur le temps d’une soirée, l’une des meilleures de sa vie. Ils avaient tabassé des ivrognes ensemble, partagé un karaoké endiablé ; mais la fin du plan n’était pas aussi fructueuse : le garçon s’était littéralement décomposé devant Rose Wilson. C’était la raison pour laquelle il avait soigneusement évité la jeune femme après que Deathstroke leur ait confié la protection — ironique dans cette situation. Non pas pour une certaine rancoeur qu’il entretiendrait envers Rose, ni même à cause du message clair « tu m’approches et j’me débrouille pour faire passer ta tête dans ton sphincter » que dégageait son comportement ; mais plutôt pour une certaine honte personnelle et parce que la mercenaire était un rappel d’à quel point bas il était tombé ce soir là. Parfois, il regrettait de l’éviter de la sorte, mais il n’y pouvait rien, le malaise était bien trop grand. Pas celui du karaoké ni même d’avoir fait tomber la chemise pour elle, Grayson assumait toujours ce genre de choses, un peu comme s’il n’avait plus vraiment d’amour propre sur ce terrain. Mais il était habitué à être celui qui aide les autres, ce rocher auquel on peut s’accrocher en toute circonstances, pas l’inverse. Il détestait se sentir faible, aussi bien physiquement que émotionnellement parlant. Être un simple humain à la tête d’un groupe de méta était déjà parfois difficile, mais également et sans aucun doute en raison d’une mauvaise fierté propres aux chauves-souris, Nightwing aimait se voir comme ce leader, grand et fort en toutes circonstances ; celui qu’on ne voyait pas souffrir. Pourtant, Ravager l’avait vu dans un état pitoyable et pathétique, incapable de résister contre tous ces monstres cachés sous son lit. Il s’était senti comme un petit garçon effrayé et triste devant elle, et désormais la voilà qui venait encore une fois le sauver d’une bien vilaine torture.

Cependant, Dick n’avait pas menti ce soir là, lorsqu’il lui avait dit qu’elle ne méritait pas de souffrir, qu’elle n’était pas aussi mauvaise qu’elle le pensait. Sa présence ici lui confirmait cette pensée : après tout, elle ne lui devait rien.

Un filet de sueur glissa silencieusement le long de ses tempes, signe que la toxine de terreur n’avait pas encore totalement quitté son système. Et la résistance face à ce véritable poison lui pompait toute son énergie, ne le laissant plus que dans un état de somnolence alors que l’adrénaline ne circulait plus aussi abondamment dans ses veines. Dick résista à l’envie de fermer les yeux tandis que les voix lointaines poursuivaient leur échange musclé duquel le garçon n’attrapait que quelques mots en vrac, s’accordant malgré la menace de la lame sur sa gorge un petit temps de récupération au regard de l’action qu’il savait à venir. Ce fut suffisant pour décréter que la négociation, ce n’était pas vraiment le point fort de sa salvatrice. Néanmoins, Ravager était tout sauf une idiote : à moins qu’il se trompe, elle n’était pas derrière cette porte, ou alors elle avait un as caché dans sa manche, un élément que son bourreau ne pourrait que difficilement ignorer.

Effectivement une détente résonna et, comme un prophète tombé du ciel, Rose apparût entre le tortionnaire et sa victime en moins de temps qu’il ne faut pour dire « ouf ». Le couteau glissa de sa gorge sans même laisser couler la moindre goute de sang et Dick lâcha silencieusement un souffle qu’il ne savait pas même contenir. Le soulagement ne fut que de courte durée : bientôt le jeune homme se retrouva louchant sur le canon poli d’un révolver et le tête à tête n’avait rien de romantique. Un frisson brûla son chemin le long de ses vertèbres tandis qu’il eut un hoquet de surprise : il ne s’attendait pas à ce que Jimmy les Gros Bras veuille se débarrasser définitivement de sa source d’informations sans rien avoir appris de sa part. Le justicier ferma les yeux à la détonation : peut-être était-ce la toxine qui parlait, mais Dick ne voulait pas mourir. Pas comme ça, pas maintenant. Pas après avoir demandé Barbara en mariage et pas après qu’elle ait accepté. Il lui fallut attendre une seconde supplémentaire avant de se rendre compte que c’était finalement le dos de Ravager qui avait attrapé le projectile de plomb, à la place de sa boite crânienne. Le fils de Wayne écarquilla les yeux face à Rose, aussi bien étonné par la rapidité de l’action que consterné. Il était sincèrement reconnaissant envers Ravager pour lui avoir sauvé la vie sans même l’ombre d’une hésitation, mais il avait toujours détesté que l’on prenne une balle pour lui. S’il connaissait les aptitudes régénératrices de la jeune femme, il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour elle, c’était son côté mère poule.

Pas le temps de s’attarder sur le sujet, Rose travaillait déjà sur l’une de ses contraintes et Dick grimaça lorsque le clou fut retiré de sa main. Miraculeusement, aucun nerf principal n’avait été touché, mais la douleur froide était difficile à tenir à l’écart malgré toutes les méthodes que lui avait enseignées Batman. Pourtant il ne se fit pas prier. En un rien de temps le clou ensanglanté se trouvait de nouveau entre ses doigts tremblotants et Dick se mit à travailler sur chacune des restrictions en un temps reccord.

Un nouveau coup de feu retentit et Nightwing se força à l’ignorer alors que, nouvellement libre, il quitta précipitamment le fauteuil d’hôpital, berçant sa main inutile sur son estomac. Petit bémol du plan, il ne tenait pas vraiment sur ses pieds : forcé de combattre les toxines de terreur et la douleur en même temps, probablement le tout assaisonné d’une légère commotion cérébrale ; Dick ne se voyait pas vraiment sortir glorieux d’un combat dans cet état. Mais, il avait une solution. Il avait toujours une solution. Clopinant comme il pouvait sur sa jambe en vrac, l’oiseau bleu de Gotham se traina vers sa ceinture utilitaire, repérée dès son réveil, où il trébucha. La première chose à savoir lorsqu’on kidnappe un membre de la batfam, c’est bien qu’il ne faut pas garder son équipement dans la même pièce. Malgré les tremblements de chacun de ses muscles et ces fantômes qui assombrissaient sa vision, un sourire glissa sur ses lèvres. Sa ceinture n’était pas aussi équipée que celle de Bruce, ou même celle qu’il portait dans ses années de Robin - il était bien moins dépendant des gadgets - , ceci dit elle possédait le stricte minimum dont il aurait besoin à ce moment là.

Sa première action fut de jeter un batarang dans le canon fumant de son tortionnaire avec un « attrape ! » rocailleux avant qu’une troisième balle ne vienne parfaire cette toile carmin sur le dos de Rose. A son tour, de lui offrir une couverture. Ainsi l’arme explosa à la place dans les mains du gorille qui l’échappa instantanément, laissant un peu de répit et une ouverture à la mercenaire. Quant à lui, il gagna un peu de temps avant l’arrivée des renforts. Nightwing sortit une seringue de sa ceinture avant de vider son contenu dans son cou : de l’adrénaline. Durée limitée mais pour un usage maximal. Le jeune homme se permit de gésir quelques secondes dos au mur avant qu’un halètement bruyant de sa part n’indique les débuts des effets désirés. Dick sentait déjà la peur s’éloigner dans les sinus de son esprit et s’il restait une certaine crainte pour accabler son coeur, cette fois il savait la combattre. Un regain d’énergie remplit ses veines et le garçon trouva la force de se relever et de faire abstraction de son entorse, entre autres blessures. Ainsi le justicier nocturne était fin prêt à accueillir la cavalerie lorsque les premiers renforts passèrent la porte.

« ’key les vilains, si on changeait un peu les règles du jeu ? Cette fois, c’est moi qui frappe. »

Nightwing s’élança comme un phénix au dessus du fauteuil dans une acrobatie parfaitement maîtrisée malgré sa piteuse forme, ses pieds passant par dessus sa tête pour terminer leur course sur l’un de ses agresseurs, le laissant à terre et inconscient. Ses bâtons n’étaient nulle part où être vus, mais Dick n’en était pas spécialement dépendant. Au lieu de ça, il lança douloureusement son coude dans le visage d’un second mec, lui cassant le nez dans le processus. Le sphinx désormais sans nez renchérit par un coup de couteau vers  sa gorge, mais c’était sans compter sur la souplesse de l’acrobate qui se cambra en arrière tout en saisissant le bras agressif et l’accompagna dans son élan avec une roulade agile pour l’expédier sur l’homme pointant une arme à feu dans sa direction, les deux marquant un strike dans le petit commité d’accueil. Pour un mec qui avait un bras (et demi) invalide, Nightwing ne s’en sortait ma foi vraiment pas trop mal. Désormais accroupi dans une position offensive, ce n’est qu’après avoir envoyé deux batarangs explosifs sur le nouveau petit groupe à franchir la porte que Grayson posa finalement le regard sur Rose, pour s’assurer que tout se passait bien de son côté.

« Hey, Blondie, toujours en vie ? », tenta-t-il sarcastique, bien que la réplique ne cache une réelle préoccupation.

Voilà que nos deux protagonistes étaient de retour au point de départ, de retour dans ce bar où ils s’étaient rencontrés et avaient tabassé un tas d’ivrognes voulant leur faire la peau. Un léger sourire illumina le visage du héros à cette pensée — malgré la douleur et la peur desquelles il avait de plus en plus de mal à se défaire.

__________

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MessageSujet: Re: [San Francisco] Turning into a monster, right before your eyes [Dick]   Lun 30 Juil - 2:38

Turning into a monster, right before your eyes
I try to wash my hands for you every night. Lest you find my strangling fingers wrapped around tight. •••Quoi de plus frustrant de comprendre qu’on a pris deux balles dans le dos à cause d’un paon pareil ? Tout en jolies plumes et rien dans la cage thoracique. Et bizarrement, elle aurait bien volonté prit beaucoup plus dans les dents, mais elle ignorait si ce n’était pas pur altruisme, la bonne blague, ou si c’était juste son manque brulant de sérum qui parlait à sa place. La seconde raison l’arrangeait grandement, alors elle resta dessus. Ses sens en alerte la prévenu déjà d’un nouveau coup de feu qui s’apprêtait à lui orner une nouvelle fois les lombaires, et elle était sur le point de se retourner pour encaisser le coup dans le poitrail, et se jeter sans plus de cérémonie sur l’assemblée de trouduc qui lui sauterait dessus à la première occasion. Mais, par un appel divin, Nightwing avait déjà pris les devants pour la couvrir, et un de ses jouets se logea dans le canon de son arme à feu pour lui péter à la figure, ambiance Tom et Jerry. Au moins Nightwing avait l’air d’être en meilleur forme qu’il y avait deux minutes. Probablement de la Bat Magie, au moins il ne sera pas un poids lourd pendant cette épreuve de force. Du nerf Ravager, les poules vont pas se sortir toutes seules…

Pendant que Nightwing s’illustra dans moult cabrioles parfaitement exécutées, Rose, elle, épée en main et rage aux dents, se dirigea talon en avant vers quelques types laissés de côtés mais prêts à attaquer en lousedé. Après lui avoir collé sa semelle dans l’estomac, elle se baissa agilement vers l’arrière, pour faire jouer ses jambes et dans un balancement, l’expédia face contre terre et enchaina avec ses petits copains sur le côté, qui eut les tendons des jambes tranchés par un habile coup d’arme blanche. Ah bah oui c’était pas parce qu’on lui avait interdit les armes à feu qu’elle devait forcément être plus propre.

Ceci dit, elle tricha honteusement : elle en avait volé une un peu plus tôt. Ça va : juste une arme de poing, c’est toujours utile quand ils veillent en nombre après tout, et son père ne lui avait pas laissé une foule de gadget rigolos pour faire mumuse. Une balle vint d’ailleurs orner le genou d’un nouvel arrivant alors qu’elle leva un œil suspicieux vers Nightwing.

Blondie. Sérieusement. Blondie.  D’un coup toute la subtilité avec laquelle il l’avait ouvertement fuit ses derniers jours, et même après leur rencontre semblait s’être gentiment envolé l’air de rien. Et en signature de cette réplique parfaitement insupportable pour elle, il avait même outrecuidance de sourire. Elle devait probablement faire de même et continuer la blague sous l’effet d’une complicité gentillette. Sauf que Ravager est en manque. Ravager est esseulée par un père qui la laissé a ses pires ennemis. Ravager est détestée par une tour entière de super héros médaillés qui lui rappellent toutes les deux minutes qu’elle est une immondice de mercenaire. Ravager a le palpitant qui chiale et l’œil sec et morne. Ravager n’a pas envie de lui parler, parce que lui comme les autres ne veulent pas l’écouter. Ravager a très vite compris que Cutie ne sera jamais son ami, ou alors visiblement quand aucun de ses petits copains n’est là pour regarder. Là bizarrement ça va, on pouvait lui parler, et même blaguer. Mais Ravager n’est pas d’humeur, et elle en a marre de courir après les rares petites attention qu’on lui jette au visage, comme on jette des cacahuètes à un macaque en cage. Elle ne s’était pas attendu qu’il la remercie, bien évidemment les héros ça s’abaisse pas à ça avec des criminels. Mais elle avait au moins pensé avoir droit à un minimum de respect. Visiblement être un vulgaire bouche-trou de cours de récré c’était plutôt ce qui l’attendait au tournant. Tant pis. Elle s’y ferra.

« Ouais. Nightwing. » Elle siffle ce dernier mot en rechargeant son arme avant de la ranger dans sa ceinture. Pas de complicité, pas de sourire, pas de Karaoké. La musique s’était arrêtée après tout.  « Mais on va abréger la fête. Ces clowns m’emmerdent et j’ai pas de patience ce soir. »

Rose avait assez observé le plan pour avoir organisé une retraite digne de ce nom. Nightwing voulait du professionnalisme ? Il allait être servit. Elle évita une énième balle et activa un interrupteur sur son Smartphone, avant que le sol ne tremblent sous les indésirables et que les discrètes bombes de C4 se mettent à gentiment clignoter sous leur pieds. Ravager n’avait pas profité d’avoir mis les deux gardes hors d’état de nuire, pour juste mettre un ridicule Talkie derrière la porte. Mais elle savait que cette pièce donnait vers les égouts de la ville. Dingue à quel point on peut trouver comme carte sur le dark web.

Elle se tourna vers Dick et fit signe vers le plafond, et le poussa légèrement vers l’arrière alors que le sol s’ouvrait sous les pieds des types derrières eux. « Planque-toi sous la table ! » Le temps de faire de même le plafond s’ouvrit également pour laisser passer l’air rassurant de la nuit. Les alarmes retentissaient partout dans l’hôpital, et si le trou béant les empêcher de s’approcher, ça ne les empêchait pas de tirer à vue.

La suite était simple, un coup de grappin et ils étaient déjà sur le toit, mais Ravager lui fit rapidement signe de courir, parce qu’elle avait profité également de son excursion entre la charpente et le faux plafond de l’hôpital pour bourrer le bâtiment d’explosif, histoire que le tout s’écroule sur les types restants. Ils étaient loin d’être tirés d’affaire, mais elle se permit quand même de lui lancer un bref et sarcastique. « Toujours en vie, le nugget ? »

Ok celle-là elle était facile. Toujours est-il qu’elle doutait fortement qu’une aventure pareille l’est laissé parfaitement indemne. Outre le fait qu’ils avaient encore du monde aux fesses, il était urgent de le mettre à l’abri. Elle désigna la tour de l’index.

« J’te ramène chez toi et j’me tire. » Pas de deal, pas de négociations ouvertes. Pas de discussion sur la situation ou pourquoi ils en avaient après le Red Hood. Déjà il ne lui répondrait pas, et puis ça ne la regardait plus. Ça ne l’avait jamais regardé. Elle avait déjà raté son vol avec ses conneries, mais ça ne voulait pas dire qu’elle accepterait de rester plus longtemps ici.

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MessageSujet: Re: [San Francisco] Turning into a monster, right before your eyes [Dick]   Sam 11 Aoû - 1:05



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Inutile d'être le fils du plus grand détective pour noter l'amertume dans l’œil unique de Ravager ; pour voir son corps se tendre davantage et cette rancœur cachée derrière cette couche un peu excessive de professionnalisme. Dick affaissa honteusement les épaules : il avait voulu briser la glace, le voilà pourtant qui venait de faire chuter la température de la pièce de quelques dizaines de degrés Celsius supplémentaires. Dick, il n'était pas habitué à faire fleurir ce genre de ressentiments dans le cœur des gens. Quelque soit son nom, Nightwing ou Dick Grayson, il était cette bouffée d'air frais en plein désert ; cette personne bienveillante et positive sur laquelle on savait pouvoir s'appuyer en toutes circonstances. Nightwing était un porteur d'espoir dans ce monde terne de tristesse et de désolation. Sauf avec Rose. Avec Rose il avait merdé le plus royalement du monde et il n'avait aucune excuse. Pas plus qu'il n'en avait eue pour Jason à l'époque. Mais pour l'un comme pour l'autre, Nightwing comptait bien tenter de réparer toutes ses erreurs, s'il vivait assez longtemps tout du moins.

Il n'y avait cependant ici pas plus de temps pour la culpabilité : nos deux protagonistes se trouvaient encore à des lieues d'être tirés d'affaire, le brun tout particulièrement vu son état déplorable – et ne faisant qu'empirer à chaque nouveau coup porté.  Sans répondre à sa salvatrice – que pouvait-il dire de toute manière –  Nightwing esquiva un coup de couteau porté à sa tête. Il avait saisi le plateau d'argent sur lequel gisaient toute une gamme d'outils plus étranges les uns que les autres et l'avait placé entre la lame et son crâne ; assommant son assaillant d'un retour de coude dans le processus. Mais son regard ne put s'empêcher de dévier sur tous les instruments désormais au sol. Le méchant comptait-il utiliser toutes ces choses coupantes sur lui pour qu'il ne révèle l'identité du Red Hood ? Avant ou après littéralement lui avoir scalpé le visage ? Un frisson glacial remonta le long de son dos mais impossible de savoir s'il était exclusivement dû aux restes de toxines circulant dans son système.

Lorsque le sol se mit à trembler, Grayson écouta instinctivement l'ordre vocal de Ravager et n'hésita pas même une seconde avant de se jeter sous la première table venue : il avait confiance en Rose. Si elle ne voulait pas l'aider alors elle ne risquerait pas actuellement sa peau dans ce véritable calvaire, n'est-ce pas ?

Les explosifs firent leur effet ; une pluie de décombres abattit ses foudres par dessus ce nuage de projectiles métalliques leur étant destinés. Dans un dernier élan de force, le justicier s'agrippa au bras de Ravager et lança ses ultimes batarangs en guise de couverture tandis qu'ils s'extirpèrent tous deux de ce véritable brasier.

Bientôt, l'air frais et revigorant fouetta son visage ; mais la partie était loin d'être terminée. Pourtant si son instinct lui disait de courir, cette fois ses jambes refusaient tout bonnement de l'écouter. Dick se hissa sur le toit avec ses dernières miettes de volonté, s'affalant immédiatement sur son dos et berçant sa main invalide contre son estomac. Ce fut très exactement l'instant que choisit Ravager pour le questionner à propos de son état. Le nugget ? Sérieusement ? Elle l'avait pourtant habitué à mieux. C'était probablement mérité.

« Il est encore trop tôt pour me faire frire. », répondit-il en se forçant un léger sourire.

Mais à vrai dire, tout sentait la friture à plein nez autour de lui, il en était bien conscient. Le bilan mental de sa condition était loin d'être satisfaisant, même pour une personne aussi négligente que lui lorsqu'il s'agissait de son propre corps.

Grayson se mit à tousser, sa gorge encore bien trop sèche de tous les cris arrachés dans son sommeil pas vraiment naturel. Une vague de nausées lui fit pratiquement rejeter le dernier bol de céréales englouti, confirmant la commotion qu'il avait initialement diagnostiquée en se réveillant. Pourquoi fallait-il toujours qu'il ait raison dans ces cas là ? Le garçon grimaça intérieurement. Par ailleurs, s'il avait réussi durant le combat à replacer son épaule, chacun de ses nerfs lui envoyait à présent des décharges électriques qui le faisaient souffrir – en particulier après cette évasion typiquement copiée sur Spiderman.

Et surtout Nightwing se sentait épuisé, complètement déchargé. L'adrénaline s'était totalement dissipée de son organisme, ne laissant derrière elle que cette véritable bombe : les effets secondaires et indésirables ; cette sensation assommante que toute la torture, la drogue et son dernier combat s'abattaient finalement sur lui. Dick avait d'autres seringues dans sa ceinture. Mais la dose qu'il venait de s'injecter était déjà colossale pour son gabarit, une autre dose et son cœur ne le supporterait pas.

Ravager lui fit signe de bouger, elle n'avait pas vraiment tort : l'endroit n'était pas sûr, bientôt une armée de mecs armés et en pétard serait à leurs trousses. Le premier Robin du nom essaya sincèrement de se lever sans rechigner et de se déplacer par lui même. Sincèrement, il mit toute la volonté du monde à ne pas devenir un poids mort – dans tous les sens du terme – pour la mercenaire. Hélas, à la seconde où il posa sa jambe blessée ce fut comme s'il chantait avec les petits lutins aux pieds des arcs-en-ciel : des paillettes plein la vue et une lumière aveuglante pour assortir le tout. En moins d'une seconde Dick trébucha en avant et se réceptionna sur un genoux (fort heureusement pas celui qui avait triplé de volume) devant Rose Wilson qui désignait toujours la Titan Tower.

« Y'a juste un léger problème. », il articula maladroitement. « Huh, j'crois qu'on va être coupés... »

Et encore une fois, il avait vu juste.



Lorsque ses yeux se mirent finalement à papillonner, Dick ignorait combien de temps il était resté dans les vapes. Quelques secondes, quelques heures ; tout ce qu'il savait, c'était qu'ils étaient en mouvement et que son bras reposait désormais sur les épaules de Ravager. Le garçon s'empressa de faire fonctionner ses jambes, clopinant comme il le pouvait pour alléger la charge de son déambulateur vivant.

« Rose, attend... », Grayson souffla à la soudaine sensation d'urgence. Il devait lui dire quelque chose, quelque chose d'important. Le jeune homme déposa sa main libre sur l'épaule de la mercenaire pour attirer son attention. « Merci. » , qu'il lui dit distinctement. « Merci d'être venue. »

Nightwing n'aurait pu exprimer sa sincérité d'une meilleure manière qu'en partageant un regard avec la fille de Deathstroke. Il savait que sans son aide alors il aurait déjà rendu l'arme à gauche. Mais c'était différent de toutes les autres fois où il n'était pas passé loin de la tombe ; parce que cette fois-ci il n'était pas le seul concerné. La couverture – et la vie – de Jason étaient en jeu, parce qu'aucun homme n'est immunisé contre la torture ; pas même Batman. Cela n'aurait pas été facile, mais si personne n'était intervenu alors il aurait fini par parler.

Par ailleurs, Dick avait vraiment eu peur dans cette pièce et les toxines de terreur n'étaient pas les seules à blâmer : une semaine avant, il demandait la main de Barbara. Une semaine avant, Barbara acceptait de le prendre comme époux. D'accord, c'était peut-être digne d'un vieux cliché de comédie romantique, mais les voilà enfin qui allaient profiter de quelques miettes de bonheur partagé après la tempête qu'ils avaient dû traverser. Alors oui, Dick s'était accordé quelques instants de pure égoïsme avec la peur de perdre tout ça ; en plus de redouter la réaction de Barbara face à sa perte, si proche de son agression.

Alors, pour toutes ces raisons, il n'y avait aucun mot pouvant exprimer à quel point le héros gothamite était reconnaissant envers Rose, ni comment il se sentait redevable.

Cependant Grayson s'attarda un peu plus que nécessaire sur le visage marqué de Ravager et quelque chose se brisa en lui. Il ne fallait pas se laisser berner par ce sourire charmeur et éternellement accueillant, ces yeux scintillants de bienveillance et toutes ces remarques idiotes qu'il avait l'habitude de débiter en toutes circonstances ; la vie parfaite du gentil petit Dick Grayson, premier fils prodige et héritier de l'une des plus grandes fortunes au monde, n'était pas aussi parfaite qu'elle n'en donnait l'impression sur les réseaux sociaux ou dans les magazines people. Des coups bas, il en avait bouffé des tonnes. Un traumatisme indélébile à l'aube de sa vie, une enfance oubliée bien trop vite ; le garçon avait été utilisé, trahi – il avait perdu de nombreux êtres aimés malgré son jeune âge, sans parler de toutes ces fois où il avait flirté avec la mort. Mais si, toute sa vie, il avait encaissé chaque nouvelle frappe la tête haute et le sourire aux lèvres, la souffrance, il la connaissait intimement. Il savait la reconnaître d'un simple regard. Dans ces termes, Ravager était comme un livre ouvert pour lui, chaque page écrite à l'encre carmin et racontant ce débordement de rage et de douleur qui la consumait à petit feu.

Il s’ajoutait à ce bien mauvais mélange un sentiment plus sombre et nocif encore que toutes les pages précédentes ; une émotion qui lui était si étrangère et familière à la fois. Il ne l'avait jamais ressenti personnellement, mais il savait malheureusement le reconnaître dans les yeux de Jason ; le dégoût de soi.

« Je ne vais pas prétendre te connaître, Rose. », il commença doucement. « Mais je connais mon frère, et tu me le rappelles beaucoup... Jason, je veux dire. », précisa-t-il.

Il y avait une certaine affection dans sa voix, noyée derrière les regrets qu'il ressentait toujours lorsqu'il parlait de Jason. Dick se racla la gorge bien trop sèche avant de poursuivre toujours aussi lentement.

« Vous partagez la même tristesse, la même solitude. Vous vous réfugiez derrière ces couches de cynisme et de sarcasme en prétendant ne pas vous soucier, que rien ne vous atteint. Pour vous protéger. Mais au fond vous valez bien plus que ça. Et vous vous préoccupez réellement des autres. »

Rose pourrait dire tout ce qu'elle voulait, essayer de le convaincre ou encore de se convaincre elle même, mais le garçon savait de quoi était rempli son cœur, ou du moins il le pensait très fortement. Malgré son état d'ébriété avancé, il n'avait jamais oublié tous ces mots que Rose lui avait dits ce soir là, lorsqu'il s'était littéralement effondré dans ses bras. Comment elle avait voulu sécher les larmes d'un parfait inconnu à moitié à poil dans un squatt pour ados. Et désormais il n'oublierait pas ce qu'elle venait de faire pour lui. Pour Jason. Et pour Barbara.

Dick marqua une légère pause, se remémorant les derniers mots de la demoiselle avant qu'il ne s'enfonce dans les abysses de l'inconscience un peu plus tôt.

« Après... Après m'avoir sauvé les miches pour la seconde fois. Où tu comptes filer comme ça ? »


__________

Circus boy.


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Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [San Francisco] Turning into a monster, right before your eyes [Dick]   Jeu 16 Aoû - 5:06

Turning into a monster, right before your eyes
I try to wash my hands for you every night. Lest you find my strangling fingers wrapped around tight. •••Si le poulet n’est pas frit, il est en tout cas bien déplumé. Nightwing, sans surprise après cette triste débandade, n’a pas vraiment fier allure. Son costume masque à peine les divers traumatismes qu’il couve de ça et là, à commencer par ce genou bien laid, signe d’un énième tabasse dans les règles de l’art. Et d’ailleurs, Rose n’avait pas baissé le doigt vers leur objectif, que wonderpants s’effondra sans cérémonie, misérablement sur le sol, sous le regard perplexe de son interlocutrice. Elle roula des yeux dans ses orbites avec un profond soupire de gorge : décidément, les justiciers sont de vils profiteurs assistés, qui travaillent en bande parce qu’ils sont visiblement trop nuls pour se démerder sans chaperon. Et en plus ils se permettent le luxe d’être aussi fragile que du verre, et de saupoudré leur scène par une dimension théâtrale tellement osée qu’elle se voyait obligée de céder et de finir par le hisser sur une de ses épaules pour échapper à la cavalerie qui les traquait encore. Ce qu’elle fit. Mais non sans râler.

« Putain de joli-cœur assisté de mes deux. »
Marmonna-t-elle en hissant un de ses bras sur son épaule, la main bien accrochée à la hanche du héros. « Faudra quand même songer par savoir se démerder tout seul un jour. Non mais moi j’dis ça… » Pas comme si il était capable de l’entendre. Et de toute façon, elle avait fait tout ce chemin pour le sortir de cette impasse, elle n’allait bien évidement pas le laisser croupir par terre, ou il serait capturer aisément dans les prochaines minutes. C’était contre-productif au possible.

Elle s’enfuit donc, sans trop de difficulté malgré son poids supplémentaire sur le dos, son talent de méta humaine étant largement assez pour l’aider à supporter un autre être humain.  Son petit spectacle avait largement laissé le champ libre pour une fuite prompte en toute hâte, avec un peu d’avance. A condition de rester le plus discret possible. Mais quelques dizaines de minutes plus tard, Rose était certains qu’ils étaient tirés d’ennui. Pendant un arrêt sur les toits de l’immense cité de San Francisco, elle prit soin de vérifier l’état de ses capteurs de mouvements pour voir si on les avait suivis. Aucune alerte à signaler, mission accomplie. Enfin presque : fallait ramener la princesse en collant moulant chez ses potes et déguerpir fissa. Avec un peu de chance avant qu’il ne se réveille pour épargner une scène houleuse.

Et évidemment, alors qu’elle s’activait sans trop se presser au milieu des allées discrètes et boisées en bordure de la ville, parce que pas assez stupide pour couper en pleine ville, malgré la rallonge de temps considérable, cet abruti se réveilla. Et déjà il commençait à lui taper sur les nerfs. Après Blondie, c’était son prénom qu’il se croyait parfaitement dans son bon droit de prononcer. Elle était à une phalange de lui expliquer qu’avoir partagé une bière, c’était pas avoir gardé les robins ensemble. Mais elle renonça et siffla entre les dents.

« T’as de la chance qu’on puisse pas nous entendre ici. » C’était pas parce qu’elle n’était personne pour quiconque qu’il avait outrageusement le droit de révéler son nom et détruire sa couverture. Personne ne se relèverait la nuit de savoir que Rose Wilson était Ravager, mais quand bien même. Rose détestait surtout particulièrement cette familiarité dont il faisait preuve. Elle le trouvait parfaitement indécent, voire même cruel. Elle soupira et marmonna un bref : « Ouais, ouais… » Après ses remerciements. Elle ne s’était pas attendu à ça, mais au final, c’était surement la moindre des choses. « Rassures-toi, j’aurai rien foutu si tes potes se seraient bougé le cul. » Parce qu’elle savait très bien qu’il n’avait jamais voulu qu’elle vienne, et se rependre en excuses ne changerait rien à ça.

Elle secoua la tête et coupa net la discussion : « Allez remets toi en marche, on est loin d’être arrivé… » Rose n’avait pas l’ombre d’une envie de discuter avec lui. Elle avait depuis longtemps renoncé à un semblant de dialogue constant avec quiconque. Elle était fatiguée d’espérer qu’on l’écoute et qu’on prétendre un minimum s’intéresser à elle. Elle en avait assez de lutter à qui mieux-mieux contre la solitude, et préférait de loin s’enterrer loin de tout ça. Et voir la pitié au fond des yeux de Nightwing la rendait particulièrement hargneuse. Si c’était tout ce qu’elle lui inspirait, elle préférait rester le reste du voyage dans un silence pesant.

Mais Dick était un type particulièrement obsessif, qui refusait de lâcher son bout de gras. Tout aussi indigeste qu’il soit. Les nerfs de Roses se tendirent immédiatement dès qu’il l’entendit prononcer le pire nom à entendre dans cet état-là. Jason. Elle allait aussi le laisser derrière elle, mais elle le soupçonnait de s’en trouver très soulagé. Tout aussi piteux qu’il s’était présenté à sa porte avec son chien. N’était-ce pas le mieux pour tout le monde au final ? Que les mauvaises décisions, que les conneries qu’on peut faire quand on est au plus mal, disparaissent par miracle un beau jour, et si possible quand on tourne une nouvelle page ? Au final il y avait un vrai gagnant dans l’histoire : tout le monde autour d’elle.

Elle stoppa net, redressée, et œil révulsé planté dans le masque domino du justicier en face d’elle.  Et se fut bien pire quand il lui demanda l’air de rien ou elle comptait se rendre. Probablement pour lui envoyer une carte postale ? Trop urbain de sa part.

Elle expira bruyamment, les narines retroussées, furieuse. « Toi aussi tu me rappelles Jason. » Était-il au courant que les deux se connaissaient ? A l’instant, elle n’en avait absolument rien à cirer. Elle le pointa d’un index accusateur et s’égosilla avec hargne : « Vous avez tous les deux la sale manie de me prendre pour une conne et de penser que revenir pleurnicher avec votre jolie gueule, ça suffit pour que je passe l’éponge!! Je sais pas combien de meufs sont tombés dans le panneau, mais trouves autre chose! »

Elle soupira bruyamment et plaqua ses mains sur ses tempes et se forçant à se calmer à grand coup de respirations saccadés. Son sevrage encore fragile et ses émotions à leur paroxysme, le sérum la démangeait nerveusement. Comme un démon tapi au sein des pulsations de son palpitant, qui brûle de sortir, et d’emporter tout San Francisco avec lui. Ce qui ne l’empêche pas de toujours dévisager Dick, toujours aussi outré et sur le qui-vive.

« On va arrêter les jolies paroles tout de suite, et venir au fait : tu veux quoi, Dick ? » Siffla-t-elle, puisse que lui aussi se permettait d’utiliser son réel patronyme.  « Si tu culpabilises d'avoir été un connard, c'est ton problème. Pas le mien ! Parce que t’inquiètes : t’as été parfaitement clair.  Toi et moi, on sera jamais potes. Et c’est très bien comme ça. Après tout, la fille de Deathstroke, ça fait tâche à la maison. Tous tes petits copains ne l’ont bien fait comprendre aussi. » Tranche-t-elle, pas naïve pour deux sous. « Maintenant si tu cherches juste à me faire chier, sois plus clair, parce que je peux toujours te laisser sur le bas-côté pour que tu te démerdes à rentrer tout seul en boitant ! »

Ses doigts s’enfonçaient toujours plus sur sa cagoule de protection, compressant son crâne dans le vain but de ralentir la progression de son poison qui ruisselait dans ses veines. Elle siffla une nouvelle fois « Et arrêtes avec tes conneries tu veux… j’suis pas ton frère. Mais peut-être bien que j’en ai quelque chose à foutre, ouais ! Peut-être que je voulais juste pas que Tim perde son grand frère. Parce qu’il en bave assez comme ça… Peut-être que j’arrive tellement pas à détester Jason que je préfère qu’il ait une raison en moins de picoler. » Ces deux abrutis tiennent plus à lui que personne ne tiendra jamais à elle. Et ça ne lui faisait même plus de mal de l’admettre. « Et peut-être que j’ai dit de la merde et que je vais pas te laisser sur le bas-côté parce que ça voudrait dire que je suis définitivement un monstre. Et que j’ai jamais demandé à en être un ! »

Elle soupira à nouveau. Mais non plus un soupire lessivé, blasé et lointain. C,était un soupire accablé. Pétri de malheur et de résignation. Elle plissa son œil unique et reposa ses mains loin de son crâne, crispant ses muscles du visage sous l’effort. Pour le moment c’était contrôlable.

« Mais il faut bien une raison pour que je parte, j’imagine. Alors on s’en tient au plan, et j’ose espérer que tu vas laisser tomber ce que tu es en train de faire, quoique ça peut-être. Parce que… » Elle secoua la tête, toujours luttant contre  ce qu’elle avait réussi par miracle à contenir toute la nuit. « … j’ai pas beaucoup de patience. » Avoua-t-elle pudiquement. Qu’il sache ou pas cette sombre histoire de sérum, ça ne le regarderait de toute façon en rien. Tout le monde avait compris qu’il valait bien la laisser sombrer de loin, plutôt que prendre le risque d’avoir une bombe H entre les doigts. Quand à la destination pour son départ ? Elle n'avait pas répondu, mais la vérité c'était qu'elle n'en savait rien. Tant que c'était loin, elle ne demandait rien de plus concret. © 2981 12289 0
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