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Diabolic trio! [PV White Rabbit & Margareth Sorrow]


Hop là ! M'écriais-je joyeusement, en surgissant derrière Jeffrey.

La lanière de cuir, enroulée en collet, noua une étreinte ferme autour du cou de ma proie. En glapissant, ce salopard sentit que je venais dans son dos pour le frapper à l'arrière des genoux. Comme électrifié, il glapit, puis glissa irrésistiblement vers le sol lorsque ses jambes cédèrent. D'un coup, tout le poids de son corps pesa douloureusement contre la lanière autour de son larynx, pression contre laquelle ses deux mains crispées ne purent rien faire. Desserrer l'étau qui le strangulait violemment aurait nécessité qu'il se remette sur pied ; or, je l'avais volontairement cogné en plein sur le passage du nerf. Autant dire que ses muscles ne lui obéiraient pas avant trente longues et suffocantes secondes. Déjà, le visage de cet ignoble profiteur commençait à virer au carmin, et ses efforts  désespérés pour se libérer n'arrangèrent pas sa situation.


On admirait le paysage, chaton ? Tu devrais pourtant savoir qu'à cette heure, ce n'est pas raisonnable de se laisser ainsi distraire... Le sermonnais-je d'une voix doucereuse, tout en adressant un regard complice au « paysage » tout de blanc et de fuchsia vêtu, dont les oreilles allongées couronnaient la tête.

Incapable de faire mieux, Jeffrey gargouilla un son grumeleux qui ne m'inspira aucune pitié à son égard ; je fis même en sorte de tirer un peu plus fort sur mon garrot, juste parce que ça me défoulait de serrer toujours plus fort le cou de cet enfoiré empestant l'
after-shave.


Tu es bien rouge... C'est nous qui te mettons dans cet état, chéri ? Un coup sec de mon talon le poinçonna aux reins, lorsqu'il tenta de s'appuyer contre moi pour pouvoir respirer ; je repris aussi sec, d'une voix coupante : Ce n'est pas agréable, pas vrai ? De se sentir pris à la gorge, étranglé ? Ma jambe opéra un mouvement de crochet pour le frapper au ventre, alors que je me trouvais derrière lui. C'est pourtant ce que tu fais, non ? Tu prêtes de l'argent, et ensuite, tu viens réclamer tes dettes. Et quand les gens ne peuvent pas payer, tu leur proposes un nouveau prêt, et c'est comme ça que tu serres lentement tes doigts autour de leurs bourses. J'augmentai la pression à chaque mot accentué, arrachant à deux reprises un grognement rauque à ce tas de merde sans vergognes.

De ma position, je ne pouvais pas voir l'expression exacte de Jeffrey. Impossible pour moi de remarquer à quel moment ses yeux rouleraient vers le haut, annonçant la perte de connaissance signifiant qu'une privation d'oxygène plus longue signerait son arrêt de mort. White Rabbit, en revanche, était en mesure de surveiller l'évolution de l'état de ma proie, mais j'ignorais si elle s’interposerait en voyant cette crapule me claquer entre les pattes. La compassion n'était pas son truc, encore moins pour les déchets humains. Moi, en revanche, je n'étais pas juste venue pour étrangler à mort Jeffrey ; si j'avais insisté auprès de mon amie lapine pour rendre visite à ce prêteur sur gage du Bowery, ce n'était pas pour en finir avec lui au bout de quelques minutes. La leçon qu'il allait subir devait lui durer pour les semaines à venir. Je mis temporairement fin aux souffrances de ma victime, déroulant mon fouet tout en projetant Jefferson contre la devanture de sa propre boutique, où il resta collé, à hoqueter.


White, il nous reste des accessoires du précédent... Magasin que nous avons dévalisé ? Demandais-je à ma partenaire de crime, les paupières plissées derrière mon masque.

Notre virée avait commencé comme n'importe laquelle de nos sorties en tandem : par de petites atteintes à la propriété privée, à l'intimité et à l'image des malchanceux qui attiraient notre attention. Notre duo, hyper complémentaire, mettait nos victimes à genoux : si la silhouette blanche et fuchsia de White Rabbit s'avérait plus visible qu'un néon dans le noir, la mienne, sombre, à peine esquissée, devait régulièrement sortir des ténèbres pour marquer la rétine. Ceux qui se laissaient trop facilement distraire par le très voyant lapin devenaient les proies du félin silencieux, et ceux qui tentaient de surprendre la discrète cambrioleuse finissaient pris de vitesse par la tumultueuse coureuse. Un peu plus tôt, un charmant monsieur pas très doué pour s'adresser aux femmes était devenu notre proie ; il avait fini penaud, la fesse droite ornée d'une marque de coup de fouet, et décoré d'articles que nous avions prélevé dans un sex shop. D'ailleurs, c'était le véhicule de ce gentleman que nous avions garé en face de l'échoppe de Jefferson.


Oh... Parrrrrrfait ! Ronronnais-je, en voyant la cagoule de bondage en latex qui nous restait de notre pillage dans l'East End. Jeffrey ? L'appelais-je, tout en avançant tranquillement dans sa direction.

Encore groggy, ce petit fumier tenta quand même de m'en coller une en se relevant. Je fis volter mes pieds dans sa mâchoire, roulant ensuite pour l'accompagner dans sa chute, afin de lui coincer le bras entre mes jambes. Une fermeture-éclair permettait de choisir si la cagoule autorisait son porteur à respirer ; mon doigt ferma cette ouverture, puis j'installais la capote sur la tête de l'usurier coincé dans ma prise. Aveugle, assourdi, il se mit à gémir, sans tenter de se débattre (il se serait déboîté l'épaule), ce qui me laissa tout le loisir de lui faire les poches. Billets et clefs finirent dans mon escarcelle, le reste fut balancé dans le caniveau.


Nous allons te cambrioler, mon trésor. Et t'abandonner, pour que tes clients puissent te tomber dessus, et possiblement profiter de la situation. Expliquais-je tout en faisant mon tri.

Les râles sous la cagoule se firent plus désespérés, plus rauques, et moins fréquents ; à nouveau, aucune sympathie ne me poussa à ouvrir la fermeture pour délivrer cet homme du supplice. Au contraire ; mes lèvres carmin s'approchèrent de la cagoule, pour lui susurrer doucement :


Allez, fais comme moi, Jeff' ; prend une longue et profonde inspiration. Sens tes poumons se gonfler d'oxygène et t'éclaircir les idées.

Un ultime soubresaut agita le cagoulé, puis il s'affala, inerte. Je m'empressai d'ouvrir la fermeture afin que ses jours ne soient pas en danger. Les minutes suivantes furent occupées par un pillage. Lorsque le coffre de la voiture fut assez rempli pour nous permettre d'ouvrir notre propre boutique, mes hanches roulèrent vers la lapine. Gentiment, je me servis de mon fouet pour l'approcher de moi, lui décochant un éloquent regard de braise, tandis que mes doigts délicats lui chipaient les clefs.

C'est moi qui conduis. Souris-je, en levant les clefs entre elle et moi, avant de foncer m'installer au volant.

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Lun 19 Fév - 22:07
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The sun goes up and the sun goes down, I drag myself into the town. All I do I wanna to do with youMy skin feels like orange peel, my eyes have been vacuum-sealed. My organs move like a squirm of eels. We should be more adventurous with our meals (The Servant → Cells ) ooo Elle n'est pas du genre à aimer faire la morale à des gens qui sont foncièrement méchants. Mais ceux qui veulent se faire passer pour, sans charisme, sans un peu d'imagination excitante ... c'est un peu comme si on passait un faux Louis Vuitton dans les mains d'une nouvelle bourge : insipide, déplorable, et bon à être brûlé. Oh oui, dans un coin de sa tête, White a envie de brûler ce mec qui s'étouffe comme un gros porc. Il ne manquerait plus que de le farcir avec des billets d'ailleurs; ça serait parfait à mettre avec les autres dindes blingbling pour la Thanksgiving. La lapine se penche vers leur victime en train de le regarder d'un air effaré et, sans doute un peu suppliant. Que c'est horrible sauvez cet homme, il est au bout de sa vie ... ! Que nenni, elle lui caresse les joues, en pince une comme si il s'agissait d'un pauvre gosse qu'on venait de punir.
"Moh Katou ... Tu penses vraiment qu'il fait partie de ces hommes sachant apprécier les bonnes choses de la vie ?"
Pas qu'elle avait des doutes, mais au vu de sa morphologie ... ce n'est pas engageant; pour elle, tout du moins. Un petit passage de doigt sur le frond et les joues en sueur plus tard, White se décide finalement à poser le sac qu'elle gardait jusque là sur son épaule gauche, non loin du "condamné". Avant de donner tout bonnement une claque phénoménale à Jeffrey pour le maintenir parmi elles. White grimace et peste, dégoutée par ce soudain étalage de larmes dont fait preuve l'homme.
"Regarde, il chiale déjà. Au moins l'autre a apprécié."
Elle fouille dans la sac, sans cesser d'aller de ses commentaires, et de vérifier à chaque fois l'état du gars. Ses doigts tombent sur un godemichet vibrant, ressemblant à du bois dans son détail. Il paraît que c'est le héros d'une série de pornos. Broot. Puis, la cagoule.
"Certes, on l'avait un peu mis dans le bain et il était d'accord pour se faire attacher avec ces menottes néon à ce cabinet de toilettes ... qui puaient autant que le trou de Croc dans son caleçon soit dit en passant ... et tout le tralala. Mais tout de même, il y a pire ! Ce n'est pas comme si j'allais lui mettre un piercing à.... bah."
Jeffrey commence à se contracter, sans doute par peur de perdre sa dignité "d'homme puissant", ou bien par le fait que les deux costumées le prenaient vraiment pour un con fini. Puis il faut avouer, il n'a pas vraiment envie de se faire agrandir le croupion. Plutôt bouffer du Carolina Reaper et clamser après, avec ou sans son futal.

"Woooh woh woooh !"
Rabbit se décale, tenant toujours son bâton en plastique vibrant sans vraiment comprendre ce qu'il se passe, mais en voyant que c'est efficace. Parce que le temps qu'elle évite l'espèce de baffe de Jeffrey en faisant un superbe début de salut au soleil, Cathy a déjà tout bouclé. White gonfle ses joues, non pas pour exprimer du mécontentement, mais pour siffler un coup, à la vue de la scène. Elle attend que ça passe, et jongle avec son "jouet" pendant que Jeffrey passe à l'état de sommeil forcé. Puis, elle s'accroupir et lui baisse son pantalon.
"C'est qu'il a eu une recrudescence de virilité dis donc. Bon, tu permets ? Évite de regarder si ça te gêne par contre, chérie. Ce qui va suivre, ce n'est pas pour les prudes."
Et paf. On vous évite la suite, mais je peux vous confirmer qu'il en a eu plein le ... voilà. White se relève, toute heureuse en levant les bras au ciel, sa batte en mains. C'est tellement bon de se sentir ... créative avec ces gens. Elle en redemanderait presque un deuxième; mais non, il faut user des choses avec par-ci-monie. Installées, les voilà bonne pour repartir sur une deuxième tournée. Et White regarde Catwoman du coin de l'oeil non sans rire. Le chat semble encore choqué. Que c'est mignon.

"Attends atta attaaa ! Là oui oui oui. Ralentis raaaaaa-len-tiiiis je te dis. Tu vois. Re-garde !"
Les iris roses de White brillent soudainement d'un éclat malsain. Un index se lève alors vers un appartement de Central Gotham tandis que l'autre main lève un smartphone avec un commentaire de slut shaming fait par une des gosses de riche de Gotham. Les lèvres roses de la lapine blanche s'étirent de plus belle quand celle-ci voit la fameuse fille sortir de l'immeuble avec ses potes en essayant d'allumer leur voiture. Voyant que Catou a toujours une vitesse d'enclenchée, White passe sa jambe dans l'espace pour accélérer. À dire vrai, en troisième vitesse c'est le carton assuré; soixante cinq kilomètres heures dans le cul de cette voiture. On connaît la suite. Le capot est foutu, mais la voiture fonctionne toujours. Par contre celle des donzelles est complètement H.S, d'avant en arrière. La brune à grandes jambes arrive vers elles, en leur criant dessus, en les traitant de tous les noms d'oiseaux possibles. Les autres restent en arrière, pour réconforter leur copine de la perte de son engin. White elle, est hilare.
"Non mais regarde leur tête. Elle seraient moins bourrées du cerveau par leur fric, je compatirai. Enfin je crois. MAIS TU VAS LA FERMER TU VOIS PAS QU'ON PARLE ?"
Lâche-t-elle finalement en balançant sa batte cloutée contre la vitre passager. La brune se recule, avant de la traiter de folle, agrémenté d'encore de noms d'oiseaux. La porte s'ouvre, la femme de blanc et de rose montre le bout de son nez puis part vers la voiture encastrée.
"Oh ma pauvre chérie."
Pas pour constater les dégâts mais pour les accroître en sautant sur le coffre tordu pour ensuite faire crisser les clous de sa batte contre la peinture.
"T'as vraiment pas de bol d'être tombée sur moi. Tu veux que Catwoman te fasse un bisou ? Me donne la fessée ?"
La batte vient se ficher dans le pare brise. Les filles hurlent de peur quand leur agresseur se retrouve soudainement dans leur dos. White chuchote, tout en agitant le portable devant leur nez.
"Ou c'est à vous qu'on doit la donner ... ?"
Insulter une femme n'est pas glorieux. Mais quand on se permet de poster des photos honteuses et mal photoshopées, mais aussi d'insulter de manière ennuyeuse (pour White) des potentielles concurrentes dans leur dos (des armes de greluches sans cachet quoi), ça lui donne des envies d'humiliation. Oh oui, surtout avec un nez refait pareil ... ça coûte combien ça déjà ? Les mains gantées de White viennent les choper au cheveu, les obligeant à se tenir sur la pointe de leurs pieds.


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Mar 20 Fév - 20:42
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Le spectacle déplaisant que m'offrit Jeffrey dans le rétroviseur s'imprima hélas sur ma rétine ; je regrettai instantanément d'avoir eu le réflexe d'y poser mon regard, ce qui, bien entendu, ne fit qu'accentuer l'hilarité de White à ma droite. Mon attention se recentra sur la route, histoire de laisser aussi vite que possible le supplicié derrière moi. La seule distance physique ne suffisant pas à noyer les images qui planaient dans ma mémoire, j'usai de ma technique favorite : jouer les casses-cous pour obliger ma cervelle à revenir au Présent. Ma conduite se fit inutilement dangereuse, faite de zigzags à fond la caisse entre les véhicules et de refus de la priorité. Plus le temps de frissonner sur le passé : seul l'instant éphémère comptait, seuls mes réflexes importaient. Faire rugir le moteur me permit d'extérioriser ma frustration, et qu'est-ce que j'en avais besoin !
J'avais beau m'évertuer à entrer dans le jeu de Rabbit, j'atteignais toujours mes limites avant elle, ce qui faisait de moi l'éternelle perdante du " qui choquera qui ? " auquel nous nous adonnions à chaque virée. Cette lapine pouvait descendre plus bas que terre sans jamais sourciller, ou du moins réussissait toujours à aller plus loin que moi dans l'irrespect des conventions sociales. Quelque-part, je me félicitais de ne pas sortir avec la lapine toutes les nuits ; ma mémoire aurait été envahie d'images idéales pour bloquer à jamais mes lèvres sur une grimace de dégoût. À force, White Rabbit me dégoutterait plus efficacement que Harley (qui me tapait sur le système, sans aller aussi loin que la lapine). En revanche, à petites doses, cette dévergondée de compétition me regonflait le moral à bloc (pas comme Harley), effaçant tous les doutes que je pourrais avoir quant à mon comportement ou mes décisions. Elle était de compagnie idéale en cas de rupture, ou après avoir subi une engueulade orageuse avec un brun ténébreux dont vous valorisez (malgré vous) l'opinion.


Très beau spécimen... Approuvais-je, en négociant mon ralentissement tout en consultant en diagonal l'écran que me montrait ma passagère.

Ah ! Les filles avec un compte sur tous les réseaux sociaux qui adoraient prêcher leurs grandes leçons de vie dans de courts billets taggés (et au passage, pourrir la réputation de leurs concitoyennes, parce que la réalité n'allait pas assez dans leur sens...). Gotham n'en manquait pas, de ces bêtes-là, mais il était extrêmement rare d'en repérer une dans son environnement naturel (elles étaient vivaces, ces petites bestioles ; méfiantes, et craintives. On les observait rarement de nuit, hors de leurs grands nids au loyer exorbitant). Notre voiture se plia docilement à mes contraintes, comme le bon petit bolide volé qu'elle se trouvait être, me permettant de conduire d'une main tout en regardant les montages (évidents), puis l'immeuble désigné par Rabbit, avant de reconnaître l'auteure des commentaires (étrangement moins sublime que sur sa photo de profil, pourtant certifiée sans filtres).
Nous avions reniflé notre nouvelle victime... Mais ma coéquipière, toute en spontanéité, ne se priva pas pour accélérer la rencontre. J'eus à peine le temps de voir sa jambe gauche se glisser entre les miennes pour écraser l'accélérateur. Noir, blanc, noir. Puis les chevaux s'emballèrent, et notre auto tamponna celle de la meute de hyènes en mal d'os à ronger. Pendant que la fautive se réjouissait du déroulement des opérations, je me mis à  glousser, incapable de résister à son rire communicatif. Le choc de la surprise passé, je me sentis plus vivante que jamais, et donc, bienheureuse. Dans l'une de mes oreilles pépia la voix furieuse d'une inconnue qui n'entama absolument pas mon amusement.


Attention, White ! Ne la provoque pas, elle risquerait de te tweeter à la figure ! Fis-je, en prenant un air exagérément inquiet, sans rien faire pour empêcher l'intéressée de se défouler sur une vitre.

Depuis mon siège, je voyais le reste de la meute observer la scène comme autant de mangoustes stupéfaites. Leur meneuse brune, perchée sur deux jambes dont elle ne devait pas être peu fière, ne ralentit pas son débit, même après avoir vu la lapine jouer de la batte. Du coin de l’œil, je pris soin de vérifier qu'aucune patrouille du GCPD n'avait pointé le bout de son pare-choc aux carrefours environnants, avant de sortir lentement de la voiture. L'occasion de dilapider un peu de notre butin dans des mains joliment proprettes était trop tentante... Sauf qu'une personne de ma connaissance, vêtue de blanc et de rose, s'en donnait déjà à cœur joie pour faire de la purée de Ford Ecosport. Une fois que Rabbit en aurait terminé avec elle, cette petite voiture allait avoir du mal à continuer à rouler dans le respect de la planète. Et le pire, c'est que de la voir latter des vitres et rayer de la carrosserie, ça me faisait un bien fou aux nerfs ! J'aurais pu la regarder faire des heures. Adossée à la portière de notre carrosse d'emprunt, je me délectai de la fureur en constante augmentation de la propriétaire, dont la tension risquait certainement de bientôt l'amener à l'explosion.

Depuis l'angle d'une des rues, un brave samaritain (pas trop laid, dans le style "jeune cadre dynamique"), les traits tirés par une expression scandalisée, fondit vers nous, avec pour seule arme son index brandi. Je le laissais venir, m'interposant malgré tout pour que Rabbit continue de se défouler. De la tirade du monsieur tiré à quatre épingles, je ne retins qu'une seule chose : il nous voyait comme deux brutes s'en prenant à d'innocentes victimes, et qui devraient avoir honte. Mon fouet cingla le sol à ses pieds, assez près pour qu'il puisse deviner à quel point la lanière risquait de lui faire mal, s'il s'approchait davantage.


Retourne à ta place, mon grand. Tu pourras venir consoler ces pauvres petites pouffes quand on s'en ira ; pas avant. L'avertis-je en me réappropriant sa posture de l'index pointé (le mieux se terminait par une griffe, indéniable avantage), pour voir ensuite White se rapprocher graduellement des mangoustes, tout en leur proposant malicieusement une prestation compensatoire qu'elles seraient loin de trouver attrayante.

J'ouvris grand notre coffre débordant d'articles volés à un prêteur sur gages, pour ajouter d'une voix enjouée :
Sinon, on peut vous filer un lot de consolation. Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ? Une jolie montre de contrefaçon ? Un vieux bouquin dédicacé par Oscar Wilde ? Proposais-je, non sans noter que le bon samaritain tentait maladroitement de voler au secours de ce qu'il imaginait être de gentes demoiselles en détresse en se glissant "furtivement" hors de mon champ de vision.

Tout le monde ne pouvait pas être Batman


Tant d'héroïsme, c'est admirable... Nous avions déjà le caquet de l'impératrice des mœurs à rabattre ; Lancelot le chevalier bénévole eut donc droit à une expédition musclée contre la Ford Ecosport, qui le laissa à terre.

La lanière de mon fouet l'avait cueilli au cou, s'y enroulant avec assez de fermeté pour lui comprimer la trachée. Instinctivement, il suivit le mouvement lorsque je tirai sur mon extrémité du fouet (en pivotant, pour exploiter mon allonge) et fila droit sur l'obstacle, front en avant. L'impact ne fit pas autant de bruit que le nôtre, mais demeura assez douloureux à entendre. Il y aurait de la casse, au réveil.


Ça va, il n'a pas d'éclat de verre enfoncé dans le crâne. Dis-je calmement à White tout en détachant mon fouet, avant de bondir d'une voiture à l'autre pour me réceptionner à côté de mon amie qui avait les mains prises. Alors alors... Personne n'a envie d'une fessée ? Vraiment ? Insistais-je, en me coulant de l'une à l'autre des jeunes filles tenues par ma camarade, sans oublier de surveiller régulièrement ce que faisait le reste du groupe. Pourtant, vous mériteriez franchement - à cet instant, la brune me cracha (plutôt adroitement) au visage, m'obligeant à faire une pause - Ha ! Vous méritez qu'on vous rappelle les bonnes manières. Terminais-je calmement, juste avant de coller un bon coup de poing dans le diaphragme de cette petite idiote. Tsss... Les bonnes sœurs de mon orphelinat t'auraient mise au pas direct' ! Déplorais-je.

Entendre cette garce cracher ses poumons atteignit presque le même niveau de satisfaction que la destruction de sa caisse. Sa pote, l'autre fille tenue par les cheveux, avait un bien joli haut, sur lequel je pus allègrement m'essuyer (en dégradant un peu la tenue de la demoiselle). Terrifiée, et nettement moins provocatrice que sa copine, elle ne reçut de ma part qu'une petite tape de remerciement sur la joue (je savais être gentille). Ensuite, incorrigible, je lui fis les poches, tombant comme je m'y attendais sur le petit kit indispensable des
party girl de Gotham (ma gentillesse trouvait vite ses limites).


Comme il serait déçu, votre chevalier servant, s'il savait que vous consommez... Quoi, de l’ecstasy ? De la méphédrone ? Ou un nouveau truc à la mode ? Je plissai les yeux pour tenter d'identifier les comprimés que je venais de "trouver", avant de consulter White du regard, au cas où elle s'y connaîtrait plus que moi. Je lui ferai bien bouffer tout le sachet, à notre spécialiste des montages humiliants... Mais ça risquerait de la tuer. Et nous ne sommes pas si tendres, avec les connasses de ton genre. En empoignant entre mes griffes le menton de la connasse en question, je lui fis le sourire le plus glacial de mon répertoire. Toi, tu n'es qu'une sale petite créature toxique, qui salit les autres pour avoir l'impression d'être propre. Tu mériterait de te faire couper les doigts, pour qu'on te prive de ta capacité à balancer n'importe quoi sur les gens. Mais la merde, ça éclabousse, alors on va éviter de te tripoter trop longtemps. Sifflais-je en lui griffant légèrement la joue, avant de trouver, par association d'idées, une punition adéquate pour cette bourge nauséabonde, qui allait sans doute beaucoup plaire au Lapin Blanc.

Dis, White : tu ne connaîtrais pas un bon plan pour envoyer en express notre hypocrite donneuse de leçons au pays des merveilles ? Je savais que le Chapelier Fou avait des stocks d'hallucinogènes provoquant ce genre de délires (mais hors de question de traiter avec ce tordu) et que quelques personnes à Gotham pouvaient créer des drogues sur commande... Mais aucune ne m'avait à la bonne, en ce moment. Mon index chatouilla le nez de la brune. Je t'explique, ma puce : ma copine aux grandes oreilles et moi, on va se débrouiller pour t'administrer un petit "quelque-chose", puis on te balancera dans les égouts. Il est même possible qu'on dise à quelques personnes où tu as été jetée. Sauf que toi, tu seras en plein trip, à te croire dans le monde des licornes arc-en-ciel, où coulent des rivières de sirop et où poussent toutes sortes d'arbres comestibles. Toute à ton délire, tu te régaleras avec insouciance … Pour le plus grand bonheur des témoins. Et au moment où la drogue ne fera plus effet, j'en connais une qui aura sacrément besoin d'un brossage de dents. Insinuais-je, certaine que les victimes de cette peste ne se feraient pas priver pour filmer et poster quelques vidéos bien humiliantes de la jeune fille en train de barboter dans les eaux usées, et de porter à sa bouche ce qui devrait rester dans une poubelle.

Je certifiais qu'une fois ce séjour en eaux troubles terminé, miss longues jambes abandonnerait le
trash-talking pour se reconvertir dans de l'ASMR, ou toute autre discipline n'impliquant pas de dévoiler son visage. Et bien que très investie dans mes réflexions punitives, je n'oubliai pas que le bon samaritain affalé près de notre voiture constituerait à n'en pas douter une supère future victime.


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Mer 25 Avr - 18:48
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The sun goes up and the sun goes down, I drag myself into the town. All I do I wanna to do with youMy skin feels like orange peel, my eyes have been vacuum-sealed. My organs move like a squirm of eels. We should be more adventurous with our meals (The Servant → Cells ) ooo Dans le coeur de White, quelque chose fait un vacarme monstre; ses pulsions, ses envies, son excitation, tout se mélange en regardant cette scène de A à Z. Elle se sent transportée par la danse, les discours provocateurs et violents de sa partenaire, de sentir à quel point tout lâche, se bonifie en une pléthore de terreur jetée aux quatre vents et à la bouille couverte de larmes et de sang de leurs victimes. Tout ça, oui tout ça, elle voudrait le voir en Jaina, devenir Jaina, faire de Jaina une dévergondée qui sache remettre à leur place les hommes qui lui font du mal, et massacrer les femmes qui tentent de la jeter à terre. Catwoman est une inspiration, ce chainon manquant dans la vie complètement dingue et sanglante de White Rabbit, Rosa, Carmen, Maria, Hillary ou tout ce que vous voulez qu'elle s'appelle.

White reste bouche bée, rit, regarde avec tellement d'admiration tout ce qu'il se passe, et hoche la tête comme une bienheureuse à chaque affirmation de sa comparse. Même quand le bon chevalier de trottoir les traite de brutes, elle ne bronche presque pas, se penchant juste en arrière la main sur le coeur pour faire la morte et exagérer son agonie. Lâchant par la même occasion ses pseudo victimes.
"Je suis blessée, il m'a eue ! Je suis une brute."
Puis elle se redresse et se penche cette fois vers le gars avant qu'ils se fassent envoyer au tapis par Caticat. Son sourire est parfait, parfaitement doux et parfaitement moqueur. Aigre doux, face à ce faciès offusqué qui vient fixer ses étranges iris roses.
"Pauvre con. Tu t'appelles pas Robin pour te permettre de nous parler comme un foutu marquis."
Le fouet claque. S'enroule autour de la nuque de ce justicier à la gomme. White lui fait une pichenette sur le bout du nez pendant qu'il comprend ce qu'il va lui arriver.
"Ciaoooo !"
Et il tombe, tel le plus jeune héron de tous les temps. Qui ne vivra pas son envolée lyrique à la Homère, sur ses exploits guerriers. Puis, vient la douce voit de Cat', qui fait vibrer sa paire d'oreilles bien humaines. Elle se tait, buvant chaque parole, s'étalant tel un élève indiscipliné sur son bureau (ici un capot de voiture bien cabossé), de nouveau absorbé par le cours qu'il était censé écouter depuis le départ. Les idées de la voleuse lui plaisent. Beaucoup. Son coeur se remet à battre la chamade.
"Tu es sérieuse Catou ?"
Parce qu'en ce moment, une belle seringue est en train de faire des ronds avec sa pointe entre les doigts de White. Les filles, le pseudo guerrier, tous retiennent leur souffle en se demandant comment cette femme peu habillée peut sortir ce genre de trucs. On dira que c'est la magie du lapin blanc ?

La voilà qui se retrouve derrière la brune adepte du commentaire lâche et abject. Qui se croit plus puissante qu'une criminelle en allant bousiller des vies depuis un écran. L'aiguille touche la peau lisse menant à la jugulaire et White se délecte de cette vue, non sans jeter de profonds regards sa comparse. Tout semblait se suspendre un instant dans cette rue, Catwoman, White, la brune, le gars à terre, les deux copines en train de commencer à détaler et appeler à l'aide en pleurant. Tout cela, la possède et la fait vivre, fait briser les barrières conventionnelles qui pourtant essayent à chaque fois d'amener autant elle que Catou loin de la vérité. Du dépassement de soi. Le chuchotement chaud qui lèche la peau de la brune, il est bon, mais tellement dangereux en vrai. Elle en frémit. Rabbit exhale d'autant plus en lui expliquant sa pseudo envie.
"J'adore les trips. Pas toi ? En plus ça fait oublier de vilaines choses. Des gens qui se disent bons, qui se prétendent garants d'une éthique et se font admirer pour ça. Et moi, j'adore les voir supplier ou se déchainer. Un peu comme quand mon dernier ex veut rompre avec moi."
La pointe remonte par tapotements jusqu'à la joue gauche, sans jamais se planter dans la chair tendre. Puis, finalement, la brune se fait pousser en avant et se vautre contre sa voiture démontée.
"Mais en vrai, on va te mettre dans le coffre. Avec ton prince. T'as vu comme on est généreuses ma grande ?"
Là, le gars essaie de se relever dans un élan d'instinct de survie. Cependant White le chope rapidement aux pieds pour qu'il s'éclate à nouveau par terre.
"Grands dieux, mais quelles manières ! C'est comme ça que fonctionne la galanterie contemporaine ? J'aboie et je détale ? Non non non."

Elle le traîne jusqu'au coffre, laissant le soin à Catwoman de s'occuper de leur deuxième passager, avant d'utiliser des chaînes bijoux en toc pour les attacher aux mains et aux pieds. Puis, en les voyant la fixer de leur air suppliant, la rosée blanche vient leur pincer les joues, comme à des gosses.
"Oh je vous ship tellement mes choux. On va vous emmener dans le meilleur endroit du monde en plus"
Elle referme ensuite le coffre, part en sautillant jusqu'à la place passager et attend que Catou se ramène pour mettre le turbo.
"Aller on va à la pétasse Tower ? Pardon. Jezebel Tower."
Il y a des trucs qui se sont dits, par ci, par là, entre deux échanges hilares, ou bien trois verres de vodka bison. Et Jezebel Jet faisait partie de ces trucs. White se mord la lèvre inférieure, attendant de savoir ce que sa belle amie de violent cuissage de la populace très souvent crade de Gotham va lui dire, alors qu'elles s'en vont vers la Jezebel Tower.
"Bon chérie. Tu accouches ? On a fini notre première session de bizutage. Tu peux tout me dire. Comme d'habitude. Si tu veux je commence. J'ai tellement envie de voir Harvey Dent. Mais je ne sais pas comment faire. Il a l'air d'être pris par Batman. Comme tous ces criminels. À part Deathstroke. Mais lui il m'a traitée de gamine. Alors que je l'ai aidé j'en reviens pas. Quel connard."
Le lapin s'ingurgite un bon quart de la bouteille en deux gorgées avant de fulminer de rage. Elle en veut tellement à ce mercenaire même si en soi il a perdu son contrat. Les mecs et leurs lubies, mais qu'ils aillent se faire cuire bougre de dieu !

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Sam 5 Mai - 13:03
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Diabolic trio

Catwoman - White Rabbit - Magpie
“Les obsessions sont des fontaines de jouvence. Elles épouvantent la mort.”  





Du brillant à gauche, du brillant à droite, du brillant partout. La petite Pie ne savait où donner de la tête. Qu'allait-elle donc emporter ? Cette petite bague sertie de rubis ? La petite collection d’émeraudes ? Cette petite boite en argent ? Les dés en or ? Le clou qu'elle avait vu par terre ? Non, décidément, elle ne parvenait pas à se décider.

" Tu as une idée mon petit canari ? " Demanda la voleuse au prêteur sur gage étendu à côté d'elle, inanimé.

Ce dernier n'était plus très bavard depuis qu'il avait reçu un bon coup de talon dans la mâchoire et qu'une trace de griffe ornait son torse. Il était déconseillé de refuser quoi que ce soit à une Pie lorsque cette dernière avait aperçu le moindre éclat. Lui caressant le visage de l'index, elle sourit tout en ôtant la montre du malheureux de son poignet.

" Tu as raison. Je vais tout prendre dans le doute. "

Se redressant, elle remit son nez dans le coffre fort, fourrant tout ce qui brillait dans sa petite besace, jetant le reste derrière elle. Ainsi, une petite pile d'objets précieux mais non brillants se format dans l'arrière boutique. Enfin satisfaite mais ne manquant pas de vérifier dans le petit tas si rien ne lui avait échappé, elle retourna côté clientèle pour s'attaquer au contenu des vitrines. Ces dernières ne résistèrent pas aux griffes acérées du volatile. A l'intérieur, des objets de moindre importance. Boites à bijoux, peignes en argent, autant de petites choses d'une valeur sentimentale inestimable pour leurs anciens propriétaires, mais qui ne faisaient que briller aux yeux de la voleuse.

Inconsciemment, elle remplit sa besace déjà pleine, encore et encore, semant ses trésors aux quatre coins de la pièce. Un simple petit sac pour tout un magasin. Magpie n'était pas du genre prévoyante. Elle fonctionnait à l'instinct, esclave de son obsession. A sa décharge, le magasin pullulait littéralement de richesses récupérées sur le dos de pauvres âmes désireuses de boucler leur fin de mois. Même une équipe complète de braqueurs aurait eu du mal à tout emporter. Un parfait exemple de la décadence et de la misère de Gotham. Les riches roulaient sur l'or et les pauvres peinaient à survivre. Il n'était pas étonnant que le taux de criminalité soit aussi élevé.

Ayant enfin achevée sa tournée des vitrines. Magpie s'apprêta à repartir, comblée. Trébuchant sur un des trésors qu'elle avait semé, elle se retourna et écarquilla les yeux. Dans toutes les allées, plein de brillants. Des brillants qu'elle ne pourrait pas emporter.

" Oh non, non, non. "

Se jetant paniquée sur le sol, elle les ramassa, tentant vainement de les faire rentrer dans sa besace. Ce petit manège dura plusieurs minutes, durant lesquelles l'état de nerf de la Pie se dégrada. Puis, s'en fut trop pour la voleuse, qui se redressa et jeta violemment sa besace contre un mur, qui explosa.

" Non ! Non ! Non ! " Cria-t-elle.

Attrapant un extincteur, le volatile enragé commença à ravager la boutique. Après de nombreuses minutes de déchainement. Magpie s'arrêta, essoufflée. C'est à ce moment que le prêteur sur gage se réveilla, les effets du poison s'étant partiellement estompés. Sortant en titubant de derrière le rideau menant à l'arrière-boutique, un revolver à la main, il invectiva la voleuse.

" Sale putain.... je vais te... *BOUM* Dit-il avant d'être coupé dans son élan par un extincteur reçut en plein visage.

Le visage de la Pie était déformé par la colère. De ses bras perlaient des gouttes de sang dues aux éclats de verre. Faisant fi de ses égratignures, elle discerna le rideau. L’arrachant et l'étendant par terre, elle y déposa tous les brillants de la boutique, même si certains étaient désormais dans un état lamentable. Après avoir tout rassemblé et formé un imposant baluchon, Magpie quitta le magasin. Tirant avec peine son précieux butin, elle croisa des passants, attirés par le boucan. Haineuse, la voleuse fouilla dans le baluchon et en sortie le revolver du prêteur sur gage, n'hésitant pas à tirer aux pieds des trop curieux. Une sirène de police pouvait être entendue au loin. Elle n'avait pas de temps à perdre.

Sentant le danger, elle aperçut alors une voiture arrivant à vive allure dans l'avenue. Allant se planter au milieu de la route, elle pointa son arme et tira dans un des phares. Ce véhicule était son issue de secours pour elle et ses brillants. Peu importe qui conduisait, ce dernier avait intérêt à s'arrêter.



CSS par Gaelle

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Dim 20 Mai - 17:02
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Edward Skeevers... De qui se foutait-il, en osant ramener son sale cul à Gotham ? Si on m'avait rapportée que ce misérable pouilleux prévoyait de revenir dans le secteur, j'aurais cru à une mauvaise blague. Skeevers, revenir dans une ville où tout le monde souhaitait sa mort par la plus douloureuse des méthodes d'exécutions possibles ? Même lui n'était pas si con ! Surtout que depuis son départ forcé, le milieu du crime gothamite ne s'était pas assaini, loin de là. Or, pour moi, la plaisanterie venait de se concrétiser, par le biais d'une merdeuse qui sanglotait actuellement dans notre coffre de voiture volée...

Hum ? Grognais-je d'un air distrait, les mains crispées sur le volant, en réalisant soudain que White me parlait depuis que j'avais enclenché le contact.

Mon cerveau raccrocha à "bizutage", et remonta le fil des précédents mots prononcés. Oui, Jezebel Tower. Nous étions en route vers cette tour de luxe, nommée d'après sa propriétaire, toute aussi richement parée et intéressante à écouter que son édifice immobilier. Les pensées hantées par des considérations relatives à ma récente découverte, je refis prendre de la vitesse à notre bolide cabossé , l'accélération m'aidant à réfléchir. Ma lapine de passagère, elle, avait apparemment déjà tout calculé pour la suite de la nuit.


Ces mercenaires "les plus forts du monde"... Incapables de descendre de leurs grands chevaux ! Compatis-je en hochant négativement la tête, en réponse à l'anecdote de White. Mais ça ne m'étonne pas de Slade ; il a tendance à se renfrogner, et à rester dans sa carapace de vieux bonhomme, quand il se retrouve face à une femme un peu trop... Décoincée. Glissais-je avec un sourire complice à la polissonne, en me doutant que le caractère mutin de cette dernière avait certainement mis mal-à-l'aise le très rigide Terminator, sans parler de sa tenue, que le borgne aurait sans doute voulue plus habillée (avoir encore des problèmes d'hormone, à son âge !).

Un coup de frein à main et une prise de virage bien serré plus tard (les pneus n'auraient bientôt plus de gomme), je revins à sa proposition précédente.


Dent est un homme simple, tu sais ; laisse entendre que tu as trouvé un plan génial pour éliminer Batman, et il te déroulera le tapis rouge. Fais savoir que tu as une sainte horreur des clowns, et que les nabots empestant la sardine te donnent des aigreurs d'estomac, et tu recevras une invitation manuscrite pour venir lui exposer ton idée. Assurais-je, désormais familière des coutumes locales à suivre pour décrocher une rencontre avec tel ou tel parrain du crime, non sans parvenir à totalement oublier ce que la bécasse m'avait murmurée, quand je m'étais approchée d'elle pour la transporter jusqu'à notre coffre.

Pendant que White aidait sire Lancelot de Quoi-je-me-mêle à épouser le sol de tout son poids, je m'étais accolée à la brune (qui ne verrais jamais les égouts façon pays des merveilles, hélas !) pour lui faire cracher le nom de son dealer (l'information pouvait intéresser des gens, chose que je monnayais toujours assez bien). Tremblante et choquée, elle s'était exécutée, me surprenant tellement avec sa réponse que je l'avais embarquée sans mettre en doute sa sincérité. Et maintenant, je roulais, à tombeau ouvert, modérément attentive sans parvenir à me détacher du fait qu'un infâme petit salopard persuadé d'être le roi du monde avait serpenté parmi les détritus pour revenir discrètement à Gotham. Edward Skeevers recommençait à faire du business dans nos rues, et ça me travaillait tellement que j'en oubliai de répondre à la question de White Même son tour de magie avec la seringue ne m'intéressait plus tellement, et heureusement ! Puisqu'au lieu de quitter des yeux la route pour m'adresser à White, je restais le regard tourné droit devant moi, et pus remarquer la silhouette qui se campa en plein centre de l'avenue.


Qu'est-ce que... Lâchais-je, en fronçant des sourcils, juste avant que le flash d'une détonation de pistolet ne manque de m'éblouir.

PAN ! On (une femme. Familière) venait de nous tirer dessus, et ferait certainement mouche. Bouffée d'épinéphrine dans mes veines, j'ai le cœur et le cerveau qui s'embrasent. Le temps se ralentit, les sons s'atténuent, la périphérie de mon champ de vision se floute. Je réaliserai après-coup avoir instinctivement agrippé le frein à main et viré de bord en tirant à fond le volant (du côté où les pneus étaient le moins éprouvé, en plus ! Une chance sur deux) pour que White se retrouve entre la balle et moi.
L'instinct de conservation venait de parler, et il me faisait prioriser ma survie par rapport à celle d'une femme, certes charmante et délicieuse au quotidien, mais qui ne méritait pas (encore) que je prenne une balle pour elle non plus. Je n'étais pas une sainte, après tout ! Et puis, à tous les coups, cette surprenante lapine devait avoir d'autres pouvoirs que la matérialisation de seringue, donc ses chances de survie dépassaient largement les miennes.

Il advint que la balle avait juste éborgné notre caisse, ce que je pus furtivement voir en me remettant des soubresauts qu'avait engendrés mon mouvement de volant. La voiture se trouvait en travers de l'avenue, avec de mon côté une femme (Magpie ! C'était pour ça qu'elle m'avait parue familière ! D'ailleurs, elle semblait un peu amochée...) tenant toujours son flingue fumant dans la main, et un baluchon sur l'autre épaule. Des hurlements d'épouvante m'incitèrent à regarder en arrière, et surprise ! Nous avions mal fermé le coffre (ou alors, nos tourtereaux avaient invoqué le fantôme de David Copperfield pour réussir à crocheter la serrure de l'intérieur, et préparer leur évasion de l'habitacle) : Roméo et Juliette gisaient, étalés sur l'asphalte (morts ou vivants, difficile à dire, mais la seconde éventualité me rassurant plus, c'est elle que mon esprit retint). Pour les témoins civils de la scène, les deux jeunes gens paraissaient en sale état (et entravés. Par ce qui ressemblait à des chaînes en or..), ce qui expliquait les cris hystériques... À moins que ce ne soit la vue d'une voleuse armée et sanglante qui ne les ait effrayés.
Moment idéal pour éclater de rire telle une perdue, n'est-ce pas ?


Ha ha ha ! Je... Hu hu... Je ne m'en lasserai jamais ! Gloussais-je entre deux saccades hilares, en ressentant les effets merveilleusement euphorisants de l'après-adrénaline.

Les notes si mélodieuses d'une sirène de patrouille pulsèrent depuis un carrefour proche, ce qui, ajouté à la panique régnant dans l'avenue et à l'état de la devanture d'un magasin proche, acheva de me résumer le tableau.


Monte à bord, ma grande ! Criais-je (pour couvrir le bruit ambiant) à l'attention de la chipie griffue, en me tortillant pour lui ouvrir par-dessus mon épaule la porte passagère. Et t'en fais pas, pour le sang sur la banquette : c'est pas notre bagnole. Dis-je d'un ton léger à la blessée, dont l'hémoglobine coulait par filets depuis ses avants-bras. White Rabbit, Magpie ; Magpie, White Rabbit. Vous pourrez comparer vos centres d'intérêts et vous complimenter sur vos tenues respectives quand on aura recommencé à rouler ! Conclus-je en faisant patiner les roues d'un écrasement de l'accélérateur, parce que les voitures du GCPD commençaient à être sacrément proches à mon goût.

En rugissant fièrement, notre vaillant bolide reprit abruptement de l'allure, et je me réjouis de voir que, dans le rétroviseur, nos otages se relevaient laborieusement (ils étaient donc en vie ! Et ralentiraient les flics, en les appelant à l'aide). Le centre-ville commençait à être sacrément animé, pour un soir de semaine !


On comptait allez à Jezebel Tower, avec White. Tu veux te joindre à nous ?  Demandais-je, en consultant mon interlocutrice via son reflet dans le rétroviseur intérieur.


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Mar 22 Mai - 16:54
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Diabolic Trio ! White est prisonnière de sa spirale infernale, composée de malheur contre autrui, de rire mauvais et moqueurs et d'humains rabaissés plus bas que terre. Ce cocktail explosif la rend saoule, sans qu'une seule goutte d'alcool n'ait fusé entre ses lèvres rose bonbon. Ce n'est qu'un instant après le début de cette conversation foireuse qu'elle remarque sur le côté de cette bagnole volée une flasque, dont elle s'empresse bien évidemment de sentir le contenu. Du bourbon. De mauvaise qualité, mais assez bon d'odeur pour vous donner envie de le boire pour vous faire une cuite. Aux remarques de Catwoman, la jeune femme ne peut s'empêcher de lui adresser un sourire enjôleur et quelque peu provocateur. Elle, décoincée ? Libérée sur sa pensée sexuelle ? Chaude lapine ? ! Oh. Cela est flatteur au vu de la majorité de filles pincées existant dans cet univers. Première goulée d'alcool.
« Catou chérie. Quel est l'intérêt d'être une indépendante chaotique, si c'est pour simplement te faire un gentil et coincé justicier te donnant envie de te casser, avant que lui-même ne se casse en chouinant sur sa condition ? »
Un parler franc et direct qui, est on ne peut plus clair sur ce qui devrait être. Elles sont des femmes d'action et des briseuses de conventions non ? Bien que White doit bien l'avouer, elle a bien plus de penchant criminel que sa comparse à ce niveau là. Ça ne lui viendrait même pas à l'idée de se taper Batman. Enfin, vu comment Cats a l'air d'avoir du mal à l'oublier, c'est qu'il doit quand même valoir son pesant dans le partage de "passion".
« Je suis sûre qu'il ne dira pas non à un plan à trois. À nous deux, nous sommes la persuasion même. Quant à Dent ... je vais y réfléchir. En l'observant. De près. Très. Près. »
La lapine se met à rire pour ensuite se choquer contre le dossier du siège et sentir celui-ci partir en arrière à cause d'une poignée de levée devenue trop lâche; à cause de celle qui s'est amusée à la manipuler. Ce choc, est dû aussi au coup de frein puissant effectué par la femme chat lorsqu'elles rencontrent un obstacle vivant, et armé.

Le coup de pistolet claque contre la voiture, laissant un grand impact sur le véhicule.. White se redresse de suite pour voir ce qu'il se passe, en buvant toujours sa flasque, alors que quelque chose aurait pu lui coûter la vie. Peut-être. Qui sait. Notre chère criminelle ingénue est du genre coriace; et à ne pas se laisser attraper facilement. Hein Kid Flash ? Suite à ce petit dérapé, les deux femmes entendent un bruit sourd, suivi de hurlements de peur et de douleur. Ça fait de suite tilt dans la tête de notre amie vêtue de rose et de blanc. Le couple.
« Oh. Oooooh ! Mince. J'ai oublié les ceintures de sécurité. Oh. Ohohoho. Oh non. Oh regarde. On dirait du bacon grillé. »
Bon à tous les coups, leur pseudo otages sont vivants. À moins que miss pimbêche des réseaux sociaux soit trop fragile pour recevoir une juste punition. Vient ensuite le moment où la dénommée Magpie les rejoint à la demande de Cats. White se retourne immédiatement vers la banquette arrière pour faire une sorte de salutation au soleil à leur nouvelle consoeur.
« Salut. Tiens bois un coup. Moi je prends ça en échange. »
On se croirait en pleine dinette entree gosses. Sauf que là les "bambins" s'échangent des pistolets et des flasques d'alcool. Moins mignon ce tableau. White a depuis appris à mimer les mouvements de Jaina concernant les armes. La pauvre bichonne a décidé d'apprendre à se protéger depuis les quelques agressions à son encontre. Heureusement que ça se révèle utile pour la criminelle.
« Relax. J'arrive à bien mieux les maîtriser depuis ma rencontre avec Deathstroke. Vous savez que j'ai fait exprès de tirer dans un type pour l'agacer ce vieux grigou ? Vous auriez vu la contraction de ses muscles .... ouh ! »

White donne à nouveau l'arme à Magpie en échange de la flasque. Flasque tendue ensuite à Catou.
« Je suis plus batte à barbelés et pavés qui fracassent les cranes. J'aime bien quand ça saigne. sur tout un visage. Et qu'ils doivent voir à jamais le produit de leur humiliation. Et toi Maggie ? Tu me permets de t'appeler Maggie ? »
Catou continue sa course folle, tandis que la belle folle aux iris roses et cheveux blancs détaille avec appétit tout ce sang sur ce corps aux beaux et fins muscles, ainsi que ce regard encore empli de colère, duquel elle n'attend qu'une chose : qu'il tique et amène Magpie à pointer son arme contre l'ingénue à la batte barbelée. White passe la langue dans l'intérieur de ses joues et lèvres puis se roule vers l'avant. Elle sort ensuite tête et buste de la vitre de voiture pour observer l'horizon.
« En vrai, à pupute Tower, on va trouver des trucs pour s'amuser et se faire les poches. Il y a du trafic d'arme. »
Le pupute faisait référence à Jezebel Jet, une des nombreuses conquêtes supposées de Bruce Wayne, le super beau mâle milliardaire faisant des sourires à trois francs six sous, comme disent les français. Et aux yeux de White, cette femme a des airs de pupute manipulatrice. Ça se voit tellement que leur "relation" est bidon. Et oui, la criminelle aime lire ce genre de potins pour dégoter des aspects faussés de personnalités connues.

Elles arrivent finalement aux arrières de ce grand immeuble aux multiples magasins.White est la première à sortir en s'expulsant de leur fier destrier par la fenêtre pour au final se mettre sur la partie capot de l'engin. Elle sort ensuite de son corset magique un petit appareil.
« Avec ça, on pète leur salle de surveillance, et ensuite, on se sert jusqu'à avoir le véhicule plein ! Oh j'ai même une idée en plus ! Je vais voler deux autres véhicules et on en met autant qu'on peut pour chacune. Vous en dites quoi ? »
Ah la folie facétieuse de White n'a décidément aucune limite. Même quand on a failli la tuer, elle ne pense qu'à mettre encore plus à mal cette chère Gotham. Peut-être est-ce aussi un moyen pour se venger de cette "triste" fatalité que voudrait lui imposer la ville; jusqu'à ce que celle-ci se décide à abandonner.

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Dim 10 Juin - 13:31
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Catwoman - White Rabbit - Magpie
“Les obsessions sont des fontaines de jouvence. Elles épouvantent la mort.”  




Le coup de feu avait retenti dans l'avenue, précis, éclatant l'un des phares du véhicule. Ce dernier dérapa pour se retrouver en travers de la route, immobile. La Pie en profita pour franchir les quelques mètres la séparant de sa porte de sortie, arme toujours au poing. La conductrice était une de ses connaissances, une célébrité, car il ne s'agissait ni plus ni moins que de la fameuse Catwoman. Une amie, si telle relation pouvait éventuellement exister dans le milieu de la pègre. Le visage de la voleuse s'assagit et son état de nerf s'améliora significativement. Alertée par les cris des passants, elle remarqua des chaines en or entortillées juste derrière la voiture de sa comparse. Abandonnant quelques instants son baluchon, elle les récupéra d'une main experte et leur fit rejoindre son précieux butin. La Pie se hâta en entendant le cri de sa chère "amie" et grimpa à l'arrière. A peine montée et son butin en sécurité à côté d'elle, elle releva la tête et remarqua enfin la demoiselle assise sur le siège passager. White Rabbit, un nouveau nom qu'elle allait devoir retenir. Une sorte de lapine rose et blanche. Les rues de Gotham étaient décidément de plus en plus étranges. Perdue dans ses réflexions, Magpie se retrouva avec une flasque dans sa main à la place de son arme.

" Jezebel Tower ? J'ai déjà fait mes courses moi Cat.   " Dit-elle en prenant un peu d'alcool en bouche.

Écoutant l’auto-description de cette nouvelle connaissance de la nuit, elle récupéra son arme et la posa à côté d'elle. Recracha l'alcool sur ses mains, elle les passa ensuite sur ses bras pour désinfecter les multiples coupures qui s'y trouvaient. Du gâchis pour tout connaisseur de ce genre de breuvage, mais la Pie ne buvait pas. Voyant le regard scrutateur du Lapin Blanc, elle fronça les sourcils. Que pouvait-elle avoir à la détailler de la sorte ?  

" Non. Magpie pour toi. "

Enfin, la jeune lagomorphe cessa et passa sa tête à travers la vitre avant. Probablement pour profiter de l'air de la soirée. La suite du programme était donc déjà fixée. La police était encore dans les parages et la distance avec sa planque ne cessait de grandir. Relevant le regard en direction du rétroviseur, elle croisa celui de la chère Catwoman. Le Lapin Blanc était un peu trop turbulent à son goût. Le regard échangé fut plus éloquent que des mots. Magpie soupira en perdant son air renfrogné. Elle ne s'est jamais attaquée à aussi gros. Elle se contentait simplement d'un magasin par nuit de rapine. Cette entreprise pouvait s'avérer dangereuse. De plus, elle n'avait pas la moindre confiance en ce lapin surexcité. "Enfin, tant que Cat ne trouve rien à redire, tout se passera bien" pensa-t-elle. Que pouvait-elle craindre ? Elle avait ses griffes, une arme chargée prête à l'emploi.

" Qu'est ce qu'on attend ?  "

Ouvrant la portière arrière à la volée, elle saisit le haut de la carrosserie et, tirant le reste de son corps en lui faisant subir une rude contorsion, se retrouva debout sur le toit du véhicule. Sortant ses griffes de sa main non armée, un sourire carnassier se dessina sur son visage. Le coin devait déborder de brillants, de précieux brillants qui viendraient grossir son nid.





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Lun 25 Juin - 18:00
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Un coup d’œil dans le rétroviseur extérieur m'apprit que le GCPD ne se dédierait pas entièrement au sauvetage de deux civils capturées par les dangereuses criminelles que White et moi étions. Chic ! On allait nous poursuivre... Ou tenter, tout du moins, parce qu'après avoir frôlé la mort d'aussi près, j'avais le sang bouillonnant d'adrénaline, et des réflexes de pilote de course ! La main sûre, je fis osciller et le volant et notre bolide en maximisant les prises de risques, mon talon écrasant l'accélérateur et boudant les freins. Ralentir ? Pourquoi faire, lorsqu'il suffisait d'interrompre l'accélération avant de la réenclencher après avoir modifié l'angle du véhicule sur la route ? Le chevalier noir (ou l'un de ses disciples) aurait pu se maintenir dans mon sillage, mais pas un policier de Gotham trop attaché à une vie sans dangers. Nous roulions dans un centre-ville bourré de potentielles victimes et d'infrastructures qu'aucun fonctionnaire ne souhaiterait dégrader, aussi m'en donnais-je à cœur joie, peut-être légèrement inconsciente dans ma négociation des virages. À ma droite, une main gantée de blanc m'approcha des lèvres le goulot d'une bouteille, dont je reniflai brièvement les vapeurs (sans quitter la route des yeux) avant de m'en détourner.

De l'alcool ? Mais c'est pourtant moi qui conduit ! Fis-je mine de me scandaliser, étant donné que, comme le savait la lapine, je n'étais pas du genre à refuser un verre offert.

Toutefois, à force de fricoter avec la bourgeoisie et ses consommations gratuites, mon palais avait développé une certaine exigence gustative, et de ce que j'en avais senti, le bourbon que White prétendait partager avec moi devait avoir été acheté en supérette, et pour une somme très modique. Que la femme aux iris fuchsia puisse tolérer cette mixture ne lui valut pas de descendre dans mon estime, mais je valorisais trop mes propres papilles pour avaler la moindre gorgée de son flacon (Magpie non plus, d'ailleurs ; elle, en revanche, trouva une certaine utilité à cet alcool bon marché).


Fais pas attention à White, ma grande. Lançais-je d'ailleurs à ma collègue, en l'observant dans le rétroviseur intérieur. Elle fait sa provocatrice et multiplie les regards enjôleurs, mais c'est une fille sympa. Elle aime juste voir du sang, comme toi, tu aimes les trucs qui brillent. En cas de besoin, on peut compter sur elle. Promis-je, sans en être entièrement convaincue moi-même. Et bien qu'elle soit habillée en lapine, elle ne te sautera pas dessus. Plaisantais-je, en réservant une œillade à l'intéressée, qui n'aurait certainement pas manqué d'entretenir le mystère juste pour s'amuser si je ne l'en avais pas empêchée en braquant sans prévenir.

La voiture de patrouille qui s'acharnait à nous courser pilla au moment de devoir me suivre entre deux poids-lourds qui se rapprochaient dangereusement ; j'eus à l'attention du conducteur un petit geste d'adieu de la main par ma fenêtre. Les flics risquaient de signaler notre véhicule par radio à tous leurs compères, par contre. Heureusement que nous étions bientôt arrivées à destination (et que le parking de Jezebel Tower regorgeait de bolides à "emprunter"). Bien calée dans mon siège, je fis vrombir de plaisir les cheveux ; plus de poursuivants sur nos talons aurait pu m'inciter à lever le pied, mais je n'en fis rien, préférant accélérer davantage notre arrivée à la tour des potiches, tout en reprenant, à l'adresse de ma voisine :


Magpie est une étoile montante du cambriolage, White. Elle est presque aussi douée que moi, et elle me bat à plate couture, question efficacité au corps-à-corps. Tu pourras bientôt te vanter de l'avoir croisée cette nuit. Est-ce que j'exagérais ? Juste un peu, alors... Et Magpie avait besoin d'encouragements. À sa place, ça m'aurait fait du bien, de voir qu'une autre voleuse me faisait confiance pour progresser et percer. Dans la catégorie des risques tout qui ne se défilent jamais, je la mettrais au sommet du classement, à égalité avec nous deux. Affirmais-je, en choisissant de nous classer ex-æquo en terme de témérité pour ne vexer personne.

En mon for intérieur, je pensais sincèrement être un cran en-dessous des deux femmes aux cheveux blancs, et je suspectais même Magpie de pouvoir affronter des situations qui auraient découragé l'insouciante lapine. Il ne s'agissait cependant que d'hypothèses personnelles (qui allaient peut-être se vérifier ce soir ?), et puisque nous n'en n'étions qu'à notre première soirée ensemble, autant éviter les comparaisons fâcheuses... Surtout que nous arrivions en vue de la façade imposante de la tour/centre commercial de Gotham, l'édifice prestigieux où la population aisée venait dépenser son argent sans avoir plus d'efforts à faire que de monter et descendre des étages. Restaurants, bijoutiers, prêts-à-porter, parfumeries (et armes à feu, donc, d'après White)... Tous les magasins pour riches se concentraient dans cette structure verticale plus lustrée qu'un sou neuf, et plus aseptisée qu'une salle d'opération.
Autant dire que nous allions faire tâche.

Tous les commerçants avaient tiré le rideau, à l'heure où je garai notre véhicule (qui commençait à montrer d'évidents signes d'usure et de faiblesse... Il était temps d'en changer). Toisées par les innombrables fenêtres dorées de la tour, chacun de nous sortit à sa manière (et ce fut un peu le concours de la souplesse articulaire). Amusée par cet étalage de souplesse, je sortis la dernière, et de façon traditionnelle (surtout parce que je ne pouvais pas surenchérir l'improbable contorsion de Magpie). White était installée sur le capot de la bagnole telle une charmante
bunny girl dans un salon automobile. De son côté, campée sur le toit, notre récente passagère n'attendait qu'un top départ pour s'élancer à la recherche du brillant, tenant son flingue d'une main et faisant jouer ses griffes enduites de toxine avec l'autre.


Tu en planques, des trucs, là-dedans... Lançais-je à la lapine aux yeux malicieux, en désignant du regard le corset blanc dont elle semblait pouvoir sortir tout et n'importe quoi.

La formulation employée par la fripouille à grandes oreilles me laissa mitigée : sa télécommande magique n'avait pas pour fonction de faire
littéralement exploser la salle de surveillance, pas vrai ? Ça aurait impliqué des morts en pagaille...


Les flics ne tarderont pas à savoir qu'on est ici ; il faudra pouvoir se barrer en vitesse, et si on a chacune un véhicule, c'est tant mieux. Approuvais-je, validant implicitement la proposition de mon amie d'escapade en détaillant un peu les automobiles qui se trouvaient dans les parages. D'une voix énergique, je repris : Prenez tout ce qui vous plaît, mais sans vous éterniser ; il faut qu'on se barre avant que le GCPD ne nous tombe dessus en nombre . Un embryon de plan s'organisa dans mon crâne ; je pensais déjà aux vilaines bêtises que j'allais pouvoir faire, dans la tour, et ça nuisait à mes capacités de réflexion. Considérez que vous avez dix minutes pour vous faire plaisir ; ensuite, chacune emporte son butin dans l'une des caisses volées par White, et on fonce vers les docks, du côté de Little Italy. J'avais un rendez-vous avec Edward Skeevers, là-bas...

Oh ! Et rappelez-vous, les filles : l'important, ce n'est pas de gagner, c'est de s'amuser. Assurais-je d'un timbre feutré, la main sur la hanche, en échangeant avec mes deux interlocutrice un regard complice.

Je plaignais d'avance les gens que nous allions croiser dans la tour... Mais ça ne m'empêcherai pas de m'éclater à leurs dépends. Jezebel avait besoin de voir que la vie était faite pour être croquée à pleines dents !


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Jeu 5 Juil - 19:35
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