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 Miettes de sang (P.V Jason)

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LIGHT OF TAMARAN
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MessageSujet: Miettes de sang (P.V Jason)   Jeu 15 Fév - 0:11

No one is Innocent. C'était il y a deux ans. Elle rentrait chez elle, après une soirée arrosée; où elle n'avait pas bu. Sa mère ne l'aurait jamais permis et puis, elle tenait trop à cette voiture. Elle tenait trop à ses libertés, au fait de pouvoir aller voir son copain à Central City quand l'envie lui prenait. Ni trop vite, ni trop lentement dans les rues de Gotham. Elle passait Old Gotham pour rêver un peu, admirer les immeubles depuis son pare brise, avant de rentrer sur East End et finir sa nuit dans son lit, en espérant que le lendemain, le patron où elle bosse en tant que serveuse ne lui prendrait pas trop la tête. Elle pensait à tout cela, jusqu'à ce qu'une voiture arrive en plein phares derrière elle, l'oblige à enlever son rétroviseur alors qu'elle s'engage sur les voies annexes, dites rapides.

Malheureusement, le calvaire ne s'arrête pas là. Angoissée, elle ne peut que constater avec stupeur, mais aussi plusieurs tremblements secouant son corps que le conducteur du véhicule se décide à venir emboutir son véhicule par l'arrière. Chaque coup devient de plus en plus rapide, de plus en plus brutal. Elle hurle, appelle sa mère, appuie sur l'accélérateur plusieurs fois sans se rendre compte de ce qu'elle fait. Le répondeur tombe. Alors des larmes commence à couler, elle laisse un premier message, rappelle, tandis que le véhicule vient s'encastrer plus violemment. Son front frappe le volant et la jeune fille hurle, avant de sentir son pied sur la pédale d'accélération s'enfoncer. En relevant la tête, il est déjà trop tard.

Depuis, les victimes se sont accumulées : on en compte quatre. Toujours les mêmes circonstances, mais le tueur jamais attrapé. Au départ tous pensaient qu'il ne s'agissait que d'accidents, perte de contrôle du véhicule, soirée trop arrosée ... des mobiles idéals d'affaires classées. Pourtant, ça ne semble pas normal aux yeux de la Tamaran. Bien que les justiciers de Gotham soient remarquables, Starfire n'a pas pu s'empêcher d'enjoindre ses soupçons à Jason concernant les profils des victimes. Toujours le même âge, de quartiers difficiles, des accidents semblant typiques, et aucune visibilité sur le ou les possibles agresseurs. Koriand'r se met à faire les cent pas sur le toit de cet immeuble, à moitié troublée mais aussi agacée de ne pas savoir où et quand ces fous furieux feront leur prochaine victime. Elle aura beau quadriller un maximum de zones, tant qu'elle ne saura pas quand cela se passera, elle ne pourra pas avancer.

"Je sais que ce n'est pas dans tes clous, mais aide moi au moins à les trouver, Jason."
La Tamaran essaie de rattraper le mercenaire, courant dans ses baskets. Ce soir, elle a troqué sa tenue habituelle pour paraître moins alien dans les rues de Gotham. Ses bras bardés de bracelets s'étirent et c'est à un pas près de se rater que Kory s'empare finalement de l'épaule gauche de Jason. Ses yeux croisent les bleus de l'ancien Robin et comme à chaque fois, c'est avec une certaine tristesse mais aussi admiration qu'elle se plonge dans ce regard dur. Mais cela fait depuis un moment qu'elle sait, que même sous ses aspects renfermés, il y a toujours un coeur.
"Ce sont des gosses de dix huit ans. Et leurs agresseurs arrivent à s'en tirer à chaque fois. Quatre filles Jason ... !"
La voilà placée devant lui, bras croisés contre son sweat ramené du Normandy, le vaisseau de l'univers parallèle; et de son dernier voyage avec Emerson l'aventurier.
"Tu peux penser à autre chose que la drogue, la pègre et ... arrêter de te faire passer pour un criminel ?"
Ça peut-être blessant pour lui, mais depuis qu'elle l'a sauvé, elle a du mal à le suivre, ou même à comprendre ses intentions. Tout comme celles de Roy. En vrai, des trois, elle a bien l'impression d'être la seule à croire encore au combat contre le crime.
"Jason ..."
Kory ravale sa salive et presse fortement ses bras de ses mains, dans l'attente de cette personne en laquelle elle veut croire. Peut-être que c'est idiot, peut-être qu'elle s'y perdra, mais elle fera ce qu'il faudra pour qu'il ne meure pas; une deuxième fois.

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MessageSujet: Re: Miettes de sang (P.V Jason)   Jeu 22 Fév - 23:14


« La croyance en une origine surnaturelle du mal n’est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités. »Joseph Conrad.

« >sigh< Pour la dernière fois Kory, non, j'traque pas les maboules en voiture. » dit-il d'une voix lasse, pensant clore le sujet une bonne fois pour toutes.


Miettes de Sang.

La croyance en une origine surnaturelle du mal n’est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.


Jason Todd tourne le dos à la Tamaranienne, son éternel casque rouge sous le bras. Il s'approche du vide, pose un pied sur le rebord du toit sur lequel ils sont perchés et son regard se perd quelque part dans l'immensité de Gotham City, une ville qu'il a appris à adorer autant qu'il ne la déteste. Kory est venue le trouver un peu plus tôt, pour lui exposer ce cas. Quatre jeunes femmes, toutes ayant connu le même sort au volant de leur voiture. Des accidents, il paraît, mais Koriand'r en pense autrement : bien trop de coïncidences, bien trop d'incohérences. Par ailleurs la similitude entre les victimes est troublante, même l'ancien Robin ne peut le nier. Naturellement, cette affaire attise la curiosité du détective de formation. Mais il n'enquêtera pas dessus. Il reste bien deux ou trois flics non corrompus dans cette fichue ville, ils n'auront qu'à faire leur boulot et attraper le salopard qui terrorise ces femmes pour une fois. Mais lui, et bien lui a d'autres affaires à gérer, des affaires bien plus importantes à ses yeux. Des affaires pour lesquelles ni la police ni l'armée n'a d'autorité. Quant aux justiciers de cette ville, et bien. Ils n'ont tout simplement pas les couilles d'aller jusqu'au bout de leur croisade. C'est pourquoi la ville du Batman a bien besoin d'un Red Hood, celui-ci n'ayant pas peur de se salir les mains contrairement à tous ces prétendus "héros" en armure.

Mais hélas, Kory semble déterminée à le faire changer d'avis.

« Je sais que ce n'est pas dans tes clous, mais aide moi au moins à les trouver, Jason. », dit-elle alors qu'elle le rattrape, saisissant son épaule pour l'obliger à lui faire face.

A l'instar de la Tamaranienne, Jason croise les bras sur son torse. Il ne reviendra pas sur sa décision. Têtu ? Encore pire. Mais quelque chose lui dit que Kory n'en a pas fini non plus avec lui. C'est justement cette détermination sans faille et cette force de caractère qui suscitent, quelque part, l'admiration du Red Hood. Pourtant, même après tout ce temps à se découvrir l'un l'autre depuis qu'elle l'a secouru, il continue à se braquer face à elle, à garder ses émotions sous clef. Il a peur, Jason, peur qu'elle aussi ne le rejette. Peur qu'elle ne lui rit au nez. Kory n'est certainement pas comme ça, il le sait. Mais il n'a jamais dit que sa peur était rationnelle.

L'homme penche la tête sur le côté et soupire, gardant éternellement le silence. Il n'a pas à argumenter davantage face à l'extra-terrestre. Il ne bossera pas sur un cas aussi insignifiant. Point.

« Ce sont des gosses de dix huit ans. Et leurs agresseurs arrivent à s'en tirer à chaque fois. Quatre filles Jason ... ! »

Et alors ? Lui n'avait même pas dix-huit ans lorsqu'il est mort. Pourtant cela ne semble avoir compté pour personne. Aucun de ses « proches », de sa soit disant famille n'a même pris la peine de punir son meurtrier. De l'enfermer. De le tuer. Non, le Joker est éternellement libre et il semble même à Jason pouvoir entendre son rire cruel flotter dans le vent, en provenance des entrailles de la vieille Gotham. Le Clown ne l'a jamais abandonné. Pourtant, autant qu'il le voudrait, il ne peut tout simplement pas rester insensible aux mots de Kory, à ces pauvres jeunes femmes innocentes ayant trouvé la mort de la manière la plus tragique qu'il soit. Il ne peut que les imaginer durant leurs dernières minutes, à prier pour un miracle qui ne viendra pas tandis que leur espoir leur est aspiré. Il connait le sentiment. Ses épaules s'affaissent quelque peu, d'une manière pratiquement imperceptible pour les autres, mais il est sûr que Kory le remarque.

« Tu peux penser à autre chose que la drogue, la pègre et ... arrêter de te faire passer pour un criminel ? »

Jason détourne le regard. Ces simples mots parviennent à franchir cette carapace d'ordinaire impénétrable et brisent quelque chose en lui. Une boule s'installe dans le creux de son estomac. Il tourne une nouvelle fois le dos à son interlocutrice, comme si les milles et unes lumières de la ville pouvaient lui apporter les réponses qu'il semble chercher depuis qu'il a commencé cette nouvelle vie. Cette même ville qui le prend aujourd'hui pour un criminel. Et Kory, elle, le prend pour un héros. Mais lui, au milieu ? Qu'en pense-t-il ? La vérité, c'est qu'il ne sait plus ce qu'il est. Il n'est pas un héros, et il ne veut pas en être un. Il pense qu'il est mauvais. Il sait qu'il fait partie des bad guy, il sait qu'il fait pourrir tout ce qu'il touche. Pourtant s'il était réellement un criminel, alors tout ça n'aurait plus aucun sens, n'est-ce pas ? Toutes ces valeurs qu'il prétend défendre, elles n'auraient plus aucune valeur. Au final, peut-être avait-il sa place à l'Asile d'Arkham.

Pourtant Kory semble continuer à croire en lui, là où il ne se donne plus aucun crédit et Jason a envie de s'appuyer sur elle, dont la simple présence l'apaise. Parfois, il a réellement envie de faire les efforts nécessaires pour devenir celui qu'elle voudrait qu'il soit, mais ça lui fait mal de savoir qu'il n'y parviendra pas, tout simplement parce qu'on n'échappe pas à sa nature première. Mais connaît-il seulement sa véritable nature ? Et si Kory avait raison depuis le début ? Petit à petit Jason sent sa volonté céder, ses murs s'effondrer. Non, ne te retourne pas. Ne la regarde pas. Ne craque pas.

« Jason... », sa voix se brise.

Trop tard.

Ses yeux se glissent dans ce vert bien plus scintillant encore que l'émeraude, couleur de l'espoir, ce que Jason a besoin de retrouver. Et ce que semble lui apporter Kory. Jason soupire en reddition, il décroise totalement les bras et descend de son estrade de fortune. Elle a gagné. Il ne peut pas lui dire non, pas à elle. Ni à ces quatre pauvres innocentes tuées. Il ne peut tout simplement pas résister plus longtemps.

« Très bien t'as gagné ! », dit-il agacé, pas tant par l'insistance de la tamaranienne que sa propre incapacité à lui résister. « Ton assassin frappe toujours à la même époque de l'année. Sans doute un traumatisme qu'il aura lui même vécu à cette période il y a deux ans, ça peut aider à trouver son identité. », commence-t-il à réfléchir à voix haute.

« Quant aux victimes, elles ne venaient pas de familles fortunées. Peut-être une coïncidence mais on devrait concentrer les recherches vers les zones d'activités les plus populaires. Qu-est-ce qu'on a d'autre ? »

Comme quoi, il pouvait bien se montrer aussi buté que son mentor, Jason. Il n'empêche qu'il a enregistré tout ce que lui a dit Kory, depuis le début...

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MessageSujet: Re: Miettes de sang (P.V Jason)   Dim 25 Fév - 13:29

No one is Innocent. Kory sent son coeur sauter dans sa poitrine. Cette sensation lui fait un bien fou, au point que le sang lui remonte aux joues et au nez. Elle a envie d'exploser sa joie, de prendre Jason dans ses bras, de se caler contre lui et même de s'envoler et le crier. Mais elle se retient, et ne fait que trembler autant de corps que de voix lorsqu'elle lui répond.
"E-en soi tu n'as pas tord. Je pense qu'il y a effectivement un traumatisme, ou bien quelque chose de lié. M-mais. Il y a quelque chose que je ne comprends pas."
La jeune femme alien se recule, gênée et encore trop surexcitée pour affronter pleinement le regard de celui qu'elle considère bien plus qu'un simple partenaire ... Et bien plus qu'un simple roublard cherchant seulement la vengeance.  D'ailleurs, quand il la regarde comme ça, c'est comme si elle se sentait transpercée, fouillée. Ses mains viennent suite à cette constatation cacher son coeur.
"Je suis allée sur une des scènes de crime à Jamaique District."
Son corps se tend immédiatement, sentant très bien que Jason ne va pas du tout approuver cette prise d'initiative. Après tout, ce District est l'un des plus dangereux de Gotham. Drogue, armes, drogue, junkies coupant des gorges pour sa dose ou pour le compte d'un des cartels. Cependant, il devait se rappeler qu'elle avait aidé au démantèlement d'un réseau de prostitution. Certes avec le concours de Ravager, mais elle l'avait fait.
"C'était le tout premier, d'après les informations que j'ai pu récolter. La fille morte avait fait un tonneau, mais ce n'est pas elle qui a perdu le contrôle. O-on l'a obligée à le perdre. Selon les témoins, il étaient deux à sortir du véhicule."
On pouvait tout à fait réfuter les faits rapportés, comme d'ailleurs l'avaient fait les policiers de l'époque. Après tout, les témoignages provenaient d'un junkie et d'une vieille maintenant passée dans les limbes suite à une agression quelques mois après les faits. Des témoignages qu'elle a pu d'ailleurs consulter de manière illégale; vu que c'est un gars aux archives qu'elle a un peu charmé. Juste un peu. Croisons les doigts pour que Jason ne lui demande pas de détails.
"On peut essayer d'aller sur le quatrième lieu, dans l'East End. Ils ... n'ont toujours pas déplacé le véhicule vu qu'il s'est encastré dans le mur d'une bâtisse."
On vous laisse imaginer à quel point le choc a été violent. Cette fois, elle fait face à Jason et, en le regardant droit dans les yeux, elle remarque une légère désapprobation.
"On ... se retrouve là bas. D'accord ? À plus tard !"
Technique d'esquive vieille et connue de tous, même en dehors du système solaire : la fuite. Les cheveux de Starfire s'enflamment et, dans un crépitement, la voilà dans les airs. Elle s'apprête à partir, mais elle rebrousse le peu de chemin qu'elle a fait pour venir embrasser Jason sur la joue.
"Je ne le dirai jamais assez, mais tu es génial Jason Todd."

La voilà finalement arrivée sur le lieu du crime. Toujours cette voiture à moitié désossée, car il y avait besoin d'extraire le corps, sans trop faire s'effondrer le mur qui n'attend qu'un seul soubresaut assez brutal pour s'effondrer. Ça fait deux bons mois que ce cadavre métallique git ici. Tout semble propre, dans le sens où d'éventuels indices supplémentaires ne semblent pas avoir été oubliés. Kory regarde de chaque côté de la rue et remarque un groupe de sans abris en train de se réchauffer près d'une bouche d'aération de tunnel de métro. Sinon, il n'y a personne, juste des véhicules garés ça et là et quelques bruits provenant des habitations. Elle se penche vers la carcasse du véhicule, tourne autour pour être sûre que rien n'a été oublié. Rien. Définitivement rien. En son for intérieur, elle angoisse, rumine, se sent démunie et c'est justement à ce moment là qu'elle découvre un nouvel élément. Un bout de cigare. Soudain, quelque chose semble faire un bruit creux. Ça roule jusqu'à ses pieds, et touche sa botte. Ses yeux se posent sur la chose, bien qu'elle ait compris quel était cette chose : une tête. Pas n'importe laquelle, celui des archives. La Tamaran se fige.
"Tu as vraiment le chic pour venir briser nos affaires, Kory Anders."
Le cliquetis de charge du pistolet se fait entendre.
"Nos chefs ont toujours pas encaissé ton petit coup d'éclat avec Ravager. Et maintenant, c'est ça.
- Parce que tuer des femmes, c'est du business ?
- Si ça peut te rassurer, il y avait un homme dans le lot.
- Que vous avez fait passer pour une femme ...?"
Kory le lâche de façon moqueuse mais l'homme ne répond pas, venant juste poser son canon contre la nuque de l'alien. Par X'hal mais il n'y a vraiment aucune limite dans la malveillance humaine. Kory ne peut pas bouger, pour la pure et simple raison que trois autres hommes la mettent en joue. Oh elle pourrait tout à fait brûler l'arme et les mettre hors d'état de nuire, mais elle risquait de perdre ses preuves.
"Relève toi."
Elle s'exécute à contrecoeur, mais il fallait les éloigner du lieu.
"Vous allez vraiment le regretter.
- Moins que toi. Aller avance et tiens toi tranquille."
Ils avancent finalement vers les trois autres acolytes qui, de leur oeil torve ne se gênent pas pour rabaisser et se moquer intérieurement de cette alien qui soi disant est si forte. Koriand'r quant à elle, réfléchit, complètement imperméable à ces abrutis et leurs pensées malsaines. Non, elle cherche, cherche encore et encore et encore comment on peut tuer des gens pour de l'argent. Même un mercenaire a plus de valeurs. De la chasse ? C'était la seule piste assez tordue et plausible. Ce qui veut dire qu'il y a bien plus sous jacent avec cette affaire. Encore quelques pas, aller. On y est presque.

Mais quelque chose les arrête. Un bruit suspect, provenant d'une des ruelles. L'un des mafieux s'avance près de celui empêchant selon lui l'alien de faire tout mouvement agressif.
"Att..."
L'homme n'a pas le temps de finir sa phrase qu'il se retrouve envoyé deux mètres plus loin avec son acolyte. Il n'aurait jamais dû se retourner. Il se prend le pistolet de son compagnon en pleine figure avant de se sentir envoyé contre un mur. Plus que trois. Cependant, aussi utile qu'est cette initiative, Kory se retrouve maintenant visée pour de bon. Les hommes encore debout sont en effet prêts à tirer.

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MessageSujet: Re: Miettes de sang (P.V Jason)   Lun 5 Mar - 23:39


La voix de Kory tremble, mais Jason fait semblant de ne pas le remarquer. Il croise ses bras musclés sur son torse et penche la tête de côté, s’enfermant de nouveau dans cette éternelle barrière de solitude, lui donnant une illusion de sécurité. Parce qu’il a peur, Jason. Il a peur de baisser sa garde, il a peur de laisser Kory s’approcher un peu trop près de lui pour ensuite la voir en souffrir. Il a peur... d’aimer. Parce que cette simple oscillation dans le timbre de


Miettes de Sang.

La croyance en une origine surnaturelle du mal n’est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.

l’extraterrestre et ces deux orbes vertes remplies de l’espoir dont il a besoin ont réellement le pouvoir de le faire chavirer, et il le sait. Mais n’est-ce pas déjà trop tard ? Il le sent à l’intérieur de sa poitrine, ce sentiment qu’il pensait perdu à tout jamais. Et ça lui fait mal. Mais paradoxalement, c’est cette douleur qui lui permet de se sentir vivant.

Red Hood écoute chacun des mots de sa partenaire avec attention tandis que jamais son air professionnel ne le quitte. La tamaranienne n’a pas chaumé ces derniers jours, c’est certain. Voilà donc une preuve irréfutable d’à quel point cette affaire lui tient à coeur et de toute la détermination qui l’anime pour retrouver et punir l’assassin de toutes ces jeunes filles. C’est précisément pour cette raison que Jason n’a pas su lui refuser son aide : parce qu’il sait à quel point ça compte pour elle et que peu importe ce qui sera dit à son sujet, il n’abandonne pas ceux auxquels il tient.

Son organe vital rate néanmoins un battement alors que Kory lui dévoile son aventure dans les cartiers les plus sombres de Gotham, là où chaque coeur est corrompu par les ténèbres, là où l’on tue son voisin sans préavis pour une dose. Jason, il connaît bien le coin. Après tout on ne s’impose pas dans le milieu de la drogue sans se salir les mains. Mais il a sa réputation, il fait partie des mauvais gars. Des criminels. Il se fond dans la population comme un pauvre orphelin dans le manoir Wayne. Kory est différente, elle fait partie des gentils, de ceux qui ne sont certainement pas les bienvenus à Jamaique district. Elle n’a pas une cible dans le dos, elle EST la cible. Jason décroise les bras de consternation, perdant temporairement son masque d’indifférence pour laisser place à une frustration qui n’a pas vraiment lieu d’être : Kory est forte, sans doute l’une des justicières les plus puissantes du coin. Elle est à des années lumière de se trouver sans défenses. Pourtant Jason n’y peut rien, le pincement d’inquiétude est là et il ne peut le réprimer.

L’ancienne Titan ne lui laisse cependant pas le temps de protester et un détail tique aux oreilles du détective. Deux individus sortant du véhicule, et personne n’a prêté attention à ce détail capital auparavant ? Les soupçons du garçon s’en voient confirmés : même le GCPD est corrompu jusqu’à la moelle dans cette saleté de ville. Les flics ayant ni plus ni moins bâclé leur travail mériteraient presque une balle entre les yeux selon le Robin déchu : ces filles ayant tragiquement trouvé la mort méritent une justice, au même titre que lui l’avait mérité à l’époque. Ces crimes ne devaient rester impunis, pas même pour une poignée de billets verts.

« On peut essayer d'aller sur le quatrième lieu, dans l'East End. Ils ... n'ont toujours pas déplacé le véhicule vu qu'il s'est encastré dans le mur d'une bâtisse. »

Jason sait déjà où cette conversation se dirige, et non, il n’approuve pas du tout. Mais elle ne lui laisse pas vraiment le choix. Kory ne le connaît que trop bien.

« On ... se retrouve là bas. D'accord ? À plus tard ! »

« Kory ! ». Jason proteste en vain alors que la princesse de Tamaran a déjà pris son envol.

Pourtant, à la grande surprise du brun à la mèche d’argent, Starfire fait demie-tour et des lèvres aussi douces que chaudes viennent caresser sa joue.

« Je ne le dirai jamais assez, mais tu es génial Jason Todd. », ajoute-t-elle.

Jason en oublie instantanément toute forme de désapprobation, perdant durant ces quelques secondes la capacité même de prononcer la moindre phrase. Pourtant Kory Anders n’est déjà plus présente pour remarquer le léger blush carmin qui remonte aux oreilles du marcheur solitaire, plus tellement habitué à ces gestes. Kory est la seule à oser lui montrer ouvertement une certaine affection, ou en tout cas avec autant de sincérité. Et il ne s’en trouve pas totalement insensible contrairement au peu d’informations qu’il ne s’accorde à faire transparaître. Mais pas le temps de réfléchir davantage ; une fois remis de ses émotions, Red Hood enfile son fameux masque rouge avant d’enfourcher sa moto. Le voilà donc parti pour l’East End.


* * *


Contrairement à ses homologues arborant une chauve-souris sur le torse, qui auraient pris la voie des airs et des toits de Gotham, c’est bien par les ruelles sombres que l’enfant peu prodige atteint finalement les lieux du crime. Disons que c’est davantage son style que des pirouettes acrobatiques accroché à un fil. Par ailleurs, aux yeux du monde il reste un criminel, un hors-la-loi. Un détail qui pourrait lui coûter bien cher s’il en venait à l’oublier.

Pourtant, comme un instinct forgé au fil des années, un mauvais pressentiment rampe sous sa peau. Quelque chose cloche ici, il en est persuadé. Il a bossé suffisamment longtemps avec Batman, ou avec la Ligue des Assassins pour savoir quand il y a une tâche sur le tableau, un mauvais coup de pinceau sur une toile presque parfaite. Tout est calme, bien trop calme. Une certaine forme d’inquiétude s’infiltre dans ses pores et Jason renifle. Non, il ne se fera pas piéger aussi facilement. Tous sens aux aguets, le garçon se met à frôler les murs comme un fantôme cherchant à se fondre dans les ombres de la ville endeuillée, se dirigeant d’un pas assuré vers ce qu’il sait être le lieu même de l’accident.

Soupçons confirmés lorsqu’il aperçoit enfin Kory, entourée par quatre hommes armés jusqu’aux dents. Une fois de plus c’est un mélange de colère et d’inquiétude qui se met à tordre ses entrailles et ses mains se resserrent douloureusement. Il sait que la Tamaranienne peut se sortir de cette situation en un claquement de doigts, mais il la connaît mieux que ça. Il comprend qu’elle ne veut pas risquer de compromettre les indices de ce qui s’avère être une scène de crime. Elle est donc piégée avec ces quatre hommes pour lesquels Jason éprouve soudainement l’envie de leur tordre le cou. Sa respiration s’accélère, son coeur semble vouloir s’extirper de sa poitrine. Encore un peu et il aurait presque loupé ce crissement de métal, léger et probablement imperceptible pour un amateur.

Presque.

Jason se retourne à une vitesse fulgurante et attrape l’arme de l’homme qui le tient en joug, lui tordant le bras dans le processus. Donnant un coup de coude dans l’articulation de son assaillant, il ressent un certain plaisir quand l’homme fait un bruit de détresse. Pourtant ce dernier n’a pas encore dit son dernier mot et lui assène un coup dans l’estomac en retour, celui-ci se retrouvant atténué par son armure de kevlar. Désormais réellement enragé, le Red Hood l’attrape par la nuque et lui cogne violemment la tête contre une benne à ordures, sonnant quelque peu son opposant qui tombe à genoux devant lui. L’ancien protégé de la chauve-souris fait un pas en arrière et dégaine à son tour son arme. Le cran de sûreté saute, le magasin est chargé. La bouche du révolver vise parfaitement entre les deux yeux du malheureux criminel ayant mal choisi sa cible et le doigt de Jason tremble sur la détente pourtant si sensible. Non pas d’inexpérience ou d’hésitation, mais parce qu’il lui faut concentrer toutes ses forces mentales pour ne pas simplement nettoyer les rues de Gotham de cette mauvaise herbe de la manière la plus radicale qu’il soit. Non, le garçon sait que Kory désapprouve ces méthodes et tant par respect pour elle que par peur de la décevoir il ne peut pas tirer. Alors sans crier garde, il fracasse le crâne de sa victime avec la crosse de son arme et ce dernier tombe, inconscient. Pour un long moment.

Starfire profite de la distraction pour elle aussi mettre un homme au tapis non sans causer un sourire fier sur les lèvres du ranger solitaire, caché sous son masque rouge. Bien vite ces malheureux en oublient leur distraction première, à savoir les bruits de la ruelle, préférant à nouveau diriger leur attention exclusivement sur leur captive. Grave erreur.

« Hé, les gros durs. J’ai deux flingues, vous êtes trois. J’espère pour vous que le petit chanceux qui ne se fera pas descendre dans les dix prochaines secondes sera une bonne gâchette. Ou qu’il court vite, ça reste à voir. ».

Les têtes se tournent vers Jason, désormais sorti de l’ombre et visant les deux hommes les plus proches. Il fait confiance à Kory pour s’occuper du troisième au moment venu. Mais il ne les tuera pas : pour les mêmes raisons qui l’ont poussé à épargner le premier gars mais également parce qu’il sait par expérience qu’il est bien difficile de faire parler un cadavre.

« Alors les gars, lequel d’entre vous souhaite confesser ses crimes en premier ? », souffle-t-il avec arrogance pas même dissimulée au travers de son brouilleur de voix.



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MessageSujet: Re: Miettes de sang (P.V Jason)   Dim 8 Avr - 15:45

No one is Innocent. Rendre justice, c'est quoi finalement ? Est-ce que c'est ça ? Frapper des gens qui en tuent d'autres, les envoyer valser dans les airs pour qu'ils se retrouvent loin, les fesses à terre ? Quand Kory se rappelle de toutes ces vidéos terriennes qu'elle a pu visionner, montrant un Martin Luther King montant sur une estrade au nom des noirs opprimés, ou montrant ces manifestations contre les armes à feu, de jeunes enfants fatigués et en colère de voir leurs camarades se faire massacrer par d'autres enfants. Des policiers qui baissent le regard, quand un ..... Kory serre les dents, regarde cet homme qu'elle vient de désarmer et soulever au col pour mieux le plaquer contre le mur et lui coller un coup dans la mâchoire. Pour enfin le jeter à terre, acculé. Les autres tentent de se recentrer sur elle, et Koriand'r a l'impression d'entendre déjà les coups fuser, de se sentir partir sous un assaut de métal et de feu.

C'est pourtant une voix familière qui fuse et claque. La voix de Jason. Menaçante, mais elle sent qu'il reste en retrait, qu'il n'attaquera pas, selon ces principes qu'elle abhorre encore, mais accepte aussi, dans un sens où ailleurs, l'humain semble tuer l'étranger, le différent. Elle voudrait lui dire de tirer, mais elle s'abstient, se relevant juste en tenant toujours par le col l'assommé victime de sa riposte.
"Te mêle pas de ce business, Red Hood. Ça ne t'apportera rien de bon.
- En fait, c'était des gars de Fashion District qui ont branché notre boss.
- Mais ta gueule !, lâche le mafieux en frappant de la cross de son arme son accolyte.
- Des riches ? Des fils ? Et pourquoi faire passer un homme pour une femme ."
- C'était une putain de drag queen, ok ? On a pas fait la différence !"
Kory s'approche d'eux, toujours mise en joue par le plus vindicatif des trois encore sur pied. Le troisième garde de son côté Red Hood dans le viseur.
"Qui.
- On a rien à te dire, et c'est pas parce que que t'es sa putain que je changerai mon ...
- Don, steup ... on saura pas que c'est nous si on leur donne un nom merde. Juste l'heure du prochain de ce soir.
- T'as aucune couille face à ces clowns ! On rentre et je te jure que ..."
Le fameux Don n'a pas le temps de finir sa phrase. Koriand'r a vu rouge en entendant le mot putain. Un mot qui lui a été trop de fois dit, que ce soit de la bouche de sa soeur, de sa propre race, ou bien d'humains lorsqu'elle s'est entichée de Dick Grayson. Une humiliation parmi tant d'autres, qui ont failli la faire basculer; pour de bon.
"Qui."
Don le mafieux ne répond pas, encore transi par la peur instillée par cette soudaine prise, le désarmant, mais lui faisant aussi atrocement mal.
"QUI."
Hurle finalement la Tamaran près du visage de l'homme. Son regard luit de colère, et elle l'emmène dans les airs, en le tenant par le bras.
"Ha... ha-ah-miles. Prescott Miles. M-mon bras.
- Merci."

Ce mot de politesse vient en total contraste avec la scène. Cela étonne d'ailleurs le mafieux qui se voit descendre finalement en douceur, avec un bras droit endolori, mais toujours valide. Kory ne regarde pas Jason, encore trop secouée par la soudaine montée de ses émotions. Se montrer sous son plus mauvais jour n'est jamais chose facile, quand la personne que vous adorez se trouve face à vous. D'autant plus quand vous essayez de ne plus faire en sorte de vous embourber dans ces soi disant penchants pointés par la masse, et de vous faire taxer de ces mots aussi blessants qu'une lame enfoncée dans votre chair. Elle appose une main sur sa bouche pendant un moment, comme pour retenir ce flot de choses abjectes qui veulent sortir et la tâcher.
"Prescott Miles."
Elle se tourne vers Jason, le regard dur malgré tout ses efforts.
"Je l'ai vu il y a de ça plusieurs mois. Lors d'une exposition."
L'exposition où elle a eu le malheur de revoir Barbara. Et d'être troublée par les actions de Dick à son égard. De ces fiançailles, de cette mascarade étouffante autour de celle qui a été Batgirl pour cacher finalement le but de cette exposition.
"Fils d'avocat. Fier d'avoir fait Oxford, de reprendre le cabinet d'avocat et de commencer par servir les intérêts de gens comme Stagg. Loft avec vu sur le port. Ce que j'ai appris malgré moi sur sa vie."
Koriand'r secoue la tête énergiquement au point de faire voler sa crinière auburn. Cette sensation, il ne faut pas qu'elle revienne.
"Si on y va, il va s'en sortir, non ?"
Question rhétorique, en soi. Il va s'en sortir. Alors ce sera quoi, en réalité la justice, la justice terrienne ? Cette question qui, ne cesse de revenir, depuis son passage à Atlantide. Qui peut rendre justice correctement, sans couvrir, sans sauver les fautifs ? Existe-t-elle seulement une vraie justice. Alors que faire Jason. Est-ce qu'il doit subir. Est-ce qu'il soit rester là où il est. Chacun tiraillé par un moyen de rendre justice, toi et Starfire, Starfire qui te regarde avec cette colère contenue avec peine, que devez-vous faire pour que ces vies retirées, aient un moyen de se reposer en paix.

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MessageSujet: Re: Miettes de sang (P.V Jason)   Mar 17 Avr - 17:12


Jason reste simplement là, impassible et immobile, aussi froid qu’une brique de marbre prise dans de la glace. Un masque de stoïcité recouvre la moindre émotion qui pourrait à cet instant traverser son esprit, bien que son casque rouge et effrayant en aurait fait tout autant.


Miettes de Sang.

La croyance en une origine surnaturelle du mal n’est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.

Bras tendus, armes braquées sur ceux qui menacent celle qu’il a peu à peu appris à redécouvrir, celle de laquelle il a fini par s’enticher contre sa volonté, ses muscles demeurent raides et puissants malgré la pression ; aucun tremblement ne remet en question sa détermination à tirer sur l’un des gorilles au moindre cheveux qui dépasse. Pour être tout à fait honnête, ce n’est pas l’envie qui lui manque. Mais il reste ce robot, froid et sans vie, cette machine mise en veille et attendant qu’on ne la réactive. Il ne décroche pas même un mot, en laissant tout le loisir à Kory. Il sait que de son simple silence, il les menace. Ça, et les deux 9mn pointés directement en direction de leur encéphale.

Sa tête tourne néanmoins au mot « putain », fusillant le sombre idiot qui a osé l’employer contre la tamaranienne. Si un simple regard pouvait tuer, l’homme serait déjà mort cent fois. Les muscles du Red Hood se contractent davantage et une sensation de frustration lui grimpe le long de la colonne vertébrale, des griffes acérées s’enfonçant dans sa chair à chaque vertèbres. Sa mâchoire se crispe, signe invisible de son malaise. L’envie de simplement s’abandonner à ses pulsions les plus primitives et appuyer sur la gâchette le démange sous forme d’un fourmillement entre ses doigts. Jamais il n’aurait eu l’arrogance ou la prétention de voir Kory de cette manière, il a bien trop de respect pour elle, ses sentiments envers l’extraterrestre sont ce qu’il a de plus sincère dans sa vie. Quels sentiments, exactement ? Il n’arrive pas encore à mettre les mots sur ce qu’il ressent pour Kory, c’est bien trop tôt pour quelqu’un comme lui ; mais il tient profondément à elle. Alors entendre un pourri parler comme ça de la seule personne à lui accorder une quelconque importance l’énerve d’une manière totalement démesurée, dépassant la simple amitié. Le criminel de bas étage ne sait pas ce que la princesse a enduré dans sa vie, ce qu‘elle a subi seule et en silence, tout comme lui si ce n’est pire ; mais toujours avec dignité. Il ne sait pas que jamais elle n’a été brisée pour autant, pas totalement : elle a toujours conservé ce feu ardent qui brûle au fond de son coeur. Il ne sait pas que Koriand’r est la créature à la fois la plus forte et la plus vulnérable que Jason ait jamais rencontrée et... qu’il l’aime justement pour ça.

Mais il se retient d’agir, Jason. Il sait que l’homme est mal au moment même où il prononce le mot. Une petite voix lui dit simplement de s’assoir là, en retrait, et de se languir de l’humiliation ultime que « Don » s’apprête à recevoir. Parce qu’une Kory énervée, c’est encore plus effrayant qu’un Batman en rogne : Red Hood sait de quoi il parle. Par ailleurs s’il intervenait maintenant il ne ferait qu’aller à l’encontre de ce qu’il pense : que la jeune femme n’a pas besoin de lui pour se protéger. Ouais, je sais ce que vous allez dire... La drogue, les gros flingues, le côté bad guy ; le combo de stéréotypes donne effectivement à Red Hood ce côté archaïque de mec rempli de testostérone qui ne pense qu’avec ses parties. Mais les apparences sont parfois trompeuses et, sous cette véritable armure aux aspects froide et matchiste, Jason renferme une certaine douceur inconsidérée et un profond respect pour les femmes qu’il a toujours placées sur un pied d’égalité, si ce n’est plus haut encore.

Alors une nouvelle fois il reste muet et laisse son sourire moqueur déformer la commissure de ses lèvres lorsque le pauvre crétin est soulevé dans les airs jusqu’à en perdre son sang froid. Et le bougre se met rapidement à table, balançant le nom de son patron. Satisfaite, Kory le repose finalement sur la terre ferme bien plus doucement qu’il ne l’aurait mérité au goût de l’enfant peu prodige et se retourne, un air songeant et un doigt tapotant silencieusement contre ses lèvres.

Elle ne le dupe pas ; elle est bouleversée. Alors qu’elle lui tourne le dos, Jason s’approche de « Don » : l’un de ses larbins s’est déjà tiré lorsqu’il a vu son boss en mauvaise posture - putain de lâche -, quant au second Red Hood ne lui laisse pas une bien grande marge de manœuvre. Le revenant attrape sèchement le criminel par le col et lui décroche le plus majestueux des crochets du droit, sentant l’os hyoïde craquer sous son poing. Sans se faire prier, il attrape violemment le cuir chevelu de l’homme qu’il surplombe et lui tire la tête en arrière pour lui coller son magnum dans la bouche, un sourire satisfait et cruel peint sous son masque. Il en a envie depuis que le salaud a insulté Koriand’r.

« Merci mec. J’tâcherai de faire passer le mot que « Don » est une putain de balance. »

Et une menace donnée ainsi par le masque rouge n’est certainement pas à prendre à la légère ; parce que son influence dans les profondeurs de Gotham City est immense, notamment auprès de gars pas très recommandables. Par ailleurs tout le monde sait qu’il est bien capable de l’appliquer : il a après tout eu à couper des têtes -au sens propre- pour gagner une telle notoriété. La pourriture le sait à en juger par le bruit étranglé qu’il gère avec un canon sur sa langue. Hum, pas très facile pour parler dans une telle posture, Jason peut le lui accorder. Cela ne l’empêche pas de faire un nouveau remorqueur sur ses cheveux.

« Tu lècherais mes pompes, si j’te le demandais. », note-t-il avec autant de dégoût que de mépris pour l’homme à genoux devant lui. Qui est la putain, à présent ? « La prochaine fois tu seras peut-être un peu plus respectueux. S’il y en a une. ».

Enfin Todd le lâche pour le laisser s’écrouler sur le sol encrassé et humide, secoué. L’ancien Boy Wonder se dirige vers Kory, toujours prise dans ses pensées, alors qu’elle lui annonce pouvoir mettre un visage sur ce nom qu’ils viennent d’obtenir. Mais quand elle relève ses yeux d’émeraude dans sa direction, Jason a l’horreur de découvrir ce sentiment qui ne lui est que trop amèrement familier : l’injustice.

« Si on y va, il va s'en sortir, non ? »

« Kory... », dit-il calmement.

Jason ouvre son masque et dépose des mains puissantes sur ses épaules dans un élan de réconfort. De ses yeux désormais découverts, il cherche l’aliène du regard.

« T’oublies que tu fais équipe avec un criminel. Il ne s’en sortira pas. J’te le promet. »

Et il ne ment pas. Il ne sait pas encore si cela veut dire liquider le « fils d’avocat » ou bien simplement le menacer de le faire jusqu’à ce qu’il se livre lui même aux autorités ; cependant sa promesse n’est pas vaine. Il payera, d’une manière ou d’une autre selon ce que Kory décidera.

__________

So fucking lost...


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MessageSujet: Re: Miettes de sang (P.V Jason)   Mar 8 Mai - 17:16

No one is Innocent. Si il y a bien une chose en ce monde où l'homme est roi, où celui-ci se gave et vomit sans compter les pertes, une chose sur laquelle l'ancienne princesse de Tamaran peut compter, c'est sur Jason. Le fait qu'il la touche de ses mains puissantes a déjà le don de la réconforter; bien qu'elle sente aussi un frémissement parcourir chaque once de sa peau. Mais c'est son regard, maintenant à découvert, cinglant mais sincère qui découpe les doutes qui se sont enfouis dans son coeur. Depuis l'épisode d'univers parallèle avec Emerson, elle avait de nouveau du mal à accepter les conséquences de ses actes. Le fait que Shepard lui en ait voulu pour le massacre du monstre synthétique créé à partir de Williams a été un nouveau couteau dans ses convictions pures, mais si frêles. Elle demande juste une justice, et qu'on comprenne ses agissements.
Lèvres suspendues quelques instants, elle voudrait dire une chose à Jason, lui poser une question concernant la loi de son monde, comme ils ont pu parler du bonheur et de l'instant présent, quand ils étaient encore sur cette île, en compagnie de Roy. Finalement, elle se retient, se disant qu'elle va le saouler autant qu'elle pouvait parfois agacer Dick dans ses réflexions. Les joies du choc des cultures. Alors elle lui répond par un faible sourire empreint de tristesse, tout en touchant ces doigts qui ont le don de lui brûler la peau.
"C'est aussi parce qu'on a tous les deux cette conviction, que je sais que je peux rester avec toi sans crainte."
Et m'épanouir à nouveau. La vision de Jason Todd est sommes toutes sanglante, violente et peu vertueuse pour tout justicier qui se respecte. Pourtant, elle ramène des convictions oubliées bien trop facilement par les terriens : l'action, la sincérité et l'engagement. Kory redevient sérieuse et acérée. Miles doit payer de ses actes. Même si il n'en est qu'un parmi tant d'autres dans ce trafic.
"Remets ton casque. Je nous emmène de manière rapide jusqu'à ce loft."

Peut-être que ce n'est pas la manière la plus discrète. Survoler Gotham en étant soulevée par une jeune femme alien émettant une lueur verte à chacune de ses accélérations n'est pas non plus très confortable. D'autant plus que Koriand'r semble quelque peu troublée depuis leur départ. C'est l'histoire avec Barbara, sans doute. Sentant qu'elle commence à vaciller, elle se décide finalement à poser Jason sur l'un des toits en terrasse des lofts de la partie réaménagée du quartier longeant Port Dixon.
"Je ... je suis désolée. On doit être à un bloc de son loft. J'ai ... je suis juste ..."
C'est suite à ça qu'elle a rencontré à nouveau Rose Wilson, d'ailleurs. Qu'elle a étalé un peu beaucoup ses sentiments, un peu comme avec Bekka. Sauf qu'avec Bekka, le sujet Jason Todd n'est jamais abordé. Et ce soir là, elle était tellement mal suite à sa confrontation avec Barbara qu'elle a tout déballé. Kory se masse la nuque, gênée et frustrée de se sentir aussi impuissante face à ce flot d'émotions.
"Au moins, comme ça, on ne se fera pas repérer. Ça a un avantage."
C'est aussi pour elle-même qu'elle se dit ça en ravalant maintes fois sa salive pour regagner en consistance et avaler tout ce qui veut sortir de son corps. La priorité, c'est les victimes.
"Prescott Miles est un homme blond. Tu le reconnaitras facilement, cheveux brossés de manière désordonnée, et des yeux bruns. Il a aussi un tatouage sur le revers de la main gauche. Je crois que vous appelez ça un double organigramme ? Je te laisse encadrer le côté ouest. Je vais à l'est."
En vrai, elle voulait dire pentagramme.
"Soit on le trouve et on essaie de savoir qui lui donne cet accès à cette espèce de tuerie sur roues, soit on cherche des indices là où on peut."
Dans tous les cas, ils vont devoir sans doute faire gaffe au système de sécurité. Kory court et se met à planer jusqu'au loft, déviant de sa trajectoire pour atteindre une des pergolas métalliques séparant les différents niveaux. On peut sentir sur ce promontoire à quel point ils sont en train de faire la fête. Les vibrations, les gens en train de danser près de la piscine ou en train de se bécoter.

Lâchant un juron bien de chez elle au vu de cette arrivée discrète quelque peu loupée, Koriand'r décide de sauter au niveau supérieur du loft sous les yeux ébahis des quelques convives qui l'ont repérée. Ceux de la piste de danse extérieure s'ébranlent en interjections, avant de se reculer de peur. Elle espère néanmoins que son raté va donner avantage à Jason. L'un des invités s'avance vers elle, l'air mauvais et bien éméché.
"C'est une fête privée ici.
- Je cherche Prescott Miles.
- Il est pas là.
- Et vous faites la fête chez lui.
- Ouais il nous a filé les clés. Alors tire toi de là saloperie d'alien.
- Je veux simplement lui parler.
- T'as pas compris ? Dégage ou les gorilles vont te latter. Tu vas tellement pouvoir rien faire. Niquée tu seras, mal baisée."
Kory choppe finalement le bourré par les épaules et l'envoie à l'étage inférieur faire un plongeon assez violent dans la piscine. Cette fois, ça hurle et attire suffisamment l'attention des gardes pour que ceux remontent et viennent tenter de mettre hors d'état de nuire la menace envers leur employeur. Malheureusement pour eux, la Tamarienne les désarme en quelques coups et prises, avant d'en frapper un d'un coup de genou dans la mâchoire; l'autre se prenant une clé de bras pour se retrouver finalement à voler et tomber le visage contre la piste lumineuse. Les deux gardes se relèvent alors que l'alien s'apprête à rejoindre les convives et sûrement Jason. Et de nouveau, elle les remet à terre; jusqu'à ce qu'un nouvel arrivant vienne la frapper au visage. Il n'en faut pas plus pour que ce qu'elle gardait en contrôle se dégrade. En réponse, elle envoie l'homme au dessus du vide pour le retenir simplement par sa cravate, le rebord de ses talons de chaussure restant encore en appui sur le rebord du bâtiment.
"Prescott Miles.
Le gars ne répond pas, bien trop terrorisé par ce que peut lui faire une alien au regard enragé. Ça rappelle en soi Kory Anders parmi les vivants, car c'est ce genre de regard qui l'a poussée à décamper de la Terre. Le gars profite de cette ouverture pour attraper l'alien soudainement plus faible aux bras et l'envoyer à sa place dans le vide. Du moins un vide de trois étages. Koriand'r éclate le parvis du jardin synthétique dans un immense fracas. La douleur, elle ne la ressent pas vraiment. Encore terrorisée par quelques réminiscences de son passé. Ce n'est qu'en essayant de s'extirper du trou qu'elle sent à quel point tout son corps a pris cher. Comme implosé de l'intérieur. Les chutes, ça ne fait jamais du bien.

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MessageSujet: Re: Miettes de sang (P.V Jason)   Mer 6 Juin - 0:00


Comme la chose la plus naturelle au monde, leurs doigts se connectent, leur peau se rencontre timidement et une certaine mélancolie gagne le coeur de Jason - qui regarde silencieusement ces doigts fins danser sur les siens. Les mots de Kory crèvent de sincérité et d’honnêteté, deux qualités qu’il admire particulièrement chez la tamaranienne, lui qui a bien assez souffert de toutes ces cachoteries


Miettes de Sang.

La croyance en une origine surnaturelle du mal n’est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.

du Batman et de tous ses produits dérivés ; deux qualités qui rendent le dialogue bien plus facile et qui le poussent lui aussi à s’ouvrir davantage sur ce garçon mort en 2013. Mais il sent bien que Kory veut en dire plus, que les mots la démangent. Il n’est pas dupe, il sait que, depuis cette île, les sentiments de la jeune femme envers lui ont quelque peu... Évolué. Jason la comprend bien plus qu’elle ne le pense. A vrai dire il se sent de la même manière envers elle : Kory, c’est la lumière dans ses ténèbres. Il n’a pas fait autant de progrès depuis sa résurrection que depuis qu’il a réellement appris à connaître l’extraterrestre, loin de tout ce qui a fait son malheur. Elle lui a appris comment s’ouvrir à une âme charitable, comment offrir sa confiance de nouveau ; elle lui a réappris à aimer. Et si cela ne tenait que de lui, alors il la prendrait dans ses bras protecteurs et l’embrasserait, là, sur le champ et sans se soucier de tout le reste.

Mais le monde de Jason Todd n’est pas aussi simple que ça ; malgré toute la pureté apportée par Kory, il reste une grande part de ténèbres dans son coeur, qui ne l’a jamais quitté depuis qu’il s’est arraché les ongles et éventré les mains sur son propre cercueil. Parfois, il se demande pourquoi il a mis tant de volonté à embrasser cette seconde vie alors qu’il savait qu’elle ne serait que tristesse et désolation. Ses cauchemars continuent de l’assassiner - son subconscient probablement traumatisé à vie par l’expérience de sa mort dont il ne garde pourtant aucun souvenir conscient. La peine, la douleur, la rage. La peur. Voilà les différentes nuances que reflète son âme aujourd’hui. Jason, c’est une bombe à retardement, prête à péter à tout instant. Il est totalement instable. Mais il est encore assez lucide pour se rendre compte de sa propre dangerosité, pour lui ou pour les autres ; c’est précisément de ce point que découlent toutes ces hésitations qui le torturent un peu plus. A-t-il le droit de faire ça à Kory ? Il devrait l’éloigner, il le sait. L’empêcher de s’attacher à lui, pas de cette manière. Il devrait la rejeter, pour son propre bien, pour l’empêcher de sombrer avec lui une fois le moment venu. Parce qu’il sait que c’est la seule issue qu’il lui reste.

Mais il ne peut s’y résoudre. Parce qu’il est trop lâche ; ou parce qu’il éprouve réellement ce besoin vital de compter à nouveau pour quelqu’un, de se souvenir de la chaleur qui te réchauffe le coeur en te sachant aimé.

« Tu sais que je serai toujours là pour toi... »

Cependant, Kory a raison. Pour l’heure, les démons intérieurs de Jason ne sont pas une priorité et nos deux hors-la-loi ont autre choses à penser. Très vite après que le brun ait acquiescé, les voilà qui s’envolent - tout comme la fierté de Jason - pour achever leur quête de justice. Et si le jeune homme trouve sa partenaire bien troublée sur le chemin, il n’en fait pas mention - certain qu’elle n’éprouve pas vraiment l’envie de parler de ses préoccupations à cet instant précis. Il se promet néanmoins de lui en parler une fois la fin de leur mission et à l’abris des regards indiscrets.

« On se retrouve de l’autre côté, je suppose. », sourit l’ancien prodige avec arrogance.

Les justiciers se séparent à quelques blocks du loft de Prescott Miles et Jason se laisse tomber dans le vide, bras écartés - comme si ses pieds étaient joins par un élastique, ce qui de toute évidence n’est pas le cas à cet instant. S’il y bien une constante entre tous ceux qui ont un jour porté l’armure arborant fièrement un « R » sur la poitrine, c’est bien ce véritable besoin de défier les lois de la gravité, de sentir l’air filer sur leurs vêtements tandis qu’ils se laissent enivrer par cette sensation de chute libre. Et si aucun d’entre eux ne semble autant trouver sa place dans les airs que le tout premier Robin, cette véritable addiction n’a jamais vraiment quitté le second. Cela ne dure que quelques secondes tout au plus ; l’adrénaline pulse dans chacune de ses veines alors que cette véritable chute contrôlée lui donne la sensation unique d’invulnérabilité. Finalement le Red Hood se rattrape agilement à la barrière métallique d’un balcon et s’en sert de levier pour atterrir royalement sur un rebord adjacent par une acrobatie maîtrisée. On n’apprend pas aux vieux Robin à faire de la voltige. C’est avec une élégance similaire que l’anti-héros se déplace rapidement de balcons en balcons, d’immeubles en immeubles pour atteindre sa destination - un loft spacieux et un chouillat tape à l’œil ; tout claque et tout brille à l’instar de la bien triste mentalité de son propriétaire. L’homme doit ressentir ce besoin viscéral d’exposer sa pseudo-puissance au monde entier, sans doute pour compenser une frustration autre part. Jason rit intérieurement. Aucun doute, il est à la bonne adresse.

Le garçon à la mèche d’argent remonte la capuche de son sweat de manière à pouvoir plus facilement se fondre dans la masse : dans cette foule de gens chicos et superficiels, ressembler au camé du coin est déjà moins visible que d’arborer fièrement un casque rouge vif et brillant, une boule à disco ambulante en soit.

C’est par la cour arrière qu’arrive Jason alors que les boums boums assourdissants et incessants de la « musique » de mauvais goût l’aident à se fondre dans l’oubli. Comme un fantôme, il se glisse dans le dos du premier colosse de la sécurité ; un bras sur la trachée tandis que le second s’entremêle avec le premier pour recouvrir sa bouche et l’empêcher de donner l’alerte. L’homme se débat, mais Jason est lui aussi bien bâti et rapidement le molosse frappe le sol, inconscient. C’est à ce moment qu’il entend l’arrivée quelque peu laborieuse mais pas moins spectaculaire de Kory, elle qui a toujours eu le don de captiver son auditoire. Le garçon voit cette intervention comme une opportunité et, tandis que tous les regards sont attirés par la tamaranienne et que la plupart des vigiles s’agitent pour l’arrêter, se déplace imperceptiblement à l’exacte opposé de l’action : le jeune adulte conserve en lui cet instinct indélébile de chauve-souris qui le pousse à constamment se dissimuler dans les ombres, monde auquel il appartient...

*****

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent au troisième étage ; l’homme encore situé au centre de la cage de métal relève lentement la tête, laissant apercevoir le rouge agressif de son casque sous la capuche alors que ses mains reposent explicitement sur la crosse de ses armes à ses anches - une menace silencieuse à qui veut l’entendre. Le propriétaire vient de balancer Kory dans le vide, et malheureusement pour lui Jason a tout attrapé de la scène.

« Très mauvaise idée, mon gars. »

La voix mortellement plate n’aurait pu sonner plus glaciale encore qu’au travers du brouilleur de son casque. Trois enjambées sont suffisantes au criminel pour atteindre le pauvre homme et l’attraper par l’encolure, le bloquant superbement contre la rambarde métallique avec un bras puissant sur sa trachée. Jason en profite pour prendre discrètement un aperçu de Kory du coin de l’œil : elle git au beau milieu d’un tas de décombres, ne bougeant qu’à peine. La chute a dû être douloureuse ; Todd doit résister contre l’infime partie de lui non aveuglée par la rage pour ne pas aller la rejoindre pour vérifier son état. Bien sûr qu’il s’inquiète, il s’en voudrait terriblement si Kory se retrouvait grièvement blessée alors qu’il était censé assurer ses arrières. Mais il sait aussi qu’elle ne voudrait pas de lui quelque part auprès d’elle ; pas quand il peut encore coincer le salaud qui a assassiné tous ces adolescents.

« Prescott Miles, je présume. »
« Et toi, t’es qui encore ? Son toutou ? »
« Celui que tu veux pas mettre en rogne, crois-moi. »

Sans même se retourner, Jason décroche son flingue de son holster pour tirer dans les genoux du garde du corps qui arrive - un peu tardivement - porter assistance à son patron. Des blessures superficielles, rien qui ne guérira pas : l’homme au costard ne mérite pas ce genre de traitement radical. Red Hood est persuadé qu’il ne s’agit que d’un honnête homme faisant son job et ne s’imaginant pas à quel point pourri de l’intérieur est son bosse.

«  Et franchement, tu pars dans le négatif. », conclut le garçon, détaché.

Un filet de sueur coule le long des tempes de Miles, signe de sa détresse alors qu’il cherche le reste de ses hommes de main. Ce n’est pas un courageux, il se mettra rapidement à table.

« Écoutez, j’sais pas ce que vous voulez, mais si c’est de l’argent - »
« Aucune somme d’argent ne rembourse une vie, tu m’entends ?! AUCUNE ! »

Cette fois-ci, Red Hood voit rouge. Pourquoi les salopards dans son genre pensent toujours que leur fric va les sauver ? Que des billets verts suffisent à racheter tous les péchers ? Conneries. Quand il était gamin, Jason détestait les riches, justement pour cette raison. Paradoxalement c’est Bruce qui lui a permis de regagner la foi, lui apprenant à ne pas généraliser les rangs sociaux selon des préjugés infondés. C’est le même homme qui, ensuite, a laissé mourir son fils pour le remplacer quelques mois après seulement. L’amertume qu’il garde de ce qu’il prend probablement à tort pour un abandon est le sel que l’on met sur les blessures encore béantes de son esprit. Aujourd’hui, il ne sait plus quoi en penser. Une seule chose est sûre, sa confiance a été brisée en mille morceaux, et ce n’est certainement pas un tube de colle qui suffira à les recoller entre eux.

Un pied totalement furtif et déloyal menace de rencontrer sa cage thoracique, mais Jason l’évite agilement et s’en sert pour balancer le gars dans le vide, le retenant seulement par la cheville : Red Hood ne plaisante pas. Tenant toujours son magnum, il tire dans cette putain de chaîne hi-fi pour en arrêter le vacarme, mais également pour éloigner la foule et les éventuels dommages collatéraux. La fête est finie.

« T’as massacré tous ces gosses, tu leur as arraché leur vie ! Et par dessus tout, tu leurs a offert des derniers souvenirs de terreur et de désespoir auxquels se raccrocher, comme le sale lâche que tu es... Tu sais ce que ça fait ?! »

Jason fronce le nez de dégoût. Cependant, il n’est plus trop sûr de savoir de qui il parle. Cette situation lui est amèrement familière et lui laisse un goût de putréfaction sur la langue. C’est aussi ce qui l’a poussé à travailler sur ce cas avec Kory, sa proximité avec les victimes ; bien que lui n’ait pas été un innocent à l’époque. Il espère simplement que, contrairement à lui, ces dernières aient finalement trouvé ce qu’on appelle la Paix, même si c’est une idée à laquelle il ne croit plus vraiment.

« Ça te consume. Ça te dévore de l’intérieur... Et à cet instant précis - quand tu sens les dernières miettes d’espoir glisser entre tes doigts - tu te sens seul ; plus seul que tu ne l’as jamais été. Tu finis par perdre ton humanité, par vouloir voir le monde brûler pour ce qu’il t’a fait. C’est cette injustice que tu traines avec toi dans la tombe et qui t’empêche de trouver ce qu’ils appellent le repos éternel. Je ne connais rien de plus douloureux. »

Ses mots menacent de se briser dans sa gorge, mais pourtant il est impossible pour un regard extérieur de deviner ce réel combat intérieur qui submerge l’encéphale de Jason. Il se souvient très bien de ses derniers instants, ils sont marqués au fer rouge dans son esprit ; il les revit continuellement à chaque fois qu’il ferme les yeux et qu’il voit cette abominable face de clown. Il se rappelle avoir attendu le moment où Batman viendrait les sauver - lui et sa mère - comme il le fait tout le temps. Il se souvient de cette foi totalement aveugle et indestructible envers celui qui fut un jour son père adoptif. Tout comme il se souvient de l’unique goutte salée qui a sillonné sa joue, de rage, de peur et de désespoir, n’ayant même plus la force de verser d’autres larmes, lorsqu’il a compris que son héros ne viendrait pas. Il se souvient s’être dit que pour Dick alors il serait venu ; du sentiment de trahison. De son absence, qui fait bien plus mal encore que chacun de ses os en éclat.

Et puis, il se souvient de l’explosion.

Jason secoue la tête pour chasser cette mémoire indésirable. Les victimes de ce monstre ont dû ressentir à peu près les mêmes émotions que lui : chercher à se souvenir des traits des personnes qui leur sont les plus chères pour ne finalement trouver que les phares de leur assaillant comme dernière image, la compréhension du fait que l’aide n’arrivera jamais à temps, la douce agonie avant la mort.

« Tu mérites de mourir. », déclare simplement Jason et curieusement ce souffle bas est bien plus terrifiant encore que sa rage aveuglante.

Il a envie de le lâcher, juste ici ; comme il a balancé Kory sans scrupules. Mais si sa partenaire est bien plus forte physiquement que la plupart des êtres peuplant cette Terre, Prescott Mile n’aurait certainement pas autant de chance.

Cependant, il y a encore une question qui le démange ; la question qui pourra sans doute élucider l’un des plus grands mystères de l’humanité. Et la raison pour laquelle ils sont venus en premier lieu.

« Pourquoi. »

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MessageSujet: Re: Miettes de sang (P.V Jason)   Dim 17 Juin - 19:31

No one is Innocent. Prescott tremble. Il tremble tellement que sa montre haut de gamme déjà détachée dans l'affrontement finit par glisser de son poignet et s'écraser au sol. Ce sol se trouvant si loin. Pourtant, il a l'habitude de faire face à ce genre de loubards, que ce soit avec ou sans son père. Ils veulent juste de l'argent de la protection. Mais là, ce mec, il veut juste se venger; pour des gens qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam ! Ça le décontenance.
"Le but, c'était de leur faire peur. C'est ce qu'on nous a dit pour le jeu."
Il ravale sa salive, se souvenant de la sensation que ça lui a procuré, de tuer cette pauvre blonde de serveuse. Quand il l'a entendue crier, pour finalement agoniser en les regardant avec cet air suppliant. De la voir gémir de peur, quand il l'a tirée de son siège et pris une photo. Mais est-ce que ça, il peut le dire à ce tocard flippant ? Il sent l'étau se resserrer autour de sa cheville, non pas pour le soulever, mais pour lui briser la jonction.
"On est plein à le faire ! Les accidents, ça arrive mec."
Dit-il naturellement. De la mauvaise foi à l'état pur. Et pourtant, il continue de jouer la comédie à la perfection. Car en réalité, il s'est fait passer le mot par un de ses potes, qui lui l'a appris de celui ayant commencé ces tueries gratuites. Il lui a d'ailleurs passé un truc au cas où. Qui se trouve dans sa poche. Une mesure de prévention si jamais il se faisait attraper. Un spray.
"C'était qu'un accident."

***

Cette impression de sombrer dans l'inconscience, de ne plus maîtriser une once de son corps. C'est affreux, anxiogène. À tel point qu'on se met à inspirer violemment jusqu'à s'en décoller les bronches. Kory en tousse, se redresse dans son trou et râle de douleur. Sachant que l'on est en pleine nuit, sa capacité de régénération prend plus de temps et lui pompe l'énergie nécessaire à son retour au combat. Elle cligne d'un oeil, espérant voir ce qu'il se passe plus haut, si Jason a réussi a attraper Prescott. Sans succès. Alors elle rampe hors du trou comme elle le peut, s'accroche au mur pour se redresser et souffler.

Elle ne comprendra jamais comment un être vivant peut se montrer aussi pervers envers son prochain. Comment on peut s'amuser à violer des vies, dans le seul but de se sentir grandi. Ça lui arrache du mépris, un manque de compassion à n'en pas douter. Des sentiments qu'elle se refusait à l'époque en étant chez les Titans à ressentir. Mais depuis sa rencontre avec Jason, elle se sentait complète. Elle seule peut s'imposer des limites. Les discours d'Aquaman aussi raisonnés étaient-ils sont biaisés. Comment peut-elle estimer qu'un traitement "doux" ou sans perte, fera comprendre à ces assassins leur bêtise ? Existe-t-il seulement un juste milieu ? ! La jeune femme prend sa tête entre ses mains et ouvre grand ses yeux. Toute cette réflexion la rend à la fois désespérée et enragée.
"Non. C'est mal. Il ne faut pas. On est pas comme lui."
Volonté.

***

"Je te jure. Je sais pas qui t'envoie toi et cette mannequin ratée, mais c'était un accident."
Prescott essaie toujours de raisonner son agresseur à casque rouge. Mais ça ne semble pas fonctionner. Soudain, quelqu'un passe près de lui et manque de lui faire perdre le peu de sang froid qu'il arrive à garder. C'est l'alien. Lèvres en sang, son costume déchiré par endroit et ses os craquant par moments dans ses mouvements. Il avait simplement réussi à l'amocher. L'avocat serre les dents. Non, il ne doit pas craquer. Pas maintenant. Le spray.
"Red Hood ... Arrête."
Kory pose sa main sur l'épaule de Jason. Elle ne peut pas l'appeler par son prénom, alors qu'elle voudrait tellement le faire. Est-ce qu'elle aurait au moins le droit de le serrer, de le tirer pour qu'il se décide à ne pas tuer cet homme ? Même si ... il le mériterait. Comme bien d'autres. Non, elle réfrène ses sentiments et se penche pour observer avec mépris Prescott Miles.
"Donne-nous de quoi te laisser vivre un jour de plus sur cette Terre, déchet.
- De quoi parlez-vous Mlle Anders ? De notre tête à tête sulfureux ?"
La jeune femme se penche un peu plus et s'empare de la cheville; qui craque. Un hurlement furieux s'en suit. Miles a définitivement perdu son sang froid. Il voit rouge et s'engonce dans sa douleur.
"AGH ESPÈCE DE SALOPE ! T'ES RIEN. VOUS ÊTES RIEN OK ? VOUS ALLEZ JUSTE CREVER POUR DE BON !
- Je suis sans doute un rien, mais ce rien peut te broyer définitivement les os. Qui t'a donné le filon ?
- ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE."
Miles sort finalement son spray il les vise en leur adressant un sourire mauvais, sans se rendre compte que le vent passe à contresens. Le gaz sort du contenant, mais jamais n'atteint cet enculé au casque rouge et cette alien qu'il aurait dû se faire avant de l'éliminer. Tout lui revient à la figure.
Les secondes suivant ce moment sont horribles et incontrôlables pour les deux "justiciers". Prescott se met à rire. À rire si fort qu'il se contorsionne comme une espèce de pantin prêt à se désarticuler. Puis, un bruit immense de craquement survient. Ce n'est pas sa cheville qui a lâché non ... c'est sa tête qui a rencontré le rebord de pierre d'une fenêtre. Quelques miettes d'os, de sang sont venues s'ajouter.

"Non ! Oh par X'hal. Il ..."
Kory attrape le corps sans vie de Miles et le remonte, déboussolée. Ce gaz. Ça lui rappelle de mauvais souvenirs, lointains. Quand elle était encore chez les Titans. Comment des gens comme ce gars ont pu se le procurer ? ! À moins que ce ne soit un dérivé ? Impossible ! les effets sont les mêmes !!! Elle touche le visage du cadavre, fouille ses poches et récupère vivement le spray de ses doigts déjà durcis par les soubresauts précédents. Elle met une main devant sa bouche.
"On l'a tué ? On l'a vraiment tué ?!"
Tuer une personne qu'elle soit innocente ou non a toujours le même impact : du remord, de la panique et de l'impuissance. L'avocat est bel et bien mort. Tête enfoncée et brisée. Kory se remet à fouille chaque poche, désespérée.
"Un indice. Il faut un indice je ..."
Ça la perturbe, ses doigts tremblent. Mais elle trouve malgré tout un papier. Ou plutôt un ticket avec un origami de renard à l'effet vinyle. Derrière, une adresse menant à un entrepôt de Dixon Docks. Avec une mention "drogue et fun garantis".
"Tu ... tu sais qui ils sont ... ? Vu que tu ... enfin ..."
Cette question lui arrache le coeur. Car ça lui rappelle dans quoi Jason trempe. Elle n'ose même pas affronter son regard. Elle voudrait qu'il puisse passer outre, qu'il voit autre chose que cette mélasse sale et sombre que suppure chaque jour Gotham. Il se fait du mal. Et donc, ça fait mal à la Tamarienne. Besoin d'encaisser cette réalité qui revient à chaque fois lui cracher en pleine face. Elle veut lui poser la question, lui dire qu'il faut partir. Ailleurs. Ensemble. Peut-être que ce sera pour le mieux. Cette fois, la jeune femme le regarde, l'air suppliant.
"Jason. Je ... Est-ce que ..."
Ça ne sort pas. Pourquoi ça ne sort pas. Elle bégaie. C'est bien la première fois que ça lui arrive d'être aussi peu directe.

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MessageSujet: Re: Miettes de sang (P.V Jason)   Ven 3 Aoû - 19:10


L'homme continue de nier, et très franchement sa naïveté commence à taper sur les nerfs de celui qui l'empêche de tomber. Jason soupire. Il a repris l'ascendant sur les sentiments qui le torturent intérieurement. Miles le dégoûte toujours autant ; mais


Miettes de Sang.

La croyance en une origine surnaturelle du mal n’est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.

il a ravalé sa rage au profit de cet éternel détachement – son visage aussi froid qu'une plaque de marbre. Une habitude qu'il a acquise il y a bien longtemps maintenant et qui a déjà fait ses preuves avant.

« Bien sûr. Tu crois que j'vais gober ça ? », il dit, sarcastique.

Jason ne montre plus aucune émotion à présent, parce qu'il s'en fiche ; pourquoi prendrait-il le temps de se soucier du sort d'un salopard, alors que personne ne s'est jamais préoccupé de lui ? Non, tout ce qu'il veut, ce sont des réponses – et il va les obtenir, d'une manière ou d'une autre.

« Maintenant si tu veux pas que j'te pètes tes jolies dents - »

« Red Hood... Arrête. »

La voix autoritaire de Kory résonne dans son dos et le Red Hood secoue la tête quand une main chaleureuse se pose sur son épaule. Il sait ce que veut lui faire comprendre l'alien : l'homme ne vaut pas cette peine, son sang n'a pas à couvrir leurs mains – ce serait se montrer à une bassesse identique à la sienne. Mais Jason a déjà trop de sang sur lui et le rouge est une couleur indélébile sur sa peau ; bien trop incrustée dans ses os. Il voudrait le lui dire, mais il ne peut pas. Pourtant, il le sait : Starfire et lui n'appartiennent pas au même monde. Kory est comparable à un ange sur bien des points. Contrairement à l'idée reçue, les anges ne sont pas des gardiens. Ils sont des guerriers, braves et puissants – mais dotés d'une sensibilité inégalable. Jason, quant à lui... Et bien même s'il était croyant alors il se ferait botter le cul à l'entrée d'une église. Il a la marque de l'enfer tatouée sur son front et sait tout au fond de lui qu'il ne mérite rien de mieux que d'y retourner. Jason a honte de lui, Jason se déteste. Et c'est précisément pourquoi il a besoin de Kory, C'est aussi pourquoi il ne peut le lui avouer.

La rouquine se saisit finalement du malheureux et Red Hood prend un peu de recul. C'est à son tour d'essayer d'extirper les mots de son gosier, mais la jeune tamaranienne ne semble pas avoir plus de succès que le criminel puisque le gosse de riche continue de cracher ses insultes ; mais à quoi bon ? Crever, pour sa part c'est déjà fait, merci bien. Menace suivante. Celle-ci ne vient cependant jamais. Tout se passe bien trop vite pour quiconque d'agir : si jusqu'ici dire que leur suspect avait les mains liées n'était qu'une métaphore, il aurait été préférable pour lui que ce soit aussi vrai sur un plan physique. Le sombre idiot sort de sa poche un spray et avant de pouvoir remarquer qu'il est idiot de viser une personne possédant un casque, il se rend compte que vaporiser un gaz contre le vent l'est encore plus.

Mais Jason ne s'amuse pas, il grince des dents. Parce qu'il ne connaît que trop bien ce gaz vert et les effets qu'il produit. Il regarde avec horreur l'homme se tordre dans les bras de Kory alors que l'éclat abominable de ses rires fait échos dans les abysses de son subconscient. Il faut quelques secondes au garçon pour réagir, mais il finit par sauter aux côtés de Starfire et agripper le gars comme il le peut pour tenter de le maîtriser ; non pas par un élan de bienveillance, ni par un accès de conscience – mais bien parce qu'ils n'ont pas encore obtenu leurs réponses. Et des réponses, ils en ont besoin. Mais il est déjà trop tard, sa tête vole en éclats et le sang se répand comme de l'huile sur une toile ; des fragments d'os venant parfaire ce sombre tableau.

« Et merde... »

Kory crie, choquée, et remonte le corps sans vie de Miles alors que Jason reste incrédule à côté d'elle. Tout s'est déroulé si vite, il n'a rien vu venir. Et maintenant, ils vont devoir trouver une nouvelle piste à exploiter s'il ne veulent pas que l'affaire leur passe sous le nez en attendant une prochaine victime innocente. Mais d'abord, où ce connard aurait pu se procurer un tel gaz ? Certainement pas à la source.

Les halètements paniqués de son amie le tirent cependant de ses pensées : la culpabilité est une chienne. Mais Jason ne sait pas réconforter les gens, parce que socialement et émotivement parlant, il est au point mort. Dans une tentative maladroite, il pose néanmoins sa large main sur l'épaule de la rouquine, à son tour.

« On l'a pas tué, Kory. Ce trouduc s'est fait ça tout seul. », il dit, fermement convaincu de ce qu'il raconte. « Il a eu ce qu'il méritait. »

Ses mots n'ont que peu d'impact et la justicière s'active, toujours aussi paniquée, pour faire les poches de leur macchabée sans face. Elle en sort une carte de visite, qu'elle s'empresse de faire passer à son associé non sans le questionner. Ou, tenter de le questionner, puisque les mots lui manquent. Jason recule, impassible. Il croise les bras sur son torse et détourne la tête au jugement évident.

« Vu que je suis un criminel ? Un dealer ? Tu peux le dire. »

Les mots sortent tranquillement, parce que Jason assume complètement son nouveau statut. Il sait que ça ne devrait pas être son monde, qu'il ne devrait pas tremper dans toutes ces affaires plus répugnantes les unes que les autres ; mais il est persuadé de faire quelque chose de juste en contenant la pègre de Gotham City pour en épargner ses jeunes. Et quelque part, il sait que c'est sa meilleure carte pour enfin attirer l'attention de B-man, bien qu'il ne l'avouerait jamais ouvertement. Jason n'est peut-être pas si loin que ça du gamin capricieux, réclamant l'attention de son père par tous les moyens qu'il a en sa possession.

Mais la vérité, c'est qu'il n'a jamais vu ce symbole - ni entendu parler de clowns ayant pour logo un renard géométrique. Ces fumiers se planquent trop loin du territoire proclamé par Red Hood. Il regarde intensément le bout de papier avant de le secouer à l'attention de sa partenaire.

« Crois-moi, si on m'avait dit qu'un gang distribuait cette saloperie, y'a longtemps que j'aurais fait une descente. »

Jason n'a pas besoin de préciser pourquoi, Kory connaît son histoire, toute son histoire. Et même s'il ne s'est jamais attardé sur cette partie de sa vie ni de son état psychologique qui en émane directement, elle est probablement la personne qui en sait le plus à son propos.

« Mais si tu veux mon avis, il n'est jamais trop tard pour faire connaissance. »

Les deux partenaires devraient ainsi rapidement se rendre sur les Docks pour mener l'enquête, mais depuis que la moto de Jason est restée à l'autre bout de la ville, Kory est leur seul moyen de locomotion. Et l'alien est déjà salement amochée : des meurtrissures et ecchymoses recouvrent chaque parcelle de sa peau tandis que son uniforme est déchiré par endroits. Comme si Jason venait tout juste de remarquer son état laborieux, il s'approche doucement d'elle et lui offre un bras pour l'aider à se relever du sol humide.

« Est-ce que... Est-ce que ça va aller ? », il demande maladroitement.

Mais il doit savoir, savoir si elle est capable de le transporter à ce hangar qu'a visiblement élu domicile ce gang ; et si elle pourra encore se battre.

Parce que pour une fois, Red Hood s'inquiète.  

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