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 L'or du juge [Selina Kyle et Eliza Fliaschi]

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MessageSujet: L'or du juge [Selina Kyle et Eliza Fliaschi]   Dim 12 Nov - 4:43

L'or du juge
Elle avait le rire au bord de lèvres nourris par le mensonge et la main qui passait avec une délicate et discrète attention sur le bras enchanté de la personne avec qui elle parlait. Son visage se balançait avec rêverie et volupté en faisant danser ses cheveux avec élégance, feignant un charme certain et des yeux conquis. Des yeux d'un vert discret et pourtant conquérant. Elle en avait fait sourire, avec ceux là. Elle en avait fait aimer.

Son visage de délicate petite chose contrasté avec une tenue d'inspiration plus masculine. Si l'on pouvait appeler ça masculin, tout du moins : elle n'avait fait qu'un tour à une friperie qui se trouvait près de chez elle et y avait trouvé un ensemble à dominance de gris, composé d'un pantalon et d'une chemise nouée à la taille par une ceinture noire. Un ensemble qui était, en réalité, très féminin mais qui rompait avec les codes vestimentaires que dictait la normale. Aujourd'hui, elle était reine du bal.

Elle était rusée et un brin hypocrite : suffisamment, en tout cas, pour faire croire à son ami qu'elle était sous un charme rare quand elle lui parlait, quand elle l'écoutait. Ce n'était en rien difficile, après tout, quand cet art vous avez été enseigné depuis toutes petites : être belle était un faible mal, ce qui était compliqué était d'être à peine plus charmée que son compagnon, lui faire croire que vous l'avez conquise et que vous tombiez amoureuse de lui. Peu importe que lui le soit quand, de toutes manières, ce qu'il souhaitait était quelque chose de plus charnel que des sentiments.


- David, tu peux aller me chercher un verre, s'il te plaît ? J'ai trop rie, je crains que ma bouche peine à ne pas s'assécher, lui demanda-t-elle avec un rire léger et le ton de ceux qui ne veulent pas gêner, qui veulent se faire le plus humble possible.

Pendant qu'il parti chercher à boire, elle prit son téléphone et l'approcha de son oreille tout en traversant la foule d'un pas léger.


- Il y a deux hommes qui surveillent le salon principal où je me trouve, chérie, ils sont armés : deux revolvers si j'ai bien vu. Ça devrait être simple de les duper mais si on veut avoir le temps de tout fouiller, il va falloir que tu t'occupes des caméras, tu peux t'en occuper pour moi, s'il te plaît ? Je t'aime, merci.

Puis elle raccrocha, elle n'avait pas le temps pour toute une conversation. Au bout du fil, c'était Selina Kyle et les « chérie » et autres « je t'aime », ils n'étaient là que pour tromper la foule qu'elle traversait : après tout, il n'était pas spécialement utile de parler par code lorsque nous en traversions une, étant donné que les personnes susceptibles de nous entendre changeaient toutes les secondes. L'important, c'était de prendre une intonation conquise et amoureuse qui, aidée par le visage d'Eliza, ne pouvait que donner l'impression qu'elle parlait de banalités et autres choses communes bien loin du monde criminel. Les gens se faisaient duper si aisément quand votre paraître ne concordait pas avec ce que la société dépeignait comme étant mauvais.

La raison de cet appel, c'était la raison de sa venue ici : elle avait besoin d'argents, d'énormément, en réalité, pour monter le projet qu'elle prévoyait depuis tant d'années à Gotham. Depuis qu'elle travaillait avec la pègre de cette ville noire et mouvementée. Venger son frère et rendre l'éclat que son nom avait perdu de par l'ingérence de son père et de ses oncles.

Il y avait dans cette maison de campagne, à la périphérie de Gotham, des données qui étaient susceptibles de se vendre à un excellent prix. Des données qui de par le simple fait de les posséder et de les vendre, pouvait défaire, comme sauver, toute une vie. L'on parlait là d'informations compromettantes : comptes off-shore, détournement d'argents, fraudes, pour les moins pires d'entre-elles, disait-on. En réalité, cette histoire, ce « plan » auquel Eliza avait mit la main, n'étaient que des rumeurs que la pègre se plaisait à propager.

Mais s'il n'y avait rien de sûr, la criminelle se devait de tenter sa chance : elle avait cruellement besoin de ce que ces informations pouvaient lui apporter et il fallait tenter le risque d'échouer.

Ces données appartenaient à un homme, un certain René Dumordi : juge depuis vingt ans à Gotham, il avait vu sa réputation grossir de jours en jours, d'années en années, jusqu'à passer de juges médiocrement connu à l'un des plus grands noms de la lutte contre la criminalité Gothamite. Mais comme beaucoup ici, se dire anti-criminel chose est bien souvent une question d'apparence pour paraître irréprochable. Après tout, les regards accusateurs ne se tournent que rarement vers ceux qui, justement, accusent avec le plus de véhémence. Après tout, Eliza usait de cette technique depuis plus de quatre ans, alors pourquoi un juge ne le ferais pas depuis vingt ans ?

Une fois l'appel terminé, Eliza tourna les talons et reparti là où l'attendait David.


- Ça fait un moment que tu attends tout seul ? Pas trop, dis-moi ? Il y avait un couple qui voulait danser et... disons que j'ai voulu prendre l'air à côté, le temps qu'ils aient finit de traîner cette lubie avec eux. Mon amie devrait arriver d'un instant à l'autre, j'ai hâte de te la présenter ! s'exclama-t-elle.

En effet, mademoiselle Kyle devait arriver prestement, une fois que ses occupations ailleurs se soient conclut. Et en effet, elle comptait la présenter à David tout en espérant que la chapardeuse pourrait l'aider à trouver une façon de se défaire de celui qui l'avait invité ici. L'histoire de cette invitation arrivera plus tard, par ailleurs.

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LA TENUE D'ELIZA FLIASCHI:
 
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MessageSujet: Re: L'or du juge [Selina Kyle et Eliza Fliaschi]   Mer 15 Nov - 14:43



Avouons-le : mon baiser se prolongea un peu inutilement, juste parce que je ne détestais pas ce qui se passait en ce moment entre moi et... Ahmed ? Akim ? En tout cas, il savait conjuguer fermeté et douceur, de telle manière que pour un observateur extérieur, il aurait été facile de croire que c'était lui, et non moi, qui avait initié notre embrassade. Il me serrait contre lui avec juste assez de vigueur pour valoriser les muscles de ses bras sous son trois pièces, m'exposant ainsi à son parfum épicé et à sa peau chaude tout en veillant à ne pas froisser ma robe. Attentif, le bougre ! Il avait noté l'attache fragile entre mes omoplates -  qui maintenait ensembles les replis élaborés de ma robe , et se montrait assez délicat pour lui éviter tout mouvement brusque qui la dégraferait. Un bon point, Roméo ! Je pouvais quasiment deviner qu'il avait également su contrôler ses ardeurs pour faire en sorte que nos baisers conservent intact mon rouge à lèvres (une nuance sombre, pour ne pas trancher avec la teinte lie de vin de mon "emprunt vestimentaire" hors de prix).
Dommage que ce soir, je ne sois pas une Capulet, mais une banale cambrioleuse... D'ailleurs, l'appel du devoir me le fit sentir, sous la forme d'une discrète sonnerie émanant de mon sac à main. Comme à regret (et je n'eus pas trop à me forcer pour lui donner cette impression), je me séparais de la bouche de mon beau métisse, emportant encore sur ma langue le goût d'amande de ses lèvres.


Il faut que je réponde... Soupirais-je dans un râle.

Malgré la pénombre de notre cachette, je le vis sourire, tel un amant heureux d'avoir comblé l'épouse délaissée que j'avais prétendue être. M'éloignant de notre petite cachette douillette, je mis mon téléphone à mon oreille, tout en marmonnant d'un timbre mortellement ennuyé :


Oui, mon cœur ? Tu as fini ta petite tournée d'inspection ? Articulais-je, tout en levant les yeux au ciel – une petite comédie à l'attention de mon auditeur ténébreux.

À l'autre bout du fil, Liz me fit succinctement part de ses observations, avant de raccrocher. Nous devions nous en tenir à de brefs échanges, elle et moi, pour conserver une apparence d'anodines invitées. J'en savais toutefois bien assez pour savoir ce qu'il me restait à faire... Et ça commencerait par de possessives retrouvailles avec l'un des attachés saoudiens de l'ambassade américaine. Sans mot dire, je remis mon téléphone dans mon sac, avant d'enrouler l'une de mes mains derrière sa nuque pour jouer avec ses boucles brunes, l'autre s'assurant que son torse resterait dans mes parages. Son regard chercha furtivement à vérifier que personne ne nous voyait, puis il revint vers moi, maintenant qu'il venait de constater que je ne m'en irai pas tout de suite.


J'ai envie de faire quelque-chose d'un peu fou... Ronronnais-je, mutine, en déportant ma bouche à la dernière seconde lorsqu'il fit mine de m'embrasser.

D'aussi près, je pus voir un frisson d'excitation animer la surface de son épiderme, entre le col de son costume et ses cheveux mi-longs. Mon pauvre minou ! Tu étais définitivement pris au piège...


***


Après avoir laissé mon chevalier servant s'en aller ménager une intimité que je ne rejoindrai jamais, je me mis en quête de ma partenaire de la soirée. Pour sa réception, Dumordi avait volontairement privilégié l'une de ses résidences extérieures à Gotham, car même dans les beaux quartiers, trop de criminels masqués désœuvrés risquaient de s'inviter à la fête. Sa collecte avait été destiné à son cercle d'amis et de connaissances, des gens riches qui discutaient très sérieusement de sujets apparemment compliqués (politiques et géopolitiques), mais qui avaient la décence de ne pas m'attraper par le bras quand je les frôlais pour tenter d'attirer mon attention. J'écopais de quelques regards insistants et une poignée de sourires timides, bien sûr (rien qui ne soit de nature à me ralentir), et rejoignis sans mal mon amie qui guettait mon arrivée en regardant dans la mauvaise direction. L'homme à ses côtés, un peu distrait, ne me sentit pas le délester tout de suite, ne se tournant qu'une fois que j'eus ajustée ma main sur son épaule.


Bonsoir ! M'exclamais-je, toute sourire, en saluant prioritairement l'homme avec qui j'étais entrée en contact, avant de me glisser auprès de ma complice. Très bon choix ! Fis-je d'un œil appréciateur, en détaillant la tenue d'Eliza, qui reflétait sa personnalité. Alors ? M. le juge n'est pas encore venu vous serrer la main avec insistance, tout en vous rappelant que "chaque don compte" ? Plaisantais-je, pouffante de rire et rayonnante, en profitant de ma proximité éphémère avec la fille de mafieux pour transférer dans ma main gauche ce que dissimulait la droite, afin de pouvoir tendre celle-ci vers son voisin. Selina Kyle, enchantée ! Me présentais-je.

Lors de ses formalités, Eliza me fit silencieusement savoir que la présence de David devenait de moins en moins souhaitable. Beaucoup plus tôt que prévu, je pris donc une mine soucieuse, fronçant les sourcils tout en reprenant d'un timbre vaporeux et éthéré :
Oh, mais j'y pense ! J'ai entendu dire qu'on avait trouvé des clefs de voiture, devant la propriété. L'un de vous aurait-il perdu les siennes ? M'enquis-je, regardant à la dérobée notre gêneur prendre un air confiant en croyant trouver ses clefs dans sa poche... Pour n'y trouver que du vide. Oups.

David vérifia une à une les possibles cachettes de ses clefs en palissant graduellement, pour finalement se rendre à la cruelle évidence. S'excusant tout en détalant, il nous offrit un très beau spectacle de sortie impromptue, à Liz' et moi. Ma tête pivota vers cette dernière pour orienter son regard vers ma main gauche, dans laquelle se devinait les précieuses clefs, que je mis dans mon sac.


Au cas où on aurait besoin de filer, ça nous fera ça de moins à chercher. Murmurais-je, en faisant mine de badiner avec ma charmante voisine, tout en déplorant l'absence de verre entre mes doigts.

Comme si nous échangions nos ragots, je repris, d'un ton toujours couvert :
Les caméras seront coupées quelques temps, pour un soi-disant "test technique". Courtoisie d'un joli cœur qui ne voulait pas me laisser prendre de risques. Résumais-je, en posant exagérément une main sur mon front de tragédienne, avant de recouvrer une expression plus professionnelle, mais non moins excitée. Deux gardes seulement... Je t'avoue être un peu jalouse : dans cette robe, impossible de frapper avec les jambes, sinon en écrasant mon talon... Et cette paire vaut sacrément cher ! Murmurais-je, faussement chagrinée.

J'imaginais mal René Dumordi n'avoir que deux hommes pour sa sécurité. Le reste devait patrouiller en coulisse... Mais au moins, nous n'aurions pas trop de mal à nous débarrasser d'une paire de gorilles convaincus qu'ils passeraient une soirée calme à surveiller le gratin gothamite.


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MessageSujet: Re: L'or du juge [Selina Kyle et Eliza Fliaschi]   Mer 15 Nov - 21:35

L'or du juge
- Au cas où on aurait besoin de filer, ça nous fera ça de moins à chercher, déclara Sélina qui montrait avec malice les clés qu'elle avait emprunté il y a quelques secondes à David, qui, lui, s'était alors empressé de se diriger vers la sortie avec la nervosité de ceux qui ont perdu quelque chose d'inestimable.

- C'est une décapotable que son cousin lui a prêté, précisa Eliza avec le sourire de ces gens amusés par le malheur des autres. Il me l'a annoncé quand nous étions en route, il était tout fier de la conduire parce que le dit cousin ne la prêtait à personne en temps normal mais aujourd'hui, c'était une occasion spéciale... et il s'est presque excusé l'instant d'après en me disant que ça ne faisait pas très sérieux de dire à la personne avec qui on sortait qu'on avait pas les moyens de s'acheter sa propre voiture... Il est jeune mais assez mignon dans sa naïveté de nouvel adulte, je trouve !

Et puis Eliza passa les secondes suivantes à écouter son amie parler du plan qu'elle avait mise au point afin d'occuper les caméras du domaine du Juge. Elle avait le rire délicieusement masquée par un sourire quand Sélina eut prit soin de poser une main théâtrale sur un front délicat. La voleuse avait un don plus que saisissant pour paraître charmante quand l'occasion le demandait et malgré des années à apprendre à être l'une de ces femmes ahurissante de sensibilité et d'élégance à la manière d'une Mulan ayant décidé de suivre les enseignements de ses paires, Eliza était loin de l'être tant.

Et pendant qu'elle la regardait l'amuser, Eliza réfléchit à ce qu'elle venait de dire. Il y avait, chez-elles, une différence notable, si ce n'est clairement totale, entre leurs manières de faire. Il y en avait une qui se plaisait à séduire le hasard et une autre qui se mariait parfaitement avec l'exigeante préparation d'un plan parfaitement millimétré. C'était, du moins, le cas pour cette occasion. Alors, soucieuse, elle avança son incertitude :


- Pour..., elle s'arrêta subitement, anxieuse à l'idée de parler de leur plan au cœur d'une innocente foule qui pouvait entendre et colporter leurs propos criminels. Elle avait la mauvaise habitude de plisser les yeux et de balancer son regard vers le sol, côté gauche, quand elle réfléchissait à l'organisation d'un mauvais coup. Concernant sa voiture, tu penses qu'il va vite retrouver ses clés ? Car connaissant David, il va avoir à cœur de trouver une solution pour palier à ce problème... Il serait prêt à appeler quelqu'un pour lui permettre de récupérer sa voiture, tant bien même ça signifierait qu'il faille rentrer immédiatement... Sauf s'il tient à rester au moins jusqu'au discours du Juge, il travaille pour lui alors il souhaite se faire bien voir, tu comprends ? Dans tout les cas, vaut mieux pas se baser sur des suppositions.

Anxieuse, elle avait la main qui se baladait de part son cou. Si elle savait cacher sa part de criminalité, elle avait toujours eu du mal à dissimuler sa nervosité. Le seul et maigre avantage qu'elle trouvait afin de corriger ce défaut était sa capacité à mentir et à proposer une explication cohérente qui semblait légitime en presque toute occasion. Elle chassa alors cette manie au moment où elle s'en rendu compte, croisant les bras pour les garder en main.

- J'ai commandé un Uber pour vingt-deux heure trente, il ne devrait pas avoir de retard il a une moyenne de 4,7 sur l'appli', s'amusa-t-elle à dire sur un ton nonchalant en se rendant compte que la situation n'était pas propice aux airs de nervosités. Je blague, bien sûr, j’appellerais quelqu'un pour venir nous chercher en temps voulu, si nécessaire. Je ne prends pas une voiture qui pourrait être déclaré volé cinq minutes après notre départ. On est chez un juge après tout, ils ont des amis au GCPD, finit-elle de déclarer en se rapprochant de l'oreille de sa compère pour ne pas être entendu.

Puis elle se souvint qu'un détail, précédemment évoqué, et décida de la questionner là-dessus, par souci de prudence, avant de poursuivre la conversation.


- Les caméras tiendront combien de temps, à ton avis ? J'ai peur qu'une demi-heure ne suffise pas, avec l'obsolescence programmée, tu te doutes bien que ces choses là ne tiennent pas..., précisa-t-elle, avec à cœur le besoin de coder ses paroles. Ta tenue aussi est magnifique ! Et promis, si on te cherche des noises, je les leur brise. J'ai apprit à faire, j'ai suivit des cours de Krav-maga l'an dernier à la fac, s'amusa celle à qui l'on donnait facilement la vingtaine, habituellement.

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MessageSujet: Re: L'or du juge [Selina Kyle et Eliza Fliaschi]   Mar 28 Nov - 18:24



Tu sais ce qu'on dit sur les hommes, pas vrai ? Mon assurance tranquille se situait à égale intensité de l'inquiétude de mon interlocutrice, à qui je rappelai d'une voix guillerette : Ils ont l'habitude de chercher des heures ce qui est sous leur nez, et envisagent beaucoup moins vite que nous la solution simple ! Pouffais-je, attrapant sur un plateau une coupe destinée à quelqu'un d'autre, pendant que le serveur esquivait adroitement un couple en pleine valse. Avant de baisser les bras, je peux t'assurer que ton jeune adulte fanfaron interpellera au moins deux fois chaque personne de cette réception au sujet de ses clefs, juste pour éviter l'humiliation d'appeler une dépanneuse. Dis-je à Liza sans douter une seconde de la véracité de mes propos, pour ensuite m'autoriser une gorgée de pétillant.

Contrairement à ce que la vendeuse m'avait assurée, du rouge resta imprimé sur le cristal. Je notai le détail tout en jouant à faire lentement tourner la coupe le long de son pied, revenant vers ma voisine lorsque je repris, une ombre de sourire sur la commissure des lèvres :
Et si en plus la voiture lui a été prêté, il se démènera comme un beau diable pour éviter que son cousin n'apprenne qu'il a égaré les clefs de son bolide décapotable. Une sorte de tabou entoure les questions automobiles, chez nos virils contemporains.

Notant que ma partenaire de cambriolage peinait à chasser ses angoisses, je fis prendre un tournant improvisé à nos projets d'évasions, en reprenant plus bas : Bon. Mettons que ces clefs nous serviront plus à générer une distraction supplémentaire... Rien de plus facile que de déposer des clefs dans la poche d'un invité peu attentif, avant d'attirer l'attention des autres convives – dont David - sur le bouc-émissaire. Accusations, crises et qui pro quo assurés (qui avait déjà cru quelqu'un tentant de se justifier avec un "on a dû mettre ces clefs de décapotable dans ma poche" ?). Je renvoyais la balle à ma partenaire : C'est quoi, ton meilleur plan B, pour quitter la campagne en vitesse ? Mon regard s'attarda sur l'examen approfondi d'une convive, dont la parure de pierres précieuses pulsait d'éclats faits pour attirer l'attention.

J'eus un gloussement à la fois franc et contenu en entendant Eliza mentionner le recours à un véhicule avec chauffeur, ce qui ne l'empêcha pas de rester sérieuse, malgré mon envie évidente de prendre les choses à la légère. Son observation sur les relations de Dumordi, en revanche, me refroidit, et la voleuse dissimulée derrière mon masque d'invitée délicieusement naïve nota combien de membres des forces de l'ordre étaient venus assister à la collecte. Nager au milieu des requins, c'était excitant... Tant qu'on parvenait à ne pas trop se focaliser sur la perspective de mort abrupte qui pouvait survenir à n'importe quel faux-pas. Dégrisée, je me remis plus activement en quête d'un individu qui aurait le physique d'un homme un peu louche (notre futur bouc-émissaire), tout en prêtant une oreille attentive à la question suivante de Liz'. Le champagne ne me plaisait pas vraiment (ou était-ce mon palais, qui n'était pas assez développé pour apprécier le luxe de cet alcool ?), mais ça ne m'empêcha pas de siroter dans ma coupe. J'exécutai ensuite un léger tour sur moi-même à son compliment, pour faire jouer le tissus de ma tenue, avant d'ouvrir de grands yeux surpris.


Krav-Ma-quoi ? Tiquais-je (exagérément) pour les oreilles voisines, avant d'enchaîner, les lèvres plissées par une moue un tantinet taquine : Je savais bien que tous ces films de kung fu te monteraient à la tête ! Mais d'un autre côté, c'est vrai que depuis quelques temps, être une femme capable de se défendre, ça attire plus que ça ne refroidit les ardeurs... Souris-je.

Bruce m'avait suggéré le Krav-maga, quand nos relations s'étaient... Réchauffées, justement. Il avait tenu à ce que je me mette à niveau, question combat (mon train de vie étant apparemment "risqué"), et on faisait difficilement art martial plus simple, efficace, et percutant de le Krav- maga. J'avais hélas dû lui rappeler que je tenais à rester plus acrobate que combattante, et que quand on me braquait avec une arme, je privilégiais souvent la fuite au désarmement combiné à du cassage de poignet.
Cela étant, mes coups actuels s'approchaient beaucoup trop de ce self-défense militaire pour que je nie m'en être inspirée.


Pas de soucis, avec les caméras : j'ai privilégié une marque old school, pas le genre à ne tenir qu'une demie-heure. Et en cas de besoin, je jouerai de mes charmes avec le SAV pour obtenir une rallonge. Indiquais-je en codant légèrement ma réponse, tout en papillonnant exagérément des cils, ma voix devenue aussi chaude et voluptueuse que celle de Marilyn Monroe.

Mon cher attaché m'attendait dans une pièce de la propriété un peu à l'écart, plus ardent qu'un charbon au milieu de l'âtre. Après tout, je lui avais plus ou moins promis monts et merveilles, s'il réussissait à nous trouver un petit nid où personne ne nous dérangerait... La pièce où il guettait mon arrivée n'avait pour surveillante qu'une caméra, qui ne remplirait pas son office tant qu'Ahmed projetait de me combler d'attentions. Certes, jamais je n'honorerai ce rendez-vous, mais je pouvais toujours repousser auprès de mon galant l'heure annoncée de nos retrouvailles, obligeant du même coup le bienveillant garçon à prolonger le « test technique » pour que les caméras demeurent aveugles jusqu'à ce qu'elles ne soient plus un obstacle à notre intimité.
En dépit des jolies distractions très coûteuses qui allaient et venaient à portée de mes doigts avides, je me tins sage, préférant titiller Eliza et son amour immodéré pour l'organisation méticuleuse.


Allez, Liz ; lâche-toi un peu, ma grande. On est supposées s'amuser, ce soir ! Lui dis-je en lui tendant un verre plein, avant de trinquer. Enfin... Jusqu'à ce que monsieur le juge se lance dans un interminable discours, ou que l'on décide d'accélérer le tempo. Ajoutais-je sur un ton ambivalent, en accordant à l'un des deux gardes du salon principal une œillade qu'il ne put ignorer (et son holster était sous son aisselle gauche).

Dire qu'Ivy devait avoir recours à des aphrodisiaques chimiques, pour obtenir d'un homme la moindre réaction ! Se reposer autant sur ses acquis était regrettable... Enfin, elle, au moins, savait choisir ses tenues sans tomber dans le vulgaire, contrairement à l'amoureuse du clown. Forte de ces considérations, je réalisai que je m'apprêtais à commettre un méfait sans avoir dans mon entourage l'une ou l'autre de ces demoiselles, ce qui signifiait pas de discours soporifique sur les dangers de la pollution ce soir, et pas de gaminerie susceptible d'user mes nerfs non plus. Mieux valait que je savoure cet instant.


En tout cas, Repris-je sur un ton de conversation, en indiquant du menton les deux hommes armés, on sent la sécurité tendue. Veiller à la bonne tenue d'une réception chez un juge de Gotham, ça doit figurer au sommet des pires missions, pour des professionnels de la protection rapprochée. J'ose à peine imaginer dans quel état de stress sont ceux qui ont à charge de patrouiller dans la maison. Lâchais-je, dans le but principal de signaler à Eliza que nous ne serions pas au bout de nos peines, même une fois le tandem du salon principal laissé derrière nous. Et en même temps... Qui oserait faire quoi que ce soit de répréhensible, ce soir, avec toute cette sécurité ? Osais-je plaisanter à mi-voix, en adressant un sourire complice à ma partenaire.

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