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 Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)

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MessageSujet: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Mer 13 Sep - 14:59

Vous savez, un être humain sensé se dirait : C’est décidé, je lâche ce métier. C’est bien trop dangereux et comme on m’écoute une fois sur deux, à quoi bon? Sauf que parfois, je ne suis pas un être humain sensé. Trop souvent, en fait. Je vis selon un système de valeurs, une sorte de code pour lequel je suis prêt à prendre des dizaines, des centaines, des milliers de risques même. Je suis un Eversfield, après tout.

Sauver le monde est notre ambition.

Donner notre vie si nécessaire pour sauver des gens plus importants, une histoire de famille. Vous n’avez qu’à regarder les hauts faits de mes ancêtres.

C’est une vie dangereuse, oui. Pas pour tous, parfois c’est presque un « accident » que de sauver des gens en position de pouvoir. Moi, j’ai fait le choix conscient d’aller m’asseoir au cœur de la tempête et de la braver même si les paris sont contre moi. Même si plus souvent qu’autrement, on me kidnappe, on me torture, on me maltraite pour que je révèle des secrets capables de faire s’écrouler une nation. Mais je résiste. Je puise je ne sais où la force de continuer d’avancer. De résister au mal qui voudrait s’abattre sur notre bonne vieille planète bleue. Et tant qu’il y aura de l’air dans mes poumons et du sang dans mon cœur, je continuerai ma quête de justice et de liberté pour tous. Faire un monde meilleur.

C’est un peu ce à quoi je pensais quand le pilote s’est mis à crier « we’re going down ». Malgré le danger, mon cerveau aiguisé s’est mis à calculer toutes sortes de choses. Je ne blâme pas mon « chauffeur » d’avoir voulu sauver sa peau et d’avoir sauté de l’avion après qu’un tir de lance-roquette d’une force hostile ait touché la queue de l’appareil. Simplement, moi, je ne compte pas laisser une bombe volante s’écraser en plein quartier résidentiel d’un pays étranger juste parce que j’ai voulu sauver ma peau. Alors j’ai fait quelque chose de stupide. De prodigieusement stupide. Pour vous. Pas pour moi. Au lieu de sauver ma peau, je me suis installé aux commandes de l’avion et par je ne sais quel miracle, j’ai réussi à m’écraser plus qu’à atterrir dans un terrain vague. Dégâts minimaux et facilité d’accès pour les autorités du pays. Soyons courtois même face à la mort.

La suite est plutôt floue par contre. Sonné par le crash, je me souviens avoir rampé hors de la carcasse en flamme puis de m’être relevé et d’avoir titubé jusqu’à une ruelle pas trop loin. Quand on ne sait pas qui sont vos alliés et vos ennemis, le mieux c’est encore de disparaitre. Bon, bien sûr, habillé à l’occidentale et blessé par-dessus le marché, difficile de passer inaperçu mais je déteste être un fardeau pour qui que ce soit, plus encore de mettre des gens en danger. Je reconnais que c’est stupide d’agir ainsi quand on ne connait pas l’étendue de ses blessures mais c’est presque instinctif, un réflexe.

Je me souviens aussi m’être aussi par terre, le temps de reprendre mon souffle, mes idées et d’avoir regardé le ciel en me disant qu’il était magnifique, faute de subir les affres de la pollution des pays fortement industrialisés. Je me souviens avoir fermé les yeux quelques secondes pour tenter de calmer le marteau piqueur que j’avais dans la poitrine…

Et en rouvrant les yeux j’étais dans un lit d’hôpital avec des bandages. De par la décoration des lieux, je n’ai pas été rapatrié aux États-Unis. L’absence de barreaux aux fenêtres semble suggérer un hôpital civil ou alors une illusion de sécurité. Un patient et non un prisonnier. Mon premier réflexe n’en est pas un de préservation mais de tenter de me saisir de mon téléphone portable qui a miraculeusement survécu au crash. Ma douce et tendre épouse va s’inquiéter et je n’aime pas voir son joli visage déformé par l’angoisse. Ceci dit, peut-être aurais-je dû rester plus tranquille car mon mouvement semble avoir alerté quiconque est en charge de surveiller le patient. Suis-je mal en point à ce point et je ne le sais même pas? Un examen rapide me confirme pourtant que non…

Alors pourquoi toute cette agitation?
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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Jeu 14 Sep - 10:21







Adrian et... Adrian: Mission Isis
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Vous savez, ce n’est pas parce que vous viviez au beau milieu d’un pays du désert, et que vous vous coupez plus ou moins du reste du monde, qu’il ne vous arrivera jamais rien. Nous aussi nous rencontrions notre lot de défis, mais comparer à ce que vive le reste du monde, ce n’est rien. Souvent, les envahisseurs ont une préférence pour les grandes métropoles occidentale avant de s’intéresser à des endroits plus isolés. Mais je ne dirais pas que notre royaume et un havre de paix, une oasis loin de là. Mais c’était un peu plus tranquille, il fallait l’avouer. Et il était judicieux de toujours rester sur ses gardes en cas d’attaque, surtout après une tentative d’invasion de pays voisins. Mais qui aurait pu croire voir cet engin tomber du ciel ?

Non, je ne parlais pas de Superman, mais d’un avion en flamme qui venait de s’écraser près de notre capitale. Par chance, aucun bâtiment ne fut détruit et aucun blessé ne fut rapporté. Et il était de mon devoir de savoir de quoi, il en retournait. Je fis appel à un agent en charge de l’enquête qui m’informa qu’un avion étranger s’était écrasé près de la ville et qu’une seule personne fut retrouvée et conduit à l’hôpital. Comme mon mari n’était encore revenu, je décidais donc de mener l’enquête. Et ce serait bon pour une fois, une approche plus pacifique au lieu de la procédure habituelle.

Me rendant à l’hôpital, j’eus droit à une escorte. Bien qu’elle soit inutile, elle était protocolaire, et pendant mon trajet, tout le monde ne pouvait s’empêcher de se prosterner, ce qui me mettait souvent mal à l’aise, et aussi à s’approcher. Je ne pouvais les en empêcher, et puis j’aimais les voir près de moi, j’aimais tellement notre peuple que je voyais presque en chacun un membre de grande famille. On me conduisait dans une salle du bâtiment où me montra tout ce qu’on avait trouvé sur lui comme un portefeuille avec sa carte.

Un Américain répondant au nom d’Adrian Carlyle Eversfield. Etrange, ce nom mettait familier. Mais on m’expliqua pourquoi, Eversfield travaillait pour la section 8, en tant qu’analyste. Son métier consisté à collecter des informations. Voilà qui était intéressant, et qui pouvait expliquer pourquoi son avion fut abattu. La question demeurante était « Adrian venait-il ici en tant qu’ami ? Ou ennemi ? » Car j’espérais pour lui qu’il ne désirait jouer les espions dans notre pays. Allons enfin user de diplomatie envers un touriste. Il fallait montrer que nous étions un peuple civilisé, pouvant s’ouvrir au reste du monde.

J’entrais donc dans la grande salle de soin où médecin et patient pouvant encore bouger firent leur révérence. Je les remerciais d’un large sourire et demandai à chacun de poursuivre son activité comme si de rien n’était. Je laissais les gardes derrière moi et je m’approchais de notre invité, avec douceur, m’asseyant près du lit. J’usais de tout le charme et la chaleur possible pour le mettre à l’aise et faciliter l’échange.

"Bien le bonjour. Soyez le bienvenu à Shiratu. Je me présente, je me nomme Adrianna Tomaz. Comment vous sentez vous ?"

En même temps que je lui parler, je sondais son esprit afin de vérifier qui, il était réellement et comparer par la suite ce qu’il voudra bien me raconter. Je pouvais me montrer gentille, mais mas naïf. La prudence était mère de vertu, et puis s’il n’avait rien à se reprocher, il n’avait rien à craindre ici.

"Vous avez eu de la chance de vous en sortir en vie d’un terrible accident. J’espère que vous êtes bien traiter ici et que vous avez pu manger et boire."

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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Jeu 14 Sep - 14:20

J’étais donc en train d’envoyer un message à ma douce et tendre quand quelqu’un entra dans ma chambre. Si sur le coup, je pensai davantage à une ambassadrice ou une princesse héritière, chargée de traiter mon cas comme d’un coup de pratique pour des devoirs futurs en tant que souveraine, le nom lui ne m’était pas du tout inconnu et malgré mon piteux état, mon esprit restait aussi aiguisé qu’à l’habitude. Adrian, my boy, tu es en présence de la souveraine de ces lieux. Dilemme.

Je ne reconnais qu’une seule reine. Her Majesty The Queen.

Je ne peux donc m’incliner devant aucune autre.

Du coup… Je ne suis pas un diplomate, ce n’est pas exactement dans mes fonctions mais j’ai un avantage. Je suis britannique et nous, britannique, avons eu des colonies partout dans le monde et avons dû interagir avec des souverains de tout type. Y compris en Chine, en Inde et au Japon. Je saurai être poli et respectueux en toute circonstance. Même si mon corps me hurle qu’il veut rester couché et que mon cerveau enregistre des pics de douleur (ce que n’importe quel télépathe valant son poids en la devise de votre choix pourra aisément déceler), je me lève et esquisse une révérence polie. C’est très occidental et plus protocolaire que vraiment reconnaitre son statut (et je ne fais pas ça par arrogance, simplement que c’est ainsi que nous saluons les dignitaires étrangers) mais c’est sincère et au vu des circonstances, considérablement plus demandant que d’habitude.

Et mon corps continue de protester parce que franchement, survivre à un écrasement d’avion ne se fait pas sans « petits bobos », pour reprendre l’expression.

Mais je suis Adrian Carlyle Eversfield. Politesse. Respect. Dignité.


« Pardonnez mon manque d’adhérence au protocole mais… Rassurez-moi : il n’y a pas eu de blessés, n’est-ce pas? Pire encore, de morts? »

Ma question est sincère, mon inquiétude toute autant et ça se ressens dans mon ton de voix, dans mon non verbal et dans mes pensées. Et parlons-en de mes pensées. Je suis quelqu’un de fondamentalement honnête alors jamais il ne me viendrait à l’esprit de tenter de dissimuler quoi que ce soit. Pourtant j’ai entendu les rumeurs, j’ai lu les rapports et je sais que le roi et la reine de ce pays sont incroyablement puissants. Et pourtant, je reste un livre ouvert. Isis peut voir dans mes pensées toute la scène, le tir qui a endommagé l’avion, le pilote qui abandonne son poste, moi qui tente de faire le moins de dégâts possibles et surtout aucun mort… J’aurais pu mourir dans le crash mais jamais ma propre survie n’a été en cause. Seulement éviter une catastrophe, une tragédie.

Et bien sûr, elle voit le regret. La culpabilité. Et le visage de mon aimée, ma belle Jennifer qui va encore une fois être morte d’inquiétude. C’est fou comme dans mes pensées je suis très souvent absent. Je pense aux autres mais pas à moi. Et bon, on me dira que c’est très britannique mais j’ai vu l’heure sur mon téléphone et… C’est bientôt l’heure du thé. Il y a des coutumes et des usages qu’on ne saurait négliger!


« Madam Ambassador, pardonnez mon manque d’adhérence à l’étiquette mais ces… Individus qui ont abattu l’avion me transportant pourraient vouloir venir me récupérer. Ce n’est pas ma place de vous dicter quoi faire mais puis-je respectueusement suggérer de conserver à proximité votre garde rapprochée? Je m’en voudrais énormément de vous impliquer dans plus de problèmes qu’il… A moment, please… »

Madam Ambassador peut sembler curieux comme usage de titre mais considérant que la souveraine ne s’est pas présenté en tant que reine, peut-être veut-elle davantage jouer une carte diplomatique, ce qui en fait soit une émissaire, une diplomate ou une ambassadrice. Le choix logique va pour ambassadrice. Il n’y a aucun irrespect dans le choix de mots et mes pensées peuvent le prouver! Je m’assois sur le lit, livide et tremblant, tentant de reprendre mon souffle. Calme-toi Adrian. T’énerver ne t’apportera rien. Dans mon esprit, des calculs. Des simulations. De quoi donner une épouvantable migraine à quelqu’un qui n’est pas moi. J’ai beau être un simple humain, j’ai un esprit vif et là je calcule les probabilités d’une attaque à petite échelle sur les terres d’Isis. Croyez-moi, il y a une raison pourquoi mes rapports peuvent faire des dizaines et des dizaines de pages.

« Je manque cruellement de manière. Adrian Carlyle Eversfield, sujet de sa Majesté la Reine D’Angleterre. Long may she live. Agent de liaison avec les États-Unis d’Amérique et analyste en chef de la Section Huit et responsable de l’Unité Onze. Vous trouverez dans mon portefeuille mes documents officiels et mes autorisations diplomatiques. Et pour répondre à vos précédentes questions, je me sens un peu étourdi et venant de reprendre conscience, j’extrapole que oui, j’ai été bien traité. »
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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Ven 15 Sep - 10:20







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Le pauvre homme n’avait pas complétement échappé à son accident d’avion. Il gémissait sous les efforts pour se redresser et me présenter ses respects. Il tenait à suivre les règles de politesse malgré ses blessures qui semblaient bien méchantes. Et son inquiétude vis-à-vis d’éventuels blessés ou mort était sincère, je pouvais le voir dans son esprit. Monsieur Eversfield faisait honneur à la réputation distinguer des Britanniques avec ce charme british. Mais avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, le responsable de la garde s’insurgea.

"Comment osez-vous manquer à ce point de respect vis-à-vis de notre reine ! Vous méritez d'être jeté dans une cellule à moisir !"

Tournant la tête vers ce dernier, je tentais de calmer le jeu avec douceur. L’attitude de chacun était compréhensible, mais quand vous avez deux cultures totalement différentes qui se rencontrent, il y a souvent des éclairs qui jaillissent, car l’un ne comprenait pas l’autre. Il fallait souvent un médiateur pour éviter une guerre inutile.

"Paix je vous en prie. Il n'est pas sujet à notre royaume, il n'est donc pas tenu par le même protocole. Mais il exprime tout de même du respect à l'égard de notre peuple, n'ayez crainte."

Voyant que le responsable retrouver un peu son calme, je revenais vers Eversfield pour lui répondre et apaiser son esprit :

"Rassurez-vous monsieur Eversfield, aucun blesser ou mort à déplorer. Comme on dit, vous avez su guider cet avion condamné comme un pro. Nous vous en remercions monsieur Eversfield."

Tout ce qu’il me disait était sincère. Je voyais sa culpabilité, le remords, mais surtout l’héroïsme dont il avait fait preuve pour empêcher son engin de provoquer une catastrophe en s’écrasant. Je n’aimerais me plonger dans les stéréotypes, mais il était rare de croiser des gens étrangers se soucier tant de nous. Et encore, en de pareilles circonstances, on penserait plus à sauver sa propre peau, avant de penser à sauver celles des autres. Adrian Eversfield était un simple mortel, mais dont le cœur était habité par l’âme d’un vrai héros.

Par contre, quand il me fit part de son inquiétude concernant ceux qui l’ont attaqué, j’en oubliais presque le titre qu’il m’avait donné. Nous subirions encore une attaque de nos voisins ? Ce ne serait pas étonnant. J’avais beau mettre en place tout un système diplomatique entre nos divers pays. Je voulais faciliter le dialogue pour éviter des guerres et des morts inutiles, mais j’allais finir par croire que c’est mon idée qui fut inutile. Frappé par ses déclarations, j’ordonnais à ma garde et aux médecins présents de nous laisser. Je ne voulais pas provoquer la panique dans mon peuple qui se rependrait comme une trainée de poudre, et entendre constamment des protestations.

L’homme de la section 8 se présenta par la suite. Sa façon de parler était très amusante, une démarche formelle comme un militaire qui collait bien à l’image du britannique. Je me mis à rire, la main devant la bouche à sa présentation avant d’enchainer.

"Parfait dans ce cas. Je sais parfaitement qui vous êtes monsieur Eversfield. Un homme de votre envergure ne reste pas inconnu à notre service de renseignement. "

Plongeant mon regard dans le sien, je cherchais à voir plus profondément en lui, essayer de voir ses secrets les plus profond, car un agent comme lui pouvait très bien cacher des informations au cas de capture et que quelqu’un tenterait de lire dans ses pensées. Les télépathes, ils devaient connaitre.

"Vous comprendrez alors, que votre présence ici, suscite quelques questions. Je ne remets pas en doute votre histoire d’attaque, mais certains ici pourrait prendre votre venu comme une tentative d’espionnage plus ou moins raté. Alors je vous pries de leur pardonner d’avance."

Quand vous avez vu votre pays se faire envahir si souvent par des monstres, des dieux et des armées étrangères, vous aviez de bonnes raisons de vous montrer suspicieux quand quelqu’un d’étranger venait vous voir. Il ne fallait par contre ne pas tomber dans la paranoïa, mais juste rester sur ses gardes. C’était pour cela que je demandais à tout le monde d’exprimer de la patience envers tous, du royaume ou non. Mais, j’aimerais avoir une idée sur le degré de danger que nous encourions.

"Je suis curieuse de savoir ce que vous avez fait pour énerver nos chères voisins. Sans rentrer dans les détails bien entendu, que faisiez-vous au-dessus de nos têtes ? Je doute que juste violer leur espace aérien est suffi à vouloir votre mort."

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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Ven 15 Sep - 14:57

La réaction du garde me fit instinctivement penser à mon grand-père, Meriweather Eversfield. Adrian, my boy, m’avait-il souvent répété, un Britannique, un vrai, ne reconnait qu’une seule reine et c’est Her Majesty The Queen, long ay she live. Tu peux accepter les présidents, premiers ministres et chanceliers de ce monde. Mais tu ne t’inclines que devant une seule reine, notre reine. Sois toujours poli et diplomate par contre mais n’oublie jamais tes racines. Quand on perd ses origines, on a tout perdu.

Une leçon que je n’avais jamais oubliée.

Un réflexe que d’y repenser face à l’indignation de ce garde. Je n’ai pas dit « madam ambassador » pour être impoli. Je ne peux simplement par dire « your highness » ou « your majesty ». C’est contraire à plus de deux décennies d’éducation britannique. Jamais il n’a été question de manquer de respect ou de juger comme « inférieur » la dirigeante de ce pays. Jamais. N’importe qui capable de lire dans mes pensées le saurait hors de tout doute raisonnable. Enfin bon. Je ne peux pas en vouloir à un sujet loyal d’une nation souveraine que de tenir au respect et à la dignité de son dirigeant. Dans ce cas, de sa dirigeante. Pour cette raison donc, je ne lui en veux nullement. Allons donc.

Ultimement, c’est leur chef d’état qui tranche et nous nous retrouvons seuls. Oh je ne la suppose pas sans défense. J’ai lu les rapports. J’ai vu les images satellites de la dévastation que le couple en charge de ce pays est capable de causer. Je ne me cache pas derrière une fausse impression de sécurité mais je ne suis pas effrayé non plus. Si vous saviez le nombre de personne qui ont tenté de me faire plier par la peur ou la torture… Je ne suis qu’un être humain ordinaire, soit. Mais la vaillance et le courage habitent quiconque décide de placer ces qualités et ces valeurs en tête de leur mentalité. Et puis bon, c’est un choc de cultures. Les grandes intrigues du monde industrialisé.


« Goodness gracious, no! Madam Ambassador, je vous assure que je ne suis nullement ici pour vous espionner! Je suis un analyste, pas un espion. Sauf votre respect, la sur médiatisation occidentale semble offrir bien peu de différence entre les deux mais… S’il faut dire les choses, je reviens d’une mission visant à établir les risques de menace terroristes contre l’Occident. Jamais je n’oserais… Urgh… »

Adrian, tu es trop passionné par ce que tu fais et tu oublies que tu es blessé. Tu n’as pas de fractures, d’accord mais tu en demandes beaucoup à ton pauvre petit corps mortel. Un pic de douleur particulièrement intense me donne l’impression qu’on tente de séparer sans délicatesse mon cerveau en deux et bien que cette souffrance ne dure pas longtemps, c’est plus qu’il n’en faut pour alerter ceux chargés de me soigner. Au moins un médecin et deux infirmières entrent presque immédiatement et si jamais ils n’oseraient tenir pour responsable leur souveraine pour l’agitation dont j’ai fait preuve, ils sont moins cléments à mon encontre et de penser que je ne connais pas la langue locale me permet de voir que tous ne considère pas favorablement ma présence ici.

Ce qui est normal, après tout.

Je représente un risque pour leur sécurité intérieure.

Ma douce et tendre me dit souvent que je fais trop souvent passer le bien des autres avant le mien et c’est parfaitement vrai. C’est une caractéristique du fait d’être un Eversfield. La « vraie » branche, si on veut, pas ceux que nous épousons et qui portent ensuite notre nom. Je parle de la lignée britannique qui remonte à des siècles en arrière. Tout ça pour dire que je ne veux pas devenir le problème de qui que ce soit et même si ce que je vais dire est insensé, probablement un mélange de mon esprit sonné par la douleur et de mon réflexe naturel de vouloir sauver mon prochain, j’arrive à la conclusion suivante. Si ma charmante épouse m’entendait, elle froncerait ses délicats sourcils.


« Madam Ambassador, si je puis me permettre une suggestion... Donnez-moi suffisamment d’antidouleurs pour tenir plusieurs heures et je me rendrai à l’ambassade américaine la plus proche pour être rapatrié aux États-Unis. Manifestement je cause plus d’inquiétude et d’hostilité chez vos sujets qu’autre chose et je déteste faire partie du problème. Je suis un homme de solutions, c’est mon travail. »

Statistiquement, je doute qu’il y aura une attaque en force de quelque puissance étrangère ou groupe terroriste responsable de l’écrasement de mon avion. Ceci dit, un commando très entrainé n’est pas à exclure, une petite forte de frappe hautement spécialisée. Et s’il fallait qu’ils attaquent un hôpital… Encore une fois, mes pensées montrent clairement mon désir d’éviter un sort funeste aux innocents. Ceci dit, elles montrent aussi clairement que ma proposition est complètement folle. Qu’on le veuille ou non, ici, je suis plus ou moins sous la protection d’une personne disposant de pouvoirs surnaturels. Je ne sais pas qui est derrière l’attaque contre mon avion.

Pas encore. Mais je trouverai.

Sauf que…

Si je tente de regagner les États-Unis dans mon état, je signe mon arrêt de mort à quatre-vingt-sept pourcent de chances. Je l’ai calculé. Un télépathe compétent pourra même entrevoir tout ce que j’ai analysé pour parvenir à cette conclusion. Reste à savoir si Isis va dire oui et avoir une mort sur la conscience ou non et prendre le risque d’avoir des invités non désirés sur ses terres. Pour être honnête, ils étaient probablement déjà là depuis un moment mais… Vous savez, sleeper agents, tout ça… Des agents infiltrés qui attendent un ordre pour passer aux actes. Tactique classique s’il en est.


« Je suis un analyste, Madam Ambassador. Les regards de vos sujets et leurs paroles à mon encontre ne sont pas trempées dans le miel et je n’ai pas l’arrogance d’exiger quelque traitement de faveur que ce soit. Je suis un Eversfield, Madam Ambassador. Mourir pour que des gens plus importants que nous survivent est au cœur de notre histoire familiale. Le calcul à faire, à mes yeux, est très simple. »

Je ne suis pas télépathe mais bizarrement, ou peut-être heureusement, j’ai l’impression que la souveraine de ces lieux ne va pas m’envoyer à l’abattoir. Après tout, ne vante-t-on pas sa sagesse au sein de ce pays? À elle de trancher, ultimement.
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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Dim 17 Sep - 14:50







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D’un bon, l’analyste se pressa pour me présenter sa fonction et une rapide explication de sa mission, quoi qu’un peu flou. Mesurer les risques terroristes par ici… Bon, il disait ne pas nous espionner et je le croyais, sans oublier que nos voisins étaient un peu sur les nerfs depuis toujours. Oh et j’oubliais mon cher Adam. Combien de fois était-il parti semer le chaos à l’extérieur en provoquant des explosions et réduisant des villes entières en cendre comme il aimait le faire. Il n’était donc pas étonnant que l’on puisse le prendre pour un terroriste.

Le british se mit à se plaindre de douleurs. Le pauvre, il n’était qu’un mortel, ses blessures ne guérissaient pas en un claquement de doigts. Il lui fallait du temps pour s’en remettre et donc, le repos était conseiller. Je me redressais pour poser ma main sur son épaule, et une sur sa poitrine pour l’aider à mieux se mettre à l’aise. Imaginer l’histoire s’il revenait chez lui en morceau. Ce serait bien triste en effet.

"Allons, ne vous faite pas plus de mal je vous en prie. Vous avez bien assez fait avec l'avion, votre courage et votre force ne sont plus à prouver."

Survivre à un crash d’avion, mais mourir bêtement dans un hôpital, voilà qui serait ironique. Des médecins surgirent et vinrent soigner l’Américain en lui administrant un calmant et l’aidant à se recoucher. Je ne pouvais me sentir un peu responsable pour la peine qu’en durait ce pauvre malheureux. Très vite, les médecins parvinrent à le soulager et Adrian Eversfield se pressa pour me demander de juste lui donner des antidouleurs pour arriver à l’ambassade américaine et être rapatrié. Oui… L’ambassade américaine… Elle existe si l’on puisse dire, mais… Bon, disons que les relations ne sont pas dans leurs apogées. Et puis je trouvais cela stupide de risquer sa vie ainsi. Et quand j’entendais dire avec fierté que sa famille considérait tout le monde supérieur, je fus un peu choqué.

"Ne soyez pas stupide voyons. Vous n’irez pas bien loin dans votre état. Le mieux pour vous serrait de rester ici pour vous soigner. Si vous le désirez, je peux très bien contacter l’ambassade pour vous et ils pourront venir vous chercher, ce sera mieux je pense."

Le pauvre analyste ne risquait pas de faire plusieurs mètres. Je le savais solide et pouvant encaisser, mais tout le monde avait ses limites et ce serait inconcevable pour moi, que de laisser monsieur Eversfield partir ainsi, pour finir à terre, frôlant la mort. Malgré tout, nous étions un peuple accueillant et civilisé. J’étais sûr que même Adam serait de cette avis, même s’il l’aurait exprimé avec plus de sévérité. Voir même lui briser quelques os pour qu’il accepte, par accident bien entendu.

"Et ne dite pas, que votre vie vaut moins que celle des autres monsieur Eversfield. Chaque vie est importante, la vôtre y comprit, vous avez autant de valeur que n’importe qui. Raison de plus, pour ne pas vous laisser vous tuer inutilement en sortant de suite d’ici."

Mais je comprenais son inquiétude. Son humilité l’honorait, mais je ne pouvais accéder à sa requête. Même si des épions ou un commando soit envoyer pour l’éliminer, il demeurait plus en sécurité ici que dans les rues de la capitale. Tournant un bref moment la tête vers la sortie, je proposais une solution qui pourrait le rassurer en cas d’attaque :

"Si vous voulez, je peux laisser quelques gardes devant la porte, le temps que l’ambassade envoie quelqu’un."

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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Lun 18 Sep - 1:30

Hum… Une alternative intéressante. Récupérer un peu puis demander à l’ambassade de venir me récupérer. Quoi que… Et ce ne serait pas impossible… Qui me dit que mes ennemis ne vont pas se faire passer pour mes sauveurs? Voilà une possibilité dérangeante. Il faut donc que je planifie à nouveau les événements à venir. Ou plutôt, les décisions que je prendrai vis-à-vis de ma situation à l’étranger. Je me sentais redevenir plus lucide, mon esprit plus acéré, mes moyens me revenir tranquillement. Quand un problème intéressant se propose, quel que soit mon état, je suis capable de l’attaquer sans une once d’hésitation. Voyons, voyons… Hum…

« Madam Ambassador, j’ai peut-être une idée qui pourrait éviter un certain nombre de problèmes. C’est une solution audacieuse et qui pourrait peut-être vous froisser mais… J’ose espérer réduire les risques de morts ou de victimes collatérales par pratiquement cent pourcent. Peut-être pourriez-vous considérer me loger, temporairement, dans une chambre du palais? Rien d’extravagant, of course! »

Audacieux? Oui. Mais d’un autre côté… Aucun assassin digne de ce nom, même fanatique, n’oserait s’attaquer à une déesse vivante. Il y a une chance marginale que cela se produise, oui, mais moi-même j’hésiterais à la considérer sérieusement. Et je suis analyste, je suis payé et c’est mon boulot que de considérer les scénarios même les plus improbables. Dans le cas qui nous intéresse, je ne peux vraiment pas considérer sérieusement la chose. Je dirais que c’est à notre avantage. Pourquoi?

Mais c’est évident.

La souveraine de cette terre semble tenir à ma survie. De par ma nature, je veux aider quand je le peux. Elle a des ennemis. J’ai des dossiers sur ces derniers. Pensez-vous vraiment que dans un contexte post onze septembre, nous n’avons pas le regard braqué sur l’Afrique et le Moyen Orient? Je dispose d’informations qui peuvent l’aider. Je ne dis pas la chose comme pour marchander, évidemment. Je dis la chose parce que si je peux éviter que ses sujets soient les victimes de fous de guerre, n’ai-je pas le devoir que de proposer mon assistance sur un tel dossier? Je suis convaincu que oui, personnellement.

Hum… À moins de grandement sous-estimer mon matériel, je demande à un membre du personnel de l’hôpital qui m’amène de quoi me sustenter un minimum s’il peut m’apporter ma mallette. À l’intérieur, mon irréductible et indestructible ordinateur portable. Malgré mes blessures, avec des gestes plus lents que d’habitude, j’ouvre le tout, pose mon vieil ami sur mes genoux et mes doigts se livrent à un incessant ballet sur les touches du clavier. Je veux montrer ma bonne foi à la souveraine de ces lieux. Je suis un invité au sein de ce pays mais rien ne dit que je ne peux pas être généreux.


« Comme je risque d’être ici pendant un petit moment, permettez-moi de me rendre utile. Les données que vous voyez ici concernent une série de projections sur lesquelles j’ai travaillé dans le cadre d’une enquête sur les risques de conflit dans votre coin du monde. Vous remarquerez que le budget militaire de vos voisins a augmenté de dix-huit pourcent dans la dernière année. C’est une bonne et une mauvaise nouvelle.

Dans la foulée de cette décision que n’importe quel analyste compétent aurait déconseillée, le peuple commencent à entretenir de plus en plus l’idée d’une guerre civile. Conséquemment, vous avez une chance de vraiment toucher le cœur de l’ennemi sans même avoir à faire couler le sang. Non seulement les populations civiles sont lasses de cet état de guerre constant : elles veulent accepter une main tendue en signe de paix. »
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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Mar 19 Sep - 9:44







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L’analyste semblait y réfléchir. Parfait dans ce cas, il n’était du genre à risquer inutilement sa vie pour prouver quoi que ce soit. Je devais l’avouer, cela me changeait de voir souvent les hommes du pays pencher plus pour la voie de l’action, au lieu de la réflexion. Tout le monde était à cran, et il suffisait d’un rien pour qu’une avalanche de violence se précipite dans le coin. Ainsi tel était ma mission, apportait la douceur et le réconfort que tout le monde avait besoin pour soigner leurs blessures et retrouver un semblant de paix. Mais notre situation était, à ce que j’avais vue, semblable dans d’autres pays et royaumes. À chaque fois, on nous montrer des héros, des personnes, se battent et à chaque fois, cela me désolait.

Monsieur Eversfield me fit une proposition qui ne manqua pas de me faire écarquiller les yeux. En voilà une proposition peu commode, loger au palais. Voici une démarche si peu conventionnel, surtout envers un étranger. Il était vrai eu dans certains cas, je permettais à de rares occasions certains de nos sujets y trouver refuge pour un temps. Mais pour un étranger, qui en plus travaillait presque comme espion… J’avouais ne pas trop savoir quoi répondre. Bon, Adam n’était pas présent, donc il ne risquait pas de s’emporter et battre le pauvre british pour avoir dit cela. Après tout, son idée pouvait fonctionner, et je ne relevais aucun signe hostile de sa part.

"Cela peut-être possible, mais je vous préviens, que ce sera compliqué évidement. Vue votre situation professionnel, beaucoup ne seront pas rassurer de vous voir traîner dans les couloirs du Palais. Il faudra que vous vous pliez à quelques règles."

Le blesser sortit donc sa mallette et me montra son ordinateur. C’était un miracle que cette machine est survécu au crash de l’avion. Comme quoi, quand on voulait, on pouvait concevoir des appareils de qualités. Monsieur Eversfield me montra le travail effectué chez les pays voisins. D’ordinaire, ce genre d’information devait rester secret. Que diraient ses supérieurs s’ils venaient à apprendre que ces données furent communiquées à l’épouse de l’un des dirigeants les plus redoutés ? Je n’avais aucune intention de le dénoncer, mais les infos pouvaient facilement fuiter, et ce serait dommage qu’il ait survécu au crash de son avion, à une probable attaque d’un commando pour finir incendier une fois rentrée chez lui. Il m’expliqua la situation politique délicate chez nos voisins. Comme quoi, ils étaient affaiblis et que pour agir, c’était le bon moment.

Je demeurais sceptique. Une tentative de les faire tomber sans verser la moindre goutte de sang, j’avais du mal à le croire. Car même si je me présentais avec mon mari comme soutien au peuple, parlant de paix, rien n’empêcherait les opposants de s’en prendre aux leurs. Cela restait risquer. Mais il voulait me communiquer cela comme monnaie d’échange, preuve de sa bonne foi. Mais comme j’étais plus du genre à défendre le royaume qu’à me mêler de la politique chez les autres… Bon, nous verrons bien.

"Nous verrons cela. Vos informations demandent réflexion. Comprenez, nous ne pouvons tenter quoi que ce soit tant que notre roi n'est pas rentré, car je ne touche pas trop à la politique des autres, je préfère laisser chacun vivre de son côté. Mais comme je vous l'ai dis, nous verrons. En attendant, soit vous pourrez vous cacher au Palais. Comprenez donc aussi que vous serrez surveiller et vous ne pourrez pas aller n'importe où sans autorisation. Si les chefs voisins veulent mettre la main sur vous, ils devront envoyés des dignitaires pour vous récupérer. Je me chargerais de les garder éloigner. J’imagines que nous sommes d’accord monsieur Eversfield."

M’ayant prouvé sa bonne foi, ‘imaginais qu’il trouverait ma proposition plus que raisonnable. Il sera logé, nourrit et soigné au frais du palais, ce n’était pas rien. Je me préparais à y aller, pour tout mettre en place car tout n’allait pas se mettre en place en un claquement de doigt. Et il fallait que je rassurasse les miens sur la présence de l’anglo-américain, connu des renseignements. Heureusement qu’ils avaient confiance en moi, c’était un peu comme une relation mère-enfants. Et je prenais mon rôle très au sérieux. Mais avant d’y aller, je voulais demander quelque chose encore à notre invité, quelque chose qui pouvait avoir de l’importance, bien plus qu’un rapport sur les pays voisins. Ma demande pouvait lui paraître bizarre, mais elle était légitime pour moi. C’est pour cela que je la fis, en exprimant douceur et compassion :

"Permettez-moi de vous demander une petite chose monsieur Eversfield. Que savez-vous sur nous, justement ?"

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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Mar 19 Sep - 16:42

« Madam Ambassador, respectueusement, je crois que vous avez mal compris ma requête. Je ne demande rien de plus qu’une pièce où récupérer. Aucun privilège particulier ni accès aux autres pièces du palais. Et si ma venue engendre des frais, je paierai l’intégralité de ma poche, soyez sans crainte. Je n’ai ni la prétention ni l’audace d’avoir droit à quelque chose qui ne me revienne pas de droit. »

Moi, demander quelque chose d’extravagant? Jamais. Je n’ai pas besoin de beaucoup. Une chambre et c’est tout. Elle peut être modeste, je ne suis pas du genre à me prendre pour un autre et exiger la suite présidentielle. Je veux aider. C’est ma seule requête. Être utile. Éviter des morts, tenter de faire du monde un monde meilleur. Les informations que j’ai montré à la souveraine de ce pays ne vont pas m’attirer l’hostilité de mes supérieurs pour la simple et bonne raison que toute menace qui n’est pas tournée vers les États-Unis ou leurs intérêts personnels est systématiquement ignorée.

Je le sais parce que je vais cette ignominie au quotidien.

Si je peux permettre à ce pays de connaitre un répit dans les conflits, peu importe la nature belliqueuse de son roi, ne suis-je pas tenu, par respect pour la vie dans son ensemble, de faire mon effort pour faire de la chose une réalité? Je n’oserai jamais prétendre me mêler des affaires du Kahndaq. Ce serait perpétrer les erreurs commises sous une doctrine impérialiste qui appartient au passé. Je m’y refuse et je suis trop attaché aux principes de la démocratie, aussi imparfaite soit-elle, pour oser même penser à honorer le passé de l’Éternelle Albion. Et encore une fois, si tant est qu’il y avait un télépathe dans la pièce, il pourrait aisément prouver mes dires. Très aisément.

Quoi qu’il en soit, je pense que nous allons bien nous entendre, la souveraine et moi. Tous deux nous cherchons la paix plutôt que le conflit et je pense qu’elle désire autant que moi que je rentre chez moi en vie. Je sais que mon idée ne fera pas l’unanimité. Je sais que certains le verront comme l’arrogance de l’Occident. Mais je ferai tout en mon pouvoir pour me rendre digne de la confiance d’Adrianna. Oserais-je même proposer ce que je vais proposer? Du cran, Adrian. Même si cela peut sembler ridicule, il ne faut pas hésiter à tendre la main, à inciter au partage et à la bonne entente. Jamais.


« Madam Ambassador, afin de montrer une réelle volonté de collaboration et de partage entre nos personnes, me feriez-vous l’insigne honneur d’être mon invitée à dîner ce soir? Certes, mes blessures me gênent un peu mais je placerais sous le signe de la coopération une telle occasion. Si je dois vous prouver ainsi qu’à votre peuple ma bonne volonté, sachez que je le ferai sans une once d’hésitation. »

Comptez sur moi pour toujours avoir en tête le plus d’ouverture possible. Jennifer, ma douce et tendre, désapprouverait, bien entendu. Tu dois te reposer, Adrian, dirait-elle. Seulement voilà. L’inaction me rend nerveux. Je dois occuper mon esprit ou mon corps à une tâche sinon je ne me sens pas bien. Et là, J’ai la possibilité d’échanger, un vrai dialogue avec la souveraine d’une nation qui fascine et terrifie le reste du monde. Et ne croyez pas que j’ai oublié sa question. Je mets un certain nombre d’éléments sur la table pour mieux y retourner ensuite. Chaque chose en son temps, c’est tout.

« Vous m’avez posé une question, Madam Ambassador et comme j’en sais plus sur votre pays que d’autres, je pense qu’un tel exposé demande les bonnes circonstances. Ce dîner protocolaire, par exemple. Dans l’instant je dirais que je sais avec certitude qu’il y a énormément de désinformation à votre égard. Par exemple, malgré une structure de gouvernance jugée archaïque par l’Occident, votre pays non seulement se maintient mais prospère de surcroit. »
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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Mer 20 Sep - 15:29







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Et bien dite donc, il savait se montrer rassurant. Et surtout très humble, une qualité que j’aimais beaucoup et qui se perdait de nos jours. Et il ne jouait pas la comédie, loin de là. Mais je n’étais pas la seule personne à convaincre, il devra aussi faire ses preuves auprès de presque tout le monde au palais, une tâche loin d’être facile je le crains, mais je ne doutais pas qu’il y arriverait, et si mes sujets me faisaient suffisamment confiance, ils pouvaient en faire autant pour notre invité.

"Voilà qui est très noble de votre part. Mais je tenais tout de même à le préciser, pour éviter les "Je ne savais pas". Les conditions étant dites, ce n'était qu'une formalité".

Comme nous semblions d’accord, il était temps de tout mettre en place. Sa chambre devait être préparer, la sécurité aussi, sans oublier de prévenir son ambassade, si elle était de meilleure disposition pour discuter. Allons, je connaissais certains chez eux qui savaient se montrer partiale et propice à une bonne entente, si je disais que Black Adam n’était pas avec moi, ils se montreront plus enclin à m’écouter. Et puis, les affaires du royaume était calme en ce moment, et d’après les informations d’Adrian, nous ne risquions dans l’immédiat une attaque. Mais au moment de m’en aller, Adrian m’arrêta pour me faire une des plus étranges propositions.

Une invitation à dîner. J’en écarquillais les yeux de surprise. Voilà que je ne m’y attendais vraiment pas. Il fallait une sacrée audace, même si c’était en toute innocence, dans une idée plus proche de la politique que d’un rendez-vous galant. Je me demandais donc s’il avait eu cette idée seulement maintenant, ou bien s’il y avait réfléchi depuis un moment, car je ne voyais pas comment pouvait-il m’invité. Ce fut pour cela que je lui répondais sur un ton quelque peu amusé :

"Et comment comptez-vous m’invité monsieur Eversfield ? Avez-vous repéré un bon restaurant pendant que vous survoliez notre ville ? Ah moins que ce ne soit au palais, mais là, c’est la maison qui paie comme on dit."

Pour le repas, je pensais que soit il serait venu à ma table, soit on lui aurait apporter son repas dans ses quartiers. Quelque chose de simple le temps qu’il s’en remette et qu’on vienne le chercher juste après. Mais il expliqua vouloir en profiter pour mieux me répondre, sur ce qu’il savait de nous. Pourquoi pas, ce serait bien mieux qu’un lit d’hôpital avec tous ces médecins autours. Enfin, s’il ne se brisait pas un autre os en mangeant. Mais il put me dire quelque chose d’assez vague sur notre royaume. C’était à la fois offensant et flatteur. Je feignis une moue désappointer.

"Eh bien monsieur Eversfield, voilà que j'en suis forte déçus. Il serait bon je pense de vous rattraper, ainsi que nous, en vous dévoilant la riche culture qui est la nôtre. Profitant en même temps que le dîner, cela devrait changer des missions secrètes avec ces soldats, généraux et j'en passe. "

Oh oui, notre royaume renfermait toute une culture des plus magnifique autre que celle de l’armée. On entendait toujours parler de guerre, d’invasion, de soldats etc. Mais que faisions nous donc de la musique, la danse, l’art, la spiritualité etc. Des domaines si beaux dont je me bâtais pour les faire développer et reconnaître dans le monde entier, brisant ainsi certains préjuger. L’occasion était belle. Adrian Eversfield pourra même en faire un rapport pour le rapporter dans son pays. Ce sera comme un message de paix offrant les beautés de notre monde, à la place d’armes et de guerriers.

"Très bien, retrouvons nous au dîner monsieur Eversfield. Nous nous mettrons d’accord sur l’addition tout en échangeant sur nos connaissances de nos deux pays."

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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Mer 20 Sep - 18:10

Oh mais je connais plusieurs adresses d’excellents restaurants dans ce pays! J’adore tout ce qui est plaisir gastronomique et je ne suis que trop heureux de lui en énumérer une courte liste… Qui se trouve à être effectivement de vrais lieux réputés pour l’excellence de leur cuisine. Et je ne parle pas de citer un guide touristique. Il y a des établissements si anonymes qu’à moins d’être « du coin » vous n’avez aucune chance de connaitre. Alors comment est-ce que je peux savoir? Mais c’est mon métier de savoir! Je serais un bien piètre analyste en chef si je ne savais pas quelque chose d’aussi trivial! C’est dans les petits détails que souvent tout va se jouer après tout.

J’offre un petit rire à la souveraine quand elle fait mine d’être déçue. Je sais que d’une part ma proposition n’est pas des plus conventionnelles et je comprends qu’elle cherche à y répondre par une pointe d’humour de son cru. Nous sommes donc d’accord tous les deux pour ce diner. Tant mieux. Il me faudra plus de temps que je ne le voudrais pour le préparer mais il faut bien faire avec. Selon le médecin, j’avais été très chanceux. J’avais perdu du sang, j’avais des bosses et des bleus mais rien de trop grave. Vu mon état, il insista lourdement pour que je sois prudent et que je me déplace avec des béquilles. Ah ça j’ai l’habitude en fait. Je me suis même battu, une fois, avec mes béquilles pour… Bref, c’est sans importance. Le fait demeure qu’il a fallu extraire de ma personne des fragments de métal et qu’on a dû me recoudre à plusieurs endroits. Prudence, donc.

Bouger lentement, prudemment, ce n’est pas un problème. Je parviens à prendre une douche, plus laborieusement qu’anticipé mais je réussis à me débrouiller sans aide. Pour les habits… Les miens sont ruinés mais je connais une excellente adresse où ils vendent des vêtements à l’occidentale. Pour cause, le propriétaire, de mémoire, est le fils d’un designer britannique qui est tombé en amour avec ce pays (et une femme du même pays d’ailleurs, ils ont trois enfants en bonne santé). Un saut rapide à sa boutique et un paiement plus tard, je suis parfaitement présentable bien qu’un peu moins que je ne le voudrais à cause des béquilles. Qu’importe. Je me rends à l’adresse convenue pour ce repas qui s’avèrera plus protocolaire qu’amical mais bon. Je veux prouver ma bonne foi.

Vous imaginez donc facilement ma surprise quand la souveraine des lieux arrive sans escorte. Seule. Et est-ce qu’elle essaie de passer incognito ou est-ce que mes yeux me jouent des tours? Ce ne serait pas protocolaire mais encore là, rien de tout ceci n’est protocolaire. Je ne suis pas en visite officielle, je ne suis pas un diplomate, je ne suis pas… Un tas de choses en fait. Mais c’est moi qui suis ici, physiquement, en ce moment. Oserais-je dire qu’il va falloir faire avec? Je connais bien mon sujet en tout cas. Et je peux le prouver. Je salue Adrianna dans la langue locale, selon les usages en vigueur. Je le redis : je serais un bien piètre analyste si… Vous connaissez la chanson.


« Le Kahndaq est un pays à la culture riche et diversifiée qui n’est pas sans rappeler l’Égypte pharaonique par son allure et son fonctionnement. Malgré les apparences, il existe un modernisme qui fait la convoitise de ses voisins. Dirigé par un couple que certains voient comme des dieux de par leur grande puissance, le couple royal attire à part égale l’admiration et la méfiance, principalement des puissances occidentales. Est-ce plus complet à vos yeux, Madam Ambassador? »
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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Ven 22 Sep - 10:17







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Ainsi, nous nous séparions pour le reste de la journée. Je fis préparer une chambre des plus confortable pour lui. Ce n’était pas des appartements royaux, mais ce n’était pas non plus une chambre se trouvant dans un placard à balais. Nous savions recevoir tout de même, alors on lui accorda un assez grand confort dans une vaste pièce richement décoré et très bien meublé. Je laissais également comme instruction que des gardes devaient surveiller la porte de sa chambre. Ils ne devaient laisser entrer personne, si ce n’était moi, et encore, je m’y rendrais accompagner. Mais ils devaient aussi veiller à ce que monsieur Eversfield ne change d’avis et décide de visiter le palais. Il fallait tranquilliser tout le monde.

Nous ne nous sommes plus revus jusqu’au fameux soir, où je devais le retrouver pour le dîner. Pour l’occasion, je ne sortais pas vêtu avec ma tenue royale, mais avec quelque chose de plus simple, comme une robe et un chemisier, les cheveux attachés en chignon. Une tenue un peu plus modeste serait bien plus adaptée je pense, car je ne voulais trop attirer les regard en me promenant déguisé au milieu de la rue. Pourtant, on me reconnaissait facilement et tous s’inclinèrent à mon passage jusqu’au restaurant. Je leur disais que ce n’était pas la peine et qu’ils poursuivaient ce qu’ils avaient à faire. Je retrouvais le british, m’attendant à la table.

"Monsieur Eversfield. Heureuse de vous revoir. Mettons-nous à table."

Après nous être installer, notre invité se pressa de me dire ce qu’il savait de notre pays. Une présentation standard de notre royaume, qu’on pouvait sans doute lire au dos d’une brochure de voyage. Et moi qui croyais qu’en tant qu’analyste, il aurait un peu plus de connaissance. Notre pays était si peu intéressant que cela, même si son roi aimait réduire en cendres des villes ? Peut-être que c’était mieux ainsi. Par contre, je me sentais un peu gêner quand il parlait de notre couple vu comme des dieux. Adam ne se cachait pas, il se voyait vraiment comme un dieu, et moi aussi, je le considérais comme tel, depuis son arrivée. Il aimait être aimé comme lui nous aimait. Mais moi, je me sentais mal à l’aise quand on me nommait déesse, ou reine. Encore, j’acceptais mieux le titre de souveraine pour raison protocolaire, mais cela me dérangeait moins que déesse. Contrairement à mon mari, j’avais des origines beaucoup plus humbles. D’abord fille d’une famille pauvre, je fus devenu esclave. Je n’oubliais pas mon passé, ce qui m’aidait à garder les pieds sur terre et à rester proche de notre peuple.

"Vous en savez le principal. Malheureusement, j’aimerais en savoir plus aussi sur les pays occidentaux."

On nous servit de l’eau en attendant et j’en prie une gorgé. J’eus comme une expression mélancolique sur le visage, une sorte de tristesse qui me frappait, sans trop savoir pourquoi. Est-ce l’absence d’Adam qui me pesait ? Sans doute, si ce n’était qu’Adrian ne savait pas grand-chose sur nous tout compte fait. Allons, il devait surement garder le meilleur pour la fin, autant le cuisiner pour savoir ce qu’il savait, comme par exemple la musique ici, ou le cinéma. Il n’allait pas tout raconter d’un seul coup, autant voir cela comme un jeu qui détendra cette soirée.

"Si vous n’en savez pas plus, alors découvrez les plats typique de chez nous. Je suis sûr que vous allez adorer. Cela devrait vous changer un peu des informations baser sur la défense, l’armée et j’en passe. Un peu de beauté dans ce monde."

Buvant une nouvelle gorgée, je regardais autour de nous. Pas que je restais sur mes gardes, mais je voulais profiter de la décoration des lieux. Je ne visitais pas tout Khandaq, je n’avais pas le temps bien entendu, mais j’en profitais à chaque fois pour visiter et rencontrer mon peuple. Que l’endroit où j’étais soit un Palais ou la maison d’un paysan, j’aimais y être et discuter avec les autres. Ma concentration retomba sur Adrian et j’en profitais pour le questionner.

"Et vous monsieur Eversfield, parlez-moi de vous. Le métier d’analyste doit être passionnant. Mais cela n’en devient pas déprimant de ne travailler que dans un cadre militaire ? Cela doit surtout être stressant. Mais parlez-moi de votre pays, comment est-il vraiment, et que faites-vous pour passer le temps ?"

Je me mis rapidement à rougir, me rendant compte que je le noyais sous un déluge de question. Le pauvre, il n’était pas encore remis de ces blessures que déjà je le torturais avec mon interrogatoire. Je me sentais confuse et honteuse.

"Veuillez m’excusez, je suis de nature curieuse, mais je ne voulais pas vous faire peur avec mes questions."

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MessageSujet: Re: Adrian et... Adrian: Mission Isis (PV Adrianna Tomaz)   Ven 22 Sep - 16:36

Vous vous doutez bien qu’entre ce que je dis et ce qui se fait, il y a une différence. Sans doute Adrianna l’aura remarqué mais je viens de pousser discrètement du bout du doigt vers elle ce qui ressemble à première vue à une modeste serviette de table. Rien de bien surprenant donc, c’est commun, anodin, insignifiant. Mais. Si la souveraine de ces lieux ouvre la serviette, elle trouvera de mon écriture nette et parfaitement lisible une longue liste de choses que je sais sur ce pays que je ne devrais pas forcément savoir. Ça va de la dernière chanson à la mode au soda préféré du peuple en passant par des trucs beaucoup plus sérieux et définitivement moins anodins. Beaucoup moins anodins. Comment je le sais alors? C’est un secret, voyons.

Disons simplement que c’est pratique de savoir lire plusieurs langues.

On ne divulgue pas des détails confidentiels à voix haute mais disons que si j’avais eu son mari en face et non pas quelqu’un de plus modéré ou diplomatique, ma tête aurait probablement été séparée de mes épaules… Pas parce que j’en sais trop, non. Parce que je n’en ignore pas assez. Je crains toujours les oreilles indiscrètes, c’est un peu une déformation professionnelle, en fait, vous voyez? Qui dit pays étranger ne veut pas dire une absence d’intrigues à l’occidentale et je ne compte pas commettre de bavure.

Maintenant, la question à se poser : pourquoi balancer toutes les informations juteuses ou sensibles tout de suite? Pourquoi ne pas attendre? Parce que c’est quelque chose qu’elle vient de dire qui me fait réaliser que bon sang, ce serait bien, pour une fois, de ne PAS penser au travail. Goodness gracious, j’ai survécu à un écrasement d’avion, je peux bien prendre UNE soirée de repos! Je peux bien être Adrian, l’être humain et non pas Adrian l’analyste qui a envie d’hurler à la mort devant l’imbécilité des décisions politiques et calculées de ses supérieurs! Ma douce serait fière de moi tiens, elle dit toujours que je n’arrive pas à décrocher de mon boulot. Ce qui est malheureusement trop vrai.


« Madam Ambassador, voici les informations plus… Sensibles… Que je connais de votre pays. Vous venez de me faire réaliser quelque chose que j’oublie trop souvent. Il y a un être humain derrière l’analyste et ce soir, je veux que ce soit lui qui parle. J’oublie le boulot et je prends une pause bien méritée. Libérons nos consciences d’un poids et parlons comme des personnes ordinaires dans un monde extraordinaire.

Je viens d’un magnifique pays qu’on appelle le Royaume-Uni. Au dire des observateurs extérieurs, il pleut tout le temps mais c’est faux. Je viens d’une vieille famille avec des origines nobles et qui exhibe plusieurs des clichés et stéréotypes qu’on se fait de l’Angleterre. Une passion pour le thé, le chapeau melon, l’attitude stoïque et un brin prétentieuse… Nous ne sommes pas parfaits, certes, mais j’aime ma patrie.

Je suis un grand amateur de lecture, de cinéma, d’écriture et de tout ce qui touche aux nouvelles technologies. De gastronomie également. Goodness gracious, une fois, j’étais au Japon et je devais avoir cinq ou six ans. N’ayant jamais vu de wasabi de ma vie, j’ai, à tort, pensé qu’il s’agissait de quelque chose à la menthe ou à la pistache. Vous imaginez bien le résultat devant la nature forte et piquante de la chose… Ah, les souvenirs…

Je suis un homme marié, aussi. Ma femme, ma douce et tendre Jennifer, travaille dans la restauration. Elle est serveuse, oui mais elle pourrait faire psychologue car les gens se confient beaucoup à elle. Nous vivons ensemble une vie qu’elle souhaiterait plus paisible. Je suis convaincu que vous l’aimeriez beaucoup. L’être humain explore les profondeurs des océans et les confins de l’espace à la recherche de trésors inestimables…

Alors qu’il n’a qu’à se tourner vers la femme pour y trouver le plus précieux et le plus beau de tous. Excusez mon élan poétique… Mais je suis tout aussi curieux, si vous pardonnez ce trait de caractère. Je dirige un petit groupe de personne et je trouve la tâche ardue, par moments, à devoir harmoniser des tempéraments différents. Comment faites-vous pour porter le poids de gouverner un pays avec autant de brio et de succès? »


J’avoue que je suis curieux. Une femme qui semble si douce et aimante, forcée d’endosser un manteau qui peut transformer voire corrompre un individu… Elle doit être dotée d’une prodigieuse force mentale pour résister à l’influence corruptrice du pouvoir. Et puis il faut l’admettre, son mari n’inspire pas forcément l’admiration pour ses dispositions diplomatiques. Oh je ne juge pas, attention, je ne peux prétendre être qualifié pour comprendre sa position. À chacun son métier et le monde va bien tourner.

Il n’empêche que la curiosité est là. Derrière la couronne se cache une personne. Avec un passé, des rêves, brisés ou non, des souvenirs, bons comme mauvais. Goodness gracious, j’ai l’impression d’une un journaliste à la recherche d’un scoop… Alors que tout ce que je veux c’est sincèrement une discussion ouverte, franche et agréable qui va nous changer les idées à tous les deux. Jennifer aurait probablement les bons mots dans une telle situation. Moi, je suis tellement devant mes écrans que parfois j’ai l’impression de tout réduire à des données, à un problème, à la recherche d’une solution…
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